BÂTIMENT

© JP Parienté pour ICM

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La structure

Une architecture remarquable

Le célèbre architecte Jean-Michel Wilmotte a mis son talent au service de l’ICM. C’est à lui que l’Institut du Cerveau et de la Moelle épinière doit les plans et l’architecture de son bâtiment. Connu dans le monde entier, Jean-Michel Wilmotte est le créateur (entre autres réalisations) du nouveau mobilier urbain des Champs-Élysées ou encore celui du futur Tramway parisien…

L’architecture participe à la rencontre et au dialogue des acteurs

Le bâtiment est un signal fort adressé à tous les chercheurs qui veulent travailler dans les meilleures conditions. Tout de verre et de lumière, le bâtiment est en forme de H pour une organisation spatiale optimum :

  • flexibilité des aménagements permettant une souplesse d’accueil des équipes de recherche ;
  • facilité de communication sur un même étage et entre les étages ;
  • luminosité avec de grandes parois de verre et des circulations transparentes qui renforce l’ouverture au monde.

Ce bâtiment, construit sur huit niveaux et deux sous-sols, d’une surface de 22 000 m2, propose des espaces de rencontres, de recherche, d’accueil des malades, de formation…

Pensée pour être au service de tous et créer un environnement scientifique attractif, l’architecture de l’ICM participe à la rencontre et au dialogue des acteurs.

Un bâtiment pensé pour les chercheurs

Le bâtiment ICM exploite au maximum la capacité du terrain disponible. La structure « poteaux poutres » retenue pour l’ensemble du bâtiment permet en outre une grande flexibilité des laboratoires et des plateformes technologiques, car cela est nécessaire en fonction de l’évolution de la recherche de haut niveau. La souplesse des aménagements, les combinaisons multiples, qu’autorise la dimension modulable, permettent à l’ICM de s’adapter à la recherche du futur. L’approche scientifique de l’ICM est particulièrement innovante, sa conception architecturale se devait de l’être aussi.

Le bien-être des chercheurs au quotidien est aussi au cœur des préoccupations : pour l’ensemble des espaces de travail, les points durs ont été minimisés afin de ménager une transparence et un éclairage naturel maximal.

Financement

L’Institut du Cerveau et de la Moelle épinière, qui est un projet d’initiative privée, a bénéficié pour la construction de son site de la mise à disposition d’un terrain de 4 400m² sur le site de la Pitié-Salpêtrière par l’Assistance Publique-Hôpitaux de Paris. C’est également grâce aux fonds débloqués par la région Ile-de-France, la Ville de Paris, l’Inserm et l’UPMC, et, le prêt octroyé par la Caisse des Dépôts, que le bâtiment a pu être construit.

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La Bibliothèque Charcot

Située au sein du bâtiment de l’ICM, la bibliothèque Charcot (UPMC) accueille la prestigieuse bibliothèque de travail de Jean-Martin Charcot (1825-1893), fondateur de l’école de neurologie française. Sa collection de plus de 5000 ouvrages côtoie au sein de la bibliothèque celle des anciens Internes de neurologie de la Pitié donnant une perspective globale sur les connaissances médicales de l’époque. Si l’Iconographie de la Salpêtrière et d’autres ouvrages rares ont déjà été numérisés sur la Jubilothèque, la bibliothèque possède d’autres ressources encore inexploitées pour l’histoire de la médecine, des sciences et même des arts. Ouverte au public de 14h à 18h, elle est un lieu de travail, d’étude et de recherche privilégié. »

@ ICM

@ ICM

Une implantation stratégique

L’ICM est logiquement construit dans le lieu même où la neurologie est née : au sein du Centre Hospitalo-Universitaire Pitié-Salpêtrière, dans le 13e arrondissement de Paris, où la première chaire de neurologie fut créée par Jean-Martin Charcot à la fin du XIXe siècle, et où a eu lieu la première opération du cerveau.

L’ICM est situé au milieu des autres grandes potentialités cliniques de l’hôpital et de ses nombreux départements médicotechniques : pharmacie, laboratoires de biologie, radiologie… Les chercheurs ont accès à des ressources biologiques rares (banques de tissus, d’ADN, etc.). Cette implantation permet à l’ICM d’assurer pleinement une jonction parfaite entre la recherche et la clinique. De plus l’ICM fait partie intégrante de l’Université Pierre et Marie Curie, première université française en termes d’enseignement et de recherche.

©Creative Commons

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Hôpital de la Pitié-Salpêtrière :

  • 33 hectares
  • 20 000 soignants
  • 2 000 lits
  • 100 000 malades atteints d’affections du système nerveux examinés chaque année
  • 4 des 10 neuroscientifiques français les plus cités dans le monde travaillent sur le site

Pôle scientifique et de soin

Le délai entre la recherche et ses applications est souvent très long. Les concepteurs de l’ICM ont inscrit la recherche de pointe au coeur même de la démarche de soins pour que les patients puissent bénéficier des nouveaux traitements plus rapidement. Avec l’ICM, les traitements seront conçus là où ils seront prescrits.

Jean-Michel Wilmotte, architecte

@ ICM

@ ICM

Une des spécificités de l’ICM est l’approche transversale de la recherche. Le bâtiment a donc été imaginé pour faciliter le travail en commun des équipes, quelles que soient leurs disciplines. « Nous avons regroupé les laboratoires dans un noyau central, la circulation est faite dans les coursives périphériques, pour que les gens se croisent. Les chercheurs vont se rencontrer, échanger » explique Jean-Michel Wilmotte, architecte du bâtiment de l’ICM.

Le bâtiment est en forme de H, pour une organisation spatiale optimale. Il est construit pour permettre aux chercheurs de travailler dans les meilleures conditions dans des espaces communs baignés de lumière naturelle. La flexibilité des aménagements, les combinaisons multiples qu’autorisent les cloisons modulables choisies pour les laboratoires, permettent à l’ICM de s’adapter à la recherche du futur.

Ce projet est porté par un enthousiasme formidable, et l’on ne peut pas imaginer une seconde de ne pas y participer. Il est soutenu par des gens de très grande qualité pour lesquels j’ai beaucoup d’admiration et de respect. Pour moi, l’évidence était de m’engager et je suis très honoré de la confiance qui m’a été faite. Le défi a relever concerne essentiellement les contraintes financières et scientifiques. Les trois mots clés qui m’ont été imposés sont beauté, flexibilité et mobilité, tout un programme, à l’image du défi scientifique de l’ICM : passionnant !

Jean-Michel Wilmotte

Galerie photo

  • © Wilmotte & Associés Architectes / Photos : Didier Boy de la Tour

  • © Wilmotte & Associés Architectes / Photos : Didier Boy de la Tour

  • © Wilmotte & Associés Architectes / Photos : Didier Boy de la Tour

  • © JP Parienté pour ICM

  • © JP Parienté pour ICM

  • © JP Parienté pour ICM