Les causes et les mécanismes biologiques de l’AVC

L’Hypertension artérielle est le facteur majeur de risque d’AVC, il est donc conseillé de contrôler sa pression artérielle régulièrement et de consulter un médecin si celle-ci est supérieure à 140 de maximum ou supérieure à 90 de minimum lors de plusieurs prises au repos.

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Les mécanismes biologiques de l’AVC

La pression artérielle correspond à la force exercée par le sang sur les vaisseaux sanguins lorsqu’il circule. Une hypertension signifie que la force trop élevée du débit sanguin peut endommager les vaisseaux.

Le taux de cholestérol, en particulier du LDL-Cholestérol, doit être inférieur à 1.6g/l. Afin de diminuer le risque d’AVC, il est conseillé de faire contrôler ce taux tous les 5 ans.

Les deux molécules plus spécialement chargées du transport du cholestérol sont les LDL et les HDL. Les LDL apportent le cholestérol aux cellules, les HDL récupèrent le cholestérol périphérique et peuvent le ramener au foie. S’il y a plus de cholestérol transporté par les LDL que les cellules n’en ont besoin, les LDL non utilisées vont se déposer sur les parois des vaisseaux sanguins, formant des plaques qui diminuent le diamètre, favorisant un AVC ischémique. Les HDL, au contraire ont une action de « nettoyage » des vaisseaux sanguins.

risque avc ischémique

La consommation de tabac multiplie par 2 le risque d’un AVC ischémique.

Quelles sont les causes de l’AVC ?

Dans 85% des cas, l’AVC est la conséquence d’une obstruction d’une artère cérébrale par un caillot sanguin, arrêtant la circulation sanguine. On parle d’AVC ischémique. La cause principale est une accumulation de dépôts de cholestérol sur les parois des vaisseaux qui rétrécissent le diamètre de l’artère et favorisent son obstruction. Ce rétrécissement, l’athérosclérose, est parfois localisée dans le cerveau mais il peut également arriver qu’un fragment d’un dépôt de cholestérol, présent en dehors de celui-ci, se détache et migre par la circulation sanguine dans une artère cérébrale.

Dans 15 % des cas, l’AVC est dit hémorragique, c’est-à-dire qu’il est dû à la rupture d’une artère cérébrale, fragilisée par l’hypertension (cause majeure), une malformation ou un traitement. La rupture de l’artère entraine alors un saignement dans le cerveau.

conséquence de l'AVC

Lors d’un AVC ischémique, les cellules, en particulier les neurones, de la région cérébrale touchée sont en hypoxie, c’est-à-dire qu’elles ne reçoivent plus suffisamment d’oxygène et de sucre, indispensables à leur survie, normalement apportés par la circulation sanguine. 

Lorsque cette situation se prolonge, les cellules meurent entrainant la perte des fonctions cérébrales associées aux régions touchées. Dans un premier temps, la mort cellulaire ne se produit que dans une zone réduite, proche de l’obstruction ou de l’hémorragie. Autour de ce périmètre, on observe une « zone de pénombre » où les dommages causés sont réversibles si la circulation sanguine est rétablie rapidement, c’est-à-dire moins de 6 heures après les premiers signes de l’AVC.

Le blocage de la circulation dans une artère cérébrale entraine la mort de 1,9 millions de neurones chaque minute (nombre de neurones totaux : 100 milliards environ).