Institut du Cerveau et de la Moelle Epinière https://icm-institute.org Wed, 24 Apr 2019 13:00:44 +0000 https://wordpress.org/?v=4.8.2 hourly 1 https://wordpress.org/?v=4.8.2 L’eskétamine, une nouvelle approche thérapeutique dans les troubles dépressifs https://icm-institute.org/fr/actualite/lesketamine-nouvelle-approche-therapeutique-troubles-depressifs/ https://icm-institute.org/fr/actualite/lesketamine-nouvelle-approche-therapeutique-troubles-depressifs/#respond Wed, 24 Apr 2019 13:00:44 +0000 Océane Paisant https://icm-institute.org/?post_type=actualite&p=15687  

La Food & Drugs Administration, autorité régulatrice des produits de santé aux Etats-Unis, vient d’autoriser la commercialisation de l’eskétamine dans le En savoir plus ]]>  

La Food & Drugs Administration, autorité régulatrice des produits de santé aux Etats-Unis, vient d’autoriser la commercialisation de l’eskétamine dans le traitement des troubles dépressifs. Retour sur ce « nouveau médicament », issu d’une molécule bien connue, avec le Pr Philippe Fossati (APHP-Sorbonne Université), chef du service de psychiatrie adulte à l’Hôpital de la Pitié Salpêtrière-APHP et responsable d’une équipe de recherche à l’ICM.

 

La FDA vient d’autoriser la commercialisation de l’eskétamine, un spray nasal pour le traitement de la dépression. En quoi consiste ce médicament ?

 

La kétamine, dont est dérivée l’eskétamine, est un produit bien connu en médecine. C’est un anesthésique couramment utilisé qui a montré un effet sur la dépression résistante, lorsque plusieurs lignes de traitements ont été testées sans efficacité. Nous avions conduit une méta-analyse des essais cliniques incluant la kétamine (https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/26548981) montrant son effet très rapide, en quelques heures seulement, dans les troubles dépressifs unipolaires et bipolaires. L’effet est bien sûr suspensif, avec une réapparition des symptômes à 7 jours, mais son impact est bien réel, à la fois pour traiter des symptômes sur lesquels nous ne pouvions agir que de façon relativement lente, les antidépresseurs mettant en moyenne 3 semaines à faire effet, et pour passer de épisodes à haut risque comme les crises suicidaires.

 

Y a–t-il les risques déjà connus ou envisagés à ce traitement ?

 

La kétamine comme l’eskétamine sont des produits bien tolérés mais qui nécessitent une surveillance au moment de l’administration, de la tension artérielle notamment. Il ne faut pas oublier que la kétamine est aussi utilisée comme une drogue « récréative » pour ces effets « planants ». Il est donc nécessaire d’être présent auprès des patients si des effets psychodysleptiques apparaissent car cela peut être angoissant. Actuellement, la kétamine s’administre sous forme de perfusion et requiert donc une prise en charge dans un service hospitalier. L’eskétamine, bien que son mode d’administration, un spray nasal, semble plus « simple », doit répondre aux mêmes exigences.

 

Quelles perspectives ouvrent ce type de traitement ?

 

C’est un signal d’espoir, même si ce n’est pas la panacée. Il permet de renouveler les approches thérapeutiques vis-à-vis de la dépression. Je vois deux perspectives importantes suggérées par ces nouveaux traitements. D’abord, un impact inévitable sur l’organisation des soins. La voie d’administration nouvelle de l’eskétamine entraine des conditions de prise en charge particulières. Les médecins pourront prescrire ce traitement, mais la plupart n’auront pas les moyens de les délivrer et devront se rapprocher des services hospitaliers. Cela va nécessiter pour nous de développer des activités ambulatoires ou d’hôpital de jour pour administrer ces traitements, que nous n’avons pas actuellement en France. Le service de psychiatrie de l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière, en lien avec l’Institut du Cerveau et de la Moelle épinière (ICM), a commencé à développer ces nouvelles organisations. C’est un vraiment changement de paradigme dans l’idée du traitement de la dépression et je pense que nous n’en mesurons pas encore toutes les conséquences.

La deuxième perspective que j’entrevois, et qui a déjà commencé aux Etats-Unis, est le développement de nouvelles méthodologies de recherche. Au sein du NIMH (National Institute of Mental Health, USA) des programmes de recherche clinique utilisent la kétamine ou d’autres dérivées, pour étudier les signaux antidépresseurs qui peuvent y être associés, mettre en évidence de nouveaux marqueurs biologiques. Nous avons un modèle similaire à l’ICM avec Neurotrials, l’unité de développement clinique précoce, sur lequel nous pourrons nous appuyer pour développer de telles approches dans le futur.

 

Comment voyez-vous l’utilisation de ce type de traitement dans les prochaines années ?

 

Ce type de traitement ouvre de nouveaux champs de recherche clinique et va avoir un impact sur l’organisation des soins, c’est certain. Les premiers essais vont débuter très prochainement en France. Cependant, il n’a pas vocation à remplacer les autres traitements disponibles, qu’ils soient médicamenteux, physiques ou psychothérapeutiques. Ce sont deux choses différentes et complémentaires.

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Congrès SPATAX – Nice – Septembre 2019 https://icm-institute.org/fr/actualite/congres-spatax-nice-septembre-2019/ https://icm-institute.org/fr/actualite/congres-spatax-nice-septembre-2019/#respond Wed, 24 Apr 2019 07:00:08 +0000 Elodie Terrancle https://icm-institute.org/?post_type=actualite&p=15408  

Les membres du réseau SPATAX, du consortium PREPARE Ataxia et de l’Ataxia Study Group (ASG) ainsi que des chercheurs du monde entier se réuniront à Nice du 20 au 21 En savoir plus ]]>  

Les membres du réseau SPATAX, du consortium PREPARE Ataxia et de l’Ataxia Study Group (ASG) ainsi que des chercheurs du monde entier se réuniront à Nice du 20 au 21 septembre 2019 lors d’une réunion satellite du congrès MDS (International Parkinson and Movement Disorder Society).

Le programme comprend des plénières animées par des leaders dans le domaine des maladies spinocérébelleuses (formes dominantes et récessives d’ataxies cérébelleuses et paraparésies spastiques) ainsi que des tables rondes, courts exposés et présentations de posters de chercheurs débutants.

Dépôt de poster jusqu’au 30 juin.

Inscriptions jusqu’au 15 juillet 2019.

Pour en savoir plus : 

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Parrainez les cerveaux de l’ICM grâce au don régulier ! https://icm-institute.org/fr/actualite/parrainez-cerveaux-de-licm-grace-don-regulier/ https://icm-institute.org/fr/actualite/parrainez-cerveaux-de-licm-grace-don-regulier/#respond Tue, 23 Apr 2019 10:00:37 +0000 Elodie Terrancle https://icm-institute.org/?post_type=actualite&p=15698 Neurologues, généticiens, biologistes, mathématiciens, ingénieurs, physiciens…ce sont près de 700 experts qui travaillent et se mobilisent chaque jour, ensemble, En savoir plus ]]> Neurologues, généticiens, biologistes, mathématiciens, ingénieurs, physiciens…ce sont près de 700 experts qui travaillent et se mobilisent chaque jour, ensemble, pour faire avancer la recherche en neurosciences.

Véritables spécialistes de leur domaine, ces hommes et ces femmes viennent du monde entier pour partager leurs connaissances, leur audace et leur immense soif de découvertes. Leurs talents associés inventent la médecine de demain : une médecine de précision, prédictive et personnalisée.

Grâce à leurs formidables progrès, nous avons toutes les raisons de croire que nous sommes à l’aube de découvertes majeures. Les énergies sont là, les moyens technologiques aussi. Mais pour tous ces chercheurs, le facteur clé de la recherche reste le même : le temps. Et c’est là que vous jouez un rôle déterminant.

En soutenant par un don régulier l’ensemble de nos chercheurs, vous leur donnez le temps et les moyens pour trouver.

 

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DEVELOPPEMENT DU CŒLACANTHE ACTUEL https://icm-institute.org/fr/actualite/developpement-coelacanthe-actuel/ https://icm-institute.org/fr/actualite/developpement-coelacanthe-actuel/#respond Mon, 22 Apr 2019 11:00:25 +0000 Océane Paisant https://icm-institute.org/?post_type=actualite&p=15602  

UN NOUVEL ÉCLAIRAGE SUR L’HISTOIRE ÉVOLUTIVE DU CRÂNE DES VERTÉBRÉS

 

Une équipe internationale de chercheurs, notamment du Muséum national d’Histoire En savoir plus ]]>  

UN NOUVEL ÉCLAIRAGE SUR L’HISTOIRE ÉVOLUTIVE DU CRÂNE DES VERTÉBRÉS

 

Une équipe internationale de chercheurs, notamment du Muséum national d’Histoire naturelle, du CNRS et de la plateforme de neuroimagerie (CENIR) de l’Institut du Cerveau et de la Moelle épinière, publie aujourd’hui dans la revue Nature les premières observations sur le développement du crâne du cœlacanthe actuel.

 

Le cœlacanthe Latimeria est un animal des profondeurs marines apparenté aux vertébrés terrestres. Depuis sa découverte il y a 80 ans, l’étude du cœlacanthe a apporté d’importantes informations sur les changements évolutifs des vertébrés à l’origine des tétrapodes[1]. Il est en effet le seul vertébré actuel partageant des caractéristiques anatomiques avec les formes fossiles du Dévonien (-410 à -360 millions d’années) à l’origine des vertébrés terrestres, et notamment un crâne divisé en deux portions par une articulation intracrânienne.

 

Les scientifiques ont regroupé des spécimens à différents stades de développement conservés dans plusieurs collections d’histoire naturelle, dont celle du Muséum national d’Histoire naturelle. Ces spécimens ont été imagés par tomographie à rayons X et IRM afin d’observer leur anatomie interne. Ces modèles 3D ont permis d’étudier les changements de forme et d’agencement d’importantes structures de la tête durant le développement, tels que le cerveau, l’articulation intracrânienne, et la notochorde (un tube s’étirant sous le cerveau et la moelle épinière). Contrairement à ce qui est habituellement observé chez les autres vertébrés, la notochorde ne dégénère pas chez Latimeriaet grossit énormément tandis que la taille relative du cerveau diminue de manière exceptionnelle. L’étonnant développement de la notochorde apparaît affecter celui du cerveau, et être à l’origine de la formation de l’articulation intracrânienne.  (schéma ici)

 

Ces résultats apportent des informations inédites sur l’origine des caractéristiques du crâne du cœlacanthe, et ouvrent de nouvelles voies de recherche sur l’évolution du crâne des vertébrés.

[1]Les vertébrés ayant deux paires de membres munis de doigts. Aujourd’hui, ils englobent les mammifères, les reptiles (incluant les oiseaux) et les amphibiens.

 

3 questions à Mathieu Santin, responsable imagerie de la plateforme IRM 11,7 Tesla de l’ICM et co-auteur de l’étude :

 

Quelle a été votre contribution à ce travail ?

 

Nous avons obtenu des images en 3D de la tête de ces cœlacanthes grâce à une technique d’imagerie de pointe : l’IRM à très haut champ (11,7 Tesla). Au-delà de cet outil unique, nous avons également apporté notre savoir-faire pour l’étude d’échantillons tels que ceux-ci. Nous avons ainsi pu imager en trois dimensions et dans leur intégralité deux des six modèles de l’étude, en particulier le stade juvénile du cœlacanthe.Ces images ont ensuite été intégrées dans un modèle de segmentation de structures pour en analyser les caractéristiques anatomiques.

 

Quelles sont les spécificités de cette technique d’imagerie 11,7 Tesla ?

 

L’IRM 11,7 Tesla que nous déployons sur notre plateforme est un appareillage rare. Il n’en existe que très peu en Europe, la plateforme d’imagerie de l’ICM est d’ailleurs pionnière dans le domaine puisque nous avons été les premiers en France à réunir IRM très haut champ et antenne cryogénique. Ceci permettant d’imager nos échantillons avec une résolution telle que nous tendons vers la microscopie IRM.

Contrairement au rayonnement synchrotron (rayons X) également utilisé dans l’étude pour sa très haute résolution, de l’ordre de quelques micromètres (1/1000 de millimètre), l’IRM présente une relative facilité d’emploi ainsi qu’un excellent contraste des tissus mous.

En résumé l’IRM 11.7 Tesla permet d’imager de façon simple, globale et reproductible des spécimens uniques et fragiles comme le cœlacanthe. La résolution et le contraste des images sont exceptionnels, ce qui représente un atout considérable pour ces études.

 

C’est une étude assez différente de celles habituellement menées sur la plateforme ?

 

Certes, ce type de projet est assez différent des travaux que nous menons d’ordinaire mais tout aussi passionnant, car cela apporte une nouvelle perspective, un grand angle sur les neurosciences ou d’ordinaire nous nous intéressons globalement au « temps court ». Ici nous sommes vraiment dans le domaine du « temps long », l’évolution au sens large.

Ceci fait bien évidemment partie des recherches fondamentales importantes pour l’avancée des connaissances que nous devons impérativement mener. Nous travaillons avec le Muséum d’Histoire naturelle depuis 2014 sur le cœlacanthe et cette publication est l’aboutissement d’un travail particulièrement original sur ces échantillons extrêmement rares et précieux. Nous comptons bien sûr poursuivre notre travail sur les cerveaux d’autres spécimens de musée.

 

Pour en savoir plus cliquez-ici

 

RÉFÉRENCE

Neurocranial development of the coelacanth and the evolution of the sarcopterygian head.Dutel, H., Galland, M., Tafforeau, P., Long, J.A., Fagan, M.J., Janvier, P., Herrel, A., Santin, M., Clément, G., Herbin, M. Nature 2019 – http://dx.doi.org/10.1038/s41586-019-1117-3

 

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Un projet maladie de Parkinson lauréat du Health data Hub ! https://icm-institute.org/fr/actualite/projet-de-licm-laureat-health-data-hub/ https://icm-institute.org/fr/actualite/projet-de-licm-laureat-health-data-hub/#respond Thu, 18 Apr 2019 14:34:51 +0000 Océane Paisant https://icm-institute.org/?post_type=actualite&p=15658  

Deux chercheurs de l’ICM lauréats de l’appel à projet « Health Data Hub » du Ministère des Solidarités et de la Santé dans le cadre d’un projet En savoir plus ]]>  

Deux chercheurs de l’ICM lauréats de l’appel à projet « Health Data Hub » du Ministère des Solidarités et de la Santé dans le cadre d’un projet collaboratif sur la maladie de Parkinson.

À la remise du rapport Villani, le Président de la République a indiqué que la santé serait un des secteurs prioritaires pour le développement de l’intelligence artificielle. À cet effet, un appel à projet a été lancé fin janvier dernier par le ministère des Solidarités et de la Santé pour identifier les recherches qui pourraient bénéficier d’un accompagnement pour leur réalisation.

Issus d’un jury composé d’experts de la santé, de la recherche et de l’intelligence artificielle, 10 projets sur les 189 proposés ont été sélectionnés pour bénéficier de l’accompagnement spécifique du Health data Hub. Agnès Buzyn, Ministre des Solidarités et de la Santé a annoncé les lauréats lors d’une cérémonie le Mardi 16 Avril 2019. 

La plateforme Health data hub, facilitant les interactions entre producteurs des données de santé, utilisateurs et citoyens, dans des conditions élevées de sécurité, est essentielle à l’émergence d’innovations dans le domaine de la recherche.

Parmi les lauréats, le projet NS-Park, coordonné par le Pr Jean-Christophe CORVOL (Sorbonne Université/APHP), chef d’équipe à l’ICM et neurologue à la Pitié Salpètrière, en collaboration avec Stanley DURRLEMAN (INRIA), chef d’équipe à l’ICM et coordinateur du centre de neuroinformatique en collaboration avec le Pr Florance TUBACH, épidémiologiste à la Pitié Salpêtrière, le Pr Olivier RASCOL et le Dr Maryse LAPEYRE-MESTRE du CHU de Toulouse.

 

L’objectif principal du projet NS-PARK est de fournir aux neurologues un outil prédictif des trajectoires individuelles des patients parkinsoniens afin de mettre en œuvre les mesures préventives appropriées. Les données de cette très belle cohorte de 20 000 individus suivis dans les centres experts Parkinson seront chaînées à celles du Système National des Données de Santé (SNDS) pour pouvoir appréhender la prise en charge globale des patients. Des approches computationnelles et d’intelligence artificielle seront mises en œuvre pour modéliser la progression de la pathologie. L’objectif secondaire est d’évaluer l’impact des comorbidités sur la progression de la maladie.

 

La cohorte clinique NS-PARK reçoit le support de l’ICM, du réseau FCRIN « French Clinical Research Infrastructure network », de l’INSERM, de l’AP-HP et de l’association France PARKINSON.

 

« F-CRIN est une infrastructure d’avenir résolument tournée vers l’avenir et les enjeux de la recherche clinique d’aujourd’hui et de demain ». Vincent Diebolt, Directeur de FCRIN 

 

 

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Stéphanie Baulac reçoit le prix international d’épileptologie de la Michael foundation https://icm-institute.org/fr/actualite/stephanie-baulac-recoit-prix-international-depileptologie-de-michael-foundation/ https://icm-institute.org/fr/actualite/stephanie-baulac-recoit-prix-international-depileptologie-de-michael-foundation/#respond Wed, 17 Apr 2019 13:00:32 +0000 Océane Paisant https://icm-institute.org/?post_type=actualite&p=15304  

Stéphanie Baulac, cheffe de l’équipe « Génétique et physiopathologie de l’épilepsie » à l’ICM, reçoit le prix international « Michael Prize » pour En savoir plus ]]>  

Stéphanie Baulac, cheffe de l’équipe « Génétique et physiopathologie de l’épilepsie » à l’ICM, reçoit le prix international « Michael Prize » pour ses recherches sur l’épilepsie.

 La Michael Foundation a attribué son prix international 2019 à la chercheuse Stéphanie Baulac, cheffe d’équipe à l’ICM, et à l’épileptologue canadienne Birgit Frauscher.

 

Ce prix récompense les travaux pionniers de l’équipe de Stéphanie Baulac sur l’identification des mécanismes de mutations somatiques, présentes de façon mosaïque, et apparues au cours du développement in utero, dans les épilepsies focales associées à des malformation du développement cortical, ainsi que sur l’établissement d’un modèle expérimental reproduisant une inactivation focale et mosaïque de Depdc5 dans le cerveau, récapitulant les principales caractéristiques observées dans cette pathologie.

 

Chaque année, le prix international de la Michael Foundation récompense des chercheur.ses pour les travaux dans le domaine de l’épilepsie. Il promeut le développement de la recherche scientifique et clinique sur cette pathologie et l’avancée de l’épileptologie.

 

La cérémonie de remise du prix aura lieu à Bangkok en juin lors du congrès International sur l’épilepsie (33rd International Epilepsy Congress (IEC).

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Podcast : Open Brain Bar #11 : Technologies & neurosciences : un mariage de raison https://icm-institute.org/fr/actualite/podcast-open-brain-bar-11-technologies-neurosciences-mariage-de-raison/ https://icm-institute.org/fr/actualite/podcast-open-brain-bar-11-technologies-neurosciences-mariage-de-raison/#respond Tue, 16 Apr 2019 09:51:27 +0000 Océane Paisant https://icm-institute.org/?post_type=actualite&p=15454  

Open Brain Bar #11 : Technologies et neurosciences : un mariage de raison.

Vous n'avez malheureusement pas pu participer à notre dernier Open Brain Bar ?

Retrouvez en En savoir plus ]]>  

Open Brain Bar #11 : Technologies et neurosciences : un mariage de raison.

Vous n’avez malheureusement pas pu participer à notre dernier Open Brain Bar ?

Retrouvez en podcast l’intégralité de notre Open Brain Bar du Jeudi 11 Avril dernier :

 

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Résultats – France Brain Bee, concours international de neurosciences destiné aux lycéens, à l’ICM ! https://icm-institute.org/fr/actualite/france-brain-bee-concours-international-de-neurosciences-destine-aux-lyceens-a-licm/ https://icm-institute.org/fr/actualite/france-brain-bee-concours-international-de-neurosciences-destine-aux-lyceens-a-licm/#respond Fri, 12 Apr 2019 11:30:16 +0000 Océane Paisant https://icm-institute.org/?post_type=actualite&p=15005  

Seung-Bin Joo, lauréat du Brain Bee France 2019, participera aux (IBB) à Daegu, en Corée du Sud

 

 

Samedi 6 avril,  21 étudiants ont participé au France Brain En savoir plus ]]>  

Seung-Bin Joo, lauréat du Brain Bee France 2019, participera aux (IBB) à Daegu, en Corée du Sud

 

 

Samedi 6 avril,  21 étudiants ont participé au France Brain Bee, un concours de neurosciences où les étudiants sont testés sur leurs connaissances sur le cerveau. France Brain Bee, hébergé et sponsorisé par l’ICM Brain and Spine Institute en collaboration avec Gifted in France, est une filiale de l’International Brain Bee (IBB).

 

Félicitations aux gagnants!

 

Première placeSeung-Bin Joo, L’école internationale de Paris

Deuxième placeJihee Cheong, BEI Victor Hugo

Troisième placeMaryam Ali – L’école américaine de Grenoble

 

Le centre de recherche et organisation à but non lucratif basé à Paris, vise à encourager les étudiants à en apprendre davantage sur leur cerveau, à lutter contre la stigmatisation causée par les maladies neurodégénératives et les troubles psychiatriques et à poursuivre des carrières en neuroscience. Ce programme fait partie du nouveau centre d’éducation et de formation de l’ICM, l’Open Brain School.

Pour le coup d’envoi de la journée, les concurrents ont participé à une séance de brise-glace pour soulager les nerfs. La compétition s’est ensuite déroulée en quatre étapes: un questionnaire écrit, le diagnostic du patient, l’identification de la neuroanatomie et une section rapide de questions et réponses. Cinq finalistes ont été choisis parmi les quatre premiers tours pour participer à la dernière étape de Jeopardy. Les cinq principaux candidats étaient Seung-Bin Joo et Amélie Haloxová de l’École internationale de Paris, Jihee Cheong de l’École bilingue Victor Hugo, Nora El Doughbshy du lycée Louis-le-Grand et Maryam Ali de l’École américaine de Grenoble.

Le gagnant de la première place, Seung-Bin Joo, en plus d’un trophée, a également reçu un abonnement gratuit d’un an à l’American Library de Paris, un stage de deux semaines à l’ICM et un voyage pour participer au concours international qui auront lieu pendant la conférence mondiale IBRO (International Brain Research Organisation) à Daegu, en Corée du Sud, du 19 au 23 septembre.

Les gagnants de plus de 25 pays seront éligibles pour participer à l’IBB. L’IBB est une organisation éducative à but non lucratif constituée de partenariats avec American Psychological Association (APA), Dana Foundation, Federation of European Neuroscience Societies (FENS),  International Brain Research Organization (IBRO) et Society for Neuroscience (SfN).

Plusieurs des étudiants présents étudiaient depuis plusieurs mois! Quatorze étudiants venaient de six écoles différentes à Paris: FAI, BEI Victor Hugo, Ecole Jeannine Manuel, Collège Pierre et Marie Curie et Lycée Louis-le-Grande; 6 étudiants venaient de l’école américaine de Grenoble et un étudiant faisait l’école à la maison à Paris.

 

Pour être éligibles, les élèves devaient être entre la 3ème et la terminale et s’inscrire avant le 28 février. Les questions du concours étaient basées sur le livre Brain Facts: Guide d’introduction au cerveau et aux systèmes nerveux, gratuit et téléchargeable pour tous les étudiants intéressés.

 

Nous sommes impatients de partager des actualités sur le France Brain 2020 dans les semaines et les mois à venir. Pour inscrire vos étudiants ou vos écoles au prochain France Brain Bee, veuillez contacter: francebrainbee@gmail.com ou visiter francebrainbee.org.

 

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Dossier spécial : Journée mondiale de LA MALADIE DE PARKINSON https://icm-institute.org/fr/actualite/dossier-special-journee-mondiale-de-maladie-de-parkinson/ https://icm-institute.org/fr/actualite/dossier-special-journee-mondiale-de-maladie-de-parkinson/#respond Thu, 11 Apr 2019 14:05:14 +0000 Océane Paisant https://icm-institute.org/?post_type=actualite&p=15276  

ICM : Quelles recherches, quelles avancées ?

La maladie de Parkinson touche 160 000 personnes en France dont 8000 nouveaux cas chaque année, C’est la deuxième En savoir plus ]]>  

ICM : Quelles recherches, quelles avancées ?

La maladie de Parkinson touche 160 000 personnes en France dont 8000 nouveaux cas chaque année, C’est la deuxième cause de handicap moteur non traumatique en France. La recherche sur cette pathologie est devenue un véritable enjeu de santé publique dans lequel l’ICM s’est engagé depuis sa création. Cinq équipes de l’ICM tentent aujourd’hui d’identifier les causes de cette maladie afin d’accélérer la pose d’un diagnostic et de proposer des traitements adaptés.

 

La maladie de Parkinson, des tremblements….mais pas seulement !


La maladie de Parkinson est la maladie neurodégénérative la plus fréquente après la maladie d’Alzheimer. Les patients souffrent principalement de troubles moteurs de type bradykinésie, c’est-à-dire de lenteur dans l’initiation et la réalisation des mouvements et également d’akinésie, une rigidité musculaire, qui donne en autre une expression figée des traits du visage et des difficultés à réaliser des gestes précis.

 

La maladie de Parkinson se manifeste donc par un grave dysfonctionnement moteur dont les symptômes peuvent être corrigés par une stimulation cérébrale profonde du noyau sub-thalamique, Il est nécessaire de comprendre précisément le rôle du noyau sub-thalamique dans les mouvements volontaires pour développer de nouvelles thérapies pour la maladie de Parkinson. L’équipe de Brian Lau et Carine KARACHI a pour objectif de caractériser le rôle du noyau sub-thalamique et de comprendre en quoi la façon dont les informations partent du cortex définit l’activité dans le noyau sub-thalamique.

 

 

Le projet sémaphore porté par 2 équipes de recherche de l’ICM ( VIDAILHET/LEHERICY et COLLIOT/DURRLEMAN) repose sur la collecte de données cliniques, comportementales, génétiques, métaboliques et d’imagerie cérébrale auprès de deux cohortes de patients afin d’identifier des biomarqueurs de suivi de la progression des dommages cérébraux. L’objectif est aussi de détecter des marqueurs de « conversion » de la maladie chez les personnes à risque afin de traiter avant l’apparition des symptômes. La dimension particulièrement innovante du projet séMAPhore réside dans la combinaison unique de la puissance et de la précision des modèles statistiques, de l’informatique et de l’imagerie médicale.

 

Des neurones qui ne communiquent plus entre eux et qui dégénèrent…

La diminution des capacités motrices observée chez les patients résulte d’une dégénérescence massive et progressive des neurones dopaminergiques, producteurs de dopamine, un messager chimique permettant la transmission de l’information entre les neurones et impliqué dans le contrôle des mouvements.

L’essai clinique ICEBERG* mené par l’équipe de Marie VIDAILHET et stéphane LEHERICY

part du postulat que les symptômes de la maladie de Parkinson ne sont que les manifestations tardives d’un ensemble plus vaste de lésions dont il est possible de détecter les biomarqueurs en phase précoce. L’étude menée sur plus de 300 patients a permis d’identifier un nouveau marqueur de la progression de la perte des neurones dopaminergiques grâce à une séquence d’IRM détectant la neuro-mélanine.  Cette protéine joue un rôle protecteur vis-à-vis des neurones en capturant et isolant des toxiques comme le fer.

*avec le soutien de la FONDATION EDF

 

Une certaine part de génétique…. mais pas seulement !

5% des patients atteints de la maladie de parkinson présentent une forme familiale héréditaire de la maladie. Cette forme d’origine génétique se développe chez des sujets jeunes, avant 40 ans et peut-être facilement diagnostiquée, avant même l’apparition des symptômes par une recherche de mutations.

Des études d’association ont mis en évidence un certain nombre de facteurs de risques génétiques associés à la maladie de Parkinson, dont la grande majorité correspond à des séquences d’ADN ne codant pas de protéines. Caractériser les répertoires non-codants permet d’évaluer l’existence d’une association accrue entre ces facteurs de risque et les lncRNA spécifiques des neurones dopaminergiques. Si tel est le cas, il pourrait s’agir d’une piste significative pour expliquer la vulnérabilité tout à fait spécifique de ces derniers dans la maladie de Parkinson. Les mécanismes moléculaires qui conduisent au dysfonctionnement des neurones dopaminergiques dans la maladie de Parkinson sont encore mal connus. Identifier des régulateurs très spécifiques comme les lncRNA et étudier leur état dans le contexte de la maladie, dans les formes génétiques notamment, permettra de mieux comprendre quelles voies de régulations sont altérées dans ces cellules et d’en détailler les conséquences.

Une étude conduite par Philippe Ravassard et Hélène Cheval, chercheurs dans l’équipe de Jean- christophe CORVOL et Olga CORTI à l’ICM s’est intéressée aux neurones dopaminergiques, cible primaire de la dégénérescence dans la maladie de Parkinson. Ils ont ainsi découvert 1294 lncRNA, dont 80% des lncRNA sont spécifiques des neurones dopaminergiques et ne se retrouvent pas dans d’autres types de cellules.

 

Mais pour 95% des cas de maladie de Parkinson, il n’existe aucune mutation héréditaire identifiée et l’on parle alors d’une prédisposition génétique augmentant le risque d’un individu de développer la maladie alors même qu’il n’existe aucun autre cas dans sa famille.

Ces formes dites « sporadiques » sont donc, à ce jour, très difficilement prédictibles, bien que certains facteurs de prédisposition génétique aient été identifiés à ce jour.

 

Une composante inflammatoire…

 

Les travaux de l’équipe d’Olga Corti et de Jean-Christophe Corvol , publiés dans la revue Glia, ont mis en évidence un mécanisme impliqué dans la neuroinflammation dans des formes particulières de la maladie de Parkinson

Ici, les chercheurs ont mis lumière une activation anormale de l’inflammasome, un complexe de plusieurs protéines qui se forme en réponse à certains stimuli, provenant de l’extérieur comme des virus et des bactéries, ou de l’intérieur suite à la mort de cellules, par exemple. Il va conduire au déclenchement d’une réponse inflammatoire, un mécanisme naturel et protecteur en général, mais qui peut avoir des effets délétères sur la survie des cellules s’il n’est pas contrôlé et persiste de manière chronique.

Un aspect de la maladie concerne l’agrégation pathologique d’une protéine, l’alpha-synucléine mais la corrélation entre ce mécanisme et la mort des neurones est cependant difficile à établir. De nombreuses études suggèrent que l’alpha-synucléine agrégée serait centrle dans l’activation des cellules microgliales, les cellules immunitaires du cerveau, et dans les réponses inflammatoires pathologiques. Les cellules microgliales exercent des fonctions physiologiques importantes et protectrices pour le cerveau, mais lorsqu’elles sont stimulées de façon chronique, elles peuvent générer une réponse délétère pour les neurones. Il est donc essentiel de comprendre les mécanismes qui régulent cette activation des cellules microgliales pour développer des outils thérapeutiques pour moduler cette réponse. L’objectif global du projet de l’équipe d’Etienne Hirsch et Stéphane Hunot  est d’identifier de nouveaux marqueurs et mécanismes neuroinflammatoires associés à l’activation des microglies dans la maladie de Parkinson.

 

Des traitements pas toujours efficaces car prescrits trop tard…

Les maladies neurologiques ont pour caractéristique d’être diagnostiquées très tardivement car elles peuvent se développer d’un point de vue biologique pendant 5 à 10 ans sans signe visible.

Si l’on prend l’exemple de la maladie de Parkinson, certaines lésions cérébrales peuvent être détectées par IRM alors même que la personne ne manifeste aucun signe clinique. Ce paradoxe s’explique par la nécessité d’un seuil lésionnel ou d’une localisation particulière des lésions pour développer les symptômes. Or plus un traitement est administré tard plus les chances d’efficacité sont faibles.

 

Des solutions pour améliorer le quotidien du patient

Le Living Lab, créé par l’ICM et l’APHP, a développé un dispositif anti-freezing, réunissant un porteur d’idée, des experts en médecine, en ingénierie, et en accompagnement des malades. En 2018, le Living Lab a rassemblé 150 personnes dans une démarche d’innovation participative ciblée sur la maladie de Parkinson, commençant par l’analyse des besoins et allant jusqu’à la production de prototypes innovants. Le programme d’innovation 2018, réalisé en partenariat avec l’association France Parkinson et l’école de design STRATE (et avec le soutien de l’entreprise Abbvie), a ainsi réuni l’ensemble de l’écosystème d’innovation autour de la création d’aides techniques pour la maladie de Parkinson. Cinq solutions techniques ont ainsi pu être créées, qui continueront à être développées en 2019.

 

Une étude pilote montre des résultats positifs à l’utilisation d’un jeu vidéo thérapeutique pour la rééducation des troubles de l’équilibre et de la marche dans la maladie de Parkinson. Le jeu en question, Toap Run, a été développé par le LabCom Brain e-Novation, collaboration entre le groupe Genious et le Pr Marie-Laure Welter, chercheure dans l’équipe de Brian LAU et Carine KARACHI et neurologue. 

 

 

« Ces premiers résultats sont très encourageants. Des essais cliniques de plus grande envergure sont encore nécessaires, mais cela nous conforte déjà dans l’idée d’inscrire ces jeux – qui se veulent complémentaires de la rééducation auprès des praticiens (thérapeutes ou kinésithérapeutes) – dans le parcours de soin. »Pr Marie-Laure Welter, neurologue, coordinatrice du LabCom Brain e-Novation.

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Découvrez le nouveau numéro du Journal Hors-Série de l’ICM https://icm-institute.org/fr/actualite/decouvrez-le-nouveau-numero-du-journal-hors-serie-de-licm/ https://icm-institute.org/fr/actualite/decouvrez-le-nouveau-numero-du-journal-hors-serie-de-licm/#respond Thu, 11 Apr 2019 13:17:54 +0000 Elodie Terrancle https://icm-institute.org/?post_type=actualite&p=15274 Découvrez le 2ème numéro du Journal Hors-Série de l’ICM « Les nouvelles qui font du bien au cerveau ».

Dans cette édition 2019, nous vous invitons à découvrir 3 En savoir plus ]]> Découvrez le 2ème numéro du Journal Hors-Série de l’ICM « Les nouvelles qui font du bien au cerveau ».

Dans cette édition 2019, nous vous invitons à découvrir 3 pôles d’excellence qui font la force de l’ICM : les plateformes technologiques d’explorations, le centre de neuroinformatique et le Centre d’Investigation Clinique.

Retrouvez également dans ce nouveau numéro, 3 exemples de projets d’avant-garde qui ouvrent dores et déjà la voie à de nouveaux traitements : un logiciel permettant d’accélérer la récupération après un AVC, l’étude de l’évolution de la sclérose en plaques pour développer un traitement personnalisé pour chaque malade, et la découverte de marqueurs de la maladie de Parkinson grâce aux essais cliniques menés à l’Institut.

 

Journal Hors-Série 2019

Journal Hors-Série 2018

 

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UNE CHERCHEURE DE L’ICM, LAURÉATE DU PRIX BOUVET-LABRUYÈRE 2019 https://icm-institute.org/fr/actualite/chercheure-de-licm-laureate-prix-bouvet-labruyere-2019/ https://icm-institute.org/fr/actualite/chercheure-de-licm-laureate-prix-bouvet-labruyere-2019/#respond Wed, 10 Apr 2019 12:44:25 +0000 Océane Paisant https://icm-institute.org/?post_type=actualite&p=15214  

Le 28 Mars dernier, Lamia BOUSLAMA, enseignante chercheure au sein de l’équipe « PLASTICITÉ ET RÉGÉNÉRATION DE LA MYÉLINE » à l’ICM, a reçu le prix En savoir plus ]]>  

Le 28 Mars dernier, Lamia BOUSLAMA, enseignante chercheure au sein de l’équipe « PLASTICITÉ ET RÉGÉNÉRATION DE LA MYÉLINE » à l’ICM, a reçu le prix Bouvet-Labruyère 2019.

Chaque année depuis huit ans, la Fondation Marie-Ange Bouvet-Labruyère remet un prix à un.e jeune chercheur.e de l’Institut du Cerveau et de la Moelle épinière pour soutenir les travaux présentant un caractère innovant sur la sclérose en plaques et les maladies de la myéline. Cette année c’est Lamia BOUSLAMA, chercheure au sein de l’équipe de Brahim NAIT OUMESMAR et Violetta ZUJOVIC, qui a été récompensée pour le caractère innovant de ses travaux.

 

Remise des prix le 28 Mars 2019 à la Fondation de France. © Fondation de France / Anthony Guerra

C’est à l’unanimité que le comité de sélection a décidé de lui attribuer le prix Bouvet-Labruyère 2019 pour son projet qui a pour objectif de comprendre comment la dynamique du cytosquelette d’actine est régulée dans les oligodendrocytes au cours de la myélinisation et la remyélinisation. Dans ce contexte, elle étudie plus particulièrement les fonctions de la protéine PAK1, un régulateur majeur du cytosquelette.

La Fondation Marie-Ange Bouvet-Labruyère, a été créée en 2005 par les quatre enfants de Madame Bouvet-Labruyère. Sa mission est de soutenir la recherche sur la sclérose en plaques et les maladies de la myéline menée au sein de l’ICM. En particulier la fondation souhaite encourager les projets innovants.

A l’initiative de la famille Bouvet, la Fondation Marie-Ange Bouvet-Labruyère, sous égide de la Fondation de France, a créé ce prix de recherche en 2011. Il s’agit du premier prix de recherche soutenu par des mécènes à l’ICM.

Nous remercions vivement la famille Bouvet pour sa confiance et son engagement durable à nos côtés.

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La neuroinformatique pour la recherche et la médecine de demain https://icm-institute.org/fr/actualite/neuroinformatique-recherche-medecine-de-demain/ https://icm-institute.org/fr/actualite/neuroinformatique-recherche-medecine-de-demain/#respond Tue, 09 Apr 2019 13:30:57 +0000 Elodie Terrancle https://icm-institute.org/?post_type=actualite&p=15127

 

Depuis quelques années, la recherche scientifique et médicale fait face aux défis des données. Les progrès technologiques des sciences fondamentales, les études En savoir plus ]]>

 

Depuis quelques années, la recherche scientifique et médicale fait face aux défis des données. Les progrès technologiques des sciences fondamentales, les études cliniques de grande ampleur, sont aujourd’hui à l’origine de données toujours plus nombreuses, toujours plus complexes. Tirer parti au mieux de toutes ces données représente un véritable défi scientifique et technique avec à la clé la possibilité de faire émerger de toutes nouvelles hypothèses sur l’origine des maladies neurologiques et psychiatriques, et développer des outils technologiques pour mieux diagnostiquer, pronostiquer et traiter les patients. L’ICM se met en ordre de marche pour répondre à ces enjeux !

L’enjeu des big data

La science des données, Big Data, ouvre de nouveaux horizons à la recherche sur le cerveau et va permettre à la médecine de disposer d’une multitude d’informations précieuses encore jamais exploitées ensemble. Un des atouts majeurs de l’ICM est de pouvoir collecter de grandes quantités de données médicales et biologiques de toute nature et de savoir les « faire parler » grâce
à la puissance de ses outils de calcul statistique et à la collaboration de nombreux acteurs : chercheurs, ingénieurs, médecins, informaticiens et techniciens.
Plusieurs projets multidisciplinaires, associant génomique, neuroimagerie, observations cliniques, et sciences des données, sont en cours et misent sur une utilisation efficace de l’intelligence artificielle. Ils constituent un grand espoir dans l’amélioration de la compréhension du cerveau et de ses pathologies, le diagnostic et l’aide au développement des traitements personnalisés.
Des techniques comme le séquençage entier du génome, l’imagerie de pointe (IRM, TEP,..) ou l’électrophysiologie génèrent des données avec des millions à des milliards de variables pour un grand nombre d’individus. Il faut pouvoir modéliser, combiner et analyser ces données pour en tirer des conclusions et des résultats pertinents. La neuroinformatique conçoit, développe et déploie les outils informatiques et mathématiques qui permettent l’utilisation et l’exploitation conjointe de tous ces types de données différentes. Elle rend possible le développement de modèles prédictifs pour anticiper l’apparition et ou l’évolution d’une maladie et identifier des biomarqueurs dits précoces pour permettre une prise en charge au plus tôt, avant même
l’apparition des symptômes visibles. Dans le cas des lésions cérébrales post-AVC, ces modèles prédictifs ont permis de modéliser l’évolution des connexions cérébrales permettant
de prédire les séquelles éventuelles et ainsi d’adapter la rééducation en conséquence.

Modéliser les maladies, vers un changement de paradigme

L’intégration des données cliniques, génétiques et d’imagerie recueillies auprès des patients est l’un des défis de la médecine de demain. Comment combiner l’ensemble de ces données variées et complexes en une information utile à la recherche ? Comment corréler ces données entre elles pour prédire l’évolution de la maladie et adapter les traitements ?
Comment corréler les données associées à des pathologies différentes pour identifier des mécanismes pathologiques communs ? Les nombreuses données collectées auprès des patients, génétiques, physiologiques, comportementales, cliniques et d’imagerie nécessitent de développer des méthodes d’analyse et des outils mathématiques innovants pour mieux caractériser chaque maladie que nous étudions à l’ICM, de la maladie d’Alzheimer aux accidents vasculaires cérébraux en passant par la maladie de Parkinson, les dégénérescences fronto-temporale, l’épilepsie ou encore la sclérose en plaques.

 

« Un des challenges à venir sera de trouver des analyses adaptées à la recherche de biomarqueurs de ces maladies. À partir de l’analyse conjointe d’informations brutes, le but est d’extraire des combinaisons spécifiques de données associées à une maladie ou à un stade de la maladie permettant un diagnostic parfois même avant l’apparition de signes cliniques ou une prédiction précoce de leur évolution. »
Olivier Colliot (CNRS)
Co-directeur de l’équipe ARAMIS (équipe commune INRIA/CNRS/Inserm/Sorbonne Université) de l’ICM

Un centre de Neuroinformatique, à l’avant-garde de la science des données dans la recherche biomédicale

Le Centre de Neuroinformatique de l’ICM a pour objectif de rassembler, analyser et mettre à la disposition des scientifiques les milliers de données scientifiques et médicales dans une approche décloisonnée et pluridisciplinaire de la recherche. Il s’agit d’un centre virtuel ouvert de façon à mettre en relation toutes les personnes qui travaillent à la gestion et l’exploitation de données de la recherche, et leur offrir une infrastructure matérielle et logicielle commune garantissant l’interopérabilité de leurs données avec celles des autres. Par ce biais, il contribue à l’harmonisation et au partage des meilleures pratiques en gestion de données au sein de l’ICM et s’appuie sur une vision partenariale de la recherche en coordonnant
les activités de chercheurs, d’ingénieurs, de médecins, d’informaticiens et techniciens.

 

« Notre ambition est de construire le plus grand entrepôt de données de recherche en neurosciences au monde. La mise à disposition de ces données au niveau international et leur exploitation par de puissants outils de calcul scientifique et statistique conduira à une meilleure compréhension du cerveau humain, au développement de nouvelles stratégies thérapeutiques et à la mise au point d’outils d’aide à la décision diagnostique et thérapeutique pour les médecins. »
Stanley Durrleman (INRIA)
Directeur du centre de Neuroinformatique de l’ICM

À terme, il pourrait permettre d’offrir aux médecins de nouveaux outils diagnostiques et thérapeutiques pour les maladies neurologiques afin de proposer au patient le bon traitement, au bon moment, en fonction de son profil et de l’évolution de sa maladie. Un investissement d’avenir pour des thérapies toujours plus ciblées et personnalisées.

 

 

 

 

Nous savons aujourd’hui qu’il existe des signes avant coureurs biologiques de ces maladies et qu’un traitement à plus de chance d’être efficace s’il est administré tôt, parfois même avant que les symptômes n’apparaissent. C’est tout le challenge des chercheurs de l’ICM de mettre en évidence des « biomarqueurs » pour diagnostiquer la maladie très précocement mais aussi de prévoir son évolution.

 

L’apport de la neuroinformatique dans ces projets est essentiel car elle permet d’analyser ensemble des données très diverses, du taux sanguin d’une molécule, à la présence d’une mutation génétique, ou encore une perte de volume d’un tissu cérébral. A terme, l’analyse de toutes les données issues de chaque projet permettra de comprendre, par exemple, quels traitements sont les plus efficaces selon les caractéristiques génétiques ou physiologiques des patients. Elle permettra donc de mettre en place une médecine personnalisée et ciblée, le bon traitement, au bon moment au bon patient.

 

D’autre part, nous savons aujourd’hui que plusieurs maladies neurologiques ont en commun des mécanismes physiopathologiques, comme par exemple l’inflammation du cerveau. L’analyse conjointe des données issues de plusieurs maladies pourrait permettre de mieux comprendre ce mécanisme qui a un effet parfois inverse dans une pathologie comparée à une autre, pour finalement mieux le contrôler.

 

Pour en savoir plus sur le Centre de Neuroinformatique cliquez-ici

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Retrouvez le Dr Stéphane Epelbaum Mardi 9 Avril 2019 à 20h50 sur France 5 ! https://icm-institute.org/fr/actualite/retrouvez-dr-stephane-epelbaum-mardi-9-avril-2019-a-20h50-france-5/ https://icm-institute.org/fr/actualite/retrouvez-dr-stephane-epelbaum-mardi-9-avril-2019-a-20h50-france-5/#respond Mon, 08 Apr 2019 14:00:11 +0000 Océane Paisant https://icm-institute.org/?post_type=actualite&p=15124  

Le Dr Stéphane Epelbaum interviendra dans le documentaire "Alzheimer : comment lutter contre la maladie ?" mardi à 20h50 sur France 5.

La maladie d’Alzheimer est En savoir plus ]]>  

Le Dr Stéphane Epelbaum interviendra dans le documentaire « Alzheimer : comment lutter contre la maladie ? » mardi à 20h50 sur France 5.

La maladie d’Alzheimer est la maladie neurodégénérative la plus fréquente. En France, près de 900 000 personnes sont touchées et perdent progressivement leur autonomie à cause de cette pathologie qui induit des problèmes d’ordre cognitif liés à la mémoire, au langage, à la gestuelle, au raisonnement ou encore au calcul. Toutes les grandes fonctions qui nous permettent d’interagir les uns avec les autres sont concernées. Cette maladie dramatique touche l’essence d’une personne, sa personnalité.

Face à ce fléau, le Dr Stéphane Epelbaum, a choisi de consacrer sa double expertise de neurologue et de chercheur au diagnostic précoce et au traitement de cette maladie.En utilisant les big data, le Dr Epelbaum et toute l’équipe de neuroinformatique de l’ICM tentent de développer des outils de prédiction pour détecter la maladie au plus tôt, à des stades très précoces, avant l’apparition des premiers symptômes visibles car une fois les troubles de la maladie installés, la détérioration du cerveau est irréversible.

 

Pour revoir l’émission : 

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Notre combat contre la maladie de Parkinson https://icm-institute.org/fr/actualite/combat-contre-maladie-de-parkinson/ https://icm-institute.org/fr/actualite/combat-contre-maladie-de-parkinson/#respond Fri, 05 Apr 2019 14:00:35 +0000 Océane Paisant https://icm-institute.org/?post_type=actualite&p=14992  

A l’occasion de la Journée Mondiale de la maladie de Parkinson, nous avons souhaité partager avec vous cet extrait du témoignage de Catherine Laborde, En savoir plus ]]>  

A l’occasion de la Journée Mondiale de la maladie de Parkinson, nous avons souhaité partager avec vous cet extrait du témoignage de Catherine Laborde, diagnostiquée de la maladie de Parkinson en 2014.

 

Pour elle, mais aussi pour les milliers de patients concernés et leurs proches, l’apparition de la maladie vient véritablement bouleverser le quotidien. Car au-delà des traitements, vivre avec la maladie de Parkinson et les symptômes qui lui sont associés, force à reconsidérer certains des gestes les plus simples du quotidien : faire ses lacets, traverser la rue, tenir un stylo…

Retrouvez ici l’intégralité du témoignage de Catherine Laborde

 

A l’ICM, les chercheurs se mobilisent pour intervenir le plus en amont possible, avant même que les premiers symptômes de la maladie n’apparaissent.

 

Découvrez ici, parmi 3 projets de recherche particulièrement prometteurs, une étude menée par le Pr Marie Vidailhet, neurologue APHP et chef d’équipe à l’ICM dont l’objectif est la mise au point d’outils de diagnostic précoce de la maladie de Parkinson.

 

 

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Raymond G. Chambers ambassadeur de l’OMS pour la stratégie mondiale, à l’ICM ! https://icm-institute.org/fr/actualite/raymond-g-chambers-ambassadeur-de-loms-strategie-mondiale-a-licm/ https://icm-institute.org/fr/actualite/raymond-g-chambers-ambassadeur-de-loms-strategie-mondiale-a-licm/#respond Thu, 04 Apr 2019 12:17:04 +0000 icm wbmstr https://icm-institute.org/?post_type=actualite&p=15040 L’ICM recevait ce jour Raymond G. Chambers ambassadeur de l’OMS pour la stratégie mondiale et philanthrope américain, pour une visite et des rencontres des En savoir plus ]]> L’ICM recevait ce jour Raymond G. Chambers ambassadeur de l’OMS pour la stratégie mondiale et philanthrope américain, pour une visite et des rencontres des chercheurs de l’Institut. Il répondait à l’invitation de Jean Todt, vice-président de l’ICM. En présence du Pr Gérard Saillant, président de l’ICM, et de Bassem Hassan, directeur scientifique, il a rencontré plusieurs experts et chercheurs qui lui ont présenté leurs travaux de recherche et partagé avec lui leurs découvertes et leurs espoirs.

En tant qu’ambassadeur de l’OMS, Raymond G. Chambers a vocation à aider cette organisation internationale à mobiliser la communauté internationale pour faire progresser l’action sanitaire mondiale dans le cadre des objectifs de développement durable à atteindre d’ici 2030 fixés par les Nations Unies. Parmi ces ambitions, l’ONU a notamment défini comme but de permettre à un milliard de personnes supplémentaires de bénéficier d’un meilleur état de santé et d’un plus grand bien être.

Cette visite a permis à Raymond G. Chambers, ainsi qu’à Alan Court, son conseiller principal, d’apprécier les efforts déployés par l’ICM pour développer des thérapies nouvelles pour les maladies du système nerveux auxquelles sera confrontée 1 personne sur 8 au cours de sa vie.

]]> https://icm-institute.org/fr/actualite/raymond-g-chambers-ambassadeur-de-loms-strategie-mondiale-a-licm/feed/ 0 Open Brain Bar #11 : 11 Avril : Technologies et neurosciences, un mariage de raison – Facebook live à 19h https://icm-institute.org/fr/actualite/open-brain-bar-11-technologies-neurosciences-mariage-de-raison/ https://icm-institute.org/fr/actualite/open-brain-bar-11-technologies-neurosciences-mariage-de-raison/#respond Tue, 02 Apr 2019 12:00:54 +0000 Océane Paisant https://icm-institute.org/?post_type=actualite&p=14960 Vous êtes curieux des Medtechs ? De leurs évolutions ? Particulièrement intéressés par les neurosciences, cet Open Brain Bar est pour vous !

Pour ce nouvel Open Brain En savoir plus ]]> Vous êtes curieux des Medtechs ? De leurs évolutions ? Particulièrement intéressés par les neurosciences, cet Open Brain Bar est pour vous !

Pour ce nouvel Open Brain Bar en partenariat avec le bioincubateur “iPEPS-ICM”, nous vous convions au sein du plus grand campus de start-ups au monde, STATION F, pour parler technologies et neurosciences. Grâce à nos différents intervenants (chercheurs, responsables de startup et d’experts), nous verrons ensemble comment des projets technologiques tentent de faire sortir les neurosciences des laboratoires et combien les rendre viables est un autre challenge.

 

Intervenants pressentis :

· Julien Elric, responsable iPEPS

· Dr Yohan Attal, chercheur-entrepreneur et PDG de myBrain Technologies

· Jean Daunizeau, chercheur à l’ICM qui a développé avec Accuracy l’application Brain’US

· Pierre Foulon de la startup MindMaze

· Chahra Louafi, Directrice du fonds Patient Autonome de Bpifrance

Inscriptions clôturées. Pour celles et ceux qui ne peuvent pas y participer, un Facebook live sera organisé sur notre page Facebook.

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Forum Santé Innovation : Intervention d’une experte de l’ICM ! https://icm-institute.org/fr/actualite/mardi-9-avril-2019-forum-sante-innovation/ https://icm-institute.org/fr/actualite/mardi-9-avril-2019-forum-sante-innovation/#respond Tue, 02 Apr 2019 07:00:55 +0000 Océane Paisant https://icm-institute.org/?post_type=actualite&p=14856  

Génétique, médecine numérique, robotique, éthique, quelle sera la santé de demain ?

Le progrès médical va s’accélérer dans les années à venir. De nombreux En savoir plus ]]>  

Génétique, médecine numérique, robotique, éthique, quelle sera la santé de demain ?

Le progrès médical va s’accélérer dans les années à venir. De nombreux espoirs liés à la recherche médicale ou aux nouvelles technologies (robotique, intelligence artificielle, objets connectés…) ouvrent des perspectives majeures pour mieux soigner, mieux prévenir, mieux guérir les maladies graves.

 

Le Forum Santé Innovation se déroulera Mardi 9 Avril 2019 à Montpellier :

– Focus sur la région Occitanie

– La Santé du Futur : innovation technologique, médecine et patient

– L’avenir de notre système de santé

 

L’Occitanie : un acteur majeur de la santé

Les acteurs économiques sont en pleine dynamique avec un développement tourné vers l’avenir.

C’est  un secteur qui a  su évoluer et qui présente aujourd’hui un fort potentiel de croissance. Avec ses 451 établissements de santé  publics et privés et ses 500 entreprises employant 20 000 salariés (chiffres de la Dirrecterégionale), l’Occitanie s’affiche comme un leader européen de la santé.

 

Innovation technologique, médecine et patient

Les nouvelles technologies et notamment le digital s’imposent dans la mutation vers la santé du futur. La numérisation de la santé transforme les métiers de la santé et avec elle, la relation qui existe entre le patient et le médecin. Pour rester efficace, celle-ci devra continuer à placer les relations humaines en son cœur.

 

L’avenir de notre système de santé

Quel esprit souhaitons-nous insuffler à la transformation de notre système de santé ? Comment garantir à tous, partout, d’être bien soignés?

 

EDITION 2019 : 

Thématique : Innovation, prévention, éthique : la santé se réinvente !

Table ronde 1 – « L’Occitanie, un acteur majeur de la santé »

Table ronde 2 – « Innovation technologique, médecine et patient »

Keynote- « Le vieillissement de la population, la prise en charge des soins »

Table ronde 3 – « L’avenir de notre système de santé»

Master Class – animé par Axel Khan

 

Lors de ce forum, Alexandra AUFFRET, Directrice des Affaires Médicales et Scientifiques à l’ICM interviendra au cours de la table ronde 2 sur le thème :  « Innovation technologique, médecine et patient » !

 

 

 

PROGRAMME : 

12h00 – 14h00 : Cocktail déjeunatoire réservé aux intervenants, partenaires et abonnés

14h00 – 14h30 : Accueil Grand public

14h30 – 14h40 : Ouverture –discours introductifs

14h40 – 15h25 : Table ronde1 –  « L’Occitanie : un acteur majeur de la santé »

15h25 – 16h10 : Table ronde 2 – « Innovation technologique, médecine et patient »

16h10 – 16h25 : Keynote 1  – Mélissa PETIT

16h25 – 17h10 : Table ronde 3 – « L’avenir de notre système de santé »

17h10 – 17h50 : Duo – Axel KAHN / Denis LAFAY

17h50 – 18h00 : Échange avec la salle puis clôture

 

Pour s’inscrire  cliquez ici.

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La première cartographie complète de la latéralisation des fonctions cérébrales https://icm-institute.org/fr/actualite/premiere-cartographie-complete-de-lateralisation-fonctions-cerebrales/ https://icm-institute.org/fr/actualite/premiere-cartographie-complete-de-lateralisation-fonctions-cerebrales/#respond Mon, 01 Apr 2019 14:00:35 +0000 Océane Paisant https://icm-institute.org/?post_type=actualite&p=14955  

Certains processus cérébraux sont réalisés préférentiellement dans l’hémisphère droit ou l’hémisphère gauche du cerveau. Mais quelles fonctions et quel En savoir plus ]]>  

Certains processus cérébraux sont réalisés préférentiellement dans l’hémisphère droit ou l’hémisphère gauche du cerveau. Mais quelles fonctions et quel hémisphère ? Une équipe de recherche franco-italienne dirigée par Michel Thiebaut de Schotten chercheur CNRS à l’ICM (AP-HP/CNRS/Inserm/Sorbonne Université) vient de répondre à cette question en livrant la première cartographie complète de la latéralisation des fonctions cérébrales, publiée dans la revue Nature Communications. Leurs résultats montrent pour la toute première fois que la prise de décision, comme la perception et l’action ainsi que les émotions, fait plus appel à l’hémisphère droit. Au contraire de la communication symbolique, qui repose plus sur l’hémisphère gauche.

 

En 1865, le médecin français Paul Broca notait que parmi les patients souffrant d’une lésion cérébrale, seuls ceux touchés au lobe frontal gauche rencontraient des difficultés pour parler. Pour la première fois, on observait une asymétrie fonctionnelle entre les deux hémisphères. De nombreuses recherches s’en sont suivies pour essayer d’identifier l’hémisphère « dominant » des différentes fonctions cérébrales, sans pour autant donner lieu à une investigation globale de cette latéralisation…

Jusqu’aux récents travaux de Michel Thiebaut de Schotten, chercheur CNRS à l’ICM (AP-HP/CNRS/Inserm/Sorbonne Université), et de ses collègues italiens de l’Université de Padoue. Grâce aux données d’IRM fonctionnelle collectées à l’échelle mondiale depuis plus de quinze ans, ils ont produit la première carte globale de la latéralisation des fonctions cérébrales.

Les chercheurs ont ainsi identifié quatre groupes de fonctions extrêmement latéralisées utilisant des régions cérébrales communes : la communication symbolique (où l’on retrouve le langage, la lecture et le calcul, par exemple) très latéralisée à gauche ; le groupe « perception/action » et les émotions latéralisés à droite et enfin la prise de décision, qui reposerait plutôt sur des régions du lobe frontal droit. Ce dernier point est tout à fait novateur, aucune équipe n’ayant encore décrit d’asymétrie entre les hémisphères lors de la prise de décision.

En outre, cette étude a permis de trancher une question épineuse quant aux connexions entre hémisphères : les régions très latéralisées sont-elles peu connectées avec l’autre hémisphère pour traiter plus rapidement l’information, ou au contraire sont-elles très connectées pour pouvoir s’influencer et prendre le dessus sur l’hémisphère opposé dans certains cas ? Grâce à leur carte, les chercheurs ont pu montrer que plus les fonctions sont latéralisées, moins elles établissent de connexions avec l’autre hémisphère, validant ainsi l’hypothèse qu’un hémisphère dominant pour une fonction est peu connecté à l’autre pour gagner en efficacité.

Aussi, cette découverte valide l’idée que les fonctions cérébrales se sont latéralisées avec l’augmentation de la taille du cerveau afin d’optimiser le traitement de l’information. Cette optimisation s’est néanmoins faite au dépend d’un autre avantage évolutif : la récupération fonctionnelle après une lésion cérébrale. À cause de la diminution des connexions entre les hémisphères, il est en effet plus difficile pour l’hémisphère non endommagé de pallier aux fonctions perdues.

Les chercheurs souhaitent maintenant poursuivre ces travaux en étudiant les variations de latéralisation des fonctions entre individus, et tester par exemple si une forte latéralisation d’une fonction chez une personne entraîne une latéralisation différente d’autres fonctions.

 

 

La latéralisation des fonctions cérébrales représentée dans un espace à 4 dimensions le long de l’axe de la communication symbolique (vert), l’axe de la « perception/action » (cyan), l’axe des émotions (rose) et l’axe de la prise de décision (jaune).

(cc) Karoliset al./Nature Communications

 

 

 

Source

The architecture of functional lateralisation and its relationship to callosal connectivity in the human brain. Karolis VR, Corbetta M & Thiebaut de Schotten M. Nature Communications, le 29 mars 2019.

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Un répertoire de régions inexplorées de l’ADN https://icm-institute.org/fr/actualite/repertoire-de-regions-inexplorees-de-ladn/ https://icm-institute.org/fr/actualite/repertoire-de-regions-inexplorees-de-ladn/#respond Fri, 22 Mar 2019 08:49:45 +0000 Océane Paisant https://icm-institute.org/?post_type=actualite&p=14877  

Une étude conduite à l’ICM par Philippe Ravassard (CNRS) et Hélène Cheval (Sorbonne Université) a identifié le répertoire des longs ARN non-codants des neurones En savoir plus ]]>  

Une étude conduite à l’ICM par Philippe Ravassard (CNRS) et Hélène Cheval (Sorbonne Université) a identifié le répertoire des longs ARN non-codants des neurones dopaminergiques, cible primaire de la dégénérescence dans la maladie de Parkinson. Ce répertoire issu des régions méconnues de notre génome est extrêmement spécifique des neurones dopaminergiques. Les résultats, publiés dans Scientific Report, ouvrent la voie à une meilleure compréhension des mécanismes moléculaires et cellulaires en jeu dans la maladie de Parkinson.

 

L’ADN, tant de régions restent à explorer

Les techniques de séquençage à haut-débit ont mis en lumière que la quasi-totalité de notre ADN est transcrit en ARN, le support intermédiaire de l’information génétique avant la synthèse des protéines, qui assurent le fonctionnement cellulaire. Pourtant, seule une petite partie de cet ARN code des protéines. Qu’en est-il de toutes ces régions « non-codantes » qui ne donneront pas de protéines ? Ces régions sont principalement transcrites sous forme de longs ARN non codants (lncRNA) qui représentent une classe de molécules dont l’importance est soulignée depuis une dizaine d’années en tant que puissants régulateurs de l’expression des gènes.

 

Le répertoire des longs ARN non-codants des neurones dopaminergiques

Une étude conduite par Philippe Ravassard et Hélène Cheval à l’ICM s’est intéressée aux neurones dopaminergiques, cible primaire de la dégénérescence dans la maladie de Parkinson. Ils ont cherché à établir le répertoire des lncRNA exprimés dans ce type de cellules à partir de modèles murins. Afin de confirmer que les lncRNA identifiés sont bien spécifiques des neurones dopaminergiques, ils les ont comparés à un type cellulaire proche, les neurones sérotoninergiques.

Pour cela, les chercheurs sont parvenus à récupérer une population très pure de neurones dopaminergiques et ont développé une stratégie expérimentale novatrice pour caractériser le répertoire des lncRNA. Ils ont ainsi découvert 1294 lncRNA dont 939 n’avaient jamais été décrit auparavant. Ils mettent également en évidence que 80% des lncRNA des neurones dopaminergiques sont complètement absents des neurones sérotoninergiques et vice versa. Ceci témoigne d’un degré de spécificité très grand des lncRNA. Ils constituent donc une signature moléculaire particulièrement intéressante pour un type cellulaire donné.

 

Un intérêt majeur pour comprendre les mécanismes de la maladie de Parkinson

Des études d’association ont mis en évidence un certain nombre de facteurs de risques génétiques associés à la maladie de Parkinson, dont la grande majorité correspond à des polymorphismes de séquences d’ADN ne codant pas de protéines.

 

« Caractériser les répertoires non-codants permet d’évaluer l’existence d’une association accrue entre ces facteurs de risque et les lncRNA spécifiques des neurones dopaminergiques. Si tel est le cas, il pourrait s’agir d’une piste significative pour expliquer la vulnérabilité tout à fait spécifique des neurones dopaminergiques dans la maladie de Parkinson. »précise Hélène Cheval (Sorbonne Université).

Fréquemment, un long ARN non-codant peut réguler les gènes localisés dans sa proximité directe sur le génome. En se penchant sur la spécificité des gènes voisins des lncRNA répertoriés, les chercheurs ont mis en évidence qu’un certain nombre de ces gènes sont très importants dans les fonctions des neurones dopaminergiques. Les lncRNA correspondant pourraient donc potentiellement réguler ces gènes qui vont assurer la fonction spécifique de la cellule.

 

« Les mécanismes moléculaires qui conduisent au dysfonctionnement des neurones dopaminergiques dans la maladie de Parkinson sont encore mal connus. Identifier des régulateurs très spécifiques comme les lncRNA et étudier leur état dans le contexte de la maladie, dans les formes génétiques notamment, nous permettra de mieux comprendre quelles voies de régulations sont altérées dans ces cellules et d’en détailler les conséquences. » conclut Philippe Ravassard (CNRS).

Ce type d’étude pourrait également s’étendre à toutes les pathologies associées à la dégénérescence ou au dysfonctionnement d’un type cellulaire particulier comme les motoneurones dans la sclérose latérale amyotrophique ou les macrophages dans la sclérose en plaques.

 

Source

Long non-coding RNA repertoire and open chromatin regions constitute midbrain dopaminergic neuron – specific molecular signatures.Gendron J, Colace-Sauty C, Beaume N, Cartonnet H, Guegan J, Ulveling D, Pardanaud-Glavieux C, Moszer I, Cheval H, Ravassard P. Sci Rep. 2019 Feb 5

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Le futur des données en santé https://icm-institute.org/fr/actualite/futur-donnees-sante/ https://icm-institute.org/fr/actualite/futur-donnees-sante/#respond Fri, 22 Mar 2019 08:47:58 +0000 Océane Paisant https://icm-institute.org/?post_type=actualite&p=14881  

Le Pôle interministériel de prospective et d’anticipation des mutations économiques vient de publier un rapport soulignant « Une législation contraignante et une En savoir plus ]]>  

Le Pôle interministériel de prospective et d’anticipation des mutations économiques vient de publier un rapport soulignant « Une législation contraignante et une crispation globale des acteurs français (tous secteurs confondus) possédant des données conduisent beaucoup d’innovateurs à rechercher des données d’expérimentation voire même partir à l’étranger pour développer leurs produits et services ». Rencontre avec Stanley Durrleman, co-chef de l’équipe ARAMIS et directeur du centre de neuroinformatique à l’ICM, qui travaille au cœur de cette problématique dans le domaine de la santé.

 

Quel est votre ressenti sur ce rapport ministériel ?

Ce rapport est dans la continuité d’autres rapports et actions des pouvoirs publics sur le développement de l’intelligence artificielle en France. Je ne peux que me réjouir de voir nos représentants se saisir de ce sujet, par nature très technique mais avec des conséquences très importantes en termes d’innovation, d’emploi, de croissance et de progrès social. Je pense que la puissance publique a bien compris ces enjeux, ces promesses mais aussi les risques afférents. En revanche, je suis beaucoup plus inquiet sur la manière de transformer ces promesses en réalité. La vision dominante de la puissance publique me semble un peu naïve : il y aurait d’un côté des acteurs français, l’assurance maladie ou les hôpitaux par exemple, « assis sur des trésors de données », et de l’autre d’excellents chercheurs en intelligence artificielle et en science des données, privés de l’accès à ces données.  Il suffirait donc que le législateur force les serrures des coffres-forts pour que l’innovation jaillisse « comme par miracle »… La situation me semble plus compliquée en réalité.

 

A quel niveau se situe la complexité du système ?

Une des principales difficultés est d’être capable d’agréger un grand nombre de données de qualité, c’est-à-dire des données vérifiées, annotées, répertoriées, inter-opérables et accessibles ; ce que nous appelons dans le jargon, un entrepôt de données, et qui est l’interface permettant de brancher et tester des algorithmes innovants de manière fluide et rapide. Dans le domaine de la santé, la construction de tels entrepôts est un vrai casse-tête, et je parle en connaissance de cause, étant chargé d’en construire un à l’ICM. La difficulté ne se situe pas au niveau du cadre règlementaire ou de la bonne volonté des acteurs, du moins pas essentiellement, mais plutôt sur la nécessité de remettre à plat les processus de production et de gestion des données, et donc de repenser des processus fondamentaux dans des organisations aussi complexes et tendues que les hôpitaux. Au cœur du problème se trouvent donc des difficultés organisationnelles et managériales qui, non seulement ne se seront pas résolues par la loi, mais se démultiplient face à une multitude de situations très différentes les unes des autres.

 

Quel est le résultat dans des situations concrètes ?

Prenons des exemples. La situation la plus favorable, vraisemblablement, est celle de l’assurance maladie. La France a la chance d’avoir un assureur unique qui centralise toutes les informations des assurés. Ces données sont fiables et bien structurées. Faciliter l’accès à celles-ci, dans un cadre réglementaire adéquat, permettra vraisemblablement voir émerger de nouveaux outils de veille sanitaire, de rationalisation du parcours de soin, ou d’aide à la prise de décision en matière de politique publique de la santé.

Un autre cas assez favorable est celui de la radiologie où les données sont numériques par nature, les formats standardisés, et où la lecture des radiographies et des scanners fait l’objet de procédures spécifiques, rendant la pratique des radiologues assez rationnelle et objective. L’infrastructure informatique l’est également : tous les services de radiologie de l’AP-HP partagent par exemple la même infrastructure, le PACS. D’autre part, les algorithmes de traitements d’images ont connu des progrès fulgurants ces dernières années. Il est donc légitime de penser que la constitution et l’ouverture de grands entrepôts de données en radiologie est un gisement d’innovation à venir pour réduire les coûts, augmenter la fiabilité de la lecture radiologique, notamment en limitant les erreurs humaines, et niveler la pratique radiologique au niveau des meilleurs centres experts sur tout le territoire national. Je pense d’ailleurs que la plupart des rapports publiés sur l’intelligence artificielle en santé ont été écrits sur la base de ce cas d’usage.

Mais la radiologie, aussi importante soit-elle, ne fait pas tout ! Vous remarquerez que le radiologue pose très rarement le diagnostic final ou prescrit des traitements. Et la situation de nombreuses autres spécialités médicales est beaucoup moins favorable. Agréger de grandes quantités de comptes-rendus médicaux est un vrai défi. Tous ne sont pas numérisés et le recueil d’information ne fait pas l’objet de procédures standardisées. Ils laissent une grande place au texte libre où le style très personnel de chaque médecin rend très difficile une analyse automatisée. La qualité et la quantité d’informations varient beaucoup d’un cas à l’autre. Rapprocher ces données d’autres données de santé comme des analyses biologiques ou des images médicales est encore plus complexe car les bases de données n’ont pas été conçues pour être interopérables. Pourtant l’analyse de ces données recèle les promesses d’une meilleure médecine pour les patients avec des traitements plus précoces et plus personnalisés.

 

C’est toute une organisation à changer donc ?

Oui, absolument. Construire de grands entrepôts de données de santé nécessite de revoir l’ensemble de notre système de santé.  Il va falloir réfléchir et mettre en place, dans chaque spécialité médicale, des procédures de recueil et de gestion de données standardisées qui permettront de croiser les données d’un même patient qu’elles soient issues d’un cabinet libéral, d’un service hospitalier, d’une clinique privée ou d’un laboratoire d’analyse par exemple. Cela implique bien sûr de trouver un nouveau cadre règlementaire, de faire travailler ensemble des structures concurrentes, mais aussi et surtout de faire évoluer les pratiques médicales. Il s’agit d’un chantier gigantesque, un travail de fourmi, qui nécessite l’implication très forte de tous les acteurs de la chaîne. Sans cela, ce n’est pas un tas d’or que vont trouver les chercheurs en intelligence artificielle mais plutôt un tas de plomb !

Je suis assez surpris que cet aspect soit presque absent du débat passionné autour de l’intelligence artificielle, alors que tous les acteurs sérieux dans ce domaine, qu’ils soient académiques, institutionnels ou industriels, se battent aujourd’hui pour construire de tels ensembles de données de qualité.

L’entrepôt de données de neuroscience que nous développons à l’ICM nous demande par exemple de déployer beaucoup de ressources sur ce chaînon manquant que nous appelons le « data management ». Nous bénéficions d’un écosystème exceptionnel, avec de très bons chercheurs en informatique qui développent des algorithmes très prometteurs, et de très bons chercheurs cliniciens ou neuroscientifiques qui s’appuient sur des plateformes technologiques de pointe pour produire des données de grande qualité. Le data management est l’aspect sur lequel nous investissons le plus d’effort actuellement, pour travailler main dans la main avec chaque chercheur, chaque clinicien, afin de rationaliser, automatiser, standardiser les flux de données. Ce travail sert non seulement les chercheurs eux-mêmes dans leur travail, mais permet aussi l’analyse et le croisement de leurs données avec d’autres. Pour cela, le recrutement de personnels spécifiques, les data managers ou gestionnaires de données, est indispensable.

 

L’enjeu humain se situerait donc au niveau de ces métiers ?

Oui, pour une part importante. Je trouve surprenant que la puissance publique ne se pose pas la question de faire émerger des filières d’excellence pour ces métiers. Aujourd’hui on a des solutions pour construire de bonnes infrastructures pour traiter de grandes quantités de données. Nous avons aussi de bons data scientists, compétents en mathématique et en informatique, grâce aux filières de formations d’excellence que nous avons la chance d’avoir en France. En revanche, trouver un bon data manager et de bonnes formations certifiantes en gestion de données est, d’expérience, beaucoup plus difficile.

L’enjeu est de réussir à faire travailler tous ces métiers main dans la main. Je crois qu’il est indispensable de créer des lieux couvrant tout le spectre de la donnée, depuis la production jusqu’à son exploitation. Nous le voyons tous les jours à l’ICM, où les cliniciens, les biologistes, les gestionnaires de données, les informaticiens et les data scientists travaillent au sein d’une même structure intégrée. C’est indispensable pour avoir une compréhension fine des enjeux et des métiers, et pour que l’intelligence artificielle et la médecine, deux champs disciplinaires que tout oppose, puissent se rencontrer. Je constate aujourd’hui en France, notamment avec les projets d’instituts inter-disciplinaires en intelligence artificielle, une concentration des forces en présence sur la recherche dans ce domaine. C’est une bonne chose ! Mais à côté de ça, quels moyens sont prévus dans le plan gouvernemental sur l’intelligence artificielle pour aider à rationaliser le recueil de données de santé chez l’ensemble des acteurs du système de soin ?

 

Une des réponses de l’Etat face à cet enjeu d’ouverture des données est l’initiative Health Data Hub. Qu’en pensez-vous ?

Le Health Data Hub est assez symptomatique de la situation actuelle. Il y a au plus haut niveau ministériel, l’ambition, la volonté, l’énergie de créer les conditions pour développer une recherche sur données de qualité. Elle se concrétise par des actions comme la décision de créer le Health Data Hub. Ces actions permettent d’éveiller les consciences et de mobiliser un certain nombre d’acteurs. C’est très bien !  Nous avons d’ailleurs répondu à leur appel à projets pilotes. Mais quels sont les contours de ce hub ? Quelle sera la stratégie suivie pour créer cet entrepôt national quand nous savons la grande difficulté déjà à créer des entrepôts locaux sur des périmètres plus réduits ? Le hub aura-t-il les moyens de son ambition ? Tant sur le personnel qualifié que sur les infrastructures ? Le flou persiste encore sur beaucoup de sujets.

 

Quelles sont vos recommandations pour avancer sur ce sujet ?

Le pouvoir public doit continuer à investir ce terrain et lever les verrous réglementaires. Il doit aussi être vigilant à la tentation très centralisatrice et planificatrice de l’état. Je remarque un fourmillement d’initiatives locales, l’ICM en est une, de nombreux autres instituts comparables se mettent en ordre de marche. Je découvre presque chaque jour des services hospitaliers dans toute la France où des praticiens lancent des projets et essaient d’avancer. Ces initiatives doivent être encouragées et fédérées. Aujourd’hui, toutes ces personnes travaillent relativement isolement, se posent des questions qu’elles essayent chacune à leur manière de résoudre. La puissance publique doit aller sur le terrain, comprendre quelles sont les bonnes pratiques, où il y a eu des échecs et des succès, et construire progressivement des standards à la fois pour les données et les pratiques qui permettront de connecter l’ensemble de ces initiatives locales. De mon point de vue, ce n’est pas du rôle de l’état de créer un entrepôt de données national ex nihilo. En revanche, il doit faire émerger un cadre à la fois règlementaire et technique dans lequel chacun va pouvoir progressivement s’inscrire, pour s’assurer que toutes ces initiatives locales ne resteront pas qu’un éparpillement de petits entrepôts de données non interopérables. Une fédération d’entrepôts de données locaux, qui échangent et bénéficient de la force de l’ensemble, c’est ainsi que je vois le futur des données en santé.

 

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Dans le cortex visuel des aveugles https://icm-institute.org/fr/actualite/cortex-visuel-aveugles/ https://icm-institute.org/fr/actualite/cortex-visuel-aveugles/#respond Wed, 06 Mar 2019 08:00:50 +0000 Océane Paisant https://icm-institute.org/?post_type=actualite&p=14805  

Une étude conduite par Laurent Cohen et Sami Abboud à l’Institut du Cerveau et de la Moelle épinière met en évidence une réorganisation importante du cerveau En savoir plus ]]>  

Une étude conduite par Laurent Cohen et Sami Abboud à l’Institut du Cerveau et de la Moelle épinière met en évidence une réorganisation importante du cerveau d’aveugles de naissance, dont le cortex visuel prend en charge des fonctions cognitives sans rapport avec la vision. Les résultats sont publiés dans la revue Cerebral Cortex

Environ le tiers du cortex cérébral, situé le plus en arrière dans le cerveau, est dédié à la vision. On trouve dans cette région la zone qui reçoit les informations en provenance des yeux, mais aussi toutes les aires spécialisées s’occupant de l’identification ou de la localisation des objets. Mais à quoi toutes ces régions servent-elles chez des individus n’ayant jamais rien « vu », comme les aveugles de naissance ?

Des données de littérature suggèrent qu’en l’absence du sens de la vue, ces régions contribuent toujours à la perception, mais pour le compte d’autres sens comme le toucher ou l’audition. D’autres études d’imagerie fonctionnelle montrent une activation des régions visuelles lors de tâches cognitives sans rapport avec la perception, chez les aveugles mais pas chez les voyants.

 

« Plusieurs questions restent en suspens : S’agit-il juste d’une activation parasite du cortex visuel, la même dans tous les cas, sans implication réelle dans les fonctions cognitives? Ou alors ces activations sont-elles spécifiques de certaines tâches cognitives ? » explique Sami Abboud, premier auteur de l’étude

 

Pour répondre à ces questions, Laurent Cohen et Sami Abboud de l’ICM ont réuni des sujets aveugles depuis la naissance et leur ont fait passer 4 tâches cognitives différentes, mettant en jeu de façon différente le langage, la mémoire ou l’agilité mentale. Ils ont montré que cortex visuel s’active chez les aveugles plus que chez les voyants, mais aussi que chacune des 4 tâches active des zones différentes du cortex visuel.

Les chercheurs ont ensuite fait passer à ces mêmes sujets une IRM de repos (« resting state »), sans aucune tâche à effectuer. Ces images permettent de voir les réseaux de collaboration entre des régions cérébrales éloignées. Ils ont mis en évidence que les zones du cortex visuel activées par les 4 tâches cognitives chez les aveugles sont synchronisées avec des régions différentes du cerveau, impliquées dans la fonction en question. Par exemple, la région du cortex « visuel » qui chez les aveugles s’active lorsqu’ils manipulent la signification des mots est synchronisée au repos avec des régions normales du langage.

 

« Nous montrons ici que chez les aveugles, certains systèmes cérébraux adoptent chacun une partie du cortex visuel vacant. Il s’agit d’un exemple remarquable de plasticité, illustrant les capacités du cerveau à se réorganiser fonctionnellement dans une situation inhabituelle, où toute une partie du cerveau n’est pas alimentée par le type d’information qu’elle reçoit habituellement. » conclut Laurent Cohen, co-directeur du PICNIC Lab à l’ICM

 

Source

Distinctive interaction between cognitive networks and the visual cortex in early blind individuals. Abboud et Cohen, Cerebral Cortex, 2018

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Semaine du Cerveau : le grand public a rendez-vous avec les neurosciences à l’ICM ! https://icm-institute.org/fr/actualite/semaine-cerveau-grand-public-a-rendez-neurosciences-a-licm/ https://icm-institute.org/fr/actualite/semaine-cerveau-grand-public-a-rendez-neurosciences-a-licm/#respond Tue, 05 Mar 2019 13:12:50 +0000 Thomas Mariani https://icm-institute.org/?post_type=actualite&p=14824 Du 11 au 17 mars 2019, cette manifestation internationale, coordonnée par la Société des Neurosciences en France, est organisée simultanément dans près de 100 pays En savoir plus ]]> Du 11 au 17 mars 2019, cette manifestation internationale, coordonnée par la Société des Neurosciences en France, est organisée simultanément dans près de 100 pays et plus de 40 villes en France. Son but est de sensibiliser le grand public à l’importance de la recherche sur le cerveau.

C’est l’occasion pour de nombreux chercheurs, médecins et étudiants bénévoles de rencontrer le public et de partager avec lui les avancées obtenues dans les laboratoires de recherche en Neurosciences, d’en présenter les enjeux pour la connaissance du cerveau, et les implications pour notre société.

Comme chaque année, à l’ICM de nombreuses équipes se mobilisent lors de cet évènement, pour proposer un programme riche et de qualité au grand public lors d’une journée spéciale.

Rendez-vous à l’Institut du Cerveau et de la Moelle épinière le samedi 16 mars de 10h30 à 17h30

Durant la journée, Médecins, chercheurs, Doctorants Post-Doctorants, Ingénieurs et techniciens de l’Institut du Cerveau et la Moelle Epinière, situé au sein de l’Hôpital Pitié Salpêtrière, vont vous faire découvrir leurs travaux en neurosciences (Ateliers, visites, …)

Lieu : Hôpital Pitié Salpêtrière, 83 Boulevard de l’Hôpital 75013 Paris, Métro St Marcel

INSCRIPTION OBLIGATOIRE, SOUS RESERVE DE PLACES DISPONIBLES :
semaineducerveau@icm-institute.org

 

ATELIERS PROPOSÉS :

 

Atelier 1

Test en réel ! 
Bénédicte Batrancourt, Ingénieure d’Etudes (Equipe FRONTLAB, Bruno Dubois, & Richard Lévy)

ECOCAPTURE Evaluation de l’apathie en situation « proche de la vie réelle » avec un système d’enregistrement vidéo et de capteurs- Salle PRISME.

 

Atelier 2

Comment notre cerveau influence nos sensations : Un aperçu à l’exemple d’une dégustation de vin anodine.

Liane Schmidt, co-responsable de l’équipe de recherche « contrôle cognitif-intéroception-attention »

A l’exemple d’une dégustation de vin cet atelier vous propose de découvrir les facteurs neurocognitives qui contribuent à l’effet d’une drogue.

 

Atelier 3

Un ver pour tenter de guérir des neurones 
Valeria Parrales, Sofian Laoues, et Nicolas Bizat

Le nématode, Caenorabditis elegans, organisme simple de 1 mm de longueur vit dans les sols et est retrouvé sur toute la surface habitable de la planète. Il est doté entre autres d’un système neuronal composé exactement de 302 neurones. L’une de ses particularités est sa cuticule qui est transparente et qui permet ainsi aux chercheurs de pouvoir, en marquant les neurones avec des molécules fluorescentes, de pouvoir les observer les étudier facilement. Ces nématodes sont utilisés plus spécifiquement à l’ICM pour comprendre certains processus cellulaires qui s’opèrent dans certaines maladies neurodégénératives et tenter de déterminer de nouvelles cibles thérapeutiques.

 

Atelier 4

A la découverte de la myéline
Corentine Marie, Post-Doctorante ; Elisa Mazuir, Emeric Merour, et Jean-Baptiste Huré doctorants

Cent milliards de neurones assurent la propagation des informations électriques à l’origine de nos décisions et de nos mouvements. Pourtant très populaires lorsque l’on parle du cerveau, ils sont loin d’être les seuls à en assurer le fonctionnement. En effet, leur activité est dépendante de cellules bien plus nombreuses : les cellules gliales. Parmi celles-ci, les oligodendrocytes ont été surpris à engainer de myéline les prolongements des neurones. Mais quel est donc la fonction de cette myéline dont l’état est mis en cause dans certaines maladies motrices comme la Sclérose en plaque ? Grâce à des techniques de pointe permettant d’observer la myéline, nous irons voir les oligodendrocytes de plus près.

 

Atelier 5

C’est quoi l’ADN, la génétique des maladies
Lena Guillot-Noel,  Claire-Sophie Davoine, Ludmilla Jornea , Philippe Martin-Hardy

Présentation d’une Centre de Ressources Biologiques/Banque ADN et de Cellules et atelier ludique d’extraction de l’ADN de banane. Comprendre ce qu’est l’ADN, par une extraction d’ADN de la banane….

 

Atelier 6

Introduction à la recherche sur les épilepsies
Théo Ribière Doctorant et Alexandre Bacq, post-doctorant , équipe Stéphanie Baulac et Eric LeGuern

Les épilepsies affectent 1% de la population mondiale. A ce jour, de nombreux patients ne répondent pas aux traitements proposés. C’est pourquoi il est important d’identifier les mécanismes qui conduisent aux épilepsies. Notre équipe de recherche s’intéresse plus particulièrement aux épilepsies focales d’origine génétique. A travers cet atelier, nous allons vous expliquer notre recherche allant de l’identification, chez les patients, de gènes à l’origine de l’épilepsie jusqu’à la découverte de leur fonction afin de proposer de nouveaux traitements. Ainsi, vous aurez une meilleure idée de la façon dont les chercheurs mènent leur enquête pour mieux comprendre ce qui se passe dans le cerveau des patients épileptiques.

 

Atelier 7

Qu’est-ce un Living Lab ? 
Romain Gombert, responsable du LivingLab et Pierre Tissier ingénieur de recherche au Living Lab

Le Living Lab cLLAPS créé en 2015 par l’ICM et l’APHP se situe au centre du pôle des maladies du système nerveux, de l’Hôpital de la Pitié-Salpêtrière.
Il a pour objectif d’imaginer et de proposer des innovations (technologies, produits, services) permettant de répondre à des besoins concrets de la chaine de soin en neurologie et en psychiatrie en mettant l’utilisateur final et son environnement au centre du processus de conception.
Cet Atelier proposera de bien comprendre l’innovation centrée utilisateur à travers l’histoire de la toute première aide technique développée au livinglab. La canne anti-freezing pour les personnes atteintes de la maladie de Parkinson.

 

Atelier 8

Comment intégrer les neurosciences au quotidien pour améliorer son bien-être ?
Melomind, le casque de neurofeedback pour entraîner son cerveau à se relaxer, développé avec l’ICM

Un atelier pour découvrir le neurofeedback et son application pour renforcer les mécanismes cérébraux impliqués dans la relaxation. Vous aurez l’occasion d’y tester Melomind, le premier casque EEG d’entraînement cérébral à la relaxation par le neurofeedback.

 

Atelier 9

Enregistrer l’électricité du vivant au niveau cellulaire
Carine Dalle (Ingénieure de Recherche plateforme d’électrophysiologie)

Les neurones utilisent l’électricité pour transmettre les messages sensoriels et moteurs et communiquer entre eux. Dans de nombreuses pathologies dont l’épilepsie par exemple, le message électrique est perturbé, d’où l’importance de pouvoir enregistrer ce signal électrique pour comprendre leur dysfonctionnement. Nous vous proposons de venir découvrir sur une plateforme technologique les équipements utilisés pour enregistrer l’activité électrique des neurones. Au cours de cet atelier, vous approcherez une électrode d’un neurone à la recherche de son potentiel d’action.

 

Atelier 10

BRAIN e-NOVATION, LabCom ICM & GENIOUS Healthcare (incubateur iPEPS)
Dijana Nuic, Doctorante ; Agnès Aubert, Chef de projet digital.

Démonstration de plusieurs jeux vidéo thérapeutiques visant la rééducation physique et cognitive des patients atteints de maladies neurologiques (Maladie de Parkinson, Maladie d’Alzheimer).

Tous les jeux sont validés cliniquement ou en cours d’évaluation clinique sur un grand nombre de patients. Ces Dispositifs Médicaux Numériques sont à retrouver sur la plateforme en ligne www.curapy.com

 

VISITES

Visite de la Plateforme ICM Quant
Basile Gurchenkov, Ingénieur, responsable opérationnel de la plateforme ; Dominique Langui, ingénieur

Présentation des outils de microscopie appliquée à la biologie

 

CONFERENCE

Sandra Joppe, post-doctorante ; Julie Smyers, Elyse Liu, Doctorantes ; Eléna Banchi, Ingénieure ; Nicolas Brard, responsable communication scientifique.

Courtes Présentations données par des doctorants, post-doctorants, ingénieure, responsable communication scientifique de leur parcours, leur intérêt aux neurosciences et de leur projet à l’ICM, suivies de discussions avec le public.

Horaire 11h et 14h

 

EXPOSITION

Visite de la Bibliothèque Charcot
Florian Horrein et Chantal Lantin

« Le cerveau dans les sciences avant les neurosciences »
En lien avec une exposition sur les neurosciences, organisée par Sorbonne-Université sur le campus Jussieu, la bibliothèque Charcot vous propose de découvrir une sélection de documents vous permettant d’explorer l’histoire des connaissances sur le cerveau jusqu’au début du XXe siècle.

 


• La conférence inaugurale de la Semaine du Cerveau aura lieu le lundi 11 mars de 18h30 à 20h30 à Sorbonne Université – Campus Jussieu.
Elle sera donnée par Jocelyne Caboche (Inserm u1130, Neurosciences Paris-Seine, IBPS), avec pour thème : “Addictions : quand notre cerveau nous joue des tours”.
Entrée libre dans la limite des places disponibles.
Lieu : Sorbonne Université – Campus Jussieu (Métro Jussieu) Amphithéâtre 25 (accès direct depuis la dalle) 4 Place Jussieu, 75005 Paris
Mercredi 13 mars, de 19h à 22h, Kaf Conç’ Tolbiac , 114 Rue de Tolbiac, Paris, Thomas Courtin, médecin généticien APHP-ICM, débattra avec le public sur le thème « Un homme averti en vaut deux ?
Plongée au cœur de la médecine prédictive au travers des maladies neurodégénératives ».
Inscription : https://pintofscience.fr/events/paris
D’autre part, du 4 mars au 26 avril, la Bibliothèque de Sorbonne Université et plusieurs instituts de recherche en neurosciences parisiens dont l’ICM, organisent une exposition et des rencontres autour des neurosciences.
Lieu bibliothèque de Biologie-Chimie-Physique Recherche (BCPR) sur le campus Jussieu.
Tout savoir : https://www.semaineducerveau.fr/
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https://icm-institute.org/fr/actualite/semaine-cerveau-grand-public-a-rendez-neurosciences-a-licm/feed/ 0
FRAMES : un essai thérapeutique sur l’ataxie de Friedreich https://icm-institute.org/fr/actualite/frames-therapeutique-lataxie-de-fredreich/ https://icm-institute.org/fr/actualite/frames-therapeutique-lataxie-de-fredreich/#respond Tue, 05 Mar 2019 13:12:04 +0000 Thomas Mariani https://icm-institute.org/?post_type=actualite&p=14828 FRAMES est un essai thérapeutique international de phase 2a, en double aveugle, contrôlé contre placebo et ayant pour but d’évaluer l’efficacité et l’innocuité En savoir plus ]]> FRAMES est un essai thérapeutique international de phase 2a, en double aveugle, contrôlé contre placebo et ayant pour but d’évaluer l’efficacité et l’innocuité de MIN-102 chez des patients atteints d’Ataxie de Friedreich.

Trente-six patients âgés de 12 à 60 ans seront recrutés à travers 4 centres en Europe (France, Espagne, Allemagne, Belgique) pour une durée de 1 an. L’etude sera coordonnées par Pr Alexandra Durr, Institut du Cerveau et la Moelle épinière (ICM) à l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière à Paris.

 

 

MIN-102 est une molécule expérimentale qui pourrait potentiellement permettre d’augmenter la survie neuronale. MIN-102 a montrées résultats prometteurs dans plusieurs modèles animaux de maladies neurodégénératives et notamment celui de l’ataxie de Friedreich. MIN-102 fait actuellement l’objet d’une étude de phase 2/3 pour le traitement de l’adrénomyéloneuropathie (AMN) en Europe et aux États-Unis.

À propos de l’ataxie de Friedreich
L’ataxie de Friedreich est l’ataxie génétique la plus fréquente. L’apparition des symptômes se situe généralement à l’adolescence bien que des formes tardives existent. Le principal symptôme, l’ataxie, se traduit par des difficultés de la marche et de l’équilibre, dues à la perte neuronale des faisceaux nerveux connectés au cervelet. Une des particularités de l’ataxie de Friedreich par rapport aux autres ataxies cérébelleuses est la présence de lésions également au niveau de la moelle épinière.

 

À propos de Minoryx
Minoryx est une société de biotechnologie axé sur le développement de nouvelles thérapies pour les maladies orphelines liées au système nerveux central, telles que l’ adrénoleucodystrophie liée à l’X (X-ALD) et l’Ataxie de Friedreich. Minoryx a été fondé en 2011 et est présent en Espagne et en Belgique.
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Epilepsie : Les dynamiques des cellules immunitaires du cerveau https://icm-institute.org/fr/actualite/epilepsie-dynamiques-cellules-immunitaires-cerveau/ https://icm-institute.org/fr/actualite/epilepsie-dynamiques-cellules-immunitaires-cerveau/#respond Sat, 02 Mar 2019 08:00:04 +0000 Océane Paisant https://icm-institute.org/?post_type=actualite&p=14771  

L’équipe de Richard Miles à l’ICM montre des variations de la microglie, les cellules immunitaires du système nerveux central, dans l’épilepsie du lobe frontal En savoir plus ]]>  

L’équipe de Richard Miles à l’ICM montre des variations de la microglie, les cellules immunitaires du système nerveux central, dans l’épilepsie du lobe frontal du cerveau. Les résultats sont publiés dans la revue Brain.

L’activation du système immunitaire joue un rôle important dans l’épilepsie. Elle peut en être une cause, dans les cas des épilepsies auto-immunes par exemple, résultat d’attaques du système  immunitaire sur certaines protéines du cerveau ; mais également une conséquence de la pathologie. Les molécules inflammatoires produites par les cellules immunitaires du cerveau pourraient ainsi participer au développement de l’activité épileptique. De plus, la mort neuronale ainsi que les crises à répétition, présentes dans l’épilepsie, induisent une réponse immune persistante.

De précédents travaux effectués sur des tissus humains, issus de l’extraction chirurgicale du foyer épileptique chez des patients pharmaco-résistants, ont montré une activation des cellules microgliales, principales cellules immunitaires du cerveau. Les microglies sont des cellules plastiques répondant à divers stimuli par des modifications de la sécrétion de molécules, de leur forme et de l’expression de certains marqueurs. Leur comportement au sein du cerveau épileptique humain est encore à ce jour flou. Comment évoluent-elles immédiatement après une crise ? Se comporte-t-elles de la même façon au sein des régions riche en mort neuronale par rapport aux autres régions ?

Pour répondre à ces questions, Mélanie Morin-Brureau, Giampaolo Milior, Farah Chali, Caroline LeDuigou et Etienne Savary, de l’équipe Cortex & Epilepsie à l’ICM soutenu par les cliniciens et chirurgiens de l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière (Sophie Dupont, Vincent Navarro, Michel Baulac, Franck Bielle, Bertrand Mathon et Stéphane Clemenceau) ont étudié les tissus des patients opérés pour une épilepsie du lobe temporal. Ils ont conduits une série d’analyses anatomiques, d’imagerie, de transcriptomique* et des mesures de molécules produites par ces cellules.

Les chercheurs ont observé les différences, dans une même structure cérébrale, entre les zones ayant subi une forte mort neuronale et celles plus préservées. Dans les aires de grande disparition neuronale, les microglies sont plus rondes et sans ramifications. En revanche, dans les aires de moindre perte neuronale, les microglies possèdent des longues ramifications. De façon surprenante, les microglies des zones de morte neuronale se trouvent dans un état « réparateur » sous le contrôle de l’interleukine 10.

Ils ont ensuite étudié la réponse dynamique du système immunitaire à une crise d’épilepsie.

 

« Que se passe-t-il d’un point de vue immunitaire juste après une crise ? Pour comprendre cela, nous avons estimé le délai entre la dernière crise et le prélèvement du tissu à partir de changement dans l’expression des gènes précoces (tels FOS et JUN) connus pour être exprimés rapidement et de façon transitoire après une forte activité neuronale » précise Richard Miles, directeur de l’équipe.

 

En prenant en compte cette nouvelle donnée, les chercheurs montrent une activation rapide et transitoire des microglies, associée à la sécrétion spécifique de plusieurs molécules immunitaires et pro-inflammatoires, comme CXCL8 et IL1-B.

Globalement, ces résultats apportent des informations nouvelles sur le système immunitaire dans un cerveau épileptique. Ils révèlent encore une fois la versatilité des caractéristiques des microglies en réponse à leur environnement : soit dans une région dépourvu de neurones, soit après une crise d’épilepsie.

 

*Le transcriptome correspond à l’ensemble des ARN transcrits depuis l’ADN, il renseigne sur les gènes actifs dans les cellules et les mécanismes de régulation mis en place

 

Source

Microglial phenotypes in the human epileptic temporal lobe. Morin-Brureau M, Milior G, Royer J, Chali F, LeDuigou C, Savary E, Blugeon C, Jourdren L, Akbar D, Dupont S, Navarro V, Baulac M, Bielle F, Mathon B, Clemenceau S, Miles R. Brain. 2018 Dec 1

 

 

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