Institut du Cerveau et de la Moelle Epinière https://icm-institute.org Mon, 30 Oct 2017 09:59:18 +0000 https://wordpress.org/?v=4.8.2 hourly 1 https://wordpress.org/?v=4.8.2 Journée mondiale contre les Accidents Vasculaires Cérébraux https://icm-institute.org/fr/actualite/journee-mondiale-contre-accidents-vasculaires-cerebraux/ https://icm-institute.org/fr/actualite/journee-mondiale-contre-accidents-vasculaires-cerebraux/#respond Wed, 25 Oct 2017 08:47:58 +0000 Antoine Bonvoisin https://icm-institute.org/?post_type=actualite&p=12756 Les accidents vasculaires cérébraux ou AVC sont la 1ère cause de handicap moteur acquis chez l’adulte. 130 000 cas sont enregistrés chaque année en France. Quels En savoir plus ]]> Les accidents vasculaires cérébraux ou AVC sont la 1ère cause de handicap moteur acquis chez l’adulte. 130 000 cas sont enregistrés chaque année en France. Quels sont les signes de l’AVC ? Comment sont-ils pris en charge ? Quels sont les espoirs pour une meilleure récupération des patients ? Entretien avec le Dr Charlotte Rosso, neurologue spécialiste des AVC à la Pitié-Salpêtrière et chercheuse à l’ICM, à l’occasion de la Journée mondiale contre les AVC du 29 octobre.

Quels sont les signes d’un AVC et que faire en cas d’AVC ?

L’accident vasculaire cérébral est une pathologie neurologique dont les symptômes apparaissent d’une minute à l’autre. Ils peuvent être très variés : un déficit moteur, la bouche qui dévie, le bras qui ne se lève pas bien, des chutes, des difficultés à s’exprimer, des troubles visuels ou encore de l’engourdissement d’un membre. Ils sont souvent latéralisés c’est à dire qu’ils apparaissent uniquement d’un côté du corps.

Si une personne présente un symptôme brutal, elle, ou un proche, doit appeler immédiatement le SAMU ou les pompiers. Dans tous les cas, une équipe d’urgence emmène le patient dans une structure spécialisée appelée Unité de Neuro-vasculaire.

Comment sont pris en charge les patients victimes d’un AVC ?

La prise en charge dépend du type d’AVC qu’il faut donc identifier au préalable. Dans 80% des cas, l’AVC est dû à une artère du cerveau qui se bouche, on parle d’infarctus cérébral. Dans 20% des cas, l’AVC est dû à la rupture d’un vaisseau dans le cerveau, on parle alors d’hémorragie cérébrale. Actuellement il n’y a pas de traitement pour l’hémorragie cérébrale, mais nous pouvons stopper sa progression.

En revanche en ce qui concerne l’infarctus cérébral, il existe des traitements très efficaces qui consistent à déboucher l’artère obstruée. Ils doivent être donnés très précocement, au maximum 4h30 après l’apparition des symptômes, d’où l’importance de les reconnaître et d’agir au plus vite.

Le premier traitement est la thrombolyse : un médicament donné par voie intraveineuse qui agit comme un super anticoagulant et débouche l’artère. Plus ce traitement est administré rapidement, meilleure est la récupération des patients.

Depuis 1 an et demi, nous avons à notre disposition un autre moyen d’action très efficace, la thrombectomie. Elle consiste à attraper le caillot grâce à un cathéter inséré dans l’artère fémorale du patient et qui remonte jusqu’aux artères du cerveau. Cette technique constitue un changement important dans la prise en charge des AVC mais elle nécessite un plateau technique conséquent pour être mise en œuvre. Afin de la rendre accessible au plus grand nombre, l’organisation des unités neuro-vasculaire est en cours de restructuration.

Que se passe-t-il si le patient n’est pas pris en charge à temps ?

Les cellules du cerveau qui étaient vascularisées par l’artère bouchée vont mourir. Les symptômes peuvent s’aggraver ou se stabiliser. En débouchant l’artère il est possible de sauver certaines cellules qui vont progressivement regagner leurs fonctions.

Un patient risque de présenter des dommages cérébraux irréversibles et donc des déficits irrécupérables. Cependant une récupération partielle est possible grâce à la plasticité du cerveau. C’est le début d’autres processus qui vont se mettre en place.

Comment se fait la prise en charge du patient après l’AVC ?

La rééducation est prise en charge par des spécialistes en fonction des déficits et des symptômes restants. Dans le cas de troubles moteurs par exemple, le patient sera pris en charge par des kinésithérapeutes et ergothérapeutes. Plus le patient est assidu, meilleure est sa récupération. De nouvelles stratégies, les jeux thérapeutiques ou « serious games », ou les robots peuvent être associés à la rééducation pour améliorer la récupération.

Quels sont les espoirs pour améliorer la récupération après un AVC ?

La stimulation magnétique transcrânienne représente un espoir important, il s’agit de stimuler les cellules du cerveau via un champ magnétique. Son but est de reconfigurer le cerveau pour améliorer les effets de la rééducation et la mise en place de nouvelles connexions. Son efficacité a été démontrée chez certains patients, cependant les bienfaits observés sont temporaires. Cette technique doit donc être optimisée, plusieurs essais cliniques sont en cours, notamment pour traiter les troubles de la motricité, du langage (aphasie) et l’héminégligence.

Un second espoir est celui des cellules souches. Un essai européen, coordonné par un centre français à Grenoble et auquel nous participons ici à la Pitié-Salpêtrière, va tester l’injection de cellules souches en phase aigüe, c’est-à-dire quelques jours après l’AVC. L’objectif de cette injection est de favoriser la fabrication de nouveaux neurones à l’endroit où ils ont été détruits. Cet essai précurseur est très prometteur et suscite beaucoup d’espoir pour les patients.

Quels sont les facteurs de risque de l’AVC ?

Il existe plusieurs facteurs de risque, l’hypertension artérielle, l’hypercholestérolémie, le tabagisme, le diabète, la sédentarité et les antécédents familiaux avec des événements vasculaires ou cardiaques avant 50 ans.

Dans le cas particuliers des hémorragies cérébrales, le principal facteur de risque est l’hypertension artérielle. La prévention primaire consiste donc à dépister les patients hypertendus et à les traiter.

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Journée européenne de la dépression: entretien avec le Pr Philippe Fossati https://icm-institute.org/fr/actualite/journee-europeenne-de-depression-entretien-pr-philippe-fossati/ https://icm-institute.org/fr/actualite/journee-europeenne-de-depression-entretien-pr-philippe-fossati/#respond Wed, 25 Oct 2017 08:27:45 +0000 Antoine Bonvoisin https://icm-institute.org/?post_type=actualite&p=12754 Le Pr Philippe Fossati est psychiatre et spécialiste des troubles de l’humeur à la Pitié-Salpêtrière et chef d’équipe à l’ICM. 10 à 15% de la population sera En savoir plus ]]> Le Pr Philippe Fossati est psychiatre et spécialiste des troubles de l’humeur à la Pitié-Salpêtrière et chef d’équipe à l’ICM. 10 à 15% de la population sera touchée par la dépression au cours de sa vie. Une pathologie très fréquente et pourtant mal connue, ou plutôt méconnue, car de nombreux préjugés et idées reçues circulent à son sujet.

Comment définit-on la dépression ?

Le terme « dépression » est peu galvaudé, on dit souvent « je suis déprimé », mais c’est un vrai problème de santé. La dépression est une pathologie psychiatrique extrêmement fréquente puisqu’elle peut toucher 10-15% de la population, avec un ratio de 2 femmes pour 1 homme.

Elle se définit par deux aspects, un certain nombre de symptômes mais également leur durée qui doit être d’au moins 15 jours avec un retentissement lié à ceux-ci, c’est-à-dire qu’ils empêchent une personne de fonctionner normalement, d’être efficace dans son travail, dans ses relations sociales par exemple.

Quels sont les symptômes de la dépression ?

Les symptômes sont extrêmement variés. Ils sont régulièrement redéfinis dans les ouvrages de référence en psychiatrie. Parmi eux, une tristesse excessive, à la fois dans sa durée et dans son intensité mais également dans son adaptation au contexte. Être triste ou malheureux après le décès d’un proche est tout à fait normal, mais si la tristesse dure trop longtemps, est trop intense ou se déclare sans raison, elle est considérée comme pathologique.

La perte d’intérêt, ou de plaisir, sont également des symptômes fréquents. Les personnes perdent l’envie et la motivation de réaliser des activités qu’elles aimaient faire auparavant. Il peut aussi y avoir toute une série de symptômes physiques comme de la fatigue, un ralentissement moteur, des troubles du sommeil avec des éveils dans la nuit ou très tôt le matin et une incapacité à se rendormir, ou encore des troubles cognitifs, des difficultés à se concentrer ou à prendre des décisions. La rumination est aussi une caractéristique importante, les personnes pensent sans cesse à leurs problèmes ou aux conséquences de leurs problèmes. La « psychologie dépressive » se caractérise par une tendance à se dévaloriser, un sentiment d’inutilité ou d’inefficacité, d’être gênant pour les autres, qui peut aboutir à des idées noires ou suicidaires.

Les symptômes de la dépression sont très divers, par conséquent il existe donc de nombreuses formes de dépression. Ainsi en consultation, nous pouvons rencontrer des patients très différents, certains très anxieux ou agités par exemple et d’autres plus ralentis, dans les deux cas ils souffrent de dépression.

Il y a beaucoup de préjugés autour de cette maladie, ce n’est pas toujours facile de prendre la décision d’aller consulter…

Dans la majorité des cas, elle se développe progressivement, de façon insidieuse. Les personnes commencent à se sentir un peu fatiguées, moins motivées, ont moins d’interactions sociales… Elles ont souvent tendance à justifier leurs symptômes, leurs soucis professionnels ou familiaux par exemple. Mais dans la plupart des cas, les soucis qu’elles décrivent sont la conséquence et non la cause de leur dépression. Si vous êtes irritable, vous vous disputerez plus souvent avec vos collègues de travail ou vos proches. Si vous êtes un peu ralenti vous serez moins efficace au travail, si vous vous sentez dévalorisé, vos interactions sociales auront tendance à diminuer…

Pour un premier épisode dépressif, la consultation est souvent tardive, parfois 2 ou 3 mois après le début des symptômes. Les gens attendent souvent qu’il y ait un retentissement réél, dans la vie, au travail, dans leurs relations sociales, une complication comme une tentative de suicide… ou que l’entourage le remarque.

Comment la dépression est-elle prise en charge et traitée ?

Elle peut être prise en charge par un médecin généraliste ou par un psychiatre. Beaucoup de médecins généralistes gèrent la dépression au quotidien et nous sommes d’ailleurs en train de mettre en place un programme d’aide à distance en psychiatrie pour les médecins généralistes.

Une fois le diagnostic posé, et la vérification qu’il n’y a pas d’autres pathologies sous-jacentes dont la dépression pourrait être le symptôme, plusieurs choix de traitements s’offrent à nous.

  • Les traitements chimiques, c’est-à-dire les médicaments antidépresseurs, sont très efficaces chez certains patients mais mettent plusieurs semaines à agir.
  • Les traitements physiques à base de stimulations cérébrales, c’est un domaine en pleine expansion. L’idée est d’agir sur certains réseaux cérébraux qui peuvent être déréglés dans la dépression pour les recalibrer. Différentes techniques sont utilisées, la stimulation magnétique transcrânienne, une technique non invasive qui va modifier l’activité cérébrale, ou les électrochocs, un peu plus invasifs mais très efficaces dans les cas sévères et encore couramment utilisés, et surtout très éloignés de l’imaginaire collectif qui existe à leur sujet. Certaines techniques plus invasives sont réservées aux cas les plus graves. La stimulation du nerf vague, une sorte de « pacemaker » pour le cerveau ou la stimulation cérébrale profonde avec la pose d’électrodes au niveau du cerveau pour stimuler spécifiquement certaines zones.
  • Les traitements psychologiques avec les psychothérapies, les thérapies comportementales ou encore la méditation, très intéressante dans la prévention des récidives.

Quelles sont les espoirs dans le traitement de la dépression ?

La plupart des personnes sont diagnostiquées au cours d’un entretien. Il n’existe pour le moment aucun marqueur franc comme dans certaines pathologies neurologiques. Nous ne pouvons pas mesurer la quantité de dépression dans le sang ! Un des challenges est d’identifier des biomarqueurs, pour diagnostiquer la dépression mais surtout pour suivre son évolution.

Le délai d’action des traitements est un autre problème majeur, 4 à 6 semaines pour un médicament antidépresseur classique et plusieurs mois pour que le patient se stabilise. En effet, au-delà du traitement, les personnes ont aussi besoin de temps pour intégrer cette expérience, ce rapport à soi qui a changé et qu’il faut restaurer. Un des espoirs récents réside dans un produit utilisé en anesthésie, la kétamine, qui agit sur certains systèmes cérébraux. Il permet de guérir une dépression en quelques heures, du jamais vu ! Hélas son effet ne dure pas mais c’est une piste très intéressante.

Enfin, il existe de nombreux médicaments et tous les traitements ne sont pas adaptés à tous les patients. A cause des délais d’action, nous devons attendre deux mois avant de modifier le traitement. Prédire l’efficacité d’un traitement pour un malade donné représente donc un intérêt majeur. Nous nous orientons vers une médecine plus personnalisée pour prescrire le traitement adapté à chaque patient.

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9e colloque du Groupe Pasteur Mutualité: Peut-on vieillir sans devenir « vieux » ? https://icm-institute.org/fr/actualite/9e-colloque-groupe-pasteur-mutualite-on-vieillir-devenir-vieux/ https://icm-institute.org/fr/actualite/9e-colloque-groupe-pasteur-mutualite-on-vieillir-devenir-vieux/#respond Tue, 24 Oct 2017 13:17:31 +0000 Antoine Bonvoisin https://icm-institute.org/?post_type=actualite&p=12749 Le 9e colloque du Groupe Pasteur Mutualité, organisé le jeudi 9 novembre 2017, soulèvera toutes les questions liées au vieillissement, à sa prise en charge et à son En savoir plus ]]> Le 9e colloque du Groupe Pasteur Mutualité, organisé le jeudi 9 novembre 2017, soulèvera toutes les questions liées au vieillissement, à sa prise en charge et à son anticipation tout au long de la vie pour toujours mieux s’y préparer, et mieux s’en protéger.

Un nouveau-né sur deux sera centenaire. Les centenaires, en France, sont près de 25 000 et seront 200 000 en 2060. Alors que Buffon estimait à la fin du 18e siècle qu’une personne bien portante pourrait vivre cent ans, pas davantage, on sait depuis les années 70 que la longévité humaine peut atteindre 120 ans et les scientifiques aujourd’hui n’excluent pas que les êtres humains puissent vivre au-delà de 150 ans, grâce aux progrès de la médecine, de la génétique, de la connaissance des processus de la sénescence, et de la prévention…

L’engagement pour « la prévention », sous toutes ses formes, est depuis toujours l’apanage et l’ambition institutionnelle du Groupe Pasteur Mutualité et l’organisation de ce 9e colloque en est une nouvelle affirmation. Sous la présidence de l’éminent Professeur Jean-Pierre Michel et avec le concours de conférenciers de très grande notoriété, cette journée scientifique soulignera qu’on ne doit pas se résigner à traiter « au grand âge » les aléas du vieillissement mais qu’il faut toujours davantage s’y préparer tout au long de la vie pour mieux s’en protéger. Il faut « apprendre à bien vieillir », à vivre mieux tout en se prémunissant au mieux des phénomènes de fragilité et des maladies chroniques qui subrepticement s’imposent au fil du temps.

Informations et inscriptions sur le site du Groupe Pasteur Mutualité.

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L’effet du donepezil sur une des structures cérébrales touchée dans la maladie d’Alzheimer https://icm-institute.org/fr/actualite/leffet-donepezil-structures-cerebrales-touchee-maladie-dalzheimer/ https://icm-institute.org/fr/actualite/leffet-donepezil-structures-cerebrales-touchee-maladie-dalzheimer/#respond Tue, 24 Oct 2017 12:09:38 +0000 Antoine Bonvoisin https://icm-institute.org/?post_type=actualite&p=12747 Une étude conduite par Enrica Cavedo et le Pr Harald Hampel à l’ICM met en évidence un effet positif d’un médicament, le donepezil, sur certaines structures En savoir plus ]]> Une étude conduite par Enrica Cavedo et le Pr Harald Hampel à l’ICM met en évidence un effet positif d’un médicament, le donepezil, sur certaines structures cérébrales touchées dans la maladie d’Alzheimer.

Des traitements validés et disponibles existent pour le traitement de la maladie d’Alzheimer. Bien que modeste et variable d’un patient à l’autre, leur efficacité est démontrée. Ces médicaments agissent en augmentant la quantité d’acétylcholine dans le cerveau, un neurotransmetteur qui participe à la transmission de l’information nerveuse.

Une étude conduite par le groupe du Pr Harald Hampel,- également titulaire de la chaire AXA/UPMC sur la Maladie d’Alzheimer-, dans l’équipe du Pr Bruno Dubois, en collaboration avec les équipes d’Olivier Colliot et Didier Dormont et de Stéphane Lehéricy et Marie Vidailhet, a mesuré l’effet d’un de ces médicaments, le donepezil, sur l’atrophie d’une région particulière du cerveau chez des patients à des stades précoces de la maladie d’Alzheimer. Cette région correspond au système cholinergique de la partie basale antérieure du cerveau (BFCS). La dégénérescence des neurones de cette région précède la perte de mémoire et est donc un événement clé dans la progression de la maladie d’Alzheimer. Limiter la dégénérescence de cette région du cerveau pourrait donc avoir un intérêt majeur pour retarder le développement de la maladie.

Pour la première fois, cette étude qui incluait 332 patients à un stade précoce de la maladie, a montré que le traitement par le donezepil pendant un an permettait de réduire l’atrophie de cette région. Les résultats soutiennent donc l’effet du donepezil à des stades précoces pour préserver certaines structures touchées dans la maladie.

« Il s’agit du premier essai clinique se focalisant sur cette structure particulière du cerveau. Nos résultats posent la question de la qualification du donepezil. Le potentiel effet protecteur sur l’atrophie des structures cérébrales dans les stades précoces de la maladie va au-delà du traitement simplement symptomatique. Nos données mettent également en évidence l’importance de poursuivre les études sur les médicaments ciblant les systèmes cholinergiques dans la maladie d’Alzheimer. » Pr Harald Hampel

Le Professeur Harald Hampel est titulaire de la Chaire AXA-UPMC « Anticiper la Maladie d’Alzheimer » à la Sorbonne Universités. Il est membre de l’équipe du Professeur Bruno DUBOIS à l’IM2A et à l’ICM.

Référence : Reduced basal forebrain atrophy progression in a randomized Donepezil trial in prodromal Alzheimer’s disease. Cavedo E, Grothe MJ, Colliot O, Lista S, Chupin M, Dormont D, Houot M, Lehéricy S, Teipel S, Dubois B, Hampel H.

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Connexions et fréquences du cerveau, un nouveau biomarqueur pour la maladie d’Alzheimer ? https://icm-institute.org/fr/actualite/connexions-frequences-cerveau-nouveau-biomarqueur-maladie-dalzheimer/ https://icm-institute.org/fr/actualite/connexions-frequences-cerveau-nouveau-biomarqueur-maladie-dalzheimer/#respond Mon, 23 Oct 2017 14:15:29 +0000 Antoine Bonvoisin https://icm-institute.org/?post_type=actualite&p=12744 Une étude conduite par Fabrizio De Vico Fallani, chercheur Inria à l’ICM, met au point un nouvel outil mathématique pour diagnostiquer la maladie d’Alzheimer.

Les En savoir plus ]]> Une étude conduite par Fabrizio De Vico Fallani, chercheur Inria à l’ICM, met au point un nouvel outil mathématique pour diagnostiquer la maladie d’Alzheimer.

Les conséquences anatomiques de la maladie d’Alzheimer sont aujourd’hui bien connues. L’accumulation de protéines délétères entraîne la dégénérescence des neurones conduisant à une diminution de volume de la matière grise, donc à une atrophie du cerveau. Ces modifications anatomiques sont intimement liées à des modifications fonctionnelles, notamment au niveau des interactions entre les différentes régions du cerveau.

Face à l’enjeu de déterminer le plus tôt possible les débuts de ces changements dans la maladie, les chercheurs de l’ICM ont souhaité comprendre comment la dégénérescence des neurones influence les interactions fonctionnelles du cerveau et si ces modifications peuvent être prises en compte pour différencier un sujet sain d’un patient atteint de la maladie d’Alzheimer. Pour cela, ils ont utilisé la magnétoencéphalographie (MEG), une technique de neuroimagerie qui enregistre le champ magnétique induit par l’activité électrique dans différentes régions du cerveau, chez 25 sujets sains et 25 patients atteints de la maladie d’Alzheimer.

Ces enregistrements se traduisent par des ondes cérébrales caractérisées par des oscillations à différentes fréquences. Chaque fréquence constitue un canal de communication préférentiel pour des processus neuronaux spécifiques. Par exemple, l’activité de consolidation de la mémoire va plutôt se manifester à des fréquences élevées, alors que des processus attentionnels vont plutôt impliquer des fréquences plus basses. Comment la maladie d’Alzheimer va altérer la capacité des aires cérébrales à interagir à différentes fréquences ?

Pour répondre à cette question, l’étude, menée par Jeremy Guillon sous la direction de Fabrizio De Vico Fallani, a permis de mettre au point un modèle de « réseau complexe multicouches » où chaque couche représente toutes les connexions (ou interactions) entre les régions du cerveau à une fréquence donnée. A partir de ce modèle, et des données issues de la MEG, les chercheurs ont calculé un indice mathématique qui mesure la capacité de chaque région à diffuser l’information entre les différentes fréquences.

Les résultats montrent que chez les sujets sains, les aires profondes du cerveau, comme le cortex cingulaire, agissent comme des vraies plaques tournantes fréquentielles, et qu’en s’éloignant de ces régions, il y a une diminution de la capacité à favoriser la diffusion de l’information à travers les fréquences. Chez les patients atteints de la maladie d’Alzheimer, cet indice devient significativement plus bas notamment dans les aires profondes et celles impliquées dans les dysfonctionnements de la mémoire.

L’étude, en collaboration avec l’Institut de la mémoire et de la maladie d’Alzheimer (IM2A), a aussi montré que dans 90% des cas, cet indice est capable de diagnostiquer un patient atteint de la maladie d’Alzheimer. A terme, il pourrait constituer un nouvel outil diagnostic non invasif pour la maladie d’Alzheimer. Des études longitudinales permettront également de valider l’utilisation de cet outil comme marqueur prédictif de l’évolution de la maladie.

Référence : Loss of brain inter-frequency hubs in Alzheimer’s disease. Guillon J, Attal Y, Colliot O, La Corte V, Dubois B, Schwartz D, Chavez M, De Vico Fallani F.

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L’évolution de notre cerveau décryptée ! https://icm-institute.org/fr/actualite/levolution-de-cerveau-decryptee/ https://icm-institute.org/fr/actualite/levolution-de-cerveau-decryptee/#respond Mon, 23 Oct 2017 12:38:53 +0000 Antoine Bonvoisin https://icm-institute.org/?post_type=actualite&p=12740 Comment les différentes régions de notre cerveau ont-elles évoluées au cours du temps ? Pour la première fois, une étude conduite par Michel Thiebaut de Schotten à En savoir plus ]]> Comment les différentes régions de notre cerveau ont-elles évoluées au cours du temps ? Pour la première fois, une étude conduite par Michel Thiebaut de Schotten à l’Institut du cerveau et de la moelle épinière, montre que les aires du cerveau les plus variables anatomiquement sont celles qui se sont développées le plus récemment dans l’évolution. Inversement, plus les structures du cerveau sont anciennes, plus elles sont stables. Ainsi l’évolution de notre cerveau fonctionne comme les strates géologiques qui se figent avec le temps. Cette étude a été publiée le 12 octobre 2017 dans la revue Cerebral Cortex.

Grâce à l’imagerie cérébrale, des chercheurs de l’Institut du cerveau et de la moelle épinière, du Friedman Brain Institute à New-York et du King’s College à Londres, ont exploré la variabilité, intra-espèce et inter-espèces, des cerveaux humains et simiens. Cette variabilité correspond aux différences de structure observables d’un cerveau à un autre.

Ils ont montré que certaines zones du cerveau sont plus variables que d’autres, c’est-à-dire qu’elles présentent des différences de structure entre les individus. Cette distribution des régions très variables est très comparable entre le singe et l’homme, même si elles sont moins visibles chez le singe, son cerveau étant plus petit.

Afin de comprendre comment ces régions variables sont distribuées dans le cerveau, les chercheurs ont comparé les cartes de variabilité établies avec des cartes estimées de l’expansion des régions cérébrales sur l’arbre de l’évolution, développées à la Washington & St Louis University par David Van Essen.

Les scientifiques montrent ainsi, pour la première fois, que les aires les plus variables anatomiquement sont les mêmes aires qui se sont développées le plus tardivement sur l’arbre de l’évolution, alors que les aires les plus stables sont aussi les plus anciennes d’un point de vue évolutif. L’évolution du cerveau pourrait être schématisée comme la sédimentation en géologie ou comme la croissance d’un arbre. Le centre du tronc, la partie la plus ancienne de l’arbre, est très dure et immuable, puis les couches s’ajoutent jusqu’à l’écorce qui, elle, est friable et facile à changer.

Les régions identifiées comme très variables semblent correspondre aux fonctions cognitives supérieures, comme la conscience, le langage, la créativité…. Chez l’homme, la variabilité est très présente au niveau des aires du langage, plutôt dans l’hémisphère gauche, alors que chez le singe, la variabilité est localisée dans les aires de l’orientation dans l’espace, plutôt dans l’hémisphère droit.

Les chercheurs ont également montré que le degré de variabilité est plus élevé chez l’homme que chez le singe au niveau de certaines régions spécifiques. Ces résultats renforcent le concept d’une spécialisation des hémisphères plus importante dans le cerveau humain, qui pourrait être une des raisons de la divergence entre les humains et les autres primates. La variabilité du cerveau pourrait ainsi constituer une dimension supplémentaire dans l’étude des mécanismes de l’évolution.

Les aires les plus variables anatomiquement sont les mêmes aires qui se sont développées le plus tardivement sur l’arbre de l’évolution. a) variabilité anatomique b) expansion des régions cérébrales sur l’arbre de l’évolution. ©Michel Thiebaut de Schotten

Référence : Structural Variability Across the Primate Brain: A Cross-Species Comparison.
Paula L. Croxson, Stephanie J. Forkel, Leonardo Cerliani, Michel Thiebaut de Schotten
Cerebral Cortex.

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Perception du corps : mise en évidence d’un nouveau circuit dans le cerveau https://icm-institute.org/fr/actualite/perception-corps-mise-evidence-dun-nouveau-circuit-cerveau/ https://icm-institute.org/fr/actualite/perception-corps-mise-evidence-dun-nouveau-circuit-cerveau/#respond Thu, 19 Oct 2017 08:06:32 +0000 Antoine Bonvoisin https://icm-institute.org/?post_type=actualite&p=12673 Une étude de l’équipe de Paolo Bartolomeo, chef d’équipe à l’ICM, rapporte le cas d’une patiente présentant un membre fantôme surnuméraire, une deuxième En savoir plus ]]> Une étude de l’équipe de Paolo Bartolomeo, chef d’équipe à l’ICM, rapporte le cas d’une patiente présentant un membre fantôme surnuméraire, une deuxième main gauche, à la suite d’un accident vasculaire cérébral, AVC. L’analyse anatomique très fine conduite par les chercheurs a mis en évidence une déconnexion entre le cortex cérébral et une autre structure du cerveau, le thalamus. L’ensemble de leurs résultats apportent des informations importantes pour la compréhension de la perception de son corps.

L’hémisphère droit du cerveau est particulièrement impliqué dans l’orientation dans l’espace, mais aussi dans la perception de son propre corps, indispensable pour que le corps puisse se mouvoir et interagir avec le monde extérieur de façon cohérente. Cette perception du corps peut être perturbée par exemple dans le cas de patients amputés d’un membre et qui ressentent encore des sensations, des mouvements voire des douleurs au niveau de ce membre, on parle de « membre fantôme ». Ce dysfonctionnement peut être dû au fait que les ressources neuronales dédiées originellement au membre amputé sont toujours présentes.

Paolo Bartolomeo et ses collaborateurs se sont penchés sur le cas d’une patiente qui, suite à une lésion au niveau de l’hémisphère droit causée par un accident vasculaire cérébral, a ponctuellement l’illusion d’une deuxième main gauche, à côté de sa véritable main, qui, elle, est paralysée. Il s’agit d’un membre fantôme surnuméraire. La patiente peut essayer de faire bouger ce membre fantôme, et en perçoit la sensation sans pour autant le voir. Elle a également conscience que cette main est illusoire.

Les chercheurs ont réalisé une analyse anatomique très précise de la lésion grâce à des outils comme la tractographie de la substance blanche qui permet de cartographier les faisceaux qui font communiquer les différentes régions du cerveau entre elles.

Ils ont mis en évidence une déconnexion assez sélective, au niveau de l’hémisphère droit, de certains faisceaux de substance blanche entre le cortex et le thalamus, une structure dont un des rôles majeurs est de filtrer et de transférer les informations sensorielles captées par nos sens, comme la vue le toucher ou l’odorat, au cortex. Cette structure est également impliquée dans la motricité, notamment dans l’intégration de l’information motrice entre le cortex cérébral et d’autres structures comme le cervelet et les ganglions de la base. C’est particulièrement le cas pour les mouvements complexes, par exemple lorsque nous effectuons un mouvement vers un but précis.

 

« Cette déconnexion du thalamus pourrait contribuer à cette illusion de membre surnuméraire. La patiente serait capable d’imaginer des mouvements dans son cortex pré-moteur, qui est intact, mais la connexion pour rattacher ce mouvement à son propre corps est déficiente. La représentation du mouvement de la main gauche serait normale mais ne s’intégrerait pas avec le schéma corporel, c’est-à-dire la représentation que l’on a de son corps. » Paolo Bartolomeo

L’ensemble des résultats de cette étude apporte de nouveaux éléments importants sur le fonctionnement du cerveau notamment sur les liens entre cortex et thalamus, et plus particulièrement sur une faculté aussi mystérieuse que la conscience que nous avons de notre propre corps.

Référence : Cortico-thalamic disconnection in a patient with supernumerary phantom limb. Bourlon C, Urbanski M, Quentin R, Duret C, Bardinet E, Bartolomeo P, Bourgeois A. Exp Brain Res. 2017 Jul 27.

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Paraplégies spastiques héréditaires : un kit diagnostic révolutionnaire https://icm-institute.org/fr/actualite/paraplegies-spastiques-hereditaires-kit-diagnostic-revolutionnaire/ https://icm-institute.org/fr/actualite/paraplegies-spastiques-hereditaires-kit-diagnostic-revolutionnaire/#respond Wed, 18 Oct 2017 10:48:25 +0000 Antoine Bonvoisin https://icm-institute.org/?post_type=actualite&p=12668 Une étude conduite par des chercheurs de l’ICM et de l’Université de Porto, et utilisant un kit de diagnostic révolutionnaire pour les paraplégies spastiques En savoir plus ]]> Une étude conduite par des chercheurs de l’ICM et de l’Université de Porto, et utilisant un kit de diagnostic révolutionnaire pour les paraplégies spastiques héréditaires, développé à l’ICM, révèle que de nombreux gènes et de potentiels nouveaux mécanismes impliqués dans ces maladies sont encore à élucider. Ces résultats suggèrent de poursuivre les efforts pour identifier les gènes responsables de ces pathologies, mieux comprendre leurs mécanismes et aider les patients à connaître leur statut. Rencontre avec Giovanni Stévanin, chercheur Inserm/EPHE à l’ICM et auteur de cette étude.

Quels sont les symptômes des paraplégies spastiques héréditaires ?

Les paraplégies spastiques héréditaires (HSP) sont un ensemble de maladies très hétérogènes aussi bien d’un point de vue clinique, avec des symptômes et une évolution variable, que d’un point de vue génétique avec de nombreux gènes connus comme étant impliqués. Le principal symptôme de la maladie est une raideur (spasticité) et une faiblesse des membres inférieurs conduisant à de sévères troubles de la marche. Les HSP sont dues à une dégénérescence du faisceau cortico-spinal, allant du cortex moteur jusqu’à la moelle, indispensable à la transmission des informations nerveuses aux muscles.

Quelle est la cause de ces maladies ?

Ces maladies sont principalement héréditaires et causées par la mutation d’un gène. Plus de 70 gènes ont été identifiés à l’heure actuelle, et leur nombre est en constante augmentation. Malgré ces avancées, la majorité des familles touchées par la maladie n’a toujours pas pu bénéficier du diagnostic moléculaire pour identifier le gène impliqué dans leur cas.

Pourquoi avoir développé un kit diagnostic ?

A l’heure actuelle, il n’existe pas de traitement validé pour les HSP, à quelques exceptions près. Cependant, la plupart des patients souhaitent connaître leur statut et le gène responsable afin de pouvoir éventuellement effectuer des diagnostics présymptomatiques ou prénataux. En effet, dans le cas des maladies héréditaires du système nerveux, le diagnostic génétique est encore très en retard par rapport aux demandes.

Grâce à un travail collaboratif impliquant la plateforme de génotypage-séquençage de l’ICM, la compagnie Roche-Nimblegen et des équipes de recherche fédérées autour d’un financement de l’Agence Nationale pour la Recherche (ANR), nous avons développé un kit diagnostic capable de séquencer en quelques heures seulement et avec une grande fiabilité l’ensemble des gènes connus comme impliqués dans les paraplégies spastiques héréditaires. La mise au point de ce kit constitue un gain de temps considérable et une avancée majeure dans le diagnostic moléculaire de ces pathologies. Ce kit est maintenant utilisé en pratique clinique au sein de l’unité fonctionnelle de neurogénétique de la Pitié-Salpêtrière, et diffusé à l’échelle nationale et internationale.

Ce kit permet-il d’identifier les causes de la maladie chez tous les patients ?

Dans le cadre d’une collaboration entre l’ICM et l’Université de Porto, les chercheurs ont utilisé ce kit pour effectuer le diagnostic moléculaire au sein de familles touchées par la maladie au Portugal et issues d’une des cohortes historiques qui a permis de décrire ces maladies. Ils se sont penchés sur les cas de 98 des 193 familles suivies, et dont les causes génétiques de la maladie n’avaient pas encore été identifiées.

Grâce au kit diagnostic, les chercheurs ont identifié les causes génétiques chez 20% des familles impliquées dans leur étude, amenant à 42% le nombre de familles diagnostiquées sur la cohorte entière compte tenu des gènes analysés avant cette étude. 58% des cas reste donc sans diagnostic génétique connu, soit parce qu’aucune mutation n’a été retrouvée dans les séquences d’ADN étudiées, soit parce que le rôle de certains variants n’est pas encore connu.

Cela signifie que dans certains cas, la cause de la maladie n’est pas connue ?

Oui et ce résultat est important car il souligne la nécessité pour les chercheurs de rechercher de nouveaux gènes ou mutations chez ces patients, dans des zones moins explorées de l’ADN. De plus, les auteurs soulignent le fait que le mode de transmission n’est pas toujours un critère d’exclusion pour certains gènes. Ces résultats mettent en avant la nécessité d’améliorer et de généraliser le diagnostic moléculaire chez les patients, mais aussi celle de développer des outils de validation biologique permettant d’expliquer les cas pour lesquels il est aujourd’hui impossible de conclure.

Quelle sera la suite de ces travaux ?

Nous souhaitons procéder à une analyse plus large de l’ADN chez les patients pour rechercher de nouveaux gènes impliqués dans les paraplégies spastiques héréditaires. L’amélioration du kit diagnostic fait également partie de nos objectifs, notamment en le comparant avec d’autres outils diagnostics développés dans ces maladies et en l’ouvrant à d’autres maladies neurodégénératives car les frontières entre ces maladies ne sont plus aussi figées qu’avant et des gènes de sclérose latérale amyotrophique ou de neuropathie par exemple peuvent expliquer aussi des cas de paraplégie spastique.

Référence : Massive sequencing of 70 genes reveals a myriad of missing genes or mechanisms to be uncovered in hereditary spastic paraplegias. Morais S, Raymond L, Mairey M, Coutinho P, Brandão E, Ribeiro P, Loureiro JL, Sequeiros J, Brice A, Alonso I, Stevanin G. Eur J Hum Genet. 2017 Aug 23.

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Conférence : Écrire à la vitesse de la pensée ? https://icm-institute.org/fr/actualite/conference-ecrire-a-vitesse-de-pensee/ https://icm-institute.org/fr/actualite/conference-ecrire-a-vitesse-de-pensee/#respond Wed, 18 Oct 2017 10:36:45 +0000 Antoine Bonvoisin https://icm-institute.org/?post_type=actualite&p=12665 Fabrizio De Vico Fallani, chercheur de l’équipe Aramis à l'ICM, intervient le 9 décembre lors d'une conférence du Palais de la découverte sur le thème "Écrire à En savoir plus ]]> Fabrizio De Vico Fallani, chercheur de l’équipe Aramis à l’ICM, intervient le 9 décembre lors d’une conférence du Palais de la découverte sur le thème « Écrire à la vitesse de la pensée ? »

Nous serons bientôt capables d’effectuer des tâches par la pensée à l’aide d’un ordinateur. Par exemple, nous pourrions écrire à la vitesse de la pensée ou permettre à un paraplégique de se mouvoir normalement. Comment le cerveau s’adapte-t-il à ce type d’interface avec une machine ? L’usage de ces dispositifs influera-t-il sur nos capacités à interagir avec le monde extérieur ?

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Une nouvelle forme de générosité : l’opération « Merci pour eux » au profit de l’ICM https://icm-institute.org/fr/actualite/nouvelle-forme-de-generosite-loperation-merci-eux/ https://icm-institute.org/fr/actualite/nouvelle-forme-de-generosite-loperation-merci-eux/#respond Fri, 13 Oct 2017 12:41:05 +0000 Antoine Bonvoisin https://icm-institute.org/?post_type=actualite&p=12631 L’opération « Merci pour eux » vise à récolter des fonds grâce à l’achat de sacs réutilisables en pharmacie, au profit de 5 fondations dont l'ICM.

Depuis En savoir plus ]]> L’opération « Merci pour eux » vise à récolter des fonds grâce à l’achat de sacs réutilisables en pharmacie, au profit de 5 fondations dont l’ICM.

Depuis l’interdiction des sacs à usage unique en plastique, votre pharmacien peut mettre à votre disposition des sacs et des cabas réutilisables, vendus au profit de 5 fondations, dont l’ICM, qui oeuvrent dans le domaine de la recherche médicale et de l’accompagnement du Handicap.

Un petit geste pour de grandes causes

Les sacs réutilisables Merci pour eux ® sont vendus 20 centimes, dont 55 % du prix de vente HT est reversé aux causes soutenues. La part reversée atteint 70% du prix de vente HT pour les cabas réutilisables, vendus 1,50 euros.

 

 

Avec 4,5 millions de clients chaque jour dans les 22 000 pharmacies françaises, 30 à 50 millions d’euros pourraient être reversés chaque année à parts égales entre les 5 fondations partenaires.

Comment participer

Si vous en avez l’utilité, demandez à votre pharmacien un sac ou un cabas Merci pour eux ®. Si votre pharmacien ne propose pas le sac Merci pour eux ®, vous pouvez devenir ambassadeur en lui signalant l’existence de cette forme innovante d’action de solidarité. Par ces actes, vous rejoindrez une immense chaine de générosité mobilisée pour la recherche médicale et à l’aide aux malades en France.

Merci d’avance pour votre participation à l’opération des sacs qui soignent !

 

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Combiner l’imagerie fonctionnelle et la génétique dans la maladie d’Alzheimer https://icm-institute.org/fr/actualite/combiner-limagerie-fonctionnelle-genetique-maladie-dalzheimer/ https://icm-institute.org/fr/actualite/combiner-limagerie-fonctionnelle-genetique-maladie-dalzheimer/#respond Thu, 05 Oct 2017 08:09:08 +0000 Antoine Bonvoisin https://icm-institute.org/?post_type=actualite&p=12582 Dans une étude parue dans Trends in Neurosciences, l’équipe du Professeur Harald Hampel à l’institut de cerveau et de la moelle épinière a mis en avant la En savoir plus ]]> Dans une étude parue dans Trends in Neurosciences, l’équipe du Professeur Harald Hampel à l’institut de cerveau et de la moelle épinière a mis en avant la nécessité d’un changement de paradigme vers une médecine de précision précoce, grâce à l’utilisation de la neuroimagerie, pour une meilleure prise en charge de la maladie d’Alzheimer.

La maladie d’Alzheimer est la pathologie neurodégénérative la plus fréquente chez les personnes de plus de 65 ans. Malgré tous les efforts mis en oeuvre pour mieux la comprendre et trouver des traitements, le nombre de patients est en constante augmentation. Les échecs des essais cliniques au cours des dix dernières années s’expliquent par la grande hétérogénéité de la maladie. En effet, les patients atteints peuvent présenter des profils génétique, biologique et symptomatique d’une grande diversité mais également des différences au niveau de la progression de la maladie.

La maladie d’Alzheimer est connue pour entraîner des altérations des connexions du cerveau et est donc considérée comme une pathologie de « déconnexion ». Comprendre la dynamique de ces réseaux et les nombreuses modifications qu’ils subissent au cours de la maladie représente un enjeu majeur. Le rôle de la génétique en est également un, avec plusieurs mutations déjà identifiées dans la maladie d’Alzheimer.

Dans sa dernière publication, l’équipe du Pr Harald Hampel à l’ICM met en avant l’intérêt de combiner l’imagerie fonctionnelle à la génétique pour mieux caractériser la maladie d’Alzheimer, en particulier au stade préclinique, avant l’apparition des premiers symptômes.

La neuroimagerie génétique est un domaine émergent qui fournit un moyen puissant d’analyser et de caractériser les phénotypes biologiques intermédiaires de la maladie d’Alzheimer. En effet, déterminer quand et comment la connectivité du cerveau commence à diverger entre les différents individus à risque avec des profils génétiques différents pourrait permettre une détection précoce de la maladie et une meilleure catégorisation des patients en vue de futurs essais cliniques.

Le but de cette approche est de développer des marqueurs et des criblages basés sur la neuroimagerie génétique pour permettre le développement de thérapies ciblées personnalisées. De nombreuses découvertes en matière de traitement sont encore limitées par l’approche « un médicament qui convient à tous ». Plus globalement, les chercheurs mettent en évidence un besoin de changement de paradigme dans la maladie d’Alzheimer et d’autres pathologies neurodégénératives, avec une modélisation intégrative de la maladie et une médecine de précision guidée par les biomarqueurs de neuroimagerie.

Le Professeur Harald Hampel est titulaire de la Chaire AXA-UPMC « Anticiper la Maladie d’Alzheimer » à la Sorbonne Universités. Il est membre de l’équipe du Professeur Bruno DUBOIS à l’IM2A et à l’ICM.

Référence :
Revolution of Resting-State Functional Neuroimaging Genetics in Alzheimer’s disease Patrizia A. Chiesa, Enrica Cavedo, Simone Lista, Paul M. Thompson, Harald Hampel, and for the Alzheimer Precision Medicine Initiative (APMI).

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L’ICM partenaire solidaire des 20km de Paris ! https://icm-institute.org/fr/actualite/rendez-stand-de-licm-aux-20km-de-paris/ https://icm-institute.org/fr/actualite/rendez-stand-de-licm-aux-20km-de-paris/#respond Wed, 04 Oct 2017 12:05:10 +0000 Antoine Bonvoisin https://icm-institute.org/?post_type=actualite&p=12574 Dimanche 8 octobre dernier, pour la 13eme année consécutive, l’ICM était présent pour le départ des 30 000 participants aux 20 Kilomètres de Paris ! Parce que la En savoir plus ]]> Dimanche 8 octobre dernier, pour la 13eme année consécutive, l’ICM était présent pour le départ des 30 000 participants aux 20 Kilomètres de Paris ! Parce que la recherche scientifique a besoin de dons, a besoin de vous, nous vous proposons l’année prochaine de courir aux couleurs de l’ICM.

Par un temps frais, idéal pour les sportifs et dans un cadre exceptionnel, les coureurs ont déferlé dans la capitale pour tenter de franchir la ligne d’arrivée après 20 kilomètres de course intensive. Parmi ces sportifs, des chercheurs de l’ICM et des donateurs tous drapés du maillot de l’institut.

Pendant les deux jours qui ont précédé la course, les coureurs ont pu découvrir tous les sponsors et partenaires de l’évènement au village des 20 Km de Paris, situé en face de l’Ecole Militaire.

Pour en citer un, Goliath, l’éditeur de jeux et jouets, partenaire de la course et mécène fidèle de l’ICM.

L’ICM, également présent, a pu ainsi présenter au public présent ce jour-là, ses missions et les moyens mis en œuvre pour faire avancer la recherche sur les maladies du système nerveux.

Depuis et jusqu’aujourd’hui, l’association « 20 Km de Paris » continue de faire confiance à l’ICM, partenaire solidaire de la course qui, cette année encore, est très reconnaissant d’avoir été associé à un évènement de cette qualité. C’est dans une ambiance particulièrement chaleureuse et heureuse que cet événement se déroule tous les ans ! Merci ! Bravo à tous pour ce grand défi sportif ! Et à l’année prochaine…

Contact : maylis.gilliot@icm-institute.org.

 

«Je tiens à remercier chaleureusement l’Association des 20 kilomètres de Paris de s’associer une fois de plus à l’ICM pour la 39ème édition à laquelle nous sommes fiers de participer. Cet engagement à nos côtés est l’une de nos grandes forces. Cela permet de nous donner les moyens de nos ambitions. Les chercheurs vous en sont infiniment reconnaissants. L’ICM répond à un enjeu majeur du XXIe siècle : réparer les lésions d cerveau et de la moelle épinière. On sait désormais qu’une personne sur huit aura à souffrir d’une affection neurologique. Il s’agit là d’un problème de santé publique essentiel, d’autant plus crucial à l’heure où la durée de vie s’allonge et où la question du « bien vieillir » se pose avec de plus en plus d’importance. C’est notre volonté d’excellence qui doit faire de l’ICM un centre de référence mondiale afin de répondre au formidable défi que tous nous nous sommes fixés : prévenir, guérir et réparer les maladies et atteintes neurologiques, quelle qu’en soit leur origine » – Gérard Saillant, Président de l’ICM.

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[Vidéo] Dans la tête d’un golfeur, regards croisés https://icm-institute.org/fr/actualite/video-tete-dun-golfeur-regards-croises/ https://icm-institute.org/fr/actualite/video-tete-dun-golfeur-regards-croises/#respond Wed, 04 Oct 2017 09:25:14 +0000 Antoine Bonvoisin https://icm-institute.org/?post_type=actualite&p=12572 Que se passe-t-il dans le cerveau d'un joueur de golf lorsqu'il joue en tournoi ou lorsqu'il s'entraîne ? A quels challenges est-il confronté, pour gérer au mieux sa En savoir plus ]]> Que se passe-t-il dans le cerveau d’un joueur de golf lorsqu’il joue en tournoi ou lorsqu’il s’entraîne ? A quels challenges est-il confronté, pour gérer au mieux sa concentration, sa fatigue, sa confiance en lui ? Réponse dans cette interview croisée entre Christian Cévaër, golfeur professionnel, et Mathias Pessiglione, Chef d’équipe à l’Institut du Cerveau et de la Moelle épinière (ICM).

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L’IPEPS-ICM HEBERGE L’ASSOCIATION IMPACT ET SOUTIENT LA DEMARCHE ENTREPRENEURIALE DE SES ETUDIANTS-CHERCHEURS https://icm-institute.org/fr/actualite/lipeps-icm-heberge-lassociation-impact-soutient-demarche-entrepreneuriale-de-etudiants-chercheurs/ https://icm-institute.org/fr/actualite/lipeps-icm-heberge-lassociation-impact-soutient-demarche-entrepreneuriale-de-etudiants-chercheurs/#respond Tue, 03 Oct 2017 10:24:00 +0000 Antoine Bonvoisin https://icm-institute.org/?post_type=actualite&p=12570 IMPACT (IGEM PARIS ACADEMIC CANCEROLOGY TEAM) est une association à but non lucratif permettant à une dizaine d'étudiants de l'Université Pierre et Marie Curie issus En savoir plus ]]> IMPACT (IGEM PARIS ACADEMIC CANCEROLOGY TEAM) est une association à but non lucratif permettant à une dizaine d’étudiants de l’Université Pierre et Marie Curie issus de différents domaines (biologie, ingénierie mécanique, informatique…) de mener des travaux innovants dans le domaine des sciences et en particulier de la biologie synthétique.

Le projet de l’association « The BioMaker Factory », a pour but de proposer une solution innovante et durable à la problématique du manque d’accès aux soins dans les pays en voie de développement.

IMPACT propose de réaliser une petite usine mobile et entièrement automatisée pour la production et la purification de protéines recombinantes à la demande. Leur premier outil biologique permet de réguler l’expression de protéines recombinantes par optogénétique, chez E.coli, pour la production de fragments d’anticorps (protéines indispensable au système immunitaire). L’association souhaite déployer ce dispositif dans les zones principalement touchées par le manque d’accès aux soins, avec une mise à disposition notamment aux structures de soins locales et aux organisations humanitaires.

L’un des porteurs de ce projet, Jean Baptiste Huré sera doctorant à l’ICM dès la rentrée, dans l’équipe de Jean Léon Thomas et Bernard Zalc. L’incubateur iPEPS-ICM héberge gratuitement l’association pour une durée de sept semaines (durée du projet), afin de soutenir la démarche entrepreneuriale des étudiants-chercheurs de l’ICM.

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EME 2017 : le cerveau, cet inconnu https://icm-institute.org/fr/actualite/eme-2017-cerveau-cet-inconnu/ https://icm-institute.org/fr/actualite/eme-2017-cerveau-cet-inconnu/#respond Tue, 03 Oct 2017 10:13:49 +0000 Antoine Bonvoisin https://icm-institute.org/?post_type=actualite&p=12568 Les Entretiens Médicaux d'Enghien, colloque dédié chaque année à un thème d'actualité, se déroulera le 14 octobre 2017 sur le thème du cerveau. La philosophie des En savoir plus ]]> Les Entretiens Médicaux d’Enghien, colloque dédié chaque année à un thème d’actualité, se déroulera le 14 octobre 2017 sur le thème du cerveau. La philosophie des EME est de donner la parole aux professionnels de santé, aux chercheurs, mais aussi aux représentants de l’industrie, de la société civile ou de la politique.

Le cerveau est certainement l’organe sur lequel nous avons encore le plus de choses à apprendre. Véritable tour de contrôle de notre activité, qu’elle soit consciente, inconsciente ou autonome, le cerveau reste mystérieux. Il parait inerte, et pourtant il traite des milliers d’informations par seconde.

Le colloque abordera plusieurs grands sujets, tels que le fonctionnement du cerveau, son dérèglement, l’amélioration des performances, ou encore l’intelligence artificielle. Retrouvez le programme et le formulaire d’inscription sur le site des EME.

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Conférence Journée mondiale de la maladie d’Alzheimer : la parole aux chercheurs. https://icm-institute.org/fr/actualite/conference-journee-mondiale-de-maladie-dalzheimer-parole-aux-chercheurs/ https://icm-institute.org/fr/actualite/conference-journee-mondiale-de-maladie-dalzheimer-parole-aux-chercheurs/#respond Fri, 29 Sep 2017 15:35:05 +0000 Armance Gelaude https://icm-institute.org/?post_type=actualite&p=12555 La maladie d’Alzheimer est une maladie dégénérative et chronique. Elle est devenue une problématique médicale, sociale et économique. Aucun traitement permettant En savoir plus ]]> La maladie d’Alzheimer est une maladie dégénérative et chronique. Elle est devenue une problématique médicale, sociale et économique. Aucun traitement permettant de guérir la maladie n’existe à ce jour.

Lors de la journée mondiale contre la maladie d’Alzheimer, ce 21 septembre, l’ICM a donné la parole à ses chercheurs afin qu’ils parlent des avancés de la recherche. Quels sont les espoirs ? Les pistes de traitements ? Autant de sujets abordés durant cette conférence.

 

 

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Identification d’un nouveau gène responsable du syndrome des mouvements en miroir https://icm-institute.org/fr/actualite/identification-dun-nouveau-gene-responsable-syndrome-mouvements-miroir/ https://icm-institute.org/fr/actualite/identification-dun-nouveau-gene-responsable-syndrome-mouvements-miroir/#respond Fri, 29 Sep 2017 08:39:13 +0000 Armance Gelaude https://icm-institute.org/?post_type=actualite&p=12552 Les personnes atteintes du syndrome des mouvements en miroir ont perdu la capacité de réaliser un mouvement différent des deux mains. Grâce au soutien de la fondation En savoir plus ]]> Les personnes atteintes du syndrome des mouvements en miroir ont perdu la capacité de réaliser un mouvement différent des deux mains. Grâce au soutien de la fondation Desmarest, les équipes de l’Inserm, de l’IBPS et de l’ICM viennent d’identifier que des mutations dans le gène de la nétrine-1 sont responsables de ce syndrome. Élucider les mécanismes en cause permet d’ouvrir de nouvelles perspectives pour soigner cette maladie rare.

Le système moteur se constitue chez l’homme selon une organisation croisée, le cerveau gauche commande la motricité du côté droit et réciproquement. Cette organisation croisée ainsi qu’une bonne communication entre les deux côtés du cerveau pendant le mouvement sont nécessaires pour que les mouvements des mains soient dissociés et coordonnés. Lors du développement du système nerveux, les axones des neurones traversent la ligne médiane pour connecter le cerveau gauche au côté droit et réciproquement. Une protéine, la nétrine, joue un rôle clef dans ce guidage axonal et permet notamment le croisement des axones.

En étudiant trois familles touchées par le syndrome des mouvements en miroir, Emmanuel Flamand-Roze et ses collaborateurs viennent de montrer que des mutations dans le gène de la nétrine-1 entraîne cette maladie génétique rare. Dans cette maladie, les personnes atteintes ne peuvent pas dissocier les mouvements effectués par leurs deux mains : lorsqu’une main effectue un mouvement, l’autre main est « obligée » de le reproduire contre la volonté du sujet. Dans cette maladie, il est donc rigoureusement impossible de jouer du piano par exemple.

Voir aussi : LE SYNDROME DES MOUVEMENTS EN MIROIR : UN GÈNE IMPLIQUÉ DANS LA MISE EN PLACE DES VOIES MOTRICES

Les mutations identifiées entrainent une perte de fonction de la nétrine-1 et son absence de diffusion à l’extérieur des cellules. Etant donnés les nombreux rôles de cette protéine dans l’oganisme, l’absence d’autres symptômes est très surprenante (problèmes d’audition ou de vision, symptômes moteurs, maladies cardiovasculaires ou inflammatoires, cancers).

Grâce à une approche multimodale, les chercheurs ont montré que le câblage du cerveau se fait de façon anormale, et qu’une partie des axones moteurs n’effectuent pas le croisement de la ligne médiane. Ces résultats suggèrent que la guidance axonale est la fonction la plus touchée par l’altération de la nétrine 1, alors que les autres fonctions semblent maintenues ou compensées. Les chercheurs étudient désormais en détail les mécanismes via lesquels des mutations de la nétrine entraînent son absence au niveau extra-cellulaire et sa perte de fonction. La nétrine-1 est une cible thérapeutique potentielle pour des maladies inflammatoires et le cancer. L’identification des mécanismes pourraient ainsi ouvrir de nouvelles voies thérapeutiques..

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Mieux déterminer l’état de conscience en évaluant l’interaction entre le cœur et le cerveau ? https://icm-institute.org/fr/actualite/mieux-determiner-letat-de-conscience-evaluant-linteraction-entre-coeur-cerveau/ https://icm-institute.org/fr/actualite/mieux-determiner-letat-de-conscience-evaluant-linteraction-entre-coeur-cerveau/#respond Thu, 28 Sep 2017 09:44:09 +0000 Armance Gelaude https://icm-institute.org/?post_type=actualite&p=12547 Comment savoir si un patient est conscient lorsqu’il est incapable de communiquer ? L’étude des troubles de la conscience distingue l’état végétatif, dans lequel En savoir plus ]]> Comment savoir si un patient est conscient lorsqu’il est incapable de communiquer ? L’étude des troubles de la conscience distingue l’état végétatif, dans lequel le patient est éveillé mais non conscient, et l’état de conscience minimale qui correspond à un certain degré de conscience. Distinguer ces deux états est très important pour établir un pronostic sur le devenir neurologique du patient, pour mettre en œuvre le traitement adapté et pour informer les proches. Tous les outils développés jusqu’à présent pour déterminer l’état de conscience, comme l’EEG, l’IRM fonctionnelle ou le PET scan, se concentraient sur le cerveau. Ces outils nécessitent soit un équipement lourd, soit des analyses complexes.

Pour répondre à cette question Federico Raimondo, sous la direction du Dr Jacobo SITT, tous deux membres de l’équipe de Lionel Naccache à l’ICM, a utilisé une approche novatrice : l’exploration de l’interaction entre le cœur et le cerveau. De précédentes études avaient mis en évidence que les processus « inconscients » du système neuro-végétatif, comme la respiration ou les battements du cœur, sont en réalité modulés par les processus conscients. La perception d’une stimulation externe, auditive par exemple, pourrait donc se traduire par un effet sur l’activité cardiaque, et cela d’autant plus facilement que le sujet est conscient.

En étudiant les données de 127 patients en états végétatifs ou de conscience minimale, les chercheurs ont constaté que les cycles cardiaques étaient effectivement modulés par la stimulation auditive uniquement chez les patients conscients ou minimalement conscients. Ils ont également montré que ces résultats étaient complémentaires des résultats obtenus en EEG. La combinaison de ces deux tests (test cardiaque et EEG) améliorant nettement les performances de prédictions de l’état de conscience d’un patient.

Ces résultats ouvrent de nouvelles perspectives sur une approche globale pour évaluer l’état de conscience des patients. Les chercheurs souhaitent à présent étendre le cadre à d’autres signaux physiologiques modulés par des processus conscients comme la respiration ou la dilatation des pupilles pour mettre au point un outil complet afin de mieux évaluer l’état de conscience au lit du patient.

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Journée mondiale des dégénérescences fronto-temporales : Rencontre avec le Dr Isabelle Le Ber https://icm-institute.org/fr/actualite/les-degenerescences-fronto-temporales-rencontre-avec-le-dr-isabelle-le-ber/ https://icm-institute.org/fr/actualite/les-degenerescences-fronto-temporales-rencontre-avec-le-dr-isabelle-le-ber/#respond Tue, 26 Sep 2017 08:51:21 +0000 Armance Gelaude https://icm-institute.org/?post_type=actualite&p=12534 Les dégénérescences fronto-temporales (DFT) représentent la deuxième cause de démences dégénératives chez les patients de moins de 65 ans, après la maladie En savoir plus ]]> Les dégénérescences fronto-temporales (DFT) représentent la deuxième cause de démences dégénératives chez les patients de moins de 65 ans, après la maladie d’Alzheimer. Comment définit-on une démence fronto-temporale ? Comment la diagnostique-t-on ? Quelles sont les prises en charge possibles ? Et quelles sont les dernières avancées sur ces pathologies ? Rencontre avec le Dr Isabelle Le Ber à l’occasion de la 3e journée française des démences fronto-temporales ce 27 Septembre, neurologue spécialiste des DFT au sein du centre de référence des démences rares à la Pitié-Salpêtrière et chercheuse à l’ICM.

Qu’est-ce qu’une DFT ?

Les dégénérescences fronto-temporales (encore appelées démences fronto-temporales) sont des maladies cognitives et comportementales apparentées à la maladie d’Alzheimer bien qu’elles soient beaucoup plus rares. Environ 6 à 10 000 patients sont atteints par cette pathologie en France. Elles sont dues à un dysfonctionnement de certaines régions du cerveau, les régions frontales et temporales. Ces régions sont impliquées dans des fonctions aussi diverses que le comportement, en particulier le comportement social, la prise d’initiative, le contrôle des émotions, le langage etc… Le dysfonctionnement est lié à l’accumulation anormale de certaines protéines (TDP-43, Tau ou FUS) dans ces régions.

Les premiers symptômes apparaissent en général entre 50 et 65 ans. La maladie se manifeste par des troubles du comportement, comme une apathie progressive, une perte d’intérêt, un repli social ou encore une désinhibition. On observe également des troubles du contrôle des émotions, des conduites alimentaires –les patients mangent de façon gloutonne et précipitée- et des troubles du langage. On distingue plusieurs formes cliniques de la maladie selon qu’elle débute par des troubles comportementaux ou par des troubles du langage.

Comment les diagnostique-t-on ?

La DFT est d’abord suspectée grâce au témoignage des proches qui rapportent des modifications récentes du comportement d’un patient, un changement de sa personnalité ou des difficultés de langage. Des examens complémentaires permettent alors de confirmer le diagnostic de DFT. Tout d’abord les tests neuropsychologiques, qui permettent d’évaluer les capacités de raisonnement, de jugement, d’attention ou encore la mémoire des patients. Des examens d’imagerie cérébrale, tels que l’IRM ou le TEP, mettent en évidence une atteinte ou un dysfonctionnement des régions frontales et temporales. Des examens biologiques, une ponction lombaire ou un électroencéphalogramme permettent d’exclure d’autres pathologies qui pourraient présenter des symptômes communs. Enfin, les formes génétiques ne sont pas fréquentes, 30 % des cas environ, mais une consultation et une analyse génétique peuvent être proposées si l’histoire familiale le justifie. Trois gènes sont plus fréquemment impliqués et analysés (C9Orf72, PGRN, MAPT).

L’un des objectifs importants des recherches menées à l’ICM et à l’IM2A est d’améliorer le diagnostic des patients pour détecter la maladie plus précocement et limiter l’errance diagnostique. Ainsi, un test évaluant l’empathie, l’un des symptômes phare de la maladie, a été développé récemment à l’IM2A et à l’ICM en collaboration avec une équipe internationale. Il permet de mieux différencier les DFT et la maladie d’Alzheimer, encore trop souvent confondues. A terme, il pourrait devenir l’un des examens diagnostiques de référence pour cette pathologie.

Voir aussi : DÉMENCES OU ALZHEIMER : UN TEST SIMPLE POURRAIT LES DIFFÉRENCIER

Comment les patients sont-ils pris en charge ?

La prise en charge des patients doit être pluridisciplinaire par une équipe spécialisée dans un centre expert. Elle fait intervenir un neurologue mais aussi des neuropsychologues, des orthophonistes et des psychologues cliniciens. Nous pouvons ainsi mieux évaluer les troubles et besoins du patient, le retentissement familial et social, assurer une prise en charge optimale et adapter les traitements et les aides sociales selon le stade de la maladie.

L’impact de cette maladie sur la vie sociale, professionnelle et familiale est important. L’aspect social et psychologique, la formation des aidants familiaux à la maladie, sont aussi un volet majeur de la prise en charge. Le soutien des patients et aidants familiaux par les associations de patients dédiées à cette pathologie, en particulier l’association France-DFT, est également crucial.

Quels sont les traitements disponibles actuellement ?

A l’heure actuelle, les traitements proposés sont uniquement symptomatiques. Certains traitements, par exemple certains antidépresseurs, permettent d’améliorer les troubles du comportement. Le traitement médicamenteux peut être complété par une prise en charge orthophonique ou en accueil de jour assurant une stimulation cognitive pour ralentir l’évolution de certains symptômes.

Quelles sont les challenges pour traiter cette maladie et les dernières avancées de la recherche ?

Des progrès considérables ont été effectués durant les 20 dernières années permettant de mieux caractériser les différentes formes cliniques de la maladie, la nature des lésions neuronales, les causes génétiques et les voies biologiques qui sont altérées.

Toutes ces avancées ouvrent maintenant le champ à de nouvelles perspectives de traitement. Les premiers essais thérapeutiques à visée curative ou préventive ont ainsi pu être initiés récemment dans certaines formes génétiques de la maladie. Les équipes de l’ICM et de l’IM2A ont participé à l’un des premiers essais thérapeutiques visant à tester l’effet d’un médicament sur les formes débutantes de DFT avec mutation d’un gène (PGRN) chez une trentaine de patients.

A ce stade, l’un des enjeux majeurs est le diagnostic précoce de ces maladies pour traiter le plus tôt possible, idéalement de façon préventive avant le début des symptômes cliniques. Dans ce but, deux études nationales (PHRC Predict-PGRN ; ANR PrevDemAls) sont conduites à la Salpêtrière par notre équipe, en étroite collaboration avec le Pr Bruno Dubois, le Centre d’Investigation Clinique et certains centres hospitaliers de province, chez 200 sujets à risque d’être porteurs d’une forme génétique de DFT. Le but de ces deux études est d’identifier des biomarqueurs prédictifs du début du processus lésionnel et du début des symptômes cliniques qui permettront, à terme, de tester de nouvelles thérapeutiques au stade où elles sont le plus susceptibles d’être efficaces, c’est-à-dire avant même l’apparition des premiers symptômes.

Quel est l’objectif de la journée française des démences fronto-temporales ?

Cette journée de sensibilisation résulte d’une initiative internationale (‘World FTD awareness week’) émanant des associations de patients de différents pays. L’objectif est de mieux faire connaitre la DFT, maladie rare et méconnue, au grand public et à la communauté médicale. En France, l’association France-DFT organise chaque année depuis 2015 une journée nationale en partenariat avec le centre de référence des démences rares ou précoces. Cette manifestation permet aux proches et aux familles de patients d’être mieux informés sur la maladie, sur les dernières avancées de la recherche et de sensibiliser la communauté médicale afin d’améliorer le diagnostic des DFT.

Quel est le rôle du centre de référence des démences rares et précoces à la Pitié-Salpêtrière ?

Les centres de référence et de compétence maladies rares émanent du plan national ‘maladies rares’. Ce plan vise à déployer des moyens financiers en faveur des maladies rares, qui affectent moins d’une personne sur 2 000, pour en améliorer le diagnostic et la prise en charge.

L’Institut de la mémoire et de la maladie d’Alzheimer, dirigé par le Pr Bruno Dubois à l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière, a été labellisé centre de référence « démences rares ou précoces » par le Ministère de la Santé et des Solidarités il y a 10 ans. Il est dédié aux patients atteints par les différentes formes cliniques de DFT. Il assure des missions d’expertise, de recours, de formation et est un acteur important de la recherche sur cette maladie. Il œuvre au sein d’un réseau de 17 centres de compétence régionaux qui constituent un réseau de soins experts assurant une offre de soins homogènes aux patients atteints de DFT à travers l’ensemble du territoire français.

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BioSerenity, start-up incubée à l’ICM, champion français de la e-sante, lève 15 millions d’euros. https://icm-institute.org/fr/actualite/bioserenity-start-up-incubee-a-licm-champion-francais-de-la-e-sante-leve-15-millions-deuros/ https://icm-institute.org/fr/actualite/bioserenity-start-up-incubee-a-licm-champion-francais-de-la-e-sante-leve-15-millions-deuros/#respond Mon, 25 Sep 2017 12:13:34 +0000 Armance Gelaude https://icm-institute.org/?post_type=actualite&p=12530 BioSerenity, startup hébergée au sein de l’iPEPS-ICM, conçoit des vêtements connectés au service des patients. L’entreprise vient de clôturer une levée de fonds En savoir plus ]]> BioSerenity, startup hébergée au sein de l’iPEPS-ICM, conçoit des vêtements connectés au service des patients. L’entreprise vient de clôturer une levée de fonds de Série A de 15M€ menée par LBO France aux côtés du Fonds PSIM géré par Bpifrance dans le cadre du Programme d’Investissements d’Avenir et de l’actionnaire historique Idinvest Partners.

BioSerenity offre des solutions de suivi complet (full-stack) par pathologie pour accélérer le diagnostic, faciliter le suivi et accompagner le thérapeutique. L’entreprise travaille actuellement sur 4 grandes pathologies : l’épilepsie, le suivi des maladies cardiologiques, le suivi des grossesses et les troubles du sommeil. Grâce à un dispositif qui combine outils, application mobile, cloud et analyse automatique des données à l’aide de l’intelligence artificielle, les établissements de santé peuvent mieux suivre leurs patients tout au long de leur parcours de soins.

Voir aussi : BIOSERENITY GRAND LAURÉAT DES “INTERNATIONAL INNOVATION AWARDS” DE LA VILLE DE PARIS

Emmanuel Audouard, Directeur du Fonds PSIM chez Bpifrance, déclare :

« BioSerenity est l’une des medtechs les plus prometteuses de son secteur. Elle apporte une réponse innovante au diagnostic et au monitoring des patients. Nous sommes heureux de soutenir sa croissance aux cotés de LBO France et Idinvest en mobilisant notre fonds PSIM dédié aux lauréats du Concours Mondial d’Innovation dans le cadre de cette levée de fonds. »

 

Pierre-Yves Frouin, président et fondateur de BioSerenity attribue le succès de BioSerenity à une conjugaison de facteurs :

« De nombreuses start-ups sont concentrées sur une brique technique unique alors que BioSerenity est aujourd’hui capable de fournir une solution complète allant de la capture des données patients jusqu’à l’analyse, cela nous place comme l’une des seules entreprises de notre domaine capable de fournir les résultats médicaux attendus. Nous avons développé un portefeuille de propriété intellectuelle important et une équipe d’excellence qui travaille en lien avec un écosystème étendu. BioSerenity est née dans l’environnement hospitalier de l’ICM dans l’hôpital de la Pitié Salpétrière (APHP) et les laboratoires pharmaceutiques apprécient notre bonne compréhension des enjeux médicaux ».

 

BIOSERENITY © Un système qui permet l’enregistrement à domicile, une application qui permet d’interagir avec le patient et un système expert avec une Intelligence artificielle pour l’assistance au diagnostic. L’objectif est d’arriver au bon traitement le plus rapidement possible.

Pour Pierre-Yves Frouin :

« avec cette levée de fonds, nous obtenons non seulement des financements pour continuer notre croissance, mais aussi des investisseurs qui sont experts dans l’innovation numérique et l’innovation médicale, deux secteurs qui s’entrecroisent en permanence chez nous »

 

Voir aussi : 2 STARTUPS DE L’ICM LAURÉATES DU PROGRAMME SOFT LANDING BOSTON

Luc Maruenda, Partner au sein d’Idinvest Partners conclut :

« L’exécution de BioSerenity ces deux dernières années est impressionnante. BioSerenity a su mettre en place une équipe de 80 talents dynamiques et s’entourer de partenaires académiques, industriels et cliniques de grande qualité. Nous sommes ravis de renouveller notre confiance à l’équipe de direction de BioSerenity en réinvestissant et d’accueillir de nouveaux co-investisseurs »
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Chercheur Invité : Pr. Nina Dronkers, « Comprendre le système du langage » https://icm-institute.org/fr/actualite/chercheur-invite-pr-nina-dronkers-comprendre-systeme-langage/ https://icm-institute.org/fr/actualite/chercheur-invite-pr-nina-dronkers-comprendre-systeme-langage/#respond Fri, 22 Sep 2017 13:15:41 +0000 Armance Gelaude https://icm-institute.org/?post_type=actualite&p=12527 Le Pr. Nina Dronkers du Sandler Neurosciences Center , était à l’ICM – Institut du Cerveau et de la Moelle épinière le 19 Juin 2017 pour donner une conférence sur En savoir plus ]]> Le Pr. Nina Dronkers du Sandler Neurosciences Center , était à l’ICM – Institut du Cerveau et de la Moelle épinière le 19 Juin 2017 pour donner une conférence sur « Le langage et le cerveau : des modèles classique à une approche plus complexe. ».


Retrouvez toutes les vidéos de la série « Chercheurs invités » sur notre chaîne Youtube.

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Grande récompense scientifique pour un chercheur de l’ICM : Nicolas Renier obtient une bourse ERC Starting Grant https://icm-institute.org/fr/actualite/grande-recompense-scientifique-chercheur-de-licm-nicolas-renier-obtient-bourse-erc-starting-grant/ https://icm-institute.org/fr/actualite/grande-recompense-scientifique-chercheur-de-licm-nicolas-renier-obtient-bourse-erc-starting-grant/#respond Fri, 22 Sep 2017 09:56:02 +0000 Armance Gelaude https://icm-institute.org/?post_type=actualite&p=12524 Nicolas Renier, 34 ans, chef d’équipe à l’ICM, a obtenu une ERC Starting Grant pour son projet de recherche destiné à comprendre la stabilité des connexions En savoir plus ]]> Nicolas Renier, 34 ans, chef d’équipe à l’ICM, a obtenu une ERC Starting Grant pour son projet de recherche destiné à comprendre la stabilité des connexions neuronales dans le cerveau adulte.

Le programme européen des ERC starting, conduit dans le cadre d’Horizon 2020, vise à permettre aux jeunes équipes de recherche (le responsable du projet doit avoir obtenu sa thèse depuis moins de 7 ans) de démarrer un projet scientifique de rupture, ambitieux, innovant, et à haut risque. Ce programme favorise ainsi la prise de risque par les chercheurs, et permet l’émergence de nouvelles idées. Cette année, seuls 400 projets environ ont été retenus sur près de 3000 candidatures, pour un financement total s’élevant à 90 millions d’euros.

Dans le cadre de ce projet ERC, Nicolas Renier et son équipe souhaitent comprendre les processus moléculaires qui permettent l’émergence et le maintien des connexions entre neurones dans le cerveau. Leur projet vise également à comprendre comment, en retour, l’activité neuronale modifie la stabilité des branches qui connectent les neurones entre eux. Le but est donc de cartographier les relations entre l’activité neuronale et les cascades moléculaires contrôlant la stabilité et la plasticité des cellules nerveuses.

Voir aussi : FONCTIONNEMENT DU CERVEAU : DÉCHIFFRER LES CONNEXIONS NEURONALES

Une partie du projet concerne notamment le système vasculaire du cerveau : comment se réorganise-t-il au cours de la vie ? Quels impacts aurait une telle réorganisation sur la création de nouvelles connexions entre neurones ? L’équipe va aussi s’intéresser aux gènes de la mort cellulaire : leur expression dans les neurones adultes pourrait-elle être liée à l’activité neuronale dans un contexte physiologique ?

Ce programme de recherche permettra de mettre en place de nouveaux outils pour étudier certaines pathologies comme les Accidents Vasculaires Cérébraux (AVC). Des travaux qui pourraient également servir certains projets scientifiques menés par d’autres équipes au sein même de l’ICM.

Le projet est rendu possible grâce aux méthodes développées par Nicolas Renier ces 4 dernières années. Il explique que « Ce projet ERC va utiliser les outils de pointe d’imagerie 3D qui émergent aujourd’hui en neurosciences ». Au total, 7 personnes travailleront sur ce projet, dont le financement débutera en 2018 pour une durée de 5 ans, et qui pourrait avoir des retombées aussi au niveau industriel.

L’acceptation du projet a également été rendue permise grâce au travail effectué par le Pôle des Affaires Scientifiques et Médicales (PAMS) de l’ICM. A ce jour, il s’agit de la 10e bourse ERC obtenue pour l’ICM. Les bénéficiaires des ERC starting sont originaires de 23 pays d’Europe différents, la France étant à la 3ème place dans le classement par institut hébergeur, et à la 2nde place en termes de nationalité des lauréats.

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Journée mondiale contre la maladie d’Alzheimer : découvrez les recherches menées à l’ICM https://icm-institute.org/fr/actualite/journee-mondiale-contre-maladie-dalzheimer-decouvrez-recherches-menees-a-licm/ https://icm-institute.org/fr/actualite/journee-mondiale-contre-maladie-dalzheimer-decouvrez-recherches-menees-a-licm/#respond Thu, 21 Sep 2017 09:16:42 +0000 Armance Gelaude https://icm-institute.org/?post_type=actualite&p=12520 Il y a actuellement environ 900 000 personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer en France.

La maladie d'Alzheimer met en échec l’ensemble de la communauté En savoir plus ]]> Il y a actuellement environ 900 000 personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer en France.

La maladie d’Alzheimer met en échec l’ensemble de la communauté scientifique depuis plusieurs années. De nombreux essais cliniques pourtant prometteurs se sont avérés inefficaces. Marie-Claude Potier, chef d’équipe à l’ICM, nous explique pourquoi nous ne pouvons toujours pas soigner la maladie d’Alzheimer.

L’ICM s’engage contre la maladie. Depuis plus de 10 ans, les chercheurs de l’Institut cherchent à comprendre les origines de la maladie, à déterminer des biomarqueurs et à développer des solutions afin d’améliorer la vie des patients. Pour visualiser cette infographie en pleine page, cliquez ici.

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Le groupe Pasteur mutualité et l’ICM signent une convention de mécénat https://icm-institute.org/fr/actualite/le-groupe-pasteur-mutualite-et-licm-signent-une-convention-de-mecenat/ https://icm-institute.org/fr/actualite/le-groupe-pasteur-mutualite-et-licm-signent-une-convention-de-mecenat/#respond Wed, 20 Sep 2017 11:00:32 +0000 Armance Gelaude https://icm-institute.org/?post_type=actualite&p=12505 Le Docteur Michel Cazaugade, Président de Groupe Pasteur Mutualité, et le Professeur Gérard Saillant, Président de l’Institut du Cerveau et de la Moelle Epinière En savoir plus ]]> Le Docteur Michel Cazaugade, Président de Groupe Pasteur Mutualité, et le Professeur Gérard Saillant, Président de l’Institut du Cerveau et de la Moelle Epinière (ICM), ont signé une convention de mécénat pour une durée de trois ans.

Le groupe mutualiste d’assurances dédié aux professionnels de santé s’associe à la Fondation reconnue d’utilité publique qui héberge, depuis 2010, un centre de recherches animé par une communauté de 700 chercheurs (médecins, ingénieurs et techniciens) sur le site de l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière.

L’ICM, l’un des tout premiers centres mondiaux dédié à la recherche sur les maladies du système nerveux, contribue à améliorer l’efficience des connaissances en neurosciences en favorisant une recherche translationnelle et en fournissant aux équipes de recherche un écosystème privilégié intégrant des équipements à la pointe du progrès. En mêlant des domaines aussi variés que la biologie moléculaire et cellulaire, la neurophysiologie et les sciences cognitives, en étroit maillage avec une recherche clinique, il se fixe comme but d’apporter des réponses concrètes aux patients pour prévenir et guérir les affections du système nerveux.

Pour Groupe Pasteur Mutualité, cet engagement s’inscrit dans le cadre de sa politique d’innovation à destination des professionnels de santé et dans la continuité de ses actions de soutien à la recherche médicale. Un soutien qui se manifeste chaque année, depuis 2008, par l’octroi de nombreuses bourses à de jeunes chercheurs en santé via sa Fondation d’entreprise. Il fait également pleinement écho à son programme Villa M, qui verra naître en 2019 en plein cœur de Paris, un lieu totalement inédit, de partage, d’innovation, de prévention et de bien-être imaginé pour les professionnels de santé dans une logique de communauté.

 

« Le soutien que Groupe Pasteur Mutualité apporte à l’ICM répond à notre approche à la fois en matière de prévention des risques, mais aussi en matière de mieux-être lié à des problématiques de santé publique majeures. Les enjeux du vieillissement accéléré de la population impliquent de développer, dès à présent, des solutions de prévention, de soins et de traitements de pointe, éprouvées et confrontées aux besoins des patients. Des innovations majeures que Villa M permettra de découvrir et partager pour faire avancer la santé de demain », précise le Dr Michel Cazaugade, Président de Groupe Pasteur Mutualité.

 

« L’Institut du Cerveau et de la Moelle épinière (ICM) joue un rôle fondamental face au défi immense du « bien vieillir », auquel la société toute entière est déjà confrontée. Sa mission est de ralentir la progression des maladies du système nerveux et d’en accélérer la recherche et les découvertes pour permettre aux patients de vivre dans les meilleures conditions. Je tiens à ce titre, à saluer chaleureusement le soutien de Groupe Pasteur Mutualité à l’ICM qui participe, par cette action, à accompagner l’Institut dans la conduite de programmes de recherche innovants et ambitieux », souligne Gérard Saillant, Président de l’ICM.
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Deux nouveaux gènes associés au risque de développer la maladie d’Alzheimer https://icm-institute.org/fr/actualite/deux-nouveaux-genes-associes-risque-de-developper-maladie-dalzheimer/ https://icm-institute.org/fr/actualite/deux-nouveaux-genes-associes-risque-de-developper-maladie-dalzheimer/#respond Tue, 19 Sep 2017 12:02:34 +0000 Armance Gelaude https://icm-institute.org/?post_type=actualite&p=12495 Une étude internationale, à laquelle ont participé le Pr Alexis Brice et le Pr Harald Hampel, a identifié de nouveaux gènes associés au risque de développer la En savoir plus ]]> Une étude internationale, à laquelle ont participé le Pr Alexis Brice et le Pr Harald Hampel, a identifié de nouveaux gènes associés au risque de développer la maladie d’Alzheimer. Ces gènes, largement exprimés au niveau de la microglie, les cellules immunitaires du cerveau, constituent un argument supplémentaire sur le rôle de l’immunité dans cette pathologie.

Il y a actuellement environ 900 000 personnes atteintes de la maladie d’Alzheimer en France. Au cours de la maladie, des protéines s’accumulent dans le cerveau et forment de plaques et des agrégats. Les connexions entre les cellules nerveuses sont perdues et à termes ces cellules meurent et le volume du cerveau diminue. Il n’existe à l’heure actuelle aucun traitement pour ralentir la progression de la maladie d’Alzheimer.

 

« Plus de 60% des personnes atteints de démence ont la maladie d’Alzheimer. Malgré sa prévalence nous ne comprenons toujours pas complètement les causes complexes de la maladie. » Pr Harald Hampel

 

L’influence de la génétique dans les formes précoces de la maladie d’Alzheimer est bien connue, mais les formes tardives de la maladie possèdent également une composante génétique. Certaines régions de l’ADN, près d’une trentaine, ont déjà été identifiées, mais d’autres variants, rares, contribuent également au risque de développer la maladie.

Voir aussi : ETUDE DES MUTATIONS DANS LES FORMES PRÉCOCES DE LA MALADIE D’ALZHEIMER
« Découvrir de nouveaux gènes, c’est comme trouver les pièces d’un puzzle, que les biologistes font correspondre pour reconstruire une image complète de la maladie. » Pr Harald Hampel

 

Deux nouveaux gènes, qui n’étaient jusqu’alors pas considérer comme à risque dans la maladie d’Alzheimer, ont été identifiés au cours d’une étude qui comparait l’ADN de dizaines de milliers de personnes atteintes de la maladie avec des individus sains de la même tranche d’âge. Ces gènes, sont fortement exprimés au niveau des cellules microgliales, les principales cellules immunitaires du cerveau, et participent à la réponse immunitaire innée qui aurait un rôle direct dans le développement de la maladie d’Alzheimer et ne serait plus juste une conséquence de la dégénérescence des neurones.

 

« Au-delà de l’identification des deux gènes qui influencent le risque de développer la maladie d’Alzheimer, nos travaux mettent en évidence un certain nombre d’autres gènes et protéines formant un réseau qui pourrait jouer un rôle dans son développement. Ces gènes particuliers, qui suggèrent un rôle causal des cellules immunitaires du cerveau dans la maladie, sont également de très bonnes cibles pour de futurs traitements. » Pr Harald Hampel

 

Source : Rare coding variants in PLCG2, ABI3, and TREM2 implicate microglial-mediated innate immunity in Alzheimer’s disease. Sims R et al. Nat Genet. 2017 Jul 17.

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