Romain Gombert prend la responsabilité du Living Lab de l’ICM

Événement Mis en ligne le 5 juillet 2017
Ouvrir / fermer le sommaire

Romain Gombert rejoint l’équipe de la direction des applications de la recherche à l’ICM, en tant que responsable du Living Lab ‘Cllaps’ de l’Institut. Ingénieur de formation, Romain nous présente le rôle du Living Lab et nous parle de ses missions.

Qu’est-ce que le Living Lab Cllaps ?

Le Living Lab de l’ICM a été créé il y a deux ans pour répondre à divers besoins venant des patients et du personnel soignant du pôle des maladies du système nerveux, de l’hôpital de la Pitié Salpêtrière. Cllaps imagine les aides techniques et médicales de demain en neurologie et en psychiatrie grâce à une méthodologie dédiée. D’ailleurs, Il existe un réseau des Living Labs Européens : le réseau Enoll, dont on fait partie, qui permet de connaître les bonnes pratiques d’un Living Lab, de pouvoir se rencontrer et d’échanger sur différentes approches, parce que les Living Labs, au même titre que les FabLabs ou les laboratoires d’innovations, sont des initiatives très récentes.

Quelles vont-être tes missions au sein du Living Lab ?

Je serai responsable du Living Lab ‘CLlaps’ de l’ICM. Il s’agit d’une mission de pilotage de projets basée sur des rencontres et entretiens avec les différentes équipes de l’hôpital afin d’identifier des problématiques à potentiel innovant. Ensemble nous évoluons entre prototypage technique et tests d’usage sur le terrain, afin de créer un produit accepté, utilisable, et valorisable. Les sujets sont très variés, allant d’un jeu de cartes thérapeutiques à des solutions de transplantation crânienne innovantes, et peuvent venir de l’initiative d’un seul patient ou d’une équipe médicale complète. Outre les projets créés en interne, ma mission consiste également à piloter des projets externes à travers une offre de prestation suivant la méthodologie du Living lab.

Aujourd’hui, une quinzaine de projets sont en cours.

Romain Gombert

Comment montez-vous vos projets ?

On travaille beaucoup en collaboration avec différents acteurs de l’hôpital mais on noue également des collaborations externes, en fonction des besoins, avec des startups de l’iPEPS, des écoles ou des universités. Par exemple, pour aider la rééducation des enfants atteints de trouble de l’oralité nous avons développé un biscuit sur lequel les enfants peuvent pulvériser des textures et des goûts variés. Pour ce projet, nous collaborons avec le service de pédopsychiatrie du pavillon de l’enfance et de l’adolescence, avec l’école de design ‘STRATE’ pour la création et la conception du produit, et également avec l’école AgroParisTech pour développer le biscuit et les textures. En ce qui concerne la création d’un projet, Il est important pour le Living Lab de combiner plusieurs expertises car cela participe à la réalisation de nouveaux concepts, qui, une fois reformulés, apportent ce potentiel innovant qui n’aurait pas été pensé autrement. En tant qu’ingénieur en robotique, je n’aurais jamais pensé à un projet orienté Agro pour traiter les troubles de l’oralité chez l’enfant. Cela a pourtant clairement fait ses preuves : les enfants adorent et deviennent volontaires pour découvrir d’autres goûts. Cela apporte énormément en phase de créativité de pouvoir jumeler les expertises de différents domaines.

Quels avantages trouvez-vous sur le campus de l’hôpital ?

Le fait d’être au coeur de la Pitié-Salpêtrière, représente un atout considérable pour un Living Lab. Nous avons accès à l’ensemble des équipes de l’hôpital. Ce qui nous permet de collaborer efficacement et qui favorise
grandement l’exécution de nos différents projets. L’ICM et la Pitié Salpêtrière nous donnent également une visibilité à l’international, ce qui contribue à la mise sur le marché de nos innovations. Faire partie de l’ICM, avec l’excellence de ses chercheurs et la renommée de ses partenariats internationaux (telles que UCSF, Yale ou le MIT), nous apporte une véritable force.

Quel a été ton parcours ?

J’ai un master en système mécatronique pour la réhabilitation de l’Université Pierre et Marie Curie, ce qui correspond à de la robotique avancée spécialisée pour la rééducation du handicap, et un master en management des technologies et de l’innovation de l’Université Paris-Dauphine. Par la suite, j’ai eu plusieurs expériences autour de l’ingénierie de recherche. J’ai d’abord travaillé pour une startup, ou je supervisais et développais des modules d’intelligence artificielle pour la reconnaissance d’émotion à travers la voix. Puis, dans l’optique de diversifier mes expériences autour de l’innovation et de l’entreprenariat, j’ai réalisé diverses missions, allant du financement de l’innovation jusqu’à du développement Androïd, de la stratégie en consulting ou de l’expérience utilisateur. Avant d’arriver à l’ICM, j’ai rejoint pendant un an et demi le Living Lab LUSAGE de Broca, ou j’ai travaillé autant sur des missions techniques que sur des missions plus stratégiques, notamment en élaborant une offre de prestation de service pour le Living Lab.