L'autisme

L’autisme touche 1 personne sur 150 dans le monde, en France 430 000 sont diagnostiquées dont 25% d’enfants.
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Description de la maladie

Les « troubles envahissants du développement » regroupent les pathologies affectant le développement affectif, cognitif, intellectuel, sensoriel, social, et l’acquisition du langage chez l’enfant dont le plus connu est l’autisme. Ces troubles touchent 6 à 7‰ de personnes de moins de 20 ans.

L’analyse de nombreuses études réalisées sur ces pathologies a mis en évidence différents facteurs de risque. Ces facteurs de risques sont la prise de médicaments pendant la grossesse, des facteurs induisant le stress chez la mère et l’enfant, telles que la présentation de l’enfant par le siège lors de l’accouchement ou la naissance prématurée de l’enfant.

Cette analyse ne permet pas de préciser si ces facteurs de risques sont la cause de ces troubles ou s’ils jouent simplement un rôle secondaire dans le développement de ces troubles chez des enfants ayant une vulnérabilité génétique. Elle permet cependant d’orienter les recherches sur les causes de l’autisme.

Réponses de l’ICM

Thématiques et équipes de recherche

Émotions, dépression et interactions sociales, l’équipe de Nathalie George et Philippe Fossati s’intéresse aux mécanismes par lesquels les processus sociaux activent et régulent le cerveau émotionnel. De ce fait, elle s’intéresse, entre autres, à la dépression et à l’autisme.

Faits marquants

Autisme : et si l’imitation avait un effet thérapeutique ?

Être imité améliore les comportements sociaux de patients autistes via l’activation de régions stratégiques du cerveau. C’est ce que suggère une étude menée par Philippe Fossati et ses collaborateurs grâce à l’imagerie par résonance magnétique fonctionnelle. Lorsque les patients autistes sont imités, les chercheurs observent l’activation d’une région du cerveau qui joue un rôle central dans les comportements sociaux et dans le développement des émotions, l’insula. En parallèle, l’activité des zones du cerveau qui fonctionnent de manière exagérée chez ces patients diminue. En suggérant que l’imitation de patients autistes a un effet thérapeutique via la modulation de zones spécifiques du cerveau, ces résultats ouvrent de nouvelles perspectives pour le traitement de l’autisme.