Institut du Cerveau et de la Moelle Epinière https://icm-institute.org Tue, 18 Sep 2018 14:30:36 +0000 https://wordpress.org/?v=4.8.2 hourly 1 https://wordpress.org/?v=4.8.2 Alexandra Durr, lauréate du prix Lamonica de neurologie, grand prix de l’Académie des sciences https://icm-institute.org/fr/actualite/alexandra-durr-laureate-prix-lamonica-de-neurologie-grand-prix-de-lacademie-sciences/ https://icm-institute.org/fr/actualite/alexandra-durr-laureate-prix-lamonica-de-neurologie-grand-prix-de-lacademie-sciences/#respond Thu, 13 Sep 2018 15:51:43 +0000 Thomas Mariani https://icm-institute.org/?post_type=actualite&p=14061 Alexandra Durr est une spécialiste de renommée mondiale des maladies neurologiques héréditaires.

Professeure universitaire et praticienne hospitalière en génétique En savoir plus ]]> Alexandra Durr est une spécialiste de renommée mondiale des maladies neurologiques héréditaires.

Professeure universitaire et praticienne hospitalière en génétique médicale à la faculté de Médecine et à l’Institut du Cerveau et de la Moelle épinière, ses 25 ans recherches en neurogénétique lui ont permis d’identifier les bases moléculaires de nombreuses pathologies. C’est ce travail qui est aujourd’hui mis en avant par l’Académie des siences avec ce prix Lamonica de neurologie.

Aujourd’hui, la recherche n’a jamais été aussi dynamique. Un essai clinique incluant notre site va d’ailleurs commencer pour tester un traitement qui utilise de nouveaux outils génétiques permettant de diminuer la production de la protéine mutée et donc la progression de la maladie. C’est enfin un premier espoir pour les patients.

Alexandra Durr, à travers l’interview publiée par Sorbonne Université, revient sur son parcours et son travail de recherche.

à découvrir ici.

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Maladie d’Alzheimer : Des ultrasons comme piste de traitement https://icm-institute.org/fr/actualite/maladie-dalzheimer-ultrasons-piste-de-traitement/ https://icm-institute.org/fr/actualite/maladie-dalzheimer-ultrasons-piste-de-traitement/#respond Thu, 13 Sep 2018 10:12:17 +0000 Thomas Mariani https://icm-institute.org/?post_type=actualite&p=14054 Le Dr Stéphane Epelbaum, neurologue et chercheur à l’ICM, vous présente comment un dispositif thérapeutique totalement innovant pourrait révolutionner la prise en En savoir plus ]]> Le Dr Stéphane Epelbaum, neurologue et chercheur à l’ICM, vous présente comment un dispositif thérapeutique totalement innovant pourrait révolutionner la prise en charge de la maladie d’Alzheimer grâce aux ultrasons.

« Nous espérons pouvoir extraire du cerveau les toxines de la maladie d’Alzheimer et ainsi permettre une amélioration des symptômes. »

C’est aujourd’hui qu’il faut combattre la maladie d’Alzheimer. Un grand merci pour votre mobilisation aux côtés des chercheurs de l’ICM !

FAIRE UN DON

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Conférence de Lionel Naccache « Pourquoi le cerveau ? » https://icm-institute.org/fr/actualite/conference-de-lionel-naccache-cerveau/ https://icm-institute.org/fr/actualite/conference-de-lionel-naccache-cerveau/#respond Fri, 31 Aug 2018 07:15:08 +0000 Thomas Mariani https://icm-institute.org/?post_type=actualite&p=13966 Le jeudi 13 septembre, Lionel Naccache tiendra une conférence sur le thème "Pourquoi le cerveau ?" à l'auditorium du Monde.

« Ce qui m’intéresse dans l’étude de En savoir plus ]]> Le jeudi 13 septembre, Lionel Naccache tiendra une conférence sur le thème « Pourquoi le cerveau ? » à l’auditorium du Monde.

« Ce qui m’intéresse dans l’étude de la conscience, c’est d’arriver à comprendre ce qui fait que quelqu’un pense ce qu’il pense. Car finalement, la seule chose dont on soit absolument certain, c’est le cogito de Descartes, c’est que je suis en train de penser – indépendamment du fait que ce soit vrai ou que nous hallucinions ensemble ».

Cet événement est organisé par le journal Le Monde. Il aura lieu au sein de son auditorium, de 19h à 20h30. 80 boulevard Auguste-Blanqui à Paris 13ème.

Inscription obligatoire par courriel à l’adresse suivante : sdl@lemonde.fr

 

Découvrir aussi un entretien filmé par le journal.

 

 

 

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https://icm-institute.org/fr/actualite/conference-de-lionel-naccache-cerveau/feed/ 0 Les rencontres de Maubourguet soutiennent l’ICM https://icm-institute.org/fr/actualite/rencontres-de-maubourguet-soutiennent-licm/ https://icm-institute.org/fr/actualite/rencontres-de-maubourguet-soutiennent-licm/#respond Mon, 13 Aug 2018 14:43:59 +0000 Thomas Mariani https://icm-institute.org/?post_type=actualite&p=13913 Pendant trois jours à partir du 17 août, la ville de Maubourguet, au coeur du Sud-Ouest accueille et organise une manifestation festive où sportifs de haut niveau et En savoir plus ]]> Pendant trois jours à partir du 17 août, la ville de Maubourguet, au coeur du Sud-Ouest accueille et organise une manifestation festive où sportifs de haut niveau et artistes de talent viennent partager leur passion avec le public, autour d’un chevalet, d’un match de rugby ou d’un livre !

Cette année, ces rencontres Art & Sport se font au profit de l’ICM qui recevra une partie des bénéfices.

Expositions, Ateliers artistiques ou sportifs, dédicaces, ventes aux enchères, matches ou même Bodega… tant d’activités vous attendent, que vous soyez de la région ou de passage pour les vacances !

Cette édition 2018 a pour thème  » l’eau a tant de façons d’être ».

Pour plus d’informations :

Le site de la manifestation

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La recherche en neurosciences, tous concernés. Même les plus jeunes. https://icm-institute.org/fr/actualite/recherche-neurosciences-concernes-meme-plus-jeunes/ https://icm-institute.org/fr/actualite/recherche-neurosciences-concernes-meme-plus-jeunes/#respond Fri, 10 Aug 2018 12:37:15 +0000 Thomas Mariani https://icm-institute.org/?post_type=actualite&p=13889 A l’occasion de  la journée internationale de la jeunesse, l’ICM souhaite sensibiliser les plus jeunes aux enjeux individuels et sociétaux pour lesquels les 700 En savoir plus ]]> A l’occasion de  la journée internationale de la jeunesse, l’ICM souhaite sensibiliser les plus jeunes aux enjeux individuels et sociétaux pour lesquels les 700 experts de l’institut se mobilisent chaque jour.

En 2017 en France, 1 personne sur 14 était atteinte d’une maladie neurologique ou psychiatrique étudiée à l’ICM. Vous, vos parents, vos enfants, un.e ami.e, un.e voisin.e, un.e collègue ?
Lorsque l’on parle de « maladies du cerveau », les plus citées sont les maladies de Parkinson et d’Alzheimer. Or parmi les 18 pathologies étudiées à l’ICM, 12 se déclarent principalement dans l’enfance ou à l’adolescence.
Saviez-vous par exemple que plus 20.000 jeunes de moins de 20 ans souffrent d’ataxie cérébelleuse, 30.000 de dystonie, 800.000 de troubles obsessionnels compulsifs, plus de 170.000 de syndromes dépressifs et 300.000 d’épilepsie ? Au total, 1 jeune de moins de 20 ans sur 12 est atteint par un trouble neurologique ou psychiatrique qui peut perturber sa vie quotidienne.

Les troubles de l’anxiété
Les TOC sont les manifestations d’une pathologie de l’anxiété qui conduisent les patients à être obsédé par une idée ou une image et qui pour s’en débarrasser agissent de manière répétée et compulsive. Ces « rituels » sont épuisants, chronophages et n’apportent qu’un soulagement relatif et temporaire nuisant gravement à un suivi « normal » de scolarité.
Les recherches menées par l’équipe d’Éric BURGUIERE, chercheur CNRS à l’ICM, sur les comportements répétitifs comme les troubles obsessionnels compulsifs (TOCs), illustrent bien l’enjeu pour cette maladie touchant plus de 800.000 enfants, adolescents et jeunes adultes.
Cette équipe s’intéresse à comprendre comment le dysfonctionnement d’un réseau de neurones dit « boucle des ganglions de la base du cortex » aboutit à une automatisation de comportements volontaires grâce à des études d’électrophysiologie, d’optogénétique et d’imagerie cérébrale dans le but de développer de nouvelles stratégies thérapeutiques.

Les travaux menés à l’ICM par les 28 équipes de recherche portent sur ces maladies mais aussi sur des mécanismes plus généraux du cerveau sain comme la plasticité, le contrôle des mouvements volontaires, la créativité, le sommeil et ses effets sur la mémoire ou encore l’apprentissage de la lecture et visent à améliorer le bien-être quotidien de chacun de nous !

L’apprentissage de la lecture
Saviez-vous que la compréhension du fonctionnement du cerveau et en particulier l’anatomie et les connexions des régions cérébrales pourrait un jour aboutir à de nouvelles stratégies pour l’apprentissage de la lecture, ou encore à des techniques d’activation de la motivation ou des performances sportives ?
Les travaux menés par l’équipe du Pr Laurent COHEN, visent à identifier l’interaction entre le cortex visuel qui permet la reconnaissance des enchainements de lettres, -qu’ils forment ou non un mot – et la zone du cerveau impliquée dans la mémorisation des mots. L’équipe souhaite savoir s’il existe une zone spécifique du cortex visuel permettant de ne stocker que les enchainements de lettres correspondant à des mots existants. Ces travaux sont menés grâce à la magnétoencéphalographie (MEG), qui permet l’enregistrement des signaux magnétiques émis par un cerveau en activité, et l’imagerie fonctionnelle (fIRM) qui permet d’enregistrer l’activation des différentes zones du cerveau lors de l’exécution d’une tâche.
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La lutte contre la sédentarisation, grande cause nationale ? Un collectif s’engage. https://icm-institute.org/fr/actualite/lutte-contre-sedentarisation-grand-cause-nationale-collectif-sengage/ https://icm-institute.org/fr/actualite/lutte-contre-sedentarisation-grand-cause-nationale-collectif-sengage/#respond Wed, 08 Aug 2018 16:46:11 +0000 Thomas Mariani https://icm-institute.org/?post_type=actualite&p=13905 Un enjeu de santé publique.

 

Le collectif « Pour une France en forme » composé d’experts indépendants issus du monde du sport, de la santé et des médias, s’est En savoir plus ]]> Un enjeu de santé publique.

 

Le collectif « Pour une France en forme » composé d’experts indépendants issus du monde du sport, de la santé et des médias, s’est formé dans l’objectif d’alerter les pouvoirs publics et le grand public sur les dangers d’une sédentarisation insidieuse qui touche aujourd’hui tous les âges. Ces experts n’hésitent pas à parler d’épidémie qui est responsable, selon l’OMS, de près de 10% des décès en France.

 

Tous sédentaires, même les enfants !

 

Sur les 11 pistes proposées pour remédier à ce fléau, une attention particulière est portée à la question des enfants, adolescents et jeunes adultes qui, d’après une communication de la la Fédération Française de Cardiologie, ont perdu en 40 ans un quart de leur capacité cardio-pulmonaire.

les mauvaises habitudes de vie de nos sociétés modernes créent, pour la première fois dans l’histoire de l’humanité, des générations d’adolescents sédentaires et inactifs qui subissent une véritable régression physiologique.
Là où un collégien moyen mettait 3 minutes pour courir six cents mètres, il lui faut une minute de plus aujourd’hui !
…nous explique la tribune publiée.

Le collectif demande que cette lutte contre la sédentarisation soit reconnue Grande Cause nationale, en s’appuyant notamment sur la dynamique des Jeux Olympiques qui auront lieu en France en 2024, dans l’espoir de faire bouger les Français.

Portrait de Gérard Saillant dans ses bureaux de l’ICM – Hôpital de la Pitié-Salpêtrière – Paris

Parmi les membres de ce collectif, on trouve les noms de Professeurs de médecine (Gérard Saillant, président de l’ICM,   Jean-François Toussaint, Daniel Rivière, François Carré, Martine Duclos), de Valérie Fourneyron, de Michel Cymès, de Marc Lièvremont.

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Tumeurs cérébrales : A chaque variant génétique son sous-type de gliome https://icm-institute.org/fr/actualite/tumeurs-cerebrales-a-variant-genetique-type-de-gliome/ https://icm-institute.org/fr/actualite/tumeurs-cerebrales-a-variant-genetique-type-de-gliome/#respond Tue, 24 Jul 2018 08:58:09 +0000 Antoine Bonvoisin https://icm-institute.org/?post_type=actualite&p=13865 Une étude de l'équipe de Marc Sanson (APHP/Sorbonne Université) en collaboration avec l’équipe du Pr Houlston de l’Institute of Cancer Research (Royaume-Uni) met En savoir plus ]]> Une étude de l’équipe de Marc Sanson (APHP/Sorbonne Université) en collaboration avec l’équipe du Pr Houlston de l’Institute of Cancer Research (Royaume-Uni) met en évidence l’association spécifique de certains variants génétiques avec différents sous-types de gliomes.

© JP Parienté pour ICM

Les gliomes diffus sont les tumeurs cérébrales primaires les plus fréquentes avec près de 26 000 nouveaux cas chaque année en Europe. Dans le passé, l’équipe de Marc Sanson a participé à l’identification de variants génétiques présents dans la population générale et associés au risque de développer un gliome.

Il existe de nombreux types de gliomes. Les variants génétiques identifiés comme facteur de risque des gliomes au global peuvent-ils associés individuellement à des sous-types particuliers de gliomes ?

Pour répondre à cette question, les chercheurs ont analysé 1659 tumeurs sur des critères spécifiques des gliomes -la mutation du gène IDH, l’altération chromosomique des régions 1p/19q et la mutation du promoteur TERT, en parallèle de la présence ou non de variants génétiques.

Ils montrent que la plupart des variants génétiques précédemment identifiés sont associés spécifiquement à certains sous-types de gliomes. Par exemple, certains variants génétiques donnés sont associés à des gliomes ne présentant que la mutation du promoteur TERT et pas la mutation IDH ni l’altération 1p-19q, tandis qu’un autre sera lié aux gliomes avec la mutation IDH et la mutation de TERT mais pas l’altération chromosomique.

L’identification de ces variants en lien avec des sous-types spécifiques de gliomes ouvre des voies de recherche dans la compréhension de la genèse de ces derniers.

Cellules souches de gliomes (CSG) se différenciant en quittant leur neurosphère (amas cellulaire en bas à droite).

 

Diffuse gliomas classified by 1p/19q co-deletion, TERT promoter and IDH mutation status are associated with specific genetic risk loci.
Labreche K, Kinnersley B, Berzero G, Di Stefano AL, Rahimian A, Detrait I, Marie Y, Grenier-Boley B, Hoang-Xuan K, Delattre JY, Idbaih A, Houlston RS, Sanson M. Acta Neuropathol. 2018 May;135(5):743-755.

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Identification à l’ICM de mutations récurrentes dans les gliomes de la ligne médiane https://icm-institute.org/fr/actualite/identification-a-licm-de-mutations-recurrentes-gliomes-de-ligne-mediane/ https://icm-institute.org/fr/actualite/identification-a-licm-de-mutations-recurrentes-gliomes-de-ligne-mediane/#respond Thu, 19 Jul 2018 14:21:12 +0000 Antoine Bonvoisin https://icm-institute.org/?post_type=actualite&p=13858 L'équipe de Marc Sanson (APHP/Sorbonne Université) à l'ICM a identifié des mutations récurrentes d'un gène particulier présent dans 20% des gliomes situés au En savoir plus ]]> L’équipe de Marc Sanson (APHP/Sorbonne Université) à l’ICM a identifié des mutations récurrentes d’un gène particulier présent dans 20% des gliomes situés au niveau de la ligne médiane de l’encéphale et de la moelle.

Les gliomes de la ligne médiane sont un type de tumeurs cérébrales se développant principalement chez les enfants et les jeunes adultes. Chez l’adulte, ils comptent pour un peu moins de 10% des gliomes diffus, avec des caractéristiques différentes des formes observables chez les sujets jeunes.

Mieux comprendre les bases génétiques de ces tumeurs pourrait permettre à la fois un meilleur pronostic mais également de poursuivre la recherche de nouvelles stratégies thérapeutiques.

Les chercheurs de l’équipe de Marc Sanson ont analysé les gliomes de la ligne médiane de 116 patients adultes. Ces tumeurs chez l’adulte présentent des caractéristiques moléculaires et cellulaires sensiblement différentes de leur équivalent chez l’enfant. Plus particulièrement, ils ont identifié la présence de mutations de FGFR1 dans près de 20% de ces gliomes situés au niveau de la ligne médiane de l’encéphale et de la moelle.

 » Les altérations des gènes FGFR dans les gliomes peuvent être ciblées par des médicaments spécifiques (anti-FGFR). Ces patients pouvant ainsi bénéficier d’un traitement personnalisé, il importe de rechercher ces mutations dans les gliomes de la ligne médiane. «  Pr Marc Sanson (APHP/Sorbonne Université)
Source : FGFR1 actionable mutations, molecular specificities, and outcome of adult midline gliomas.Picca A, Berzero G, Bielle F, Touat M, Savatovsky J, Polivka M, Trisolini E, Meunier S, Schmitt Y, Idbaih A, Hoang-Xuan K, Delattre JY, Mokhtari K, Di Stefano AL, Sanson M. Neurology. 2018 Jun 5;90(23):e2086-e2094.
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Comment notre humeur influence nos décisions https://icm-institute.org/fr/actualite/humeur-influence-nos-decisions/ https://icm-institute.org/fr/actualite/humeur-influence-nos-decisions/#respond Mon, 16 Jul 2018 15:28:17 +0000 Antoine Bonvoisin https://icm-institute.org/?post_type=actualite&p=13846 Nos choix diffèrent-ils selon notre humeur ? Une étude conduite par l’équipe de Mathias Pessiglione à l’ICM a identifié, grâce à une approche computationnelle, En savoir plus ]]> Nos choix diffèrent-ils selon notre humeur ? Une étude conduite par l’équipe de Mathias Pessiglione à l’ICM a identifié, grâce à une approche computationnelle, deux régions clés du cerveau intervenant dans les variations de l’humeur et conséquemment sur les prises de décision. Rencontre avec Fabien Vinckier, premier auteur de l’étude.

Quel était l’objectif de l’étude ?

Dire que notre humeur influence nos décisions est quelque chose de globalement acquis. En y réfléchissant, il est fort probable qu’une bonne surprise ou une mauvaise surprise ait influé sur votre humeur générale et probablement sur certains de vos choix ultérieurs. Nous sommes plus optimistes en général lorsque la météo est au beau fixe ou que notre équipe de foot préféré a remporté un match qu’en cas de défaite.

Ce phénomène est encore plus marqué dans le cas de fluctuations pathologiques de l’humeur comme la dépression ou les troubles bipolaires. Les patients déprimés auront ainsi tendance à négliger les aspects positifs de leurs actions tandis que les patients maniaques ignoreront plutôt les conséquences négatives de leurs actes.

Les mécanismes sous-jacents à ces notions sont pourtant mal connus. Pour mieux les comprendre, nous avons donc souhaité induire des fluctuations minimales de l’humeur, à peine perceptible, chez des participants sans troubles de l’humeur, et en observer les conséquences sur la prise de décision.

Comment avez-vous étudié ces variations d’humeur ?

Pour induire ces fluctuations de l’humeur, nous avons utilisé des questions de culture générale sur le modèle du Trivial Pursuit. La difficulté des questions et les taux de retours positifs ou négatifs aux réponses étaient manipulés pour créer des séquences de fort taux de bonnes ou de mauvaises réponses. Ce type d’exercice induit de petites fluctuations de l’humeur. Afin de valider l’effet de notre manipulation, nous avons demandé à un premier groupe de sujets d’évaluer périodiquement leur humeur au cours de la tâche. Lors des séquences à fort taux de bonnes réponses, les sujets évaluaient bien leur humeur de façon plus positive et vice versa.

Pourtant, un des enjeux lorsque l’on veut étudier les bases cérébrales de l’humeur à l’aide de techniques d’imagerie cérébrale est, paradoxalement, de ne pas les interroger à ce sujet ! En effet, le simple fait de demander aux sujets comment ils vont requiert de leur part un exercice d’introspection qui va nécessairement avoir un impact sur l’activité cérébrale, qui sera potentiellement difficiles à distinguer des effets induits par les fluctuations de l’humeur. Pour résoudre ce paradoxe, nous avons utilisé une approche computationnelle. Nous nous sommes basés sur les données du premier groupe de sujets pour construire un algorithme prédisant, selon les retours positifs ou négatifs faits aux participants, comment devrait évoluer leur humeur. Nous obtenons ainsi, pour chaque participant, un niveau théorique d’humeur, essai par essai, basé sur la séquence de retours positifs ou négatifs qui lui sont données.

Nous avons ensuite appliqué ce modèle à un deuxième groupe de participants, passant cette fois ci la tâche dans une IRM, afin de pouvoir observer l’activité de leur cerveau.

Quels résultats avez-vous obtenus ?

Nous avons identifié deux régions dont le niveau d’activité était corrélé à ces fluctuations de l’humeur au cours du temps, le cortex préfrontal ventro-médian (vmPFC) et l’insula antérieur. Un point clé mis en évidence ici est que la réponse au niveau du cerveau, comme au niveau comportemental, n’est pas liée à un événement ponctuel, un retour positif sur une bonne réponse au quizz par exemple, mais à une cinétique plus lente intégrant l’ensemble des retours faits au sujet accumulés au cours du temps et pouvant donc  être rapprochée des fluctuations réelles de l’humeur.

Quels étaient les effets de ces variations d’humeur sur la prise de décision ?

En parallèle de cette évaluation des variations de l’humeur, nous avons demandé aux participants d’effectuer une tâche impliquant une prise de décision. La tâche consistait à serrer une pince en dosant son effort et intégrait trois dimensions : une difficulté, la précision requise pour le mouvement, une perspective de gain monétaire, en cas de réussite, et une perspective de perte monétaire, en cas d’échec.  A chaque essai, le participant devait faire un choix entre accepter de jouer pour les montants en jeu ou refuser, et alors de jouer pour de très faibles montants.

Cette double tâche, d’induction émotionnelle, les questions de culture générale, et de prise de décision nous a permis de montrer que l’activité cérébrale reflétant les variations de l’humeur se répercutait également sur la prise de décision. Lorsque l’activité du vmPFC était plus élevée, le sujet prenait plus en compte la perspective de récompense, « il voyait le verre à moitié plein ». En revanche, lorsque l’activité de l’insula était plus élevée, le sujet prenait plus en compte la perspective de perte. Selon le niveau d’activité dans ces deux régions, mesuré avant même que le sujet ne voit le choix qu’il aurait à effectuer, il était ainsi possible de prédire une partie des décisions des participants.

Un point clé de ce modèle est qu’il capture une interaction réciproque entre humeur et prise de décision. Lorsque l’humeur est haute, le vmPFC est fortement activé alors que l’insula l’est peu, nous accordons alors plus d’importance à l’aspect positif d’un évènement, la perspective de gain dans la tâche par exemple, et moins d’importance à la composante négative. En retour, ces évènements positifs et négatifs viennent modifier notre humeur.

C’est un système dynamique. L’humeur vient modifier la façon dont je perçois mon environnement et l’environnement vient modifier mon humeur.

Quelles sont les perspectives de cette étude ?

Au cours de de ce travail, nous avons pu décrire comment une accumulation d’événements au cours du temps joue sur notre humeur et sur nos choix, ainsi que les corrélats neuronaux de ce phénomène. Cependant, si nous souhaitons mieux comprendre l’émergence et l’impact des fluctuations de l’humeur dans notre vie de tous les jours mais aussi en pathologie, plusieurs obstacles restent à franchir. Premièrement, nous devons déterminer la pertinence de notre modèle pour décrire des fluctuations de l’humeur à une échelle plus longue, de quelques jours à quelques semaines, et donc plus proches de ce que nous avons tous pu expérimenter dans notre vie. Deuxièmement, nous devons déterminer dans quelle mesure notre modèle pourrait rendre compte de fluctuations normales mais aussi de fluctuations pathologiques de l’humeur, comme celles observées chez des patients souffrant de trouble bipolaire. Si tel était le cas, nous pourrions envisager de monitorer et éventuellement d’anticiper les épisodes thymiques comme la dépression et l‘épisode maniaque, de façon à pouvoir mieux les prévenir. Plus généralement nous espérons qu’une meilleure compréhension des bases neurobiologiques des troubles de l’humeur, pourra à terme permettre l’émergence de nouvelles stratégies thérapeutiques.

 

Source

Neuro-computational account of how mood fluctuations arise and affect decision making.Vinckier F, Rigoux L, Oudiette D, Pessiglione M.Nat Commun. 2018 Apr 26;9(1):1708. doi: 10.1038/s41467-018-03774-z.

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La testostérone augmente la préférence des hommes pour les produits associés à un statut social élevé. https://icm-institute.org/fr/actualite/testosterone-augmente-preference-hommes-produits-associes-a-statut-social-eleve/ https://icm-institute.org/fr/actualite/testosterone-augmente-preference-hommes-produits-associes-a-statut-social-eleve/#respond Thu, 12 Jul 2018 12:37:29 +0000 Antoine Bonvoisin https://icm-institute.org/?post_type=actualite&p=13843 Une étude récente conduite par une équipe de recherche réunie autour de Hilke Plassmann, professeure de neuroscience décisionnelle (INSEAD et Institut du Cerveau et En savoir plus ]]> Une étude récente conduite par une équipe de recherche réunie autour de Hilke Plassmann, professeure de neuroscience décisionnelle (INSEAD et Institut du Cerveau et de la Moelle Épinière : ICM – Inserm / CNRS / Sorbonne Université), chercheuse dans l’équipe de recherche en neurosciences sociales et affectives à l’ICM, David Dubois, professeur associé de marketing à l’INSEAD et Gideon Nave, professeur assistant de marketing à la Wharton School et pour la Wharton Neuroscience Initiative, montre que la testostérone, hormone sexuelle mâle, augmente la préférence des hommes pour les produits associés à une position sociale élevée plutôt que pour les produits ayant une qualité perçue similaire mais associés à un statut inférieur. Les résultats sont publiés dans Nature Communications.

Les données issues de la recherche fondamentale montre que d’une espèce à l’autre, il existe un besoin fondamental de signifier son rang. Un rang social plus élevé apporte aux individus plusieurs avantages significatifs tels que des opportunités d’accouplement, l’accès à des ressources ou une influence sociale. Dans les sociétés humaines, les individus montrent souvent leur rang dans la hiérarchie sociale par la consommation économique, notamment en possédant et en s’affichant avec des produits onéreux comme des marques de luxe. Dans quelle mesure la préférence des consommateurs pour de tels produits est-elle motivée par un facteur biologique ?

« La littérature sur les espèces non humaines démontre le lien entre la testostérone et le comportement relatif au rang. Chez les humains, le niveau de testostérone peut augmenter dans certaines situations, dans des contextes liés au rang social ou en situation de compétition – après avoir gagné une compétition sportive ou en présence d’un partenaire sexuel potentiel attirant », explique Hilke Plassmann.

Pour mieux comprendre l’influence de la testostérone sur le statut social et ses comportements associés, Hilke Plassmann et ses co-auteurs, Gideon Nave de The Wharton School, Amos Nadler de Ivey Business School, David Dubois de l’INSEAD, David Zava, et Colin Camerer du California Institute of Technology, ont mené une étude auprès de 243 hommes d’âge et de milieu socio-économique similaires. De façon aléatoire, la moitié d’entre eux a reçu une dose unique de testostérone équivalente à un pic de testostérone pouvant se produire dans une situation quotidienne; l’autre moitié a reçu un placebo. Tous les sujets ont ensuite participé à deux exercices.

Dans le premier exercice, ils ont été invités à faire des choix entre différentes marques. Des paires étaient composées de marques dont on avait testé au préalable la disparité des niveaux sociaux perçus tout étant associées à une qualité identique. Autrement dit, une de ces marques était supposée élever son propriétaire plus haut dans la hiérarchie sociale (Calvin Klein® par exemple) que l’autre (Levi’s® par exemple). Pour chaque paire, les chercheurs ont demandé aux participants « quelle marque préférez-vous ?» et « dans quelle mesure ? », sur une échelle de 1 à 10. Les résultats révèlent que les hommes qui ont reçu de la testostérone montrent une plus grande préférence pour les produits positionnels (associés à une position sociale supérieure), comme ceux d’une marque de luxe par exemple, suggérant un lien de causalité entre la testostérone et les préférences des consommateurs liées au statut social.

Le deuxième exercice consistait à étudier l’effet de la testostérone sur les deux voies distinctes menant à un rang social élevé : le statut et le pouvoir. Alors que le statut fait référence au respect de la part des autres, le pouvoir provient du contrôle d’une ressource précieuse. L’équipe de recherche a utilisé six catégories de produits, des machines à café aux voitures de luxe, et les a décrit de trois manières, avec une formulation similaire, mais en mettant en avant les bénéfices induits par le produit en matière de position sociale, de pouvoir ou de qualité.

« Par exemple, les publicités fictives ont décrit un stylo Mont Blanc tantôt comme « le symbole reconnu internationalement parmi les personnes influentes » (statut), tantôt comme étant « plus puissant que l’épée » (pouvoir), ou comme « un outil immuable et durable » (qualité) » précise David Dubois.

Les chercheurs ont ensuite demandé aux participants dans quelle mesure ils aimaient la description du produit et le produit lui-même. Dans ce cas, la testostérone n’a pas engendré une plus grande appréciation du produit quand celui-ci était perçu comme un produit de qualité ou comme un produit donnant du pouvoir, mais seulement lorsqu’il était décrit comme un produit induisant une position sociale plus élevée.

Ces résultats peuvent être utiles pour formuler de nouvelles hypothèses applicables à des contextes de consommation positionnelle (liée au statut). Les hommes pouvant être sujets à des pics de testostérone en situation de compétition – lors d’événements sportifs ou en présence de partenaires sexuels potentiels attirants, ils pourraient être plus enclins à consommer des produits associés à un statut social élevé, et être plus réceptifs à une communication en lien avec la notion de statut dans certaines situations.

Selon Gideon Nave, « bien que l’étude montre que la consommation de biens positionnels est en partie motivée par des facteurs biologiques, il ne faut pas oublier que les différences culturelles peuvent jouer un rôle dans les fondements biologiques du comportement lié au statut et que les signes extérieurs d’un statut ne sont pas universels. Ces résultats apportent les premiers aperçus théoriques d’un fondement biologique de la préférence pour les produits associés à un statut élevé. Ils nécessitent d’être reproduits et généralisés dans d’autres populations. »

« Ces résultats ont également de vastes implications pour les marques de luxe et les décideurs. J’ai toujours été frappé par les variations de l’appétit des consommateurs pour le luxe, certains marchés ou certaines périodes favorisant une « fièvre du luxe » (zones urbaines, marchés en développement rapide comme la Chine, etc.) et d’autres moins. Nos résultats sont excitants car ils montrent que le désir de luxe des consommateurs peut provenir directement des différences de niveau de testostérone qui varie en fonction de la compétition sociale, de la densité de population ou du déséquilibre hommes / femmes dans une population», explique Amos Nadler.

Référence : Single-dose testosterone administration increases men’s preference for status goods. Nave G, Nadler A, Dubois D, Zava D, Camerer C, Plassmann H. Nat Commun. 2018 Jul 3

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Un mécanisme immunitaire de la maladie d’Alzheimer mis en évidence ! https://icm-institute.org/fr/actualite/mecanisme-immunitaire-de-maladie-dalzheimer-mis-evidence/ https://icm-institute.org/fr/actualite/mecanisme-immunitaire-de-maladie-dalzheimer-mis-evidence/#respond Tue, 10 Jul 2018 09:15:40 +0000 Antoine Bonvoisin https://icm-institute.org/?post_type=actualite&p=13814 Une étude conduite par Cécile Delarasse et ses collaborateurs à l’ICM montre le rôle délétère du récepteur P2X7 et l’effet bénéfique de son inactivation dans En savoir plus ]]> Une étude conduite par Cécile Delarasse et ses collaborateurs à l’ICM montre le rôle délétère du récepteur P2X7 et l’effet bénéfique de son inactivation dans un modèle murin de plaques amyloïdes, une des lésions caractéristique de la maladie d’Alzheimer. Les résultats, publiés dans la revue Molecular Psychiatry, ouvrent des perspectives de recherche sur le potentiel de ce récepteur comme cible thérapeutique.

La maladie d’Alzheimer est caractérisée par la présence de lésions amyloïdes dues à des agrégats de peptides Aβ et les dégénérescences neurofibrillaires dues à l’accumulation de protéines Tau hyper-phosphorylée. Leur présence entraîne une réponse inflammatoire chronique dans le cerveau. Lorsqu’elles subissent des dommages, les cellules libèrent de l’ATP en très grande quantité. Cette forte concentration d’ATP est détectée comme un signal de danger par des récepteurs spécifiques nommés P2X7.

Un double rôle de ce récepteur, à la fois pro-inflammatoire et neuro-protecteur, a été supposé dans la maladie d’Alzheimer. Une étude conduite par l’équipe de Cécile Delarasse à l’ICM a cherché à mieux comprendre son implication dans cette pathologie. Pour cela, les chercheurs ont étudié les conséquences de l’inactivation du récepteur P2X7 dans un modèle murin de lésions amyloïdes, caractéristiques de la maladie d’Alzheimer.

Par de multiples tests comportementaux, électrophysiologiques, biochimiques et histologiques, ils montrent que l’absence du récepteur P2X7 est associée à une diminution des lésions amyloïdes et a une amélioration des fonctions cognitives et de la plasticité synaptique. Ils confirment ainsi le rôle néfaste de l’activation du récepteur dans la maladie.

« La deuxième étape a été de chercher à comprendre les mécanismes sous-jacents à ces premiers résultats. Que se passe-t-il d’un point de vue cellulaire et moléculaire au niveau de ce récepteur ? Pourquoi son absence entraine-t-elle un effet bénéfique? »

Le récepteur P2X7 s’activant dans un contexte d’inflammation et de lésions tissulaires, les chercheurs se sont intéressés aux conséquences immunitaires de son inactivation.

Ils ne montrent pas d’effet sur l’activation spécifique du système immunitaire innée : les cellules microgliales résidentes dans le système nerveux central ou le recrutement de macrophages en périphérie. En revanche, ils observent l’implication du système immunitaire adaptatif par le biais des lymphocytes T.

En l’absence du récepteur P2X7, ils observent une diminution d’expression de molécules appelées chimiokines, dont une des fonctions est d’attirer les cellules immunitaires vers un site inflammatoire, et par conséquent un plus faible recrutement de lymphocytes T dans le cerveau qui sont délétères sur les symptômes de la maladie.

« Ces résultats apportent de nouveaux éléments importants sur le rôle pathologique du récepteur P2X7 et l’effet bénéfique de son inactivation sur la pathologie amyloïde caractéristique de la maladie d’Alzheimer. Ils ouvrent des perspectives de recherche sur le potentiel de ce récepteur comme cible thérapeutique.» conclut Cécile Delarasse

Référence : New role of P2X7 receptor in an Alzheimer’s disease mouse model. Elodie Martin, Majid Amar, Carine Dalle, Ihsen Youssef, Céline Boucher, Caroline Le Duigou, Matthias Brückner, Annick Prigent, Véronique Sazdovitch, Annett Halle, Jean M. Kanellopoulos, Bertrand Fontaine, Benoît Delatour, Cécile Delarasse. Molecular Pyschiatry. 2018

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Découverte d’un marqueur caractéristique d’un sous-type de tumeurs cérébrales https://icm-institute.org/fr/actualite/decouverte-dun-marqueur-caracteristique-dun-type-de-tumeurs-cerebrales/ https://icm-institute.org/fr/actualite/decouverte-dun-marqueur-caracteristique-dun-type-de-tumeurs-cerebrales/#respond Wed, 04 Jul 2018 12:44:31 +0000 Antoine Bonvoisin https://icm-institute.org/?post_type=actualite&p=13806 Une étude conduite par les équipes de Marc Sanson et Emmanuelle Huillard à l’ICM a identifié une mutation constante associée à un sous-type rare de tumeur En savoir plus ]]> Une étude conduite par les équipes de Marc Sanson et Emmanuelle Huillard à l’ICM a identifié une mutation constante associée à un sous-type rare de tumeur cérébrale, les gliomes chordoïdes, jamais décrite dans aucun autre type de tumeur humaine. Les résultats sont publiés dans la revue Nature Communications.

Les gliomes chordoïdes sont des tumeurs cérébrales rares se développant au niveau du 3e ventricule cérébral, une structure présente au niveau de la base du crâne. Ces tumeurs, à progression lente et bien délimitées, touchent principalement les adultes, en moyenne autour de 45 ans, avec une prédominance chez les femmes.

Figure : IRM cérébrale d’un patient porteur de gliome chordoïde (flèche)

Si ces tumeurs sont relativement bien définies dans leur architecture et dans leurs caractéristiques cellulaires, les modifications génétiques à l’origine de ces tumeurs restent méconnues. Les gliomes chordoïdes sont rares et l’accès aux tissus tumoraux à des fins de recherche est difficile.

Pour mieux comprendre les bases génétiques de ce type de tumeurs, les chercheurs réunis autour des équipes de Marc Sanson et d’Emmanuelle Huillard ont analysé, grâce au séquençage de nouvelle génération, 16 gliomes chordoïdes afin d’identifier d’éventuelles mutations récurrentes.

Ils ont ainsi caractérisé le profil moléculaire de ces tumeurs et mis en évidence une mutation constante, présente dans tous les gliomes chordoïdes analysés et jamais décrite auparavant dans aucun autre type de tumeur humaine. Cette mutation caractéristique et singulière modifie l’activité enzymatique de la protéine kinase C alpha (PKCα) et induit la prolifération cellulaire, en particulier des cellules d’origine de ces tumeurs : les astrocytes et les tanycytes.

La caractérisation fine des conséquences de cette mutation est en cours au laboratoire. Elle pourrait apporter des informations supplémentaires sur les mécanismes de développement de ces tumeurs et ouvrir des perspectives thérapeutiques ciblant spécifiquement les processus perturbés dans ce sous-type rare de gliomes.

Référence : A recurrent point mutation in PRKCA is a hallmark of Chordoid Gliomas.
Rosenberg S, Simeonova I, Bielle F, Verreault M, Bance B, Le Roux I, Daniau M, Nadaradjane A, Gleize V, Paris S, Marie Y, Giry M, Polivka M, Figarella-Branger D, Aubriot-Lorton MH, Villa C, Vasiljevic A, Lechapt-Zalcman E, Kalamarides M, Sharif A, Mokhtari KM, Pagnotta SM, Iavarone A, Lasorella A, Huillard E, Sanson M.
Nature Communications, 2018, sous presse.

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Identification d’un mécanisme clé dans la paraplégie spastique héréditaire de type 11 https://icm-institute.org/fr/actualite/identification-dun-mecanisme-cle-paraplegie-spastique-hereditaire-de-type-11/ https://icm-institute.org/fr/actualite/identification-dun-mecanisme-cle-paraplegie-spastique-hereditaire-de-type-11/#respond Mon, 02 Jul 2018 14:22:02 +0000 Antoine Bonvoisin https://icm-institute.org/?post_type=actualite&p=13804 Une étude conduite par le groupe de Frédéric Darios et Giovanni Stevanin dans l’équipe d’Alexis Brice à l’ICM met en évidence le rôle délétère sur les En savoir plus ]]> Une étude conduite par le groupe de Frédéric Darios et Giovanni Stevanin dans l’équipe d’Alexis Brice à l’ICM met en évidence le rôle délétère sur les neurones de l’accumulation de certains lipides dans la paraplégie spastique héréditaire de type 11, également connue sous le nom de sclérose latérale amyotrophique juvénile de type 5. Elle suggère également que cibler ce mécanisme pourrait constituer une piste thérapeutique intéressante dans cette pathologie. Les résultats sont publiés dans la revue Cell Reports.

La paraplégie spastique héréditaire de type 11 et ses pathologies alléliques comme la sclérose latérale amyotrophique juvénile de type 5 ou certains cas de maladie de Charcot-Marie-Tooth, sont des maladies génétiques rares touchant les motoneurones, neurones responsables de la transmission de l’information nerveuse aux muscles, causée par une mutation du gène SPG11. La pathologie est caractérisée, sur le plan clinique, par une faiblesse progressive des membres inférieurs, accompagnée de spasticité, une forme de raideur musculaire, et une perte de sensation. Des atteintes cognitives et cérébelleuses sont fréquemment associées.

A partir d’un modèle murin reproduisant la mutation la plus fréquente de SPG11 et récapitulant la majorité des symptômes présents chez les patients, une équipe de chercheurs conduite par Frédéric Darios et Giovanni Stevanin dans l’équipe d’Alexis Brice à l’ICM a identifié une classe de lipides particulière s’accumulant dans le cerveau : les gangliosides.

Ils ont ensuite caractérisé les processus conduisant à l’accumulation de ces lipides. Les gangliosides sont normalement recyclés et dégradés par les lysosomes, les « usines » de dégradation présentes dans les cellules. Dans le cas d’une perte de fonction du gène SPG11, le produit du gène, la spatacsine, est absent. Ceci perturbe le recyclage des membranes des lysosomes et entraine l’accumulation des gangliosides dans les cellules. Cette accumulation active ensuite des signaux qui sensibilisent les neurones aux processus de mort cellulaire. Les chercheurs montrent également l’existence d’une accumulation de gangliosides dans les lysosomes de neurones dérivés de cellules souches pluripotentes induites provenant de patients SPG11, suggérant un mécanisme conservé chez l’homme.

Suite à ce premier résultat, la deuxième étape était de savoir si bloquer cette surcharge de lipides pouvait constituer une stratégie pour prévenir la mort des neurones.

Dans cette optique, les chercheurs ont utilisé un modèle de poisson-zèbre mimant une perte de fonction du gène SPG11 et qui présente également une accumulation de gangliosides dans le cerveau. En bloquant la production de gangliosides par voie pharmacologique, les chercheurs ont réussi à prévenir leur accumulation dans les lysosomes et surtout à restaurer les capacités motrices de ces poissons. Si la molécule utilisée pour bloquer la synthèse de gangliosides chez le poisson-zèbre n’est pas applicable en thérapeutique, elle suggère cependant que cibler la synthèse des gangliosides pourrait être une piste thérapeutique intéressante.

« L’accumulation des gangliosides se retrouve dans tous nos modèles expérimentaux, suggérant que ce mécanisme est probablement conservé dans la pathologie humaine. L’ensemble de ces résultats apporte des arguments importants pour poursuivre les recherches dans cette voie qui pourrait déboucher sur des perspectives thérapeutiques intéressantes. » Frédéric Darios, chercheur Inserm à l’ICM.

Référence : Inhibition of Lysosome Membrane Recycling Causes Accumulation of Gangliosides that Contribute to Neurodegeneration. Boutry M, Branchu J, Lustremant C, Pujol C, Pernelle J, Matusiak R, Seyer A, Poirel M, Chu-Van E, Pierga A, Dobrenis K, Puech JP, Caillaud C, Durr A, Brice A, Colsch B, Mochel F, El Hachimi KH, Stevanin G, Darios F. Cell Rep. 2018 Jun 26

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The move Europe 2018, une expérience unique : apprendre la sémiologie neurologique par le mime https://icm-institute.org/fr/actualite/the-move-europe-2018-experience-unique-apprendre-semiologie-neurologique-mime/ https://icm-institute.org/fr/actualite/the-move-europe-2018-experience-unique-apprendre-semiologie-neurologique-mime/#respond Thu, 28 Jun 2018 09:25:15 +0000 Antoine Bonvoisin https://icm-institute.org/?post_type=actualite&p=13803 Le jeudi 12 juillet prochain, l’Institut du Cerveau et de la Moelle épinière accueille la deuxième édition de The Move Europe organisée par la Sorbonne Université En savoir plus ]]> Le jeudi 12 juillet prochain, l’Institut du Cerveau et de la Moelle épinière accueille la deuxième édition de The Move Europe organisée par la Sorbonne Université et la Fondation Hippocrène.

Le concept « The Move » est simple : il s’agit d’enseigner la neurologie aux étudiants en médecine en utilisant le mime. Les étudiants jouent ainsi des saynètes au cours desquelles ils reproduisent les manifestations des maladies neurologiques. Afin d’apporter de la nouveauté et de l’efficacité, nous avons repris le scénario et certains éléments de l’émission télévisée « The Voice », en remplaçant le chant par le mime, rendant ainsi l’apprentissage non seulement concret, mais aussi joyeux, moderne et ludique. Chaque saison se termine par un tournoi amical auquel sont présent coachs (enseignants) et étudiants. Les syndromes sont tirés au sort, et les groupes d’étudiants s’affrontent en « battles » successives, jouant les saynètes qu’ils ont inventées et répétées. Quand toutes les battles sont jouées, le jury composé de l’ensemble des coachs désigne l’équipe vainqueur selon deux critères : l’authenticité médicale (du patient et du médecin) et l’originalité du scénario.

Dans un article paru cette semaine dans Journal of the Neurological Sciences, l’équipe du Pr Flamand-Roze de la faculté de médecine de Sorbonne Université démontre formellement que les étudiants ayant participé à cet enseignement ont une meilleure mémorisation à long terme des connaissances en neurologie.

Les auteurs ont comparé deux promotions d’étudiants (2013 et 2015) de la Faculté de Médecine Sorbonne Université. La promotion 2013 avait reçu l’enseignement classique de sémiologie neurologique en amphithéâtre en 2013, et la promotion 2015 avait reçu l’enseignement classique ainsi que le programme « The Move » en 2015. Les étudiants ont été évalués deux ans plus tard en 2015 et 2017 respectivement, par un examen surprise pour évaluer quelles étaient leurs performances à long-terme, sans révision préalable du programme. Les étudiants exposés à « The Move » avaient deux ans plus tard des meilleurs résultats en sémiologie neurologique.

Ceci peut s’expliquer notamment par le caractère actif du processus d’apprentissage qui fait en outre intervenir des encodages sensorimoteurs, cognitifs et émotionnels. Le contexte ludique et l’atmosphère bienveillante associée à cet enseignement sont également des facteurs puissants qui favorisent la mémorisation. Ce programme permet en outre aux jeunes médecins de lutter contre la « neurophobie » ou « peur de la neurologie », très répandue chez les étudiants en médecine. Il offre enfin la possibilité aux jeunes apprentis médecin de se placer dans la perspective du patient et de cultiver leur empathie.

Ce programme mis en place à Sorbonne Université depuis 2014 se développe en France et dans le monde grâce au soutien de l’Institut du Cerveau et de la Moelle (ICM), qui offre une variété de programmes de formation aux étudiants ainsi qu’aux professionnels, et de la fondation Hippocrène. Les équipes de Rennes, Dublin et Hanoï, qui ont également mis en place cet enseignement dans leurs universités, viendront rencontrer l’équipe de Sorbonne Université au cours d’un tournoi international organisé le 12 juillet à Paris à l’auditorium de L’ICM.

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Parkinson : des troubles du contrôle des impulsions fréquents chez près de la moitié des patients traités https://icm-institute.org/fr/actualite/parkinson-troubles-controle-impulsions-frequents-chez-pres-de-moitie-patients-traites/ https://icm-institute.org/fr/actualite/parkinson-troubles-controle-impulsions-frequents-chez-pres-de-moitie-patients-traites/#respond Wed, 27 Jun 2018 08:09:57 +0000 Antoine Bonvoisin https://icm-institute.org/?post_type=actualite&p=13802 Une étude menée par des médecins et chercheurs de l’hôpital Pitié-Salpêtrière, AP-HP, Sorbonne Université et du Centre de recherche en Epidémiologie et Santé En savoir plus ]]> Une étude menée par des médecins et chercheurs de l’hôpital Pitié-Salpêtrière, AP-HP, Sorbonne Université et du Centre de recherche en Epidémiologie et Santé des Populations, Inserm, a analysé les données d’une cohorte, coordonnée par l’AP-HP, de 400 patients atteints de la maladie de Parkinson. Elle révèle que les troubles des impulsions, des effets secondaires observés tels que des addictions aux jeux et aux achats ou une hypersexualité, sont fréquents chez les patients traités. Ils touchent près de la moitié des patients suivis 5 ans plus tard, et sont fortement associés à la dose et à la durée du traitement par agoniste dopaminergique.

La maladie de Parkinson est la deuxième maladie neurodégénérative et affecte environ 150 000 patients en France. Elle se caractérise par la présence de symptômes moteurs – tremblement, lenteur et raideur – en rapport avec une perte des neurones secrétant la dopamine. Le principe du traitement repose sur l’utilisation de médicaments qui remplacent ce manque en dopamine. Il existe deux grandes classes de médicaments, la L-dopa (substance naturelle, précurseur de la dopamine) et les agonistes dopaminergiques (médicaments synthétiques qui miment l’action de la dopamine).

Depuis quelques années il a été rapporté des troubles du comportement qui peuvent survenir sous traitement, notamment avec les agonistes dopaminergiques. Ces effets indésirables appelés « troubles du contrôle des impulsions » sont caractérisés par des comportements d’addiction aux jeux, aux achats, à une alimentation compulsive ou à une hypersexualité. La fréquence de ces troubles était estimée à 15% environ dans les études transversales mais l’incidence cumulée, c’est-à-dire le nombre de cas survenant au long cours, et l’effet de la dose du traitement n’étaient pas connus.

Dans cette étude, les scientifiques ont étudié les données d’une cohorte, de plus de 400 patients parkinsoniens coordonnée par l’AP-HP par le Pr. Jean-Christophe Corvol, de l’hôpital Pitié Salpêtrière, AP-HP – Centre d’Investigation Clinique Neurosciences – Institut du Cerveau et de la Moelle (Inserm/CNRS/Sorbonne Université).

Les patients ont été recrutés dans plusieurs CHU français et hôpitaux d’Ile de France grâce au soutien du réseau français de recherche clinique sur la maladie de Parkinson (NS-PARK/FCRIN, Inserm). Ils ont eu une visite annuelle avec un neurologue, pendant 5 ans, qui évaluait les symptômes de la maladie, les traitements et la présence de troubles du comportement.

Les analyses, conduites par le Dr Alexis Elbaz, chercheur à l’Inserm à l’hôpital Pitié-Salpêtrière, AP-HP et au Centre de recherche en Epidémiologie et Santé des Populations (Inserm/UVSQ/ Université Paris Sud-Université Paris Saclay), montrent que la prévalence des troubles du comportement augmentait avec le temps. A l’inclusion 20% des patients montraient des troubles du contrôle des impulsions dont des troubles alimentaires compulsifs (11%), des comportements sexuels compulsifs (9%), des achats compulsifs (5%) et une addiction aux jeux (4%). Après 5 ans, ils concernaient 33% des patients.

Parmi les patients qui n’avaient pas de troubles du contrôle des impulsions à l’entrée dans l’étude, presque la moitié des patients (46%) a développé des troubles au cours des 5 ans de suivi.

La différence est plus importante entre les patients qui n’ont jamais utilisé d’agoniste dopaminergique (12% de troubles à 5 ans) par rapport à ceux qui en ont utilisé (52% à 5 ans).

Par ailleurs, une relation très significative entre la dose cumulée d’agoniste dopaminergique et la survenue de troubles du comportement a été observée. Elle signifie que la dose journalière et la durée du traitement sont des facteurs déterminants pour la survenue de ces troubles.

Toutefois, les auteurs précisent que la population étudiée correspondait à une population relativement jeune et majoritairement traitée par agonistes dopaminergiques entrainant une surestimation probable de la fréquence dans la population générale.

En conclusion, ces résultats montrent que les troubles du contrôle des impulsions sont très fréquents dans la maladie de Parkinson, touchant près de la moitié des patients à 5 ans, et sont fortement associés à la dose et à la durée du traitement par agoniste dopaminergique.

Si ces médicaments ont par ailleurs montré une efficacité dans cette maladie, les auteurs recommandent de surveiller attentivement, et de manière continue, la survenue de ces troubles tout au long du suivi.

Cette étude fait l’objet d’un financement par le Ministère de la Santé (PHRC AOR0810), de l’agence nationale de Sécurité des médicaments ANSM et de l’ANR.

Référence : Longitudinal analysis of impulse control disorders in Parkinson’s disease

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SOUTENEZ L’ICM : PARTICIPEZ AUX 20 KM DE PARIS LE 14 OCTBORE 2018 ! https://icm-institute.org/fr/actualite/soutenez-licm-participez-aux-20-km-de-paris-14-octbore-2018/ https://icm-institute.org/fr/actualite/soutenez-licm-participez-aux-20-km-de-paris-14-octbore-2018/#respond Tue, 26 Jun 2018 09:57:42 +0000 Antoine Bonvoisin https://icm-institute.org/?post_type=actualite&p=13797 Les 12, 13 et 14 octobre 2018, l’Institut du Cerveau et de la Moelle épinière sera présent pour la 40ème édition des 20 km de Paris. Depuis 14 ans, le partenariat En savoir plus ]]> Les 12, 13 et 14 octobre 2018, l’Institut du Cerveau et de la Moelle épinière sera présent pour la 40ème édition des 20 km de Paris. Depuis 14 ans, le partenariat entre l’ICM et les 20 km de Paris a apporté un soutien conséquent aux femmes et hommes qui souffrent d’une maladie du système nerveux et des traumatismes de la moelle épinière.

A la fois défi personnel sportif, la course des 20 km de Paris est aussi un défi collectif, puisque c’est ensemble que les participants vont courir, s’encourager et se surpasser. Un message fort et plein d’espoir qui nourrit la recherche médicale. Participer à cette course, c’est s’engager pour faire avancer la recherche sur le cerveau, c’est aider l’ICM et surtout les malades qui en ont besoin, puisque de nos jours, une personne sur huit est touchée par une maladie du système nerveux.

Pour soutenir la recherche, les participants peuvent courir aux couleurs de l’ICM. Lors de la remise des dossards, l’Institut sera présent dans le village afin de sensibiliser le public à ses enjeux et proposera les maillots de course à ses couleurs. Afin de récolter des fonds pour soutenir la recherche, les coureurs ont aussi la possibilité de créer gratuitement une page web personnalisée d’appel à dons sur Alvarum et inviter leurs amis à s’engager dans leur course pour financer la recherche.

Inscriptions auprès de Maylis GILLIOT, chargée de la communication externe de l’ICM : maylis.gilliot@icm-institute.org

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UN MONTANT RECORD COLLECTÉ LORS DE LA COURSE DES HÉROS https://icm-institute.org/fr/actualite/montant-record-collecte-lors-de-course-heros/ https://icm-institute.org/fr/actualite/montant-record-collecte-lors-de-course-heros/#respond Mon, 25 Jun 2018 09:20:35 +0000 Antoine Bonvoisin https://icm-institute.org/?post_type=actualite&p=13792 Cette année encore, Anne-Claire Lenoir et son équipe ont participé à la Course des héros le dimanche 17 juin à Paris, l’un des plus grands événements sportifs En savoir plus ]]> Cette année encore, Anne-Claire Lenoir et son équipe ont participé à la Course des héros le dimanche 17 juin à Paris, l’un des plus grands événements sportifs caritatifs de France.

Anne-Claire Lenoir a participé pour la 5ème fois à la Course au Parc de Saint-Cloud en marchant 6 km avec son équipe aux couleurs de l’ICM. Pour faire partie de cette belle aventure humaine le principe est le suivant : réaliser une collecte d’argent auprès de son entourage puis, enfiler ses baskets et courir ou marcher sur 2, 6 ou 10 km. Petits et grands peuvent y participer.

Grâce à cette initiative, nos héros d’un jour contribuent à faire avancer la recherche sur le cerveau et la moelle épinière. Cette année, ils ont récolté 9110€ au profit de l’ICM, c’est un record comparé aux éditions précédentes et l’ICM les remercie pour leur motivation et leur soutien renouvelé.

Vous pouvez toujours enrichir la cagnotte d’Anne-Claire jusqu’au 17 juillet .

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Découverte d’un nouveau gène responsable de dégénérescence fronto-temporale https://icm-institute.org/fr/actualite/decouverte-dun-nouveau-gene-responsable-de-degenerescence-fronto-temporale/ https://icm-institute.org/fr/actualite/decouverte-dun-nouveau-gene-responsable-de-degenerescence-fronto-temporale/#respond Tue, 19 Jun 2018 10:05:03 +0000 Antoine Bonvoisin https://icm-institute.org/?post_type=actualite&p=13784 Une étude conduite par les équipes d’Isabelle Le Ber et Charles Duyckaerts a permis d’identifier un nouveau gène impliqué dans les dégénérescence En savoir plus ]]> Une étude conduite par les équipes d’Isabelle Le Ber et Charles Duyckaerts a permis d’identifier un nouveau gène impliqué dans les dégénérescence fronto-temporale. Cette découverte constitue une avancée pour le diagnostic de ces pathologies et pour le conseil génétique aux familles des patients.

Les dégénérescences fronto-temporales (DFT) sont dues à une perte de neurones et une atrophie dans les régions frontales et temporales du cerveau. Dans 15% des cas, elles sont accompagnées d’une atteinte du motoneurone qui se traduit par une sclérose latérale amyotrophique (SLA). La SLA et la DFT sont des pathologies qui forment donc un continuum clinique mais également moléculaire puisque toutes les deux peuvent être liées à l’accumulation anormale dans les neurones d’une protéine nommée TDP43 (ou protéinopathie TDP-43). Plus rarement, les DFT sont associées à des lésions neuronales constituées de protéine TAU ou de protéine FUS. Environ 40% des patients atteints de DFT ont une histoire familiale de la maladie évoquant une cause génétique. A ce jour, plus de 20 gènes sont impliqués dans les formes familiales de DFT, mais une partie des formes familiales (environ 15%) restent encore inexpliquées.

Les chercheurs de l’ICM ont conduit une étude sur des cerveaux de patients atteints de DFT avec une protéinopathie TDP-43, exclues pour toutes les causes génétiques connues, et ont identifié une mutation du gène de l’ataxin2. Ce gène était préalablement connu comme impliqué dans certaines formes familiales d’ataxie spinocérébelleuse de type 2 (SCA2), une maladie neurodégénérative affectant le cervelet et se manifestant principalement par des troubles de la marche, de l’équilibre et de la coordination. La mutation du gène de l’ataxin2 est caractérisée par une répétition anormale d’une séquence ADN de trois nucléotides « CAG ». Chez le sujet sain, ce motif de trois nucléotides est répété moins de 26 fois. Un nombre de répétition supérieur à 34 CAG devient pathologique et entraine une ataxie spinocérébelleuse de type 2. Entre 26 et 34 répétitions, aussi appelée zone intermédiaire, elle constitue un facteur de risque de la SLA.

Les chercheurs mettent en évidence un nombre anormal de répétitions CAG dans le cerveau d’une patiente atteint de DFT associée à une protéinopathie TDP43. La particularité de cette expansion est qu’elle est interrompue par des motifs CAA, contrairement aux expansions responsables d’ataxie spinocérébelleuse. L’étude neuropathologique montre que le cervelet est complètement préservé contrairement à ce qui est observé chez les patients SCA2, et met également en évidence certaines caractéristiques neuropathologiques propres à cette forme interrompue de répétitions CAG.

La présente étude a donc permis d’identifier une nouvelle cause génétique de DFT, qui représente une avancée importante pour le diagnostic des DFT et le conseil génétique aux familles. Le gène ataxin2 pourra être testé chez les patients pour lesquels on suspecte une DFT lorsque les gènes les plus fréquents sont exclus.

L’étude sur les cerveaux de patients DFT a été rendue possible grâce à une collaboration avec le réseau de neuropathologistes NeuroCEB, coordonné par le Pr C. Duyckaerts, et la banque de cerveaux Biobanc-Hospital Clinic-IDIBAPS de Barcelone coordonnée par le Dr E. Gelpi.

Référence : Interrupted CAG expansions in ATXN2 gene expand the genetic spectrum of frontotemporal dementias. Fournier et al. Acta Neuropathologica Communications. June 2018

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La Fondation EDF renouvelle son soutien au projet Iceberg jusqu’en 2019 https://icm-institute.org/fr/actualite/fondation-groupe-edf-projet-iceberg/ https://icm-institute.org/fr/actualite/fondation-groupe-edf-projet-iceberg/#respond Mon, 18 Jun 2018 14:00:16 +0000 Antoine Bonvoisin https://icm-institute.org/?post_type=actualite&p=13782 La Fondation Groupe EDF fait de la solidarité et du progrès les priorités de son action de mécénat.

Parce que le progrès scientifique et technologique contribue au En savoir plus ]]> La Fondation Groupe EDF fait de la solidarité et du progrès les priorités de son action de mécénat.

Parce que le progrès scientifique et technologique contribue au progrès humain, la Fondation a renouvelé son engagement aux côtés de l’ICM et de la recherche médicale afin d’améliorer la qualité et l’espérance de vie du plus grand nombre grâce aux innovations techniques et thérapeutiques. Plus particulièrement, la Fondation Groupe EDF est partenaire du projet Iceberg conduit par les chercheurs de l’ICM. À l’instar de ces blocs d’eau douce dont 90 % du volume est situé sous la surface de l’eau, Iceberg part du postulat que les symptômes de la maladie de Parkinson ne sont que les manifestations tardives d’un ensemble plus vaste de lésions dont il est possible de détecter les biomarqueurs en phase précoce. L’objet de l’étude est donc précisément d’identifier et de valider des marqueurs permettant de prédire et de suivre la progression de la maladie, de l’apparition des premiers symptômes jusqu’à la phase d’expression clinique. Elle implique grâce à la détection de signatures évolutives la possibilité de mettre en place des thérapeutiques personnalisées, y compris préventives, en ayant recours aux outils de la médecine prédictive.

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Open Brain Bar #7 : Sport, motivation & performance. Le sportif, cet athlète du cerveau ? https://icm-institute.org/fr/actualite/open-brain-bar-7-sport-motivation-performance-sportif-cet-athlete-cerveau/ https://icm-institute.org/fr/actualite/open-brain-bar-7-sport-motivation-performance-sportif-cet-athlete-cerveau/#respond Thu, 14 Jun 2018 12:23:40 +0000 Antoine Bonvoisin https://icm-institute.org/?post_type=actualite&p=13771  

A l'occasion de la coupe du monde 2018, le sport a été à l'honneur du prochain Open Brain Bar qui a eu  lieu jeudi 28 juin 2018 à 19h, sur la Péniche El En savoir plus ]]>  

A l’occasion de la coupe du monde 2018, le sport a été à l’honneur du prochain Open Brain Bar qui a eu  lieu jeudi 28 juin 2018 à 19h, sur la Péniche El Alamein.

Les neurosciences permettent aujourd’hui de comprendre le fonctionnement du cerveau durant une pratique sportive. Des chercheurs de l’ICM ont notamment élaboré une formule qui permet de prédire les décisions qui seront prises par le sportif au cours de son match.

D’autres chercheurs se questionnent sur les manières d’augmenter les performances des sportifs. Toutes ces questions ont été abordées au cours de ce Open Brain Bar que vous pouvez découvrir via le Facebook Live qui a été enregistré à l’occasion.

Cinq experts ont répondu présents :

  • Pr Gérard Saillant, Président de l’ICM
  • Mathias Pessiglione, chef d’équipe à l’ICM
  • Antoni Valero-Cabre, Directeur de recherche CNRS, chercheur à l’ICM
  • Dr Jean-François Chermann, neurologue spécialiste des commotions dans le sport
  • Patrice Loko, ancien joueur international de football français

La discussion était animée par Hugo Jalinière, journaliste santé de Sciences & Avenir.

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Des mutations mosaïques « cerveaux-spécifiques » dans des épilepsies focales associées à des malformations cérébrales https://icm-institute.org/fr/actualite/mutations-mosaiques-cerveaux-specifiques-epilepsies-focales-associees-a-malformations-cerebrales/ https://icm-institute.org/fr/actualite/mutations-mosaiques-cerveaux-specifiques-epilepsies-focales-associees-a-malformations-cerebrales/#respond Tue, 12 Jun 2018 09:00:02 +0000 Antoine Bonvoisin https://icm-institute.org/?post_type=actualite&p=13753 Une étude conduite par l’équipe de Stéphanie Baulac met en évidence, pour la première fois chez des patients atteints d’épilepsies focales associées à des En savoir plus ]]> Une étude conduite par l’équipe de Stéphanie Baulac met en évidence, pour la première fois chez des patients atteints d’épilepsies focales associées à des malformations cérébrales, le développement d’une mutation du gène DEPDC5 présente uniquement au niveau du foyer épileptogène dans le cerveau, et entrainant la perte totale de fonction du gène. Les résultats sont publiés dans la revue The Journal of Clinical Investigation.

Les épilepsies focales sont localisées dans une zone restreinte du cerveau. Le gène DEPDC5 est un gène majeur des formes familiales de ce type d’épilepsie. Il intervient en amont de la cascade de signalisation mTOR qui contrôle notamment la prolifération et la croissance des cellules et régule le développement cérébral. Dans ces formes d’épilepsie, le gène est muté de façon hétérozygote, c’est à-dire qu’une seule des deux copies du gène porte la mutation.

Ces épilepsies peuvent être associées à des malformations du cerveau, les dysplasies corticales focales (FCD). L’épilepsie focale comme les dysplasies sont dites « à foyer variable » c’est-à-dire qu’elles peuvent survenir dans différentes régions du cerveau et ce même au sein d’une même famille. Ces épilepsies sont souvent résistantes aux médicaments antiépileptiques, le retrait par chirurgie du foyer épileptique – la zone du cerveau responsable des crises d’épilepsie – reste alors la seule solution thérapeutique pour les patients.

Pourquoi certains patients épileptiques présentent-ils une malformation corticale et d’autres pas ? Comment expliquer cette diversité de foyers épileptogènes ?
Pour répondre à ces questions, Théo Ribierre et ses collègues ont séquencé un panel de gènes appartenant à la voie mTOR, une cascade de signalisation régulant le développement cérébral impliquée dans les épilepsies focales, dans des tissus cérébraux post-opératoires de patients épileptiques.

Ils ont identifié pour la première fois une seconde mutation dans le gène DEPDC5, qui a pour conséquence l’inactivation de l’unique copie fonctionnelle restante du gène. Il s’agit d’une mutation somatique, présente de façon mosaïque, c’est à dire seulement dans quelques cellules du cerveau, et qui est apparu au cours du développement in utero. Ce type de mutation conduisant à l’absence totale de la protéine dans un nombre restreint et localisé de cellules pourrait expliquer l’apparition des malformations du cortex.

Ils ont également mis en évidence un gradient de mutation au sein de la lésion : le cœur de la lésion qui contient le foyer épileptogène contient jusqu’à 10% des cellules porteuses de cette seconde mutation tandis que dans le tissu dit « péri-lésionnel », soit autour du foyer, ce chiffre tombe à 0,3% des cellules nerveuses.

Identification d’une mutation germinale hétérozygote de DEPDC5 présente dans toutes les cellules de l’organisme (ADN extrait de sang et de la malformation corticale), et d’une mutation somatique de DEPDC5 sur le second allèle (conduisant à une inactivation totale du gène) retrouvée uniquement dans 10% des cellules du cœur de la malformation corticale

Pour mieux comprendre les mécanismes pathologiques qui conduisent à la fois à la malformation mais aussi à la genèse des crises d’épilepsie, il est nécessaire de développer des modèles récapitulant au mieux la pathologie humaine. Dans la présente étude, l’équipe de Stéphanie Baulac a développé un nouveau modèle murin : une inactivation focale et mosaïque de Depdc5 dans le cerveau.

Les chercheurs ont induit des mutations du gène DEPDC5 dans un nombre restreint de cellules progénitrices de neurones corticaux à l’aide de l’outil CRISPR/Cas9, qui permet de modifier spécifiquement des gènes, et de la technique d’électroporation, permettant de rentrer précisément dans certaines cellules. Le gène DEPDC5 n’était donc plus fonctionnel dans les cellules filles issues de ces cellules progénitrices.

Dans ce modèle, ils retrouvent les défauts histologiques qui caractérisent la dysplasie corticale focale chez l’humain. Les analyses de vidéo électroencéphalogramme, réalisées par Delphine Roussel sur la plateforme d’exploration fonctionnelle préclinique (Phenoparc), ont également montré la présence de crises d’épilepsie spontanées et létales. Enfin, Charlotte Deleuze, sur la plateforme d’électrophysiologie (CELIS E-phys), a pu mettre en évidence des variations des caractéristiques électrophysiologiques des neurones dans lesquels DEPDC5 n’était plus fonctionnel, pouvant contribuer à l’épileptogénèse dans ce modèle.

Ce modèle, qui récapitule donc bien la pathologie humaine, apporte de nouvelles informations sur la fonction de DEPDC5 et pourra à terme permettre de tester de nouveaux candidats-médicaments pour contrôler les épilepsies focales associées à des malformations corticales.

Référence : Second-hit mosaic mutation in mTORC1 repressor DEPDC5 causes focal cortical dysplasia-associated epilepsy. Ribierre T, Deleuze C, Bacq A, Baldassari S, Marsan E, Chipaux M, Muraca G, Roussel D, Leguern E, Miles R, Baulac S. J Clin Invest. 2018 Apr 30.

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Les secrets de la motivation : ce que les neurosciences nous disent https://icm-institute.org/fr/actualite/secrets-de-motivation-neurosciences-disent/ https://icm-institute.org/fr/actualite/secrets-de-motivation-neurosciences-disent/#respond Fri, 08 Jun 2018 14:46:10 +0000 Antoine Bonvoisin https://icm-institute.org/?post_type=actualite&p=13745 Comment définit-on la motivation et comment la gère-t-on dans le cadre d’un effort sportif, où lorsque l’on passe des examens par exemple ? Quels facteurs peuvent En savoir plus ]]> Comment définit-on la motivation et comment la gère-t-on dans le cadre d’un effort sportif, où lorsque l’on passe des examens par exemple ? Quels facteurs peuvent influer sur la motivation ? Mathias Pessiglione, chef d’équipe à l’ICM, répondait en direct sur la page Facebook du Figaro.

 

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IFI : derniers jours pour faire un don déductible de votre IFI 2018 https://icm-institute.org/fr/actualite/ifi-report-15-juin-de-date-limite-de-declaration-75-de-don-a-licm-toujours-deductibles/ https://icm-institute.org/fr/actualite/ifi-report-15-juin-de-date-limite-de-declaration-75-de-don-a-licm-toujours-deductibles/#respond Fri, 08 Jun 2018 13:38:31 +0000 Antoine Bonvoisin https://icm-institute.org/?post_type=actualite&p=13712 Si vous êtes redevable de l’IFI (Impôt sur la Fortune Immobilière) et que vous n’avez pas encore effectué votre déclaration, il vous est encore possible de En savoir plus ]]> Si vous êtes redevable de l’IFI (Impôt sur la Fortune Immobilière) et que vous n’avez pas encore effectué votre déclaration, il vous est encore possible de réduire votre IFI 2018 en faisant un don à l’ICM.

Si vous êtes assujetti à l’IFI, il est encore possible de réduire votre impôt en faisant un don à l’ICM. En effet, la date limite de déclaration a été reportée au 15 juin et vous avez également jusqu’à cette date pour effectuer un don déductible de votre IFI 2018.
Les avantages fiscaux sont identiques à ce qu’ils étaient pour l’ISF : une déduction fiscale de 75% du montant de votre don dans la limite de 50 000€ déduits.
A quelques jours de l’échéance du 15 juin, nous vous recommandons de faire votre don en ligne sur notre site internet 100% sécurisé : simple et rapide, vous recevez votre reçu fiscal par email dans les heures qui suivent.

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L’anatomie de notre cerveau prédit nos choix alimentaires ! https://icm-institute.org/fr/actualite/lanatomie-de-cerveau-predit-nos-choix-alimentaires/ https://icm-institute.org/fr/actualite/lanatomie-de-cerveau-predit-nos-choix-alimentaires/#respond Thu, 07 Jun 2018 08:23:26 +0000 Antoine Bonvoisin https://icm-institute.org/?post_type=actualite&p=13741 Plutôt gâteau au chocolat ou légumes vapeur ? Difficile de toujours manger sainement ! Une étude conduite par une équipe de chercheurs réunie autour de Liane Schmidt En savoir plus ]]> Plutôt gâteau au chocolat ou légumes vapeur ? Difficile de toujours manger sainement ! Une étude conduite par une équipe de chercheurs réunie autour de Liane Schmidt (Inserm) et de Hilke Plassmann (INSEAD) à l’Institut du Cerveau et de la Moelle épinière (ICM – Inserm/CNRS/Sorbonne universités) établit un lien entre l’anatomie de certaines régions de notre cerveau et la capacité de contrôle lors de choix alimentaires. Les résultats sont publiés dans la revue the Journal of Neuroscience.

Manger sainement n’est pas chose aisée pour un grand nombre de personnes. La capacité à maintenir une alimentation équilibrée et à faire des choix sains varie grandement entre les individus.

Faire un choix entre plusieurs options implique deux mécanismes principaux : la première étape consiste à attribuer une valeur à chacune des options, en y intégrant différents attributs et leur valeur. Dans le cas des choix alimentaires, les attributs sont par exemple le goût de l’aliment et son intérêt pour la santé. La deuxième étape pour notre cerveau consiste à analyser le « poids » donné à chaque option pour choisir la plus adéquate, c’est-à-dire l’aliment avec la valeur subjective la plus élevée.

Certaines structures cérébrales structurelles pourraient-elles prédire la capacité d’un individu à faire des choix alimentaires sains ? Si oui, lesquelles ? Pour répondre à ces questions, Liane Schmidt, Hilke Plassmann et leurs co-auteurs Anita Tusche du California Institute of Technology (USA), Cendri Hutcherson de l’Université de Toronto (Canada) et Todd Hare de l’Université de Zurich (Suisse) ont réuni les données d’imagerie cérébrale issues de 4 études portant sur la prise de décision alimentaire.

Dans trois de ces études, les participants ont effectué la même tâche qui consistait à dire combien ils désiraient manger un aliment particulier à la fin de l’expérience, et ce dans 3 différentes conditions : leur préférence naturelle, selon le gout de l’aliment et selon son bénéfice pour la santé. Les participants pouvaient ainsi baser leur choix uniquement sur le goût ou être plus raisonnable et faire preuve de plus de contrôle en se concentrant sur l’intérêt de l’aliment pour la santé.

Dans la 4e étude, les sujets ont réalisé une tâche un peu différente. Ils devaient utiliser la méthode de leur choix pour se distancier de l’aliment ou réduire leur envie pour des produits savoureux.

« Il s’agit d’une stratégie de contrôle plus flexible ne se focalisant pas spécifiquement sur les attributs du goût ou de la santé mais sur toutes stratégies permettant de se distancier d’un aliment ou de résister une envie.» précise Liane Schmidt, première auteure de l’étude.

A partir des données d’imagerie structurelle des 3 premières études, les chercheurs ont étudié les variations de la quantité de matière grise du cerveau des participants en parallèle de leur capacité à faire des choix sains.
Ils mettent en évidence que la matière grise dans les régions dorso-latérale préfrontal (dlPFC) et ventro-medial préfrontal (vmPFC) prédisaient les choix alimentaires sains. En d’autres termes, les sujets qui avaient plus de matière grise dans ces deux régions faisaient preuves de plus de contrôle alimentaire en se concentrant d’avantage sur la santé et en attribuant un poids plus important à la santé qu’au goût des aliments.

Afin confirmer ce premier résultat, l’équipe de chercheurs a utilisé ces marqueurs structurels du contrôle alimentaire pour prédire les choix alimentaires de la 4e étude. « L’idée ici était de voir si les prédictions établies dans un contexte où les stratégies de contrôle étaient très claires – se concentrer moins sur le goût ou plus sur la santé- se généralisent à une situation où les stratégies de contrôle étaient plus vagues. » poursuit Hilke Plassmann.

Les chercheurs confirment leurs résultats et montrent ainsi pour la première fois que des différences interindividuelles dans la neuro-anatomie des régions dorso-latérale préfrontal (dlPFC) et ventro-medial préfrontal (vmPFC) jouent un rôle dans la capacité à prendre des décisions alimentaires saines. Ces résultats ouvrent des perspectives pour une meilleure évaluation et peut-être à termes pour le traitement de troubles alimentaires comme la boulimie ou l’anorexie mais aussi pour aider à lutter contre la progression de l’obésité.

Référence : Neuroanatomy of the vmPFC and dlPFC predicts individual differences in cognitive regulation during dietary self-control across regulation strategies. Liane Schmidt, Anita Tusche, Nicolas Manoharan, Cendri Hutcherson, Todd Hare, and Hilke Plassmann. The Journal of Neuroscience. June 2018

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Partenariat avec la Fédération des Clubs de la Défense https://icm-institute.org/fr/actualite/partenariat-federation-clubs-de-defense/ https://icm-institute.org/fr/actualite/partenariat-federation-clubs-de-defense/#respond Thu, 07 Jun 2018 08:03:14 +0000 Antoine Bonvoisin https://icm-institute.org/?post_type=actualite&p=13740 Les 2 et 3 juin 2018, la Fédération des Clubs de la Défense a organisé son championnat national de golf à Villacoublay et a accueilli le championnat de golf militaire En savoir plus ]]> Les 2 et 3 juin 2018, la Fédération des Clubs de la Défense a organisé son championnat national de golf à Villacoublay et a accueilli le championnat de golf militaire sous l’égide du Centre National des Sports de la Défense.

A cette occasion, Yves Glaz, Président de la Fédération des Clubs de la Défense et le Professeur Gérard Saillant, Président de l’ICM, ont signé une convention de partenariat afin de soutenir les actions de recherche de l’Institut du Cerveau et de la Moelle épinière.

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