Institut du Cerveau et de la Moelle Epinière https://icm-institute.org Mon, 18 Jun 2018 14:36:17 +0000 https://wordpress.org/?v=4.8.2 hourly 1 https://wordpress.org/?v=4.8.2 La Fondation EDF renouvelle son soutien au projet Iceberg jusqu’en 2019 https://icm-institute.org/fr/actualite/fondation-groupe-edf-projet-iceberg/ https://icm-institute.org/fr/actualite/fondation-groupe-edf-projet-iceberg/#respond Mon, 18 Jun 2018 14:00:16 +0000 Antoine Bonvoisin https://icm-institute.org/?post_type=actualite&p=13782 La Fondation Groupe EDF fait de la solidarité et du progrès les priorités de son action de mécénat.

Parce que le progrès scientifique et technologique contribue au En savoir plus ]]> La Fondation Groupe EDF fait de la solidarité et du progrès les priorités de son action de mécénat.

Parce que le progrès scientifique et technologique contribue au progrès humain, la Fondation a renouvelé son engagement aux côtés de l’ICM et de la recherche médicale afin d’améliorer la qualité et l’espérance de vie du plus grand nombre grâce aux innovations techniques et thérapeutiques. Plus particulièrement, la Fondation Groupe EDF est partenaire du projet Iceberg conduit par les chercheurs de l’ICM. À l’instar de ces blocs d’eau douce dont 90 % du volume est situé sous la surface de l’eau, Iceberg part du postulat que les symptômes de la maladie de Parkinson ne sont que les manifestations tardives d’un ensemble plus vaste de lésions dont il est possible de détecter les biomarqueurs en phase précoce. L’objet de l’étude est donc précisément d’identifier et de valider des marqueurs permettant de prédire et de suivre la progression de la maladie, de l’apparition des premiers symptômes jusqu’à la phase d’expression clinique. Elle implique grâce à la détection de signatures évolutives la possibilité de mettre en place des thérapeutiques personnalisées, y compris préventives, en ayant recours aux outils de la médecine prédictive.

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Open Brain Bar #7 : Sport, motivation & performance. Le sportif, cet athlète du cerveau ? https://icm-institute.org/fr/actualite/open-brain-bar-7-sport-motivation-performance-sportif-cet-athlete-cerveau/ https://icm-institute.org/fr/actualite/open-brain-bar-7-sport-motivation-performance-sportif-cet-athlete-cerveau/#respond Thu, 14 Jun 2018 12:23:40 +0000 Antoine Bonvoisin https://icm-institute.org/?post_type=actualite&p=13771  

A l'occasion de la coupe du monde 2018, le sport sera à l'honneur du prochain Open Brain Bar qui aura lieu jeudi 28 juin 2018 à 19h, sur la Péniche El Alamein (Quai En savoir plus ]]>  

A l’occasion de la coupe du monde 2018, le sport sera à l’honneur du prochain Open Brain Bar qui aura lieu jeudi 28 juin 2018 à 19h, sur la Péniche El Alamein (Quai Francois Mauriac, 75013 PARIS – Lieu accessible aux PMR).

Vous ne pouvez pas vous rendre à l’Open Brain Bar ? L’évènement sera retransmis en direct sur notre page Facebook !

Les neurosciences permettent aujourd’hui de comprendre le fonctionnement du cerveau durant une pratique sportive. Des chercheurs de l’ICM ont notamment élaboré une formule qui permet de prédire les décisions qui seront prises par le sportif au cours de son match.

D’autres chercheurs se questionnent sur les manières d’augmenter les performances des sportifs. Toutes ces questions seront abordées au cours de notre prochain Open Brain Bar, auquel nous vous invitons à participer !

Cinq experts répondront à toutes vos questions sur le sujet :

  • Pr Gérard Saillant, Président de l’ICM
  • Mathias Pessiglione, chef d’équipe à l’ICM
  • Antoni Valero-Cabre, Directeur de recherche CNRS, chercheur à l’ICM
  • Dr Jean-François Chermann, neurologue spécialiste des commotions dans le sport
  • Patrice Loko, ancien joueur international de football français

La discussion sera animée par Hugo Jalinière, journaliste santé de Sciences & Avenir.

Pour vous inscrire à l’évènement, rendez-vous sur notre page dédiée :

Inscriptions

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Des mutations mosaïques « cerveaux-spécifiques » dans des épilepsies focales associées à des malformations cérébrales https://icm-institute.org/fr/actualite/mutations-mosaiques-cerveaux-specifiques-epilepsies-focales-associees-a-malformations-cerebrales/ https://icm-institute.org/fr/actualite/mutations-mosaiques-cerveaux-specifiques-epilepsies-focales-associees-a-malformations-cerebrales/#respond Tue, 12 Jun 2018 09:00:02 +0000 Antoine Bonvoisin https://icm-institute.org/?post_type=actualite&p=13753 Une étude conduite par l’équipe de Stéphanie Baulac met en évidence, pour la première fois chez des patients atteints d’épilepsies focales associées à des En savoir plus ]]> Une étude conduite par l’équipe de Stéphanie Baulac met en évidence, pour la première fois chez des patients atteints d’épilepsies focales associées à des malformations cérébrales, le développement d’une mutation du gène DEPDC5 présente uniquement au niveau du foyer épileptogène dans le cerveau, et entrainant la perte totale de fonction du gène. Les résultats sont publiés dans la revue The Journal of Clinical Investigation.

Les épilepsies focales sont localisées dans une zone restreinte du cerveau. Le gène DEPDC5 est un gène majeur des formes familiales de ce type d’épilepsie. Il intervient en amont de la cascade de signalisation mTOR qui contrôle notamment la prolifération et la croissance des cellules et régule le développement cérébral. Dans ces formes d’épilepsie, le gène est muté de façon hétérozygote, c’est à-dire qu’une seule des deux copies du gène porte la mutation.

Ces épilepsies peuvent être associées à des malformations du cerveau, les dysplasies corticales focales (FCD). L’épilepsie focale comme les dysplasies sont dites « à foyer variable » c’est-à-dire qu’elles peuvent survenir dans différentes régions du cerveau et ce même au sein d’une même famille. Ces épilepsies sont souvent résistantes aux médicaments antiépileptiques, le retrait par chirurgie du foyer épileptique – la zone du cerveau responsable des crises d’épilepsie – reste alors la seule solution thérapeutique pour les patients.

Pourquoi certains patients épileptiques présentent-ils une malformation corticale et d’autres pas ? Comment expliquer cette diversité de foyers épileptogènes ?
Pour répondre à ces questions, Théo Ribierre et ses collègues ont séquencé un panel de gènes appartenant à la voie mTOR, une cascade de signalisation régulant le développement cérébral impliquée dans les épilepsies focales, dans des tissus cérébraux post-opératoires de patients épileptiques.

Ils ont identifié pour la première fois une seconde mutation dans le gène DEPDC5, qui a pour conséquence l’inactivation de l’unique copie fonctionnelle restante du gène. Il s’agit d’une mutation somatique, présente de façon mosaïque, c’est à dire seulement dans quelques cellules du cerveau, et qui est apparu au cours du développement in utero. Ce type de mutation conduisant à l’absence totale de la protéine dans un nombre restreint et localisé de cellules pourrait expliquer l’apparition des malformations du cortex.

Ils ont également mis en évidence un gradient de mutation au sein de la lésion : le cœur de la lésion qui contient le foyer épileptogène contient jusqu’à 10% des cellules porteuses de cette seconde mutation tandis que dans le tissu dit « péri-lésionnel », soit autour du foyer, ce chiffre tombe à 0,3% des cellules nerveuses.

Identification d’une mutation germinale hétérozygote de DEPDC5 présente dans toutes les cellules de l’organisme (ADN extrait de sang et de la malformation corticale), et d’une mutation somatique de DEPDC5 sur le second allèle (conduisant à une inactivation totale du gène) retrouvée uniquement dans 10% des cellules du cœur de la malformation corticale

Pour mieux comprendre les mécanismes pathologiques qui conduisent à la fois à la malformation mais aussi à la genèse des crises d’épilepsie, il est nécessaire de développer des modèles récapitulant au mieux la pathologie humaine. Dans la présente étude, l’équipe de Stéphanie Baulac a développé un nouveau modèle murin : une inactivation focale et mosaïque de Depdc5 dans le cerveau.

Les chercheurs ont induit des mutations du gène DEPDC5 dans un nombre restreint de cellules progénitrices de neurones corticaux à l’aide de l’outil CRISPR/Cas9, qui permet de modifier spécifiquement des gènes, et de la technique d’électroporation, permettant de rentrer précisément dans certaines cellules. Le gène DEPDC5 n’était donc plus fonctionnel dans les cellules filles issues de ces cellules progénitrices.

Dans ce modèle, ils retrouvent les défauts histologiques qui caractérisent la dysplasie corticale focale chez l’humain. Les analyses de vidéo électroencéphalogramme, réalisées par Delphine Roussel sur la plateforme d’exploration fonctionnelle préclinique (Phenoparc), ont également montré la présence de crises d’épilepsie spontanées et létales. Enfin, Charlotte Deleuze, sur la plateforme d’électrophysiologie (CELIS E-phys), a pu mettre en évidence des variations des caractéristiques électrophysiologiques des neurones dans lesquels DEPDC5 n’était plus fonctionnel, pouvant contribuer à l’épileptogénèse dans ce modèle.

Ce modèle, qui récapitule donc bien la pathologie humaine, apporte de nouvelles informations sur la fonction de DEPDC5 et pourra à terme permettre de tester de nouveaux candidats-médicaments pour contrôler les épilepsies focales associées à des malformations corticales.

Référence : Second-hit mosaic mutation in mTORC1 repressor DEPDC5 causes focal cortical dysplasia-associated epilepsy. Ribierre T, Deleuze C, Bacq A, Baldassari S, Marsan E, Chipaux M, Muraca G, Roussel D, Leguern E, Miles R, Baulac S. J Clin Invest. 2018 Apr 30.

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Les secrets de la motivation : ce que les neurosciences nous disent https://icm-institute.org/fr/actualite/secrets-de-motivation-neurosciences-disent/ https://icm-institute.org/fr/actualite/secrets-de-motivation-neurosciences-disent/#respond Fri, 08 Jun 2018 14:46:10 +0000 Antoine Bonvoisin https://icm-institute.org/?post_type=actualite&p=13745 Comment définit-on la motivation et comment la gère-t-on dans le cadre d’un effort sportif, où lorsque l’on passe des examens par exemple ? Quels facteurs peuvent En savoir plus ]]> Comment définit-on la motivation et comment la gère-t-on dans le cadre d’un effort sportif, où lorsque l’on passe des examens par exemple ? Quels facteurs peuvent influer sur la motivation ? Mathias Pessiglione, chef d’équipe à l’ICM, répondait en direct sur la page Facebook du Figaro.

 

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IFI : derniers jours pour faire un don déductible de votre IFI 2018 https://icm-institute.org/fr/actualite/ifi-report-15-juin-de-date-limite-de-declaration-75-de-don-a-licm-toujours-deductibles/ https://icm-institute.org/fr/actualite/ifi-report-15-juin-de-date-limite-de-declaration-75-de-don-a-licm-toujours-deductibles/#respond Fri, 08 Jun 2018 13:38:31 +0000 Antoine Bonvoisin https://icm-institute.org/?post_type=actualite&p=13712 Si vous êtes redevable de l’IFI (Impôt sur la Fortune Immobilière) et que vous n’avez pas encore effectué votre déclaration, il vous est encore possible de En savoir plus ]]> Si vous êtes redevable de l’IFI (Impôt sur la Fortune Immobilière) et que vous n’avez pas encore effectué votre déclaration, il vous est encore possible de réduire votre IFI 2018 en faisant un don à l’ICM.

Si vous êtes assujetti à l’IFI, il est encore possible de réduire votre impôt en faisant un don à l’ICM. En effet, la date limite de déclaration a été reportée au 15 juin et vous avez également jusqu’à cette date pour effectuer un don déductible de votre IFI 2018.
Les avantages fiscaux sont identiques à ce qu’ils étaient pour l’ISF : une déduction fiscale de 75% du montant de votre don dans la limite de 50 000€ déduits.
A quelques jours de l’échéance du 15 juin, nous vous recommandons de faire votre don en ligne sur notre site internet 100% sécurisé : simple et rapide, vous recevez votre reçu fiscal par email dans les heures qui suivent.

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L’anatomie de notre cerveau prédit nos choix alimentaires ! https://icm-institute.org/fr/actualite/lanatomie-de-cerveau-predit-nos-choix-alimentaires/ https://icm-institute.org/fr/actualite/lanatomie-de-cerveau-predit-nos-choix-alimentaires/#respond Thu, 07 Jun 2018 08:23:26 +0000 Antoine Bonvoisin https://icm-institute.org/?post_type=actualite&p=13741 Plutôt gâteau au chocolat ou légumes vapeur ? Difficile de toujours manger sainement ! Une étude conduite par une équipe de chercheurs réunie autour de Liane Schmidt En savoir plus ]]> Plutôt gâteau au chocolat ou légumes vapeur ? Difficile de toujours manger sainement ! Une étude conduite par une équipe de chercheurs réunie autour de Liane Schmidt (Inserm) et de Hilke Plassmann (INSEAD) à l’Institut du Cerveau et de la Moelle épinière (ICM – Inserm/CNRS/Sorbonne universités) établit un lien entre l’anatomie de certaines régions de notre cerveau et la capacité de contrôle lors de choix alimentaires. Les résultats sont publiés dans la revue the Journal of Neuroscience.

Manger sainement n’est pas chose aisée pour un grand nombre de personnes. La capacité à maintenir une alimentation équilibrée et à faire des choix sains varie grandement entre les individus.

Faire un choix entre plusieurs options implique deux mécanismes principaux : la première étape consiste à attribuer une valeur à chacune des options, en y intégrant différents attributs et leur valeur. Dans le cas des choix alimentaires, les attributs sont par exemple le goût de l’aliment et son intérêt pour la santé. La deuxième étape pour notre cerveau consiste à analyser le « poids » donné à chaque option pour choisir la plus adéquate, c’est-à-dire l’aliment avec la valeur subjective la plus élevée.

Certaines structures cérébrales structurelles pourraient-elles prédire la capacité d’un individu à faire des choix alimentaires sains ? Si oui, lesquelles ? Pour répondre à ces questions, Liane Schmidt, Hilke Plassmann et leurs co-auteurs Anita Tusche du California Institute of Technology (USA), Cendri Hutcherson de l’Université de Toronto (Canada) et Todd Hare de l’Université de Zurich (Suisse) ont réuni les données d’imagerie cérébrale issues de 4 études portant sur la prise de décision alimentaire.

Dans trois de ces études, les participants ont effectué la même tâche qui consistait à dire combien ils désiraient manger un aliment particulier à la fin de l’expérience, et ce dans 3 différentes conditions : leur préférence naturelle, selon le gout de l’aliment et selon son bénéfice pour la santé. Les participants pouvaient ainsi baser leur choix uniquement sur le goût ou être plus raisonnable et faire preuve de plus de contrôle en se concentrant sur l’intérêt de l’aliment pour la santé.

Dans la 4e étude, les sujets ont réalisé une tâche un peu différente. Ils devaient utiliser la méthode de leur choix pour se distancier de l’aliment ou réduire leur envie pour des produits savoureux.

« Il s’agit d’une stratégie de contrôle plus flexible ne se focalisant pas spécifiquement sur les attributs du goût ou de la santé mais sur toutes stratégies permettant de se distancier d’un aliment ou de résister une envie.» précise Liane Schmidt, première auteure de l’étude.

A partir des données d’imagerie structurelle des 3 premières études, les chercheurs ont étudié les variations de la quantité de matière grise du cerveau des participants en parallèle de leur capacité à faire des choix sains.
Ils mettent en évidence que la matière grise dans les régions dorso-latérale préfrontal (dlPFC) et ventro-medial préfrontal (vmPFC) prédisaient les choix alimentaires sains. En d’autres termes, les sujets qui avaient plus de matière grise dans ces deux régions faisaient preuves de plus de contrôle alimentaire en se concentrant d’avantage sur la santé et en attribuant un poids plus important à la santé qu’au goût des aliments.

Afin confirmer ce premier résultat, l’équipe de chercheurs a utilisé ces marqueurs structurels du contrôle alimentaire pour prédire les choix alimentaires de la 4e étude. « L’idée ici était de voir si les prédictions établies dans un contexte où les stratégies de contrôle étaient très claires – se concentrer moins sur le goût ou plus sur la santé- se généralisent à une situation où les stratégies de contrôle étaient plus vagues. » poursuit Hilke Plassmann.

Les chercheurs confirment leurs résultats et montrent ainsi pour la première fois que des différences interindividuelles dans la neuro-anatomie des régions dorso-latérale préfrontal (dlPFC) et ventro-medial préfrontal (vmPFC) jouent un rôle dans la capacité à prendre des décisions alimentaires saines. Ces résultats ouvrent des perspectives pour une meilleure évaluation et peut-être à termes pour le traitement de troubles alimentaires comme la boulimie ou l’anorexie mais aussi pour aider à lutter contre la progression de l’obésité.

Référence : Neuroanatomy of the vmPFC and dlPFC predicts individual differences in cognitive regulation during dietary self-control across regulation strategies. Liane Schmidt, Anita Tusche, Nicolas Manoharan, Cendri Hutcherson, Todd Hare, and Hilke Plassmann. The Journal of Neuroscience. June 2018

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Partenariat avec la Fédération des Clubs de la Défense https://icm-institute.org/fr/actualite/partenariat-federation-clubs-de-defense/ https://icm-institute.org/fr/actualite/partenariat-federation-clubs-de-defense/#respond Thu, 07 Jun 2018 08:03:14 +0000 Antoine Bonvoisin https://icm-institute.org/?post_type=actualite&p=13740 Les 2 et 3 juin 2018, la Fédération des Clubs de la Défense a organisé son championnat national de golf à Villacoublay et a accueilli le championnat de golf militaire En savoir plus ]]> Les 2 et 3 juin 2018, la Fédération des Clubs de la Défense a organisé son championnat national de golf à Villacoublay et a accueilli le championnat de golf militaire sous l’égide du Centre National des Sports de la Défense.

A cette occasion, Yves Glaz, Président de la Fédération des Clubs de la Défense et le Professeur Gérard Saillant, Président de l’ICM, ont signé une convention de partenariat afin de soutenir les actions de recherche de l’Institut du Cerveau et de la Moelle épinière.

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9ème remise de chèque de Sogno di Cavallino https://icm-institute.org/fr/actualite/9eme-remise-de-cheque-de-sogno-di-cavallino/ https://icm-institute.org/fr/actualite/9eme-remise-de-cheque-de-sogno-di-cavallino/#respond Mon, 04 Jun 2018 12:54:19 +0000 Antoine Bonvoisin https://icm-institute.org/?post_type=actualite&p=13736 Plusieurs fois dans l’année, et grâce à l’Association Sogno Di Cavallino, des courses automobiles permettent à des personnes en situation de handicap de vivre un En savoir plus ]]> Plusieurs fois dans l’année, et grâce à l’Association Sogno Di Cavallino, des courses automobiles permettent à des personnes en situation de handicap de vivre un moment magique et inoubliable : celui de réaliser des essais au volant de voitures de sport et de prestige.

Depuis 2009, l’association soutient activement l’ICM et la recherche médicale.

Mardi 16 mai 2018, les membres et des bénévoles de l’association Sogno Di Cavallino sont venus à l’ICM pour remettre un don de 9 000 euros collecté au cours de l’année 2017. Nous sommes très touchés par leur soutien fidèle depuis dix ans et tenions à les remercier très chaleureusement de la grande contribution que l’Association nous remet chaque année.

Nous félicitons également toutes les personnes qui travaillent à l’organisation de ce bel événement, qui grandit d’année en année et qui est toujours une réussite. Merci à tous !

Née de sa générosité et de son engouement pour les Ferrari, Patrice Arras a créé l’association Sogno Di Cavallino en 2004. Ce projet est né de la constatation que de nombreuses personnes handicapées étaient en déficit important d’émotion de joie intense et durable telles que les personnes valides peuvent en ressentir par exemple en pratiquant un sport ou en voyageant sans contrainte. Patrice Darras assigna donc à son Association l’objectif d’améliorer les conditions de vie des personnes handicapées, aussi bien au point de vue du corps que de l’esprit : car accompagner le handicap ne se résume pas à soigner le corps, mais aussi à soigner le moral qui est tout aussi important dans l’évolution de la maladie. Ce double objectif – soigner le corps et entretenir le moral – est atteint à travers les baptêmes au volant de bolides ouverts aux personnes valides ou handicapées.

L’année prochaine, Sogno di Cavallino célèbrera les 10 ans de soutien à l’ICM. A cette occasion, un événement particulier sera organisé. C’est avec grand plaisir que nous vous y retrouverons et avant, rendez-vous le dimanche 17 juin prochain pour l’édition 2018 de 10h à 18h à Arras pour vivre des sensations fortes.

 

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Maladie de Parkinson : Un nouveau mécanisme régulateur de l’inflammation https://icm-institute.org/fr/actualite/maladie-de-parkinson-nouveau-mecanisme-regulateur-de-linflammation/ https://icm-institute.org/fr/actualite/maladie-de-parkinson-nouveau-mecanisme-regulateur-de-linflammation/#respond Fri, 01 Jun 2018 14:19:31 +0000 Antoine Bonvoisin https://icm-institute.org/?post_type=actualite&p=13735 Une étude conduite par François Mouton-Liger et Olga Corti dans l’équipe d’Alexis Brice à l’ICM met en évidence un mécanisme impliqué dans la En savoir plus ]]> Une étude conduite par François Mouton-Liger et Olga Corti dans l’équipe d’Alexis Brice à l’ICM met en évidence un mécanisme impliqué dans la neuroinflammation dans des formes particulières de la maladie de Parkinson. Les résultats sont publiés dans la revue Glia.

Dans la maladie de Parkinson, deux mécanismes clés participent à la dégénérescence d’une population spécifique de neurones (les neurones dopaminergiques) dans une région du cerveau appelée substance noire. Le dysfonctionnement des mitochondries, l’équivalent de la centrale énergétique de la cellule, et la neuroinflammation, une activation du système immunitaire dans le cerveau.

Certaines formes de maladie de Parkinson ont pour origine des mutations dans les gènes PINK1 et PARK2, codant pour des protéines dont la fonction est de préserver la qualité des mitochondries. Le bon fonctionnement et la survie des neurones passent, entre autres, par la dégradation (ou mitophagie) et le remplacement des mitochondries défectueuses. Les protéines PINK1 et PARKIN sont impliquées dans ce processus.

Un ensemble de données de la littérature suggèrent l’implication de ces protéines dans des mécanismes de l’immunité innée. En revanche, les conséquences de leur dysfonctionnement sur le fonctionnement des cellules immunitaires, dans le cerveau et dans l’organisme en général, restent en grande partie à élucider.

Une étude conduite par le groupe d’Olga Corti a identifié une activation anormale d’un mécanisme inflammatoire spécifique, appelé inflammasome, dans le contexte de la mutation des gènes PINK1 et PARK2. L’inflammasome est un complexe de plusieurs protéines qui se forme en réponse à certains stimuli, provenant de l’extérieur comme des virus et des bactéries, ou de l’intérieur suite à la mort de cellules, par exemple. Il va conduire au déclenchement d’une réponse inflammatoire, un mécanisme naturel et protecteur en général, mais qui peut avoir des effets délétères sur la survie des cellules s’il n’est pas contrôlé et persiste de manière chronique.

Suite à cette première découverte, les chercheurs se sont penchés sur les causes de cette dérégulation de l’inflammasome. Ils mettent en évidence deux voies, qui en temps normal empêchent la suractivation de l’inflammasome et qui sont altérées dans les cellules déficientes en PINK1 et en PARKIN. La première voie qui concerne la dégradation des mitochondries ou mitophagie, était déjà connue pour réguler l’inflammasome. Les chercheurs apportent ici de nouveaux éléments faisant le lien entre la mitophagie, l’inflammation et les déficits en PINK1 et PARKIN.

La seconde voie concerne une protéine nommée A20 et connue pour être impliquée dans la régulation de la réponse inflammatoire. Pour la première fois, les chercheurs montrent que celle-ci est dérégulée dans le contexte d’un dysfonctionnement de la PARKIN.

« Nous souhaitons à présent identifier précisément les conséquences de cette activation anormale de l’inflammasome sur la survie des neurones dans la maladie. Il s’agit également de savoir si ces mécanismes jouent également un rôle dans les formes sporadiques, sans origine génétique établie, de la maladie de Parkinson. » Olga Corti et François Mouton-Liger.

Ces résultats apportent des éléments nouveaux concernant les mécanismes impliqués dans la neuroinflammation dans la maladie de Parkinson. Il existe différentes formes de la maladie de Parkinson avec des points d’entrée différents dans le processus pathologique. La dégénérescence des neurones serait la conséquence d’une association d’un ensemble de mécanismes. Ici, les chercheurs mettent en évidence un lien entre le dysfonctionnement d’un mécanisme essentiel au maintien de la qualité mitochondriale et la mise en place d’une réponse inflammatoire anormale. Pouvoir identifier au plus tôt, parmi les différentes formes de la maladie, les mécanismes impliqués de façon plus prédominante représente un enjeu important pour, à termes, concevoir des approches thérapeutiques personnalisées.

Référence : Parkin deficiency modulates NLRP3 inflammasome activation by attenuating an A20-dependent negative feedback loop. Mouton-Liger F, Rosazza T, Sepulveda-Diaz J, Ieang A, Hassoun SM, Claire E, Mangone G, Brice A, Michel PP, Corvol JC, Corti O. Glia. 2018 Apr 17.

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Sclérose en plaques : comment mesurer et prévenir la survenue du handicap ? https://icm-institute.org/fr/actualite/sclerose-plaques-mesurer-prevenir-survenue-handicap/ https://icm-institute.org/fr/actualite/sclerose-plaques-mesurer-prevenir-survenue-handicap/#respond Tue, 29 May 2018 15:17:14 +0000 Antoine Bonvoisin https://icm-institute.org/?post_type=actualite&p=13730 La sclérose en plaques (SEP) représente la 2ème cause de handicap acquis de l’adulte jeune après les accidents de la route. Aujourd’hui même si la SEP ne se En savoir plus ]]> La sclérose en plaques (SEP) représente la 2ème cause de handicap acquis de l’adulte jeune après les accidents de la route. Aujourd’hui même si la SEP ne se guérit pas, la prise en charge de la maladie a beaucoup progressé ces 15 dernières années avec la mise sur le marché de plus de 10 molécules thérapeutiques. A l’occasion de la journée mondiale contre la SEP ce mercredi 30 mai, l’ICM fait le point sur cette pathologie.

Néanmoins, ces traitements n’agissent que pour retarder la progression de la maladie et la survenue d’un handicap permanent. Le challenge des recherches médicales scientifiques menées aujourd’hui reste donc l’identification de traitements ciblés sur les mécanismes cérébraux impliqués et personnalisés.

La sclérose en plaques (SEP) est une maladie inflammatoire du système nerveux central (cerveau, moelle épinière et nerfs optiques) qui touche aujourd’hui près de 100.000 personnes en France. Environ 90% des patients présentent leur premier symptôme entre 25 et 35 ans, avec une proportion de femmes élevée soit 3 femmes pour un homme.

La SEP se caractérise par des lésions « les plaques » dans lesquelles la gaine protectrice des neurones « la myéline » est détruite entrainant une dégénérescence neuronale avec une perte de la communication entre le cerveau et les organes périphériques.

Les symptômes de la maladie sont très hétérogènes d’un patient à l’autre. De même la progression et le délai d’apparition du handicap irréversible varient en fonction de la capacité de chaque personne atteinte à « réparer » ses lésions cérébrales.

La transversalité des recherches, la clé de l’espoir

Dans ce contexte, les équipes de recherche de l’Institut du cerveau et de la moelle épinière (ICM) orientent leurs recherches selon 3 axes principaux, la prédiction précoce d’une évolution sévère de la maladie, la stimulation de la réparation de la myéline et la protection des neurones.

Chercheurs en biologie, en physiologie, médecins, ingénieurs, mathématiciens statisticiens unissent leur expertise et leur volonté pour trouver des thérapies innovantes, ciblées et personnalisées pour un jour guérir cette maladie.

Violetta ZUJOVIC (Equipe Dr NAIT-OUMESMAR) et Céline LOUAPRE (Equipe du Pr LUBETSKI) mènent conjointement un projet visant à modéliser l’évolution de la maladie grâce à une analyse statistique innovante de mesures cliniques, biologiques et d’imagerie.

Dans ce même but, la start-up Ad Scientiam (Saad ZINAÏ,Directeur médical) a lancé un dispositif digital permettant au patient de réaliser lui-même ses tests médicaux sur smartphone, à domicile de façon régulière, tests qui sont aujourd’hui réalisés par un neurologue à intervalles de temps très espacés. Une étude pilote est actuellement menée par le Dr Elisabeth MAILLARD (Equipe Pr LUBETZKI) au sein du centre d’investigation clinique (CIC) de l’ICM.

Comment favoriser la réparation de la myéline chez les patients présentant une faible capacité de régénération intrinsèque ? Benedetta BODINI et Bruno STANKOFF (Equipe du Pr LUBETSKI) ont pu montrer par IRM que les patients chez lesquels les lésions cérébrales étaient spontanément réparées présentaient un handicap irréversible moindre au cours de la maladie que les autres. Cette notion de bons et mauvais « remyélinisateurs » a également était identifiée par une étude biologique menée par Violetta ZUJOVIC (Equipe Dr NAIT-OUMESMAR) et isabelle REBEIX (Equipe Bertrand FONTAINE) portant sur les cellules immunitaires, les lymphocytes T de patients.

Enfin des travaux menés par l’équipe du Pr LUBETSKIet du Pr STANKOFF, pionniers dans le développement de la TEP (tomographie par émission de positons) appliquée à la sclérose en plaques permettent aujourd’hui de visualiser la dégénérescence neuronale au cours de l’évolution de la maladie, mécanisme qui échappe à la résolution de l’IRM.

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Des résultats encourageants pour les jeux vidéo thérapeutiques dans la maladie de Parkinson https://icm-institute.org/fr/actualite/resultats-encourageants-jeux-video-therapeutiques-maladie-de-parkinson/ https://icm-institute.org/fr/actualite/resultats-encourageants-jeux-video-therapeutiques-maladie-de-parkinson/#respond Tue, 22 May 2018 12:45:09 +0000 Antoine Bonvoisin https://icm-institute.org/?post_type=actualite&p=13721 Une étude pilote montre des résultats positifs à l’utilisation d’un jeu vidéo thérapeutique pour la rééducation des troubles de l’équilibre et de la marche En savoir plus ]]> Une étude pilote montre des résultats positifs à l’utilisation d’un jeu vidéo thérapeutique pour la rééducation des troubles de l’équilibre et de la marche dans la maladie de Parkinson. Le jeu en question, Toap Run, a été développé par le LabCom Brain e-Novation, collaboration entre le groupe Genious et les chercheurs de l’ICM.

Avec pour volonté la mise en place d’un partenariat entre l’ICM et le groupe GENIOUS, entreprise qui fabrique des jeux vidéo, le laboratoire commun Brain e-NOVATION, lauréat de l’appel d’offre ANR en 2013, a pour objectif de créer des “serious games” – jeux thérapeutiques – visant à rééduquer et à réhabiliter les patients qui souffrent de maladies neurologiques ou psychiatriques. L’idée du “jeu vidéo thérapeutique” vise à la fois à surmonter les difficultés rencontrées par les patients dans les rééducations plus conventionnelles et à remédier à leur démotivation possible face au côté répétitif et à la difficulté d’accéder au thérapeute en ville.

Le jeu thérapeutique “Toap Run” a été créé à l’attention des patients atteints de la maladie de Parkinson, avec des troubles de l’équilibre et de la marche. Dans ce jeu interactif, le patient est un petit animal qui doit récolter des pièces mises sur son chemin, tout en évitant les obstacles. Pour cela, il doit réaliser des mouvements qui concernent l’ensemble du corps et la motricité axiale en particulier, avec des mouvements latéraux, des mouvements du tronc…

« L’objectif de ce jeu est de renforcer les capacités d’équilibre et de locomotion des patients. C’est un complément du traitement quotidien médicamenteux et de la prise en charge de rééducation habituelle.»

Une étude pilote a réuni 10 patients souffrant de formes avancées de la maladie de Parkinson et souffrant de troubles de l’équilibre et de la marche non améliorés par les traitements. Les participants ont suivi 18 sessions de rééducation avec ce jeu thérapeutique sur une période de 6 à 9 semaines. Les auteurs de l’étude ont mesuré à la fois la faisabilité et l’acceptation de ce type de rééducation par les patients, et ses effets sur les symptômes au fil des séances et après l’arrêt de la rééducation.

Leurs résultats montrent une excellente adhésion des patients à la rééducation par le jeu vidéo thérapeutique. Tous sont allés au bout des 18 séances. A la fin de la rééducation, les patients avaient une amélioration significative des troubles de la marche, en particulier du freezing de la marche, et de leur équilibre avec une disparition des chutes. La longueur de leurs pas et la vitesse de marche avaient également augmenté. Trois mois après l’arrêt de la rééducation, tous les changements observés n’ont pas persistés, toutefois la longueur des pas et la vitesse de marche restaient augmentées, soulignant la nécessité de poursuivre cette rééducation au long cours.

« Ces premiers résultats sont très encourageants. Des essais cliniques de plus grande envergure sont encore nécessaires, mais cela nous conforte déjà dans l’idée d’inscrire ces jeux – qui se veulent complémentaires de la rééducation auprès des praticiens (thérapeutes ou kinésithérapeutes) – dans le parcours de soin. » Pr Marie-Laure Welter, neurologue, coordinatrice du LabCom Brain e-Novation.

Référence : The feasibility and positive effects of a customised videogame rehabilitation programme for freezing of gait and falls in Parkinson’s disease patients: a pilot study. Nuic D, Vinti M, Karachi C, Foulon P, Van Hamme A, Welter ML. J Neuroeng Rehabil. 2018 Apr 10

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L’AMC Issois, partenaire solidaire de l’ICM https://icm-institute.org/fr/actualite/lamc-issois-partenaire-solidaire-de-licm/ https://icm-institute.org/fr/actualite/lamc-issois-partenaire-solidaire-de-licm/#respond Tue, 22 May 2018 12:14:16 +0000 Antoine Bonvoisin https://icm-institute.org/?post_type=actualite&p=13716 L’ICM est partenaire de l’ICM-MX International, une course de motocross pour la recherche et l’espoir, qui aura lieu le 1er juillet 2018 au circuit d’Is-sur-Tille. En savoir plus ]]> L’ICM est partenaire de l’ICM-MX International, une course de motocross pour la recherche et l’espoir, qui aura lieu le 1er juillet 2018 au circuit d’Is-sur-Tille. Les meilleurs pilotes nationaux et internationaux seront présents !

Le motocross est un sport à haut risque. Les blessures graves et traumatismes au niveau du cerveau et de la moelle épinière occasionnés par les chutes sont parfois lourds de conséquence et même irrémédiables pour certaines. C‘est pour sensibiliser et alerter tous les acteurs de cette discipline sur ces risques, et essayer de contribuer à ce que la recherche avance que le président de l’AMC Issois Jacky Bonne et toute son équipe ont décidé de se rapprocher de l‘ICM.

Les lésions de la moelle épinière représentent un enjeu important de santé publique. Elles affectent considérablement la vie quotidienne et l’autonomie des individus. Aujourd’hui on ne sait ni réparer, ni soigner ces lésions. Avec l’objectif final de rétablir une motricité normale chez les patients handicapés, les équipes de l’ICM développent une approche globale de ces lésions. Parmi les axes de recherche développés, nos chercheurs souhaitent notamment comprendre les mécanismes fondamentaux de la formation de connexions nerveuses et ceux mis en jeu après une lésion. Ils explorent également différents aspects du contrôle et de l’apprentissage moteur, de l’initiation des mouvements et de la locomotion. Une des forces de l’ICM dans cette démarche est la recherche translationnelle, ce lien constant entre la recherche fondamentale et la clinique, qui permet une émulation mutuelle source de nouvelles idées, aux bénéfices des patients.

Réservez dès maintenant vos billets : http://icm-mx-international.com/

Gérard Saillant Président de l’ICM

« Je tiens à remercier chaleureusement l’AMC ISSOIS de s’associer pour la première fois à l’ICM pour l’ICM-MX international à laquelle nous sommes fiers de participer. Cet engagement à nos côtés est l’une de nos grandes forces. Cela permet de nous donner les moyens de nos ambitions. Les chercheurs vous en sont infiniment reconnaissants. L’ICM répond à un enjeu majeur du XXIe siècle : réparer les lésions d cerveau et de la moelle épinière. On sait désormais qu’une personne sur huit aura à souffrir d’une affection neurologique. Il s’agit là d’un problème de santé publique essentiel, d’autant plus crucial à l’heure où la durée de vie s’allonge et où la question du « bien vieillir » se pose avec de plus en plus d’importance. C’est notre volonté d’excellence qui doit faire de l’ICM un centre de référence mondiale afin de répondre au formidable défi que tous nous nous sommes fixés : prévenir, guérir et réparer les maladies et atteintes neurologiques, quelle qu’en soit leur origine » – Gérard Saillant, Président de l’ICM.

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Journée mondiale de la sclérose en plaques : comment mesurer et prévenir la survenue du handicap ? https://icm-institute.org/fr/actualite/journee-mondiale-de-sclerose-plaques-mesurer-prevenir-survenue-handicap/ https://icm-institute.org/fr/actualite/journee-mondiale-de-sclerose-plaques-mesurer-prevenir-survenue-handicap/#respond Fri, 18 May 2018 12:20:20 +0000 Antoine Bonvoisin https://icm-institute.org/?post_type=actualite&p=13710 A l’occasion de la journée mondiale de la sclérose en plaques le mercredi 30 mai prochain, l’Institut du Cerveau et de la moelle épinière-ICM revient sur les En savoir plus ]]> A l’occasion de la journée mondiale de la sclérose en plaques le mercredi 30 mai prochain, l’Institut du Cerveau et de la moelle épinière-ICM revient sur les différentes recherches menées par les experts et l’engagement d’une jeune femme atteinte par la maladie qui soutient l’Institut. Grâce à sa participation à la Course des Héros, événement sportif annuel et national. L’ensemble de ses dons seront collectés au profit de l’Institut.

La sclérose en plaques (SEP) est une maladie inflammatoire du système nerveux central (cerveau, moelle épinière et nerfs optiques). Elle se caractérise par une destruction progressive de la gaine de myéline entourant les neurones, qui est indispensable à leur protection et à la transmission de l’influx nerveux. Cette destruction entraine une dégénérescence neuronale entrainant une perte de la communication entre le cerveau et les organes périphériques et qui aboutit à des symptômes visuels, moteurs ou cognitifs.

Il existe aujourd’hui une dizaine de molécules thérapeutiques qui agissent sur les phases inflammatoires de la maladie « les poussées ». En revanche, Il n’y a pas encore de traitements qui stoppent l’évolution de la maladie.

Les symptômes de la maladie sont très hétérogènes d’un patient à l’autre. De même la progression et le délai d’apparition du handicap irréversible varient en fonction de la capacité de chaque personne atteinte à « réparer » ses lésions cérébrales.

Chercheurs en biologie et physiologie, médecins, ingénieurs, mathématiciens et statisticiens unissent leur expertise et leur volonté pour trouver des thérapies innovantes, ciblées et personnalisées pour guérir cette maladie.

Prédiction précoce de la maladie

Violetta ZUJOVIC (Equipe Dr NAIT-OUMESMAR) et Céline LOUAPRE (Equipe du Pr LUBETSKI) mènent conjointement un projet visant à modéliser l’évolution de la maladie grâce à une analyse statistique innovante de mesures cliniques, biologiques et d’imagerie.

Dans ce même but, la startup Ad Scientiam, incubée à l’ICM, a lancé un dispositif médical digital permettant au patient de réaliser lui-même ses tests médicaux sur smartphone, à domicile de façon régulière. Ces tests ont été réalisés par un neurologue à intervalles de temps très espacés. Une étude pilote est actuellement menée par le Dr Elisabeth MAILLARD (Equipe Pr LUBETZKI) au sein du centre d’investigation clinique (CIC) de l’ICM.

Réparer la myéline

Comment favoriser la réparation de la myéline, membrane isolante et conductrice de l’influx nerveux des axones, chez les patients présentant une faible capacité de régénération intrinsèque ? Benedetta BODINI et Bruno STANKOFF (Equipe du Pr LUBETSKI) ont pu montrer par IRM que les patients chez lesquels les lésions cérébrales « étaient » spontanément réparés présentaient un handicap irréversible moindre au cours de la maladie que les autres. Cette notion de bons et mauvais « remyélinisateurs » a également était identifiée par une étude biologique menée par Violetta ZUJOVIC et Isabelle REBEIX (Equipe Bertrand FONTAINE) portant sur les cellules immunitaires, les lymphocytes T de patients.

Protéger les neurones

Enfin des travaux menés par l’équipe du Pr LUBETSKI et du Pr STANKOFF, pionniers dans le développement de la TEP (tomographie par émission de positons) appliquée à la sclérose en plaques permettent aujourd’hui de visualiser la dégénérescence neuronale au cours de l’évolution de la maladie, mécanisme qui échappe à la résolution de l’IRM.

L’engagement sportif pour faire avancer la recherche à l’ICM

Anne-Claire Lenoir est touchée par la sclérose en plaques et soutient l’ICM depuis maintenant 2013. Elle participera pour la 5ème fois à la Course des héros à Paris le 17 juin prochain au Parc de Saint-Cloud.

Le principe de cette course est simple : le coureur choisit une association et collecte des fonds pour cette dernière. Il convient de collecter au moins 250€ pour pouvoir participer à la course. A partir de 500€ collectés on devient un « super héros ». Tout le monde peut courir, malade ou en parfaite santé, jeune ou moins jeune, coureur ou sédentaire, blond ou brun, et vous pouvez choisir la longueur du parcours : 2, 6 ou 10 km.

 

« L’esprit de cette course et pourquoi j’y participe : c’est l’esprit de solidarité. Pour moi le premier antidouleur c’est mon entourage. Alors si on peut soulager un peu les autres aussi autant essayer. » Anne-Claire Lenoir

 

Pour faire partie de l’équipe d’Anne-Claire Lenoir : http://www.alvarum.com/group/nanoutbarak2018

Pour soutenir son initiative : http://www.alvarum.com/anne-clairelenoir6

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De nouveaux éléments sur l’utilisation de la stimulation cérébrale profonde dans le syndrome Gilles de la Tourette https://icm-institute.org/fr/actualite/de-nouveaux-elements-lutilisation-de-stimulation-cerebrale-profonde-syndrome-gilles-de-tourette/ https://icm-institute.org/fr/actualite/de-nouveaux-elements-lutilisation-de-stimulation-cerebrale-profonde-syndrome-gilles-de-tourette/#respond Tue, 08 May 2018 09:00:47 +0000 icm wbmstr https://icm-institute.org/?post_type=actualite&p=13691 Une étude internationale, à laquelle ont collaboré plusieurs chercheurs et cliniciens de l’ICM, apporte des éléments positifs sur l’utilisation de la stimulation En savoir plus ]]> Une étude internationale, à laquelle ont collaboré plusieurs chercheurs et cliniciens de l’ICM, apporte des éléments positifs sur l’utilisation de la stimulation cérébrale profonde dans le traitement des symptômes du syndrome Gilles de la Tourette. Les résultats sont parus dans la revue JAMA Neurology.

Le syndrome Gilles de la Tourette est caractérisé par la combinaison de tics moteurs et vocaux souvent associés à des troubles du comportement. Des traitements médicamenteux permettent d’atténuer les symptômes dans certains cas mais il reste nécessaire de développer de nouvelles solutions thérapeutiques pour traiter cette maladie qui peut s’avérer très handicapante pour la vie sociale et quotidienne des patients. La stimulation cérébrale profonde (DBS), qui consiste à implanter un dispositif délivrant des stimulations électriques dans des régions très spécifiques du cerveau, représente un traitement prometteur.

De nombreuses questions restent cependant à élucider. Qui pourrait en bénéficier le plus ?  Y a-t-il des effets secondaires et des complications post-traitement ? La DBS a-t-elle un effet au-delà du traitement purement symptomatique ?

Les données sur la stimulation cérébrale profonde chez ces patients sont rares et difficiles à analyser. Pour tenter de surpasser cette difficulté, l’International Deep Brain Stimulation Database and Registry, une base de données internationale de la stimulation cérébrale profonde, a réuni les données obtenues dans plusieurs études menées dans le monde entier chez ces patients. Notamment les résultats d’une étude, publiée en 2017 par les chercheurs et médecins de l’APHP et de l’ICM, qui avaient montré un effet bénéfique de la stimulation de la partie antérieure du globus pallidus interne chez 16 patients atteints du syndrome Gilles de la Tourette et résistant aux traitements. Il s’agissait de la plus grande cohorte de patients opérés dans cette structure cérébrale avec une étude conduite dans 8 centres en France.

 

Dans la présente étude, les auteurs ont ainsi réuni les informations de 185 patients souffrants du syndrome de Gilles de la Tourette, n’étant pas améliorés par les traitements médicamenteux et ayant bénéficié de la DBS.

 

Un an après l’implantation du dispositif de stimulation cérébrale profonde, une nette amélioration des symptômes des patients est observée, avec une diminution de la sévérité des tics moteurs et vocaux de 45% (score au Yale Global Tic Severity Scale). La stimulation cérébrale profonde était bien tolérée avec des effets secondaires modérés rapportés dans environ 35% des cas, avec principalement des troubles de l’articulation de la parole (dysarthrie) et des sensations de picotements (paresthésie).

Ces résultats apportent des arguments supplémentaires pour l’utilisation de la stimulation cérébrale profonde dans le traitement de certains patients souffrants du syndrome de Gilles de la Tourette, tout en restant vigilant quant aux effets secondaires qu’elle pourrait entrainer. Le développement de la base de données et le suivi des patients sur de plus longues périodes permettront d’affiner l’utilisation de cette technique dans ce syndrome.

 

Source : Efficacy and Safety of Deep Brain Stimulation in Tourette syndrome: The International Tourette Syndrome Deep Brain Stimulation Public Database and Registry. Martinez-Ramirez D et al. JAMA Neurol. 2018 Mar 1

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Catégoriser le monde : une des clés se trouve dans le lobe temporal droit de notre cerveau https://icm-institute.org/fr/actualite/categoriser-monde-cles-se-trouve-lobe-temporal-droit-de-cerveau/ https://icm-institute.org/fr/actualite/categoriser-monde-cles-se-trouve-lobe-temporal-droit-de-cerveau/#respond Mon, 07 May 2018 15:02:07 +0000 icm wbmstr https://icm-institute.org/?post_type=actualite&p=13684 Une étude conduite par l’équipe de Richard Levy à l’ICM met en évidence une corrélation entre nos capacités de catégorisation et la structure d’une région En savoir plus ]]> Une étude conduite par l’équipe de Richard Levy à l’ICM met en évidence une corrélation entre nos capacités de catégorisation et la structure d’une région particulière de notre cerveau.

La catégorisation est une fonction de notre cerveau qui nous permet de regrouper nos connaissances sous formes de catégorie et de les organiser. Cette capacité est essentielle à de nombreuses autres fonctions cérébrales comme l’apprentissage, la formation d’une pensée abstraite ou encore notre capacité à raisonner.

Il existe schématiquement 3 types de catégorisation :

  • La catégorisation visuelle, selon des caractéristiques physiques. La forme ou la couleur d’un objet par exemple.
  • La catégorisation thématique, qui permet de regrouper des objets se retrouvant dans un même contexte, un pied et une chaussure ou un singe et une banane par exemple.
  • La catégorisation taxonomique qui regroupe des objets possédant des propriétés communes, comme les fruits ou les animaux.

Les catégories thématiques et taxonomiques peuvent se regrouper dans ce qu’on appelle la catégorisation sémantique, c’est-à-dire liée au sens.

L’évaluation des capacités de catégorisation chez les sujets sains donne des résultats très variables d’un individu à l’autre. Ces différences se retrouvent-elles dans le cerveau ?

Pour répondre à cette question, les chercheurs de l’ICM ont évalué les capacités de catégorisation de 50 sujets sains et ont analysé en parallèle la structure du cerveau des participants. La tâche consistait à présenter 3 images dont une encadrée aux sujets. L’objectif était d’associer l’image encadrée à l’une des deux restantes selon leur catégorie sémantique ou physique.

 

Figure 1 : Un exemple du test de catégorisation. Dans le cadre de gauche, l’orange encadrée peut être reliée au ballon qui a la même forme selon une catégorisation visuelle ou à la banane, un fruit également, selon la catégorisation sémantique.

 

Leurs résultats mettent en évidence une corrélation entre les performances au test et le volume de la région antérieure du lobe temporal droit du cerveau. Plus le volume de cette région était important plus les sujets étaient rapides dans la tâche de catégorisation. Plus précisément encore, ils montrent que le volume de la partie antérieure de la région précédemment identifiée est plutôt lié aux performances de catégorisation sémantique tandis que la partie postérieure est corrélée aux performances dans la catégorisation physique. Le développement vers l’avant de cette région pourrait donc être associé à une évolution vers plus de pensées abstraites.

 

 

Enfin, les chercheurs montrent que les connexions cérébrales passant par cette région temporale antérieure droite sont principalement des faisceaux fronto-temporaux, qui relient le lobe temporal et le lobe frontal, qui est d’ordinaire associé aux processus contrôlés comme la catégorisation.

« Ces résultats ouvrent des perspectives intéressantes sur la compréhension des bases cérébrales de la catégorisation, en particulier sur l’automatisation de la catégorisation. En effet, une grande partie de nos processus de catégorisation se font de manière automatique. Nous souhaitons à présent étudier comment cette automatisation se reflète au niveau de l’activité de notre cerveau. »

Béatrice Garcin, neurologue et chercheuse à l’ICM.

 

Source : Anterior Temporal Lobe Morphometry Predicts Categorization Ability. Garcin B, Urbanski M, Thiebaut de Schotten M, Levy R, Volle E. Front Hum Neurosci. 2018 Feb 7

 

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Le Groupe Crédit Mutuel Nord Europe remet un chèque de plus de 168 000€ à l’ICM https://icm-institute.org/fr/actualite/groupe-credit-mutuel-nord-europe-remet-cheque-de-plus-de-168-000e-a-licm/ https://icm-institute.org/fr/actualite/groupe-credit-mutuel-nord-europe-remet-cheque-de-plus-de-168-000e-a-licm/#respond Fri, 27 Apr 2018 13:41:53 +0000 Antoine Bonvoisin https://icm-institute.org/?post_type=actualite&p=13676 Le Groupe Crédit Mutuel Nord Europe, La Française et Euryale Asset Management s’engager pour la 3ème année consécutive auprès de l’ICM. Le succès de la SCPI à En savoir plus ]]> Le Groupe Crédit Mutuel Nord Europe, La Française et Euryale Asset Management s’engager pour la 3ème année consécutive auprès de l’ICM. Le succès de la SCPI à fonds de partage « Pierval Santé », renforcé par l’engagement volontaire renouvelé du CMNE et de La Française, permet de soutenir cette année encore et de manière très significative la recherche médicale.

C’est à l’occasion de son Assemblée Générale Fédérale et devant l’ensemble de ses administrateurs que le CMNE a choisi de remettre ce don, au profit de la recherche médicale. Le chèque de 168 266 € a été remis le 26 avril à l’ICM.

 

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3ème édition des MatchingDays : Rencontre entre neuroscientifiques et startups https://icm-institute.org/fr/actualite/3eme-edition-matchingdays-rencontre-entre-neuroscientifiques-startups/ https://icm-institute.org/fr/actualite/3eme-edition-matchingdays-rencontre-entre-neuroscientifiques-startups/#respond Thu, 26 Apr 2018 12:14:27 +0000 Antoine Bonvoisin https://icm-institute.org/?post_type=actualite&p=13669 Afin de développer la créativité de ses chercheurs et de favoriser les collaborations inédites, l’ICM organise les « MatchingDays ». Ces événements sont des En savoir plus ]]> Afin de développer la créativité de ses chercheurs et de favoriser les collaborations inédites, l’ICM organise les « MatchingDays ». Ces événements sont des journées de rencontres entre experts industriels, entrepreneurs et professionnels de la recherche, pour construire des thématiques d’intérêts communs en neuroscience. Ce format favorise la rencontre de plusieurs univers pour détecter des synergies et permettre le développement de nouvelles technologies médicales au service de la société.

« La valeur de ces rencontres a résidé dans l’ouverture d’esprit des chercheurs et ingénieurs qui ont permis l’éclosion de nouveaux projets innovants dans le cadre de cet espace de co-création. » Serge Kinkingnehun – Responsable du développement des technologies médicales à l’ICM.

Pour cette nouvelle édition, des startups du domaine de l’intelligence artificielle, de la vision et du cloud viennent à la rencontre de nos chercheurs et de nos entrepreneurs le mercredi 23 mai à l’ICM. Cette demi-journée s’articule entre des « fire pitch » de présentation, pour exposer les travaux de chacun des intervenants, associées à des séances de « speed-dating », pour échanger et trouver des projets communs pouvant aboutir à des collaborations ou des travaux d’expertises.

Le dernier MatchingDay s’est tenu jeudi 22 mars dernier avec les ingénieurs et startups de l’écosystème Microsoft venus rencontrer les chercheurs de l’ICM à Station F, le plus grand campus de startups au monde dont l’incubateur iPEPS-ICM est le premier partenaire santé. La directrice du département santé et sciences du vivant de Microsoft était également présente afin de rencontrer certaines de nos équipes de recherche et de découvrir les avancées de l’Institut dans le domaine de la neuro-informatique.

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Pierre Morel soutient l’ICM au Tour Auto 2018 https://icm-institute.org/fr/actualite/pierre-morel-soutient-licm-tour-auto-2018/ https://icm-institute.org/fr/actualite/pierre-morel-soutient-licm-tour-auto-2018/#respond Wed, 25 Apr 2018 14:53:06 +0000 Antoine Bonvoisin https://icm-institute.org/?post_type=actualite&p=13661 Pierre Morel, donateur de l’ICM, court pour l’ICM à l’occasion du Tour Auto 2018, à bord d’une Corvette. L’Institut le remercie pour son soutien !

La 27ème En savoir plus ]]> Pierre Morel, donateur de l’ICM, court pour l’ICM à l’occasion du Tour Auto 2018, à bord d’une Corvette. L’Institut le remercie pour son soutien !

La 27ème édition du Tour Auto Optic 2000 se déroule du 23 au 28 avril 2018. Les 230 concurrents se sont élancés du Grand Palais (Paris) en direction de Nice, via des étapes à Besançon, Megève, Avignon et Aix-en-Provence.

Pierre Morel soutient l’ICM et ses 28 équipes de recherche soit 700 chercheurs. Une campagne de collecte est organisée sur le site alvarum.

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L’ICM au sommet des Start-up https://icm-institute.org/fr/actualite/licm-sommet-start-up/ https://icm-institute.org/fr/actualite/licm-sommet-start-up/#respond Tue, 24 Apr 2018 08:35:03 +0000 Antoine Bonvoisin https://icm-institute.org/?post_type=actualite&p=13659 Quelle sera la médecine de demain ? Les machines auront-elles une conscience ? A quoi ressembleront les vêtements connectés ? Ce sont quelques-unes des questions En savoir plus ]]> Quelle sera la médecine de demain ? Les machines auront-elles une conscience ? A quoi ressembleront les vêtements connectés ? Ce sont quelques-unes des questions abordées par les acteurs de l’ICM au 3e Sommet des Start-up.

 

ALEXIS GENIN : Nos machines auront-elles une conscience ?

 

FRANÇOIS DE BERRY – La médecine dans 30 ans, ce sera comment ?

 

JULIEN ELRIC : Conseils d’un expert aux futurs startupeurs MedTech

 

SAMIR MEDJEBAR : Les vêtements connectés de demain

 

ALEXIS GENIN : Neurosciences, tous capables d’être entrepreneurs ?

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Maladie d’Alzheimer : les variations du système immunitaire dans le cerveau se reflètent sur la progression de la maladie https://icm-institute.org/fr/actualite/maladie-dalzheimer-variations-systeme-immunitaire-cerveau-se-refletent-progression-de-maladie/ https://icm-institute.org/fr/actualite/maladie-dalzheimer-variations-systeme-immunitaire-cerveau-se-refletent-progression-de-maladie/#respond Tue, 24 Apr 2018 08:26:20 +0000 Antoine Bonvoisin https://icm-institute.org/?post_type=actualite&p=13658 Les équipes du Centre Hospitalier Ste Anne, de l’Institut du Cerveau et de la Moelle épinière, du centre de Recherche St Antoine et de l’Université Paris Sud ont En savoir plus ]]> Les équipes du Centre Hospitalier Ste Anne, de l’Institut du Cerveau et de la Moelle épinière, du centre de Recherche St Antoine et de l’Université Paris Sud ont mis en évidence un lien entre la progression de la maladie d’Alzheimer et l’activation du système immunitaire du cerveau. Les résultats sont publiés dans la revue Brain.

La maladie d’Alzheimer est caractérisée par deux types de lésions : les lésions amyloïdes dues à des agrégats de peptides Aβ et les dégénérescences neurofibrillaires qui sont dues à l’accumulation dans les neurones de protéines Tau hyper-phosphorylée. Leur présence entraîne l’activation à long terme de la microglie, les cellules immunitaires du cerveau, associées à la production de molécules inflammatoires.

L’impact exact de cette activation chronique du système immunitaire sur l’évolution de la maladie reste encore mal compris, des effets bénéfiques et délétères de la microglie ayant été rapportés à différents stades de la maladie d’Alzheimer.

Une étude collaborative coordonnée par Marie Sarazin au Centre Hospitalier Ste Anne et impliquant l’équipe de Marie-Claude Potier, l’équipe de Bruno Dubois et le Centre d’acquisition et de traitement des images (CATI) à l’ICM, s’est intéressée au lien entre l’activation de la microglie et la progression des symptômes cliniques de la maladie d’Alzheimer dans le temps.

Les chercheurs ont suivi une cohorte de 58 patients atteints de la maladie d’Alzheimer, à des stades précoces et avancés, sur 2 ans. Ils ont mesuré l’activation de la microglie chez ces patients et ont évalué la progression de la maladie à intervalle régulier par des examens cliniques et neuropsychologiques.

Leurs résultats montrent que les patients qui présentaient initialement une activation plus importante de la microglie déclinaient moins vite. Les patients dont l’activation microgliale était la plus faible lors de l’examen initial sont aussi ceux qui l’ont vu croître le plus par la suite, associée à une évolution défavorable de la maladie. Ils suggèrent ainsi qu’une activation initiale élevée de la microglie serait associée à un meilleur pronostic de la maladie et l’effet délétère de l’inflammation à long terme sur la progression clinique de la maladie.

Dans leur ensemble, ces résultats proposent deux profils d’activation du système immunitaire cérébral distincts avec un impact différent sur la progression de la maladie :

  • Une activation initiale élevée de la microglie qui évolue peu, associée à une évolution plutôt lente des symptômes de la maladie.
  • Une activation initiale faible de la microglie mais qui évolue plus rapidement au cours du temps, associée à un déclin plus rapide.

Ces profils pourraient dépendre plutôt du patient que du stade de la maladie puisqu’ils ont tous deux été retrouvés chez des patients à différents stades la maladie. La mesure précoce de l’activation microgliale pourrait ainsi constituer un outil important pour adapter la prise en charge au profil de chaque patient et pour les inclure dans des essais cliniques.

Référence :  Distinct dynamic profiles of microglial activation are associated with progression of Alzheimer’s disease. Hamelin L, Lagarde J, Dorothée G, Potier MC, Corlier F, Kuhnast B, Caillé F, Dubois B, Fillon L, Chupin M, Bottlaender M, Sarazin M.
Brain. 2018 Mar 28.

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Une nouvelle voie du développement des axones : première étape vers la régénération après une lésion https://icm-institute.org/fr/actualite/nouvelle-voie-developpement-axones-premiere-etape-vers-regeneration-apres-lesion/ https://icm-institute.org/fr/actualite/nouvelle-voie-developpement-axones-premiere-etape-vers-regeneration-apres-lesion/#respond Thu, 19 Apr 2018 08:37:13 +0000 Antoine Bonvoisin https://icm-institute.org/?post_type=actualite&p=13633 Une étude conduite par Bassem Hassan, chef d’équipe à l’ICM, et réalisée avec le VIB Leuven, a permis d’identifier une nouvelle voie impliquée dans la En savoir plus ]]> Une étude conduite par Bassem Hassan, chef d’équipe à l’ICM, et réalisée avec le VIB Leuven, a permis d’identifier une nouvelle voie impliquée dans la croissance des axones au cours du développement et après une lésion chez la mouche du vinaigre. Les résultats sont publiés dans la revue Frontiers in Cellular Neuroscience.

Les lésions du système nerveux central comme les traumatismes de la moelle épinière ou la neurodégénérescence ont des conséquences à long terme et entrainent des handicaps plus ou moins sévères. La principale difficulté vient du fait que les connexions qui ont été rompues ne parviennent pas à se régénérer après le traumatisme. Comprendre les mécanismes fondamentaux du développement et de la croissance des axones, les prolongements des neurones qui permettent la transmission de l’influx nerveux, est un enjeu majeur et une première étape vers la restauration des fonctions perdues.

Une étude conduite par Bassem Hassan s’est penchée sur cette question en réalisant un criblage génétique chez la drosophile afin d’identifier les gènes impliqués dans la croissance des axones après une lésion. Le système nerveux central de la drosophile présente de nombreuses similitudes avec celui des mammifères dans tous ses aspects clés, morphologiques, génétiques et moléculaires. Il constitue donc un modèle puissant et pertinent pour étudier la régénération axonale.

Les chercheurs ont étudié plus de 300 gènes et ont réussi à en identifier 13 impliqués dans la croissance des axones des neurones du système nerveux central. Ils ont ensuite analysé l’effet de ces gènes chez la drosophile après une lésion du système nerveux central. Trois d’entre eux sont impliqués de façon importante comme régulateurs de la croissance axonale : Dscam1, Faf et JNK.

Pour comprendre le fonctionnement réel de ces régulateurs au niveau moléculaire et cellulaire, les scientifiques, conduits par Marta Koch, première auteure de l’étude, ont conduit des analyses supplémentaires. Ils mettent en évidence que les 3 gènes interagissaient au sein d’une nouvelle voie de signalisation de la croissance et de la régénération des axones. Dans celle-ci, Faf soutient la régénération des axones après une lésion via Dscam1 et la signalisation JNK.

Des données antérieures suggèrent que ce mécanisme est conservé chez les mammifères, ouvrant de nouvelles perspectives dans l’étude du développement et de la régénération des axones après une lésion.

Référence : A Fat-Facets-Dscam1-JNK Pathway Enhances Axonal Growth in Development and after Injury. Koch M, Nicolas M, Zschaetzsch M, de Geest N, Claeys A, Yan J, Morgan MJ, Erfurth ML, Holt M, Schmucker D, Hassan BA. Front Cell Neurosci. 2018 Feb 8

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Oui à la controverse scientifique, non à la polémique https://icm-institute.org/fr/actualite/oui-a-controverse-scientifique-non-a-polemique/ https://icm-institute.org/fr/actualite/oui-a-controverse-scientifique-non-a-polemique/#respond Thu, 19 Apr 2018 08:29:50 +0000 Antoine Bonvoisin https://icm-institute.org/?post_type=actualite&p=13631 Produisons-nous, oui ou non, des nouveaux neurones tout au long de notre vie ? Cette question est importante car la « neurogénèse », si elle persiste chez l’adulte, En savoir plus ]]> Produisons-nous, oui ou non, des nouveaux neurones tout au long de notre vie ? Cette question est importante car la « neurogénèse », si elle persiste chez l’adulte, pourrait être exploitée pour réparer le cerveau. Cette énigme fait l’objet de nombreuses recherches depuis deux décennies, mais le doute persiste. Un nouvel article, publié le 15 mars dans la revue Nature, est venu contredire de précédents résultats suggérant qu’il existe bel et bien une « fontaine de jouvence » dans notre cerveau. Alexandra Auffret, neuroscientifique, Directrice des affaires médicales et scientifiques de l’ICM, et Bassem Hassan, neuroscientifique, directeur de l’équipe Développement du cerveau, Institut du Cerveau et de la Moelle épinière (ICM), ont rédigé une tribune parue dansThe Conversation qui revient sur l’essence même de la Science et sa place dans l’espace public.

La science est le processus de génération de connaissance et la définition de faits objectifs. Bien que les faits scientifiques soient la chose que nous, humains, avons de plus proche de la vérité, il est essentiel de reconnaître qu’ils sont intrinsèquement et perpétuellement remis en cause. Même lorsqu’un fait a été démontré à de multiples reprises pendant des décennies, des doutes peuvent toujours exister autour de celui-ci.

La science dans son essence la plus profonde est à l’origine de doutes. Les connaissances scientifiques ne peuvent progresser que par le questionnement constant des paradigmes établis. Ces derniers sont soit prouvés encore et encore et deviennent donc des faits établis, ou alors ils évoluent et sont corrigés par de nouvelles preuves. Quoi qu’il en soit, le doute peut également prendre une forme plus destructrice. Il est donc crucial de distinguer deux mécanismes : la controverse et la polémique.

Controverse ou polémique ?

Une controverse est un processus fondamentalement sain qui conduit à l’explication scientifique des choses. Imaginez deux groupes de scientifiques débattant, discutant, échangeant des informations sur des interprétations contradictoires d’une série d’observations.

L’objectif principal de ce débat est ici d’obtenir un consensus, un accord. La controverse ne peut être réglée que par de nouvelles expériences et donc de données, qui alimentent d’autres discussions et ainsi de suite. La controverse se conclut car des preuves soutiennent de manière écrasante une interprétation scientifique en particulier. Le processus de réflexion critique est essentiel en science et la controverse scientifique est indispensable pour atteindre un consensus sur de nouveaux concepts. Elle peut également conduire à l’émergence de nouveaux champs de recherche. Il s’agit là d’un cercle vertueux de débat et de découvertes.

Une polémique, en revanche, est un processus destructeur qui n’aboutit qu’à une impasse. Il faut là imaginer un débat où la vision scientifique des choses est incroyablement restreinte et où le moteur du désaccord est l’idéologie ou les intérêts économiques et non les faits scientifiques. Ce processus créé également du doute, mais celui-ci est utilisé dans le but de discréditer le consensus scientifique.

En effet, une polémique naît souvent de la déformation idéologique d’un débat ou d’une controverse scientifique, à desseins politiques ou économiques. Le processus d’une polémique implique souvent de discréditer les scientifiques, affirmer qu’ils ont des conflits d’intérêts et créer une guerre d’information hypermédiatisée. Ceux qui sont à la poursuite de telles polémiques habillent souvent leurs discours d’un verbiage scientifique pour donner une légitimité superficielle à leur propagande pseudoscientifique. Par comparaison à une controverse, l’objectif principal d’une polémique est d’être le terreau de l’obscurantisme. Les doutes ne conduisent pas qu’à la curiosité scientifique mais aussi à la peur. Nous sommes témoins ici d’un cercle vicieux freinant le progrès et une action publique rationnelle.

Science, média et politiques publiques

Pour que la science soit un outil plus efficace de bien-être social, au moins dans une démocratie, il est important que les décideurs et le public dans son ensemble soient correctement informés et capables de faire la différence entre fait scientifique et fiction, entre controverse et polémique.

Pour informer les personnes responsables de définir les politiques publiques, le lobbying est un élément clé. Bien qu’il soit régulièrement associé à des polémiques et perçu comme une tentative de puissants pour manipuler la démocratie par la désinformation scientifique, ce n’est pas exact. Le lobbying est une série d’actions d’influence pour défendre un intérêt particulier. Il peut donc être motivé par des objectifs positifs et la vérité scientifique, comme dans le cas des énergies renouvelables ou de la vaccination des enfants par exemple.

Au-delà d’informer les décideurs, il est primordial que le public soit scientifiquement averti et bien informé. Grâce aux médias et la digitalisation massive, le public a accès à une quantité extraordinaire d’informations et de connaissances. Cependant, ce tsunami d’informations n’est pas suffisamment accompagné des outils analytiques qui permettraient au grand public de discerner les faits et de la fiction.

Parce que la méthode scientifique paraît mystérieuse, détachée de la vie quotidienne, complexe et nuancée, le public n’a souvent pas accès aux raisons qui distinguent certaines affirmations soutenues par la recherche scientifique, d’autres qui ne le sont pas. On peut citer la vaccination, le changement climatique, la soi-disant crise des migrants en Europe comme des exemples patents de débats alimentés par des non-vérités brandies telles des épouvantails plutôt que par des faits scientifiques. Il est crucial que les médias s’efforcent de fournir au public de tels outils pour permettre aux individus et aux communautés de prendre des décisions éclairées, qui pourraient en retour affecter leur vie et leurs moyens d’existence.

Le scientifique au micro

Quels sont les aspects positifs du fait que les scientifiques s’impliquent directement dans le débat public ? De toute évidence, les scientifiques travaillant dans un domaine particulier sont les principaux experts sur le sujet. Dans ce sens, ils sont les mieux placés pour donner une opinion solide basée sur des preuves objectives.

Même lorsqu’un sujet est sensible et que le débat autour de celui-ci est enflammé, l’avis scientifique peut souvent être le meilleur moyen de construire un consensus. L’expertise et la connaissance ont également une tendance naturelle à tempérer le débat. Les scientifiques diront souvent « Nous avons observé ceci… mais des données supplémentaires sont encore nécessaires pour confirmer ces observations ».

À l’inverse, les médias auront tendance à évoquer la découverte scientifique en des termes plus tranchés et imposants. Il y a donc au moins 3 avantages principaux à l’implication des scientifiques dans le débat public. Le premier est de s’assurer de la présentation mesurée et nuancée des découvertes. La seconde, qui peut paraître paradoxale, est d’expliquer la nature souvent controversée des nouveaux résultats. La troisième est de communiquer clairement sur la complexité du processus d’une découverte scientifique.

Après tous les avantages susmentionnés, quelles sont, alors les désavantages ? Nous en distinguons au moins 3. D’abord, les scientifiques sont par définition spécialistes d’un aspect très spécifique de leur domaine. Si l’expertise scientifique est un avantage évident, le danger existe qu’un scientifique soit tenté ou poussé à donner son opinion au-delà de son champ d’expertise.

Une seconde préoccupation, inévitable, est que les scientifiques sont également des êtres humains. Avec leur biais personnels et, plus rarement, des positions idéologiques affirmées, ils pourraient participer, volontairement ou involontairement, à la naissance d’une polémique.

Enfin, il existe une différence entre connaître beaucoup de choses sur un sujet et être capable de communiquer efficacement ces connaissances à un public plus large. Tous les scientifiques ne sont pas de bons communicants, ce qui peut conduire à plus de confusion que de clarté. Cela peut aussi conduire les scientifiques à arrêter de communiquer auprès du public. Dans ce contexte, mettre en place des outils de formation en communication pourrait encourager les scientifiques à intervenir plus activement auprès du public.

Une vision plus large d’une question scientifique, en particulier si elle suscite d’autres questionnements, d’ordre éthique par exemple, nécessite le point de vue de plusieurs experts. S’assurer que différents experts sont consultés, quelle que soit la question, peut répondre à ces inquiétudes. Ce processus est essentiel pour mettre sur la table suffisamment d’informations pour que le public puisse se forger sa propre opinion éclairée, et ainsi participer positivement à la vie publique.

Un corrélat important de l’implication des scientifiques dans le débat public est l’exemple des politiciens possédant une formation scientifique. Il existe plusieurs exemples de politiciens titulaires d’un diplôme scientifique, dont le doctorat, et même pour certains une carrière scientifique derrière eux. L’aspect positif que cela suggère est que la science est reconnue comme une valeur positive dans la société. Un autre point positif est que ces politiques pourraient avoir une plus grande capacité, due à leur formation, à faire la distinction entre des conclusions basées sur des preuves et de la pseudoscience.

Il ne faut cependant pas oublier l’impact négatif que cela peut avoir. La science évolue relativement vite et ces politiques n’exercent plus en tant que scientifiques. Leurs priorités et impératifs ont changé avec leur carrière politique. Ces éléments auront des conséquences sur leurs conclusions, qui interféreront avec les conclusions de la communauté scientifique aux yeux du public. Il est essentiel que les politiciens de formation scientifique évitent d’utiliser leurs diplômes pour avancer des positions politiques comme s’il s’agissait de conclusions scientifiques. De toute évidence, une décision politique ne peut être prise uniquement sur des bases scientifiques et des informations partielles. En revanche, plus le public comprend ce qu’est le consensus scientifique, pourquoi il en est ainsi et où la controverse peut encore résider, plus la société pourra éviter la polémique.

Placer le scientifique au cœur du débat public et du relais médiatique de l’information mettra inévitablement en avant le profil et le prestige de certains scientifiques adeptes de la communication. Comme dit plus haut, les scientifiques sont aussi des êtres humains et ne sont donc pas à l’abri des pièges de l’excès de médiatisation, aux dépens de la science elle-même. Il est crucial de garder à l’esprit que ce n’est pas le prestige du scientifique qui est important, mais plutôt de mettre l’esprit scientifique et les informations basées sur des preuves aux cœurs du débat public, des médias, et – chose la plus importante- de l’éducation. C’est primordial.

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Neurallys, lauréate du top 100 des startups où investir https://icm-institute.org/fr/actualite/neurallys-laureate-top-100-startups-investir/ https://icm-institute.org/fr/actualite/neurallys-laureate-top-100-startups-investir/#respond Mon, 16 Apr 2018 11:54:26 +0000 Antoine Bonvoisin https://icm-institute.org/?post_type=actualite&p=13621 Neurallys, startup hébergée au sein de l’incubateur iPEPS de l’Institut du Cerveau et de la Moelle épinière (ICM), fait partie des 5 lauréats des « 100 startups En savoir plus ]]> Neurallys, startup hébergée au sein de l’incubateur iPEPS de l’Institut du Cerveau et de la Moelle épinière (ICM), fait partie des 5 lauréats des « 100 startups ou investir » dans la catégorie biotech et santé, organisé par le magazine Challenges.

Philippe Auvray, CEO de Neurallys, participait mercredi 11 Avril au Sommet des Startups, organisé par Challenges, pour présenter son projet devant un panel d’experts en santé. La startup a été sélectionné par le jury comme l’une des 100 startups ou investir dans la catégorie biotech et santé.

Neurallys développe un dispositif médical permettant de mieux traiter l’hydrocéphalie, une pathologie peu connue et pourtant très répandue. Cette affection concerne 100.000 à 150.000 personnes en France. Si elle n’est pas traitée, elle peut être fatale. Le traitement de référence consiste à implanter une valve dans le crâne, pour permettre l’écoulement de l’eau qui s’accumule de façon anormale et augmente la pression dans la boîte crânienne.

Bénéficiant de l’accompagnement de l’incubateur iPEPS de l’Institut du Cerveau et de la Moelle épinière (ICM) qui lui donne accès à plus de 700 chercheurs et cliniciens ainsi qu’un accès privilégié au sein de l’hôpital de la Pitié Salpêtrière, Neurallys a développé un dispositif connecté mesurant en continu la pression de la boîte crânienne. Connecté au smartphone du patient, l’implant –posé en même temps que la valve– permet à la fois de rassurer ou d’alerter le patient en cas de problème mais aussi d’aider le chirurgien à poser un diagnostic.

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Une nouvelle campagne sur la maladie de Parkinson https://icm-institute.org/fr/actualite/nouvelle-campagne-maladie-de-parkinson/ https://icm-institute.org/fr/actualite/nouvelle-campagne-maladie-de-parkinson/#respond Wed, 11 Apr 2018 09:00:38 +0000 Antoine Bonvoisin https://icm-institute.org/?post_type=actualite&p=13610 Une campagne publicitaire émotionnelle en immersion totale : « Seules nos émotions devraient nous faire trembler ».

A l’occasion de la Journée Mondiale de la En savoir plus ]]> Une campagne publicitaire émotionnelle en immersion totale : « Seules nos émotions devraient nous faire trembler ».

A l’occasion de la Journée Mondiale de la Maladie de Parkinson, l’Institut du Cerveau et de la Moelle épinière lance un nouveau film publicitaire pour sensibiliser le public et faire un appel aux dons.

 

 

Tout en s’articulant autour d’un film publicitaire diffusé à la télévision et sur les réseaux sociaux, la campagne intègre une version mobile du film utilisant une technologie inédite 100% mobile : la technologie haptique.

Elle permet le déclenchement du vibreur des Smartphones afin de recréer les tremblements de la maladie de Parkinson lors du visionnage du film.

L’utilisation du mobile permet d’interpeller le plus grand nombre et de faire vivre une nouvelle expérience, immersive et émotionnellement puissante grâce à cette technologie.

 

 

Le film nous fait traverser la vie de Tom, de son enfance à sa vieillesse.

Aux moments les plus forts de sa vie, les décharges d’émotions qu’il vit le font trembler. Lorsqu’il est plus âgé et que les symptômes de la maladie apparaissent, son tremblement, n’est cette fois plus dû aux émotions mais à la Maladie de Parkinson elle-même et ne s’arrête plus.

La force du film est de créer une réelle « secousse » chez le spectateur en associant les tremblements de Tom aux tremblements du vibreur de son Smartphone.

Le double objectif de cette nouvelle campagne est de communiquer auprès de toutes les générations, et de pouvoir mobiliser un public plus jeune en viralisant la campagne grâce à cette technologie mobile.

Et parce que seules nos émotions devraient nous faire trembler, chacun aura le choix de faire stopper les tremblements en faisant un don à l’ICM pour soutenir la recherche et de donner les moyens à l’institut de vaincre la Maladie de Parkinson.

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L’ICM partenaire du 3ème Sommet des start-up https://icm-institute.org/fr/actualite/licm-partenaire-3eme-sommet-start-up/ https://icm-institute.org/fr/actualite/licm-partenaire-3eme-sommet-start-up/#respond Wed, 11 Apr 2018 08:56:29 +0000 Antoine Bonvoisin https://icm-institute.org/?post_type=actualite&p=13608 L’ICM est partenaire du 3ème Sommet des start-up qui se tient ce mercredi 11 avril au Palais Brongniart.

A cette occasion, Alexis Génin, Directeur des applications de En savoir plus ]]> L’ICM est partenaire du 3ème Sommet des start-up qui se tient ce mercredi 11 avril au Palais Brongniart.

A cette occasion, Alexis Génin, Directeur des applications de la recherche, à la tête de l’iPeps-ICM, premier incubateur européen entièrement dédié aux maladies du système nerveux, interviendra à 9h30 aux côtés de Guillaume Leroy, Président de Sanofi France. Au centre de leur intervention : les recherches en neurosciences, domaines les plus porteurs pour les startups, nouveaux médicaments et exploitation des Big Data.

A partir de 14h, les meilleurs des « 100 start-up à financer » présentent leur business-plan devant deux témoins. Julien Elric, responsable des programmes d’incubation de l’ICM et du partenariat sur la santé digitale avec Station F, fera partie de ce panel d’experts pour sélectionner les meilleures startups dans le domaine de la santé. Il accompagne aujourd’hui 22 startups dans le secteur des neurosciences et participe à la création de nouveaux projets innovants issus de la recherche de l’ICM. En tant qu’expert, il sera jury aux côtés de Rafaèle Tordjman, fondatrice et Présidente de l’Association WITH.

Les sociétés lauréates bénéficieront d’un accompagnement stratégique et juridique pendant toute l’année 2018.

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