Epilepsie : stop aux idées reçues

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Très fréquente, près de 2 français sur 3 estiment pourtant mal connaître l’épilepsie, et beaucoup d’idées reçues circulent encore. En France, l’épilepsie touche 500.000 personnes et 75 % des cas se déclarent avant 18 ans. L’épilepsie est une des maladies neurologiques les plus fréquentes. Plusieurs traitements sont disponibles mais, à l’heure actuelle aucun n’est curatif, et l’efficacité et les effets indésirables d’un antiépileptique peuvent varier d’une personne à une autre.

L’épilepsie est une maladie « électrique » du cerveau. Durant les crises, les neurones et les réseaux de neurones ont une activité anormale, intense, synchronisée au niveau d’une région plus ou moins étendue du cerveau. Les conséquences pour le cerveau sont très importantes puisque la crise empêche le bon fonctionnement de la région touchée et donc modifie les fonctions normalement associées à cette région.

Grâce à son modèle unique qui allie recherche fondamentale, recherche clinique et innovation, les chercheurs de l’ICM souhaitent mieux comprendre cette pathologie et testent l’efficacité de nouveaux médicaments pour empêcher les crises.

 

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Découvrez notre vidéo pour mieux comprendre l’épilepsie

 

 

 

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Au sein de l’ICM, 3 équipes de recherche se concentrent sur l’épilepsie, pour mieux la comprendre, la diagnostiquer précocement et la traiter.

 

Connaître les gènes de l’épilepsie

L’équipe d’Eric Leguern (AP-HP, Sorbonne Université) et Stéphanie Baulac (Inserm) à l’ICM s’intéresse aux gènes responsables des formes familiales d’épilepsie. Après la découverte d’un gène majeur, DEPDC5, elle a mis très récemment en évidence des mutations du gène MTOR impliqué dans la voie mTOR qui intervient dans le développement cérébral. Ces mutations sont présentes dans seulement quelques cellules du cerveau des patients atteints d’épilepsies associées à des malformations cérébrales.

 

Comprendre le comportement des neurones lors d’une crise d’épilepsie

Les crises d’épilepsie peuvent se caractériser, surtout chez les jeunes enfants, par des périodes d’absence pendant lesquels ils ne réagissent plus aux stimuli environnementaux. L’équipe de Stéphane Charpier (Sorbonne Université) à l’ICM a montré que ces crises d’épilepsie généralisée, qui affectent l’ensemble du cortex cérébral, bloquent la capacité des neurones à intégrer les informations provenant de l’extérieur, et entrainent cette « absence ». Il y a donc une interruption des mécanismes de la perception consciente lors de ces crises généralisées.

 

Etudier les tissus épileptiques

Conserver des tissus, en bon état, suffisamment longtemps pour pouvoir les étudier, se révèle être un tâche ardue. Pour y remédier, l’équipe de Richard Miles (CNRS) à l’ICM a mis au point une technique révolutionnaire pour conserver en culture des coupes de tissus de cerveau de patients épileptiques pendant plusieurs semaines, permettant ainsi d’étudier les mécanismes de l’épilepsie et les effets des traitements à long terme.

 

 

Vers de nouvelles cibles thérapeutiques et diagnostiques

 

Plusieurs études sur l’épilepsie sont conduites par des chercheurs de l’ICM. Vincent Navarro, de l’équipe de Stéphane Charpier, a notamment coordonné un essai thérapeutique visant à comparer 2 types de traitement d’urgence des crises d’épilepsie. Ces traitements sont administrés aux patients lorsque la crise dure plus de 5 minutes et représente donc un risque de dommages pour le cerveau. Ces études s’inscrivent dans un cadre global d’amélioration des traitements pour les patients.

 

Les systèmes de diagnostic actuels sont chers, peu disponibles et demandent au patient de rester immobilisé à l’hôpital, ce qui est parfois difficile. Pour répondre à ce problème, la startup BioSerenity, hébergée à l’ICM, est en train de mettre au point le Neuronaute, un vêtement intelligent permettant de recueillir directement des données sur les paramètres corporels des patients, cela afin de détecter les risques de crises. Les données collectées permettent d’une part de personnaliser la prise en charge des patients, et d’autre part de fournir de nouvelles informations aux chercheurs, et ainsi de faire progresser les connaissances sur cette maladie.

 

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