Nelson Rebola, nouveau chef d'équipe à l'ICM

Recherche Mis en ligne le 6 novembre 2017
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Nelson Rebola vient de rejoindre l’ICM, à la tête de l’équipe « Mécanismes cellulaires des processus sensoriels ».

Quel a été votre parcours avant d’arriver à l’ICM ?

 

Après un diplôme en Biochimie obtenu en 2002 à l’Université de Lisbonne au Portugal, j’ai fait ma thèse dans le groupe du Pr. Rodrigo Cunha à Coimbra (Portugal) sur l’impact des récepteurs de l’adénosine sur le fonctionnement du cerveau normal et pathologique. J’ai ensuite effectué mon post-doctorat dans le laboratoire du Dr Christophe Mulle à Bordeaux, sur la physiologie synaptique, et principalement les mécanismes de plasticité synaptique dans les circuits de l’hippocampe. En 2012, après avoir été recruté par le CNRS, j’ai rejoint le laboratoire du Dr David DiGregorio à l’Institut Pasteur où j’ai étudié les mécanismes cellulaires impliqués dans la transmission synaptique et l’intégration de l’information dans les neurones grâce à des techniques d’imagerie de pointe. En 2016, j’ai été recruté à l’ICM pour démarrer une nouvelle équipe de recherche nommée « Mécanismes cellulaires des processus sensoriels ».

 

Qu’est-ce qui vous a amené à l’ICM ?

 

L’ICM est le premier centre de recherche en neuroscience en France. Ma motivation vient non seulement de la qualité de la recherche qui y est actuellement menée mais également de son ambition de devenir encore meilleur et de rivaliser avec les plus grands centres de recherche européens. La proximité avec l’hôpital et l’environnement hautement translationnel de l’ICM sont des atouts majeurs dont je voudrais profiter dans le futur. L’ICM est un institut unique où l’excellence de la recherche en neurosciences est intégrée à l’un des plus grands hôpitaux d’Europe, fort d’une longue tradition dans le traitement des maladies du cerveau. Au-delà de la recherche clinique et translationnelle, l’ICM abrite une recherche fondamentale remarquable. Les chercheurs s’attaquent aux problématiques neuroscientifiques à tous les niveaux : moléculaire et génétique, cellulaire et synaptiques, à l’échelle des circuits, des systèmes et du comportement jusqu’à la cognition chez l’être humain. Le flux constant d’idées entre les équipes de recherche d’expériences diverses permet ainsi d’approcher les questions scientifiques sous différentes perspectives.

 

Quels projets souhaiteriez-vous développer ici ?

 

L’intégration des informations sensorielles est une caractéristique fondamentale de notre cerveau et est indispensable à nos actions quotidiennes. Analyser toutes ces informations provenant de différentes sources comme la proprioception, la vision, le toucher ou encore l’odorat, et les convertir en une série d’action est essentielle dans nos interactions avec l’environnement. Néanmoins, les mécanismes cellulaires impliqués dans de tels processus cérébraux sont encore peu connus. Au laboratoire, nous prévoyons d’utiliser une combinaison de techniques d’électrophysiologie et d’imagerie, in vivo et in vitro pour étudier les aspects cellulaires de l’analyse et de l’intégration des informations sensorielles par le cerveau.

 

Quelles collaborations prévoyez-vous de développer à l’ICM ?

 

Je viens tout juste d’arriver donc je suis toujours en train d’apprendre sur les différentes recherches menées à l’Institut. Il est peut-être encore trop tôt pour identifier des liens clairs mais il y a des groupes de recherche avec lesquels nous avons des intérêts ou des approches complémentaires et avec qui nous pourrions naturellement établir des collaborations. Evidemment avec des chercheurs en neurophysiologie mais également avec des équipes utilisant des approches moléculaires et cellulaires. Enfin, comme nous prévoyons de beaucoup utiliser certaines techniques d’imagerie, la collaboration proche avec la plateforme d’imagerie représente un atout certain pour l’équipe.