Institut du Cerveau et de la Moelle Epinière https://icm-institute.org Thu, 20 Feb 2020 10:16:03 +0000 https://wordpress.org/?v=4.8.2 hourly 1 https://wordpress.org/?v=4.8.2 PAOLO BARTOLOMEO, NEUROLOGUE ET CHERCHEUR INSERM A L’INSTITUT DU CERVEAU ET DE LA MOELLE EPINIERE (ICM) PUBLIE « PENSER DROIT » https://icm-institute.org/fr/actualite/paolo-bartolomeo-penser-droit/ https://icm-institute.org/fr/actualite/paolo-bartolomeo-penser-droit/#respond Wed, 19 Feb 2020 12:50:18 +0000 Margaux Orsini https://icm-institute.org/?post_type=actualite&p=18690 Paris, le 10 février 2020 - On lui a longtemps prêté un faisceau de capacités plus ou moins positives – imagination, intuition, créativité, spiritualité, etc. – En savoir plus ]]> Paris, le 10 février 2020 – On lui a longtemps prêté un faisceau de capacités plus ou moins positives – imagination, intuition, créativité, spiritualité, etc. – qui seraient bridées par la logique froide et calculatrice du cerveau gauche. Or les neurosciences ont révélé une tout autre réalité… Dans ce livre de Paolo Bartolomeo, publié chez Flammarion, plongez enfin dans les arcanes de votre cerveau droit et découvrez un paysage beaucoup plus riche et fécond que ces clichés New Age ne le laissent supposer ! 

 

Comment savoir que cette main est bien la mienne ? Est-il possible de regarder sans voir ? Pourquoi récupère-t-on mieux d’un AVC en écoutant de la musique ? 

Comme l’auteur, médecin et chercheur, le détaille, notre hémisphère droit possède de multiples pouvoirs, essentiels à notre perception du monde et d’autrui. 

Grâce aux progrès de l’imagerie et aux pathologies, on sait désormais que le cerveau droit nous sert à reconnaître un visage et l’émotion qu’il exprime, à apprécier la musique, à nous repérer dans l’espace, ou encore à avoir conscience de nous-même et de notre corps. Autant de fonctions qui sont au coeur même de notre humanité. 

 

Visionner également l’interview de Paolo Bartolomeo présentant ses travaux et son livre « Penser droit » : 

Paolo Bartolomeo est neurologue et directeur de recherche à l’Inserm., il codirige le PICNIC Lab à l’Institut du cerveau et de la moelle épinière, avec Laurent Cohen et Lionel Naccache. Son groupe de recherche a acquis une renommée internationale dans l'étude des troubles de l'attention. 

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L’association « Un pied devant l’autre » soutient la recherche sur la Maladie de Charcot à l’ICM https://icm-institute.org/fr/actualite/association-don-sla/ https://icm-institute.org/fr/actualite/association-don-sla/#respond Tue, 18 Feb 2020 14:42:29 +0000 Margaux Orsini https://icm-institute.org/?post_type=actualite&p=18679 "Un pied devant l'autre" est une association fondée en 2018 dans le but de sensibiliser, d'informer et de récolter des dons pour aider les personnes atteintes de la En savoir plus ]]> « Un pied devant l’autre » est une association fondée en 2018 dans le but de sensibiliser, d’informer et de récolter des dons pour aider les personnes atteintes de la maladie de Charcot (SLA).

Cette année, celle-ci a réussi à récolter près de 13 000 euros au profit de l’ICM, grâce notamment à l’organisation d’un week-end sportif les 23 et 24 novembre dernier. Une somme qui vient s’ajouter au don de 10 000 euros versé l’année dernière à l’équipe de Séverine Boilée pour la recherche sur la SLA.

Ces fonds permettront aux chercheurs de l’Institut du Cerveau et de la Moelle épinière de mieux appréhender la maladie de Charcot, et ainsi de pouvoir espérer trouver de nouveaux traitements.

Merci à eux pour leur soutien et leur investissement !

 

 

Trail 2019

Trail 2019

 

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LA PREMIÈRE CARTOGRAPHIE COMPLÈTE DE LA VASCULARISATION CÉRÉBRALE, RÉALISÉE À L’ICM https://icm-institute.org/fr/actualite/cartographie-complete-vascularisation-cerebrale-icm/ https://icm-institute.org/fr/actualite/cartographie-complete-vascularisation-cerebrale-icm/#respond Fri, 14 Feb 2020 09:11:48 +0000 Margaux Orsini https://icm-institute.org/?post_type=actualite&p=18641 L’équipe de Nicolas Renier à l’Institut du Cerveau et de la Moelle épinière (Inserm/CNRS/Sorbonne Université) à l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière AP-HP est En savoir plus ]]> L’équipe de Nicolas Renier à l’Institut du Cerveau et de la Moelle épinière (Inserm/CNRS/Sorbonne Université) à l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière AP-HP est parvenue à reconstruire avec une précision encore jamais atteinte le système vasculaire cérébral de la souris dans son intégralité. Alors que de nombreuses pathologies neurologiques et psychiatriques possèdent une composante vasculaire, celle-ci est encore trop peu étudiée du fait de la complexité du réseau de vaisseaux sanguin entremêlé intimement avec les cellules neurales. L’outil développé par les chercheurs ouvre la voie à d’importantes recherches sur le rôle de la vascularisation cérébrale dans l’évolution de nombreuses maladies du cerveau. Les résultats de cette étude sont publiés dans la revue Cell.

Pour répondre à ses besoins importants en oxygène et nutriments, le cerveau est très richement vascularisé en veines, artères et capillaires sanguins. Le système vasculaire cérébral joue un rôle essentiel dans la fonction et le maintien en vie des circuits neuronaux. De nombreuses pathologies du cerveau, neurodégénératives comme neuropsychiatriques (schizophrénie, autisme ou dépression), possèdent une composante vasculaire qui, sans être nécessairement à l’origine de ces maladies, peut être un facteur aggravant de celles-ci. L’étude du système vasculaire cérébral dans son ensemble représente un défi de taille, de par sa densité et sa complexité, mais aussi une opportunité car sa reconstruction 3D complète est maintenant possible.

Mission accomplie pour l’équipe de Nicolas Renier à l’Institut du Cerveau. Grâce à la combinaison d’experts en mathématiques (Christophe Kirst et Sophie Skriabine) et en neurobiologie (Alba Vietes-Prado et Thomas Topilko), les chercheurs sont parvenus à reconstruire l’intégralité du système vasculaire cérébral de la souris à très haute résolution avec une reconnaissance automatique de la nature de chaque vaisseau (artère, capillaire ou veine). Depuis la conclusion de cette étude, plusieurs dizaines de cerveaux ont été reconstruits, car la technique permet d’accélérer et de faciliter l’obtention de ces données. Alors que de telles reconstructions pouvaient prendre plusieurs mois ou années de travail manuel par cerveau auparavant, les chercheurs peuvent maintenant reconstruire un cerveau en 2 jours seulement.

Pour accomplir cela, ils ont mis au point une méthode de marquage biologique permettant de distinguer les artères, veines et capillaires sanguins dans un cerveau rendu optiquement transparent afin d’en enregistrer des images en trois dimensions grâce à une technique d’imagerie de dernière génération, la microscopie en feuillets de lumière. Toutes ces données brutes très complexes de la vasculature cérébrale sont ensuite passées entre les mains des mathématiciens qui ont développé les logiciels permettant de reconstruire ces images grâce à des approches innovantes combinant des mathématiques formelles et des réseaux neuronaux artificiels (neuronal networks).

 

Détail d’une reconstruction automatisée d’un réseau vasculaire cérébral, au niveau de l’hippocampe, montrant les artères en rouge, veines en bleu, capillaires corticaux en vert foncé, capillaires hippocampiques en vert clair, et enfin capillaires thalamiques en rose.

Le résultat est une reconstruction mathématique tridimensionnelle du système vasculaire cérébral, distinguant les différents types de vaisseaux sanguins, leur localisation et leur organisation dans les différentes régions du cerveau. A l’échelle d’un cerveau de souris (environ 1cm3), cela représente près de 280m et quelques 8 millions de vaisseaux avec des variations régionales majeures en termes de densité de vaisseaux, très importante dans les régions sensorielles par exemple.

« Ces reconstructions mathématiques sont très reproductibles dans différents modèles et conditions. Elles ouvrent la porte à de nouvelles hypothèses de travail et opportunités, notamment dans l’étude de différentes pathologies, mais aussi pour comprendre l’organisation intime du réseau cérébro-vasculaire. », explique Nicolas Renier

Pour valider cette méthodologie, l’équipe de chercheurs a collaboré avec l’équipe de Piotr Topilko qui développe des modèles expérimentaux d’accidents vasculaires cérébraux (AVC), pour étudier l’impact d’un AVC, qui correspond à l’obstruction ou à la rupture d’une artère cérébrale, sur la vasculature du cerveau. Ils ont observé une réorientation massive des capillaires sanguins vers le site de l’accident. « Le réseau vasculaire, même dans un cerveau adulte, est extrêmement plastique et peut être l’objet de remaniements très importants. », poursuit Nicolas Renier

Ayant montré que les régions sensorielles étaient les plus densément vascularisées dans le cerveau, les chercheurs, en collaboration avec Nicolas Michalski et Christine Petit de l’Institut Pasteur se sont penchés sur l’effet de la surdité sur le réseau vasculaire cérébral.  Ils ont pu mesurer que lors d’une surdité congénitale, la vascularisation des aires auditives est largement diminuée au profit d’une augmentation de la vascularisation des aires cérébrales associées au toucher et à la vision. Une forme de compensation existerait donc entre les différentes aires cérébrales, la communication neuronale entre ces aires influençant la réorganisation du réseau vasculaire.

« Ces données sont très encourageantes et nous poussent à aller explorer d’autres contextes pathologiques dans lesquels l’activité neuronale est affectée. L’outil que nous avons développé permet de faire ces reconstructions à l’échelle du cerveau entier dans différents contextes et ainsi générer des hypothèses nouvelles sur la façon dont diverses maladies modifient la topologie vasculaire. »conclut Nicolas Renier.

Source

Mapping the fine scale organization and plasticity of the brain vasculature, Christoph Kirst, Sophie Skriabine, Alba Vieites-Prado, Thomas Topilko, Paul Bertin, Gaspard Gerschenfeld, Florine Verny, Piotr Topilko, Nicolas Michalski, Marc Tessier-Lavigne, Nicolas Renier, Cell, 2020.

 

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« Les effets surprenants des lésions cérébrales » : le BRAINCAST#2, par Laurent Cohen https://icm-institute.org/fr/actualite/braincast2laurentcohen/ https://icm-institute.org/fr/actualite/braincast2laurentcohen/#respond Wed, 12 Feb 2020 15:46:35 +0000 Margaux Orsini https://icm-institute.org/?post_type=actualite&p=18672 Braincast, c'est LE podcast scientifique, réalisé par Cerveau&Psycho en partenariat avec l’ICM, qui a pour objectif d'appréhender les subtilités de cet incroyable En savoir plus ]]> Braincast, c’est LE podcast scientifique, réalisé par Cerveau&Psycho en partenariat avec l’ICM, qui a pour objectif d’appréhender les subtilités de cet incroyable organe qu’est le cerveau.

Dans ce deuxième épisode, le Pr Laurent Cohen, neurologue à l’ICM, nous parle des « effets surprenants des lésions cérébrales », au travers de trois histoires passionnantes qui nous présentent la complexité du cerveau. Vous pourrez ainsi être immergé dans le quotidien de ces hommes et femmes, qui ont subitement perdu la capacité de lire, de compter, ou encore de reconnaitre un visage familier…

 

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Journée mondiale de l’épilepsie https://icm-institute.org/fr/actualite/journee-mondiale-de-lepilepsie-4/ https://icm-institute.org/fr/actualite/journee-mondiale-de-lepilepsie-4/#respond Mon, 10 Feb 2020 16:02:27 +0000 Margaux Orsini https://icm-institute.org/?post_type=actualite&p=18646 Le point sur la maladie

 

En France 600.000 personnes sont touchées par cette maladie neurologique chronique qui peut se présenter sous différentes formes selon son En savoir plus ]]> Le point sur la maladie

 

En France 600.000 personnes sont touchées par cette maladie neurologique chronique qui peut se présenter sous différentes formes selon son origine. Environ 50% des épilepsies débutent avant l’âge de 10 ans.

 

Les crises d’épilepsie, symptôme d’un syndrome épileptique, sont la manifestation d’une hyperactivité cérébrale résultant d’une « hyperexcitation » des cellules nerveuses, les neurones du cortex cérébral. On distingue les épilepsies généralisées, 1/3 des cas, les neurones touchés propageant l’anomalie à l’ensemble du cerveau et les épilepsies partielles ou focales qui restent très localisées dans la région d’origine.

 

L’épilepsie peut avoir différentes causes comme une lésion cérébrale, on parle alors d’épilepsie symptomatique ou encore être d’origine génétique, les épilepsies idiopathiques. Il n’existe pas une épilepsie mais plusieurs syndromes épileptiques de sévérité variable qui se définissent par l’âge d’apparition des crises, leur cause, leur nature et leur fréquence et la réponse aux traitements médicamenteux. Le diagnostic de cette maladie repose sur des symptômes cliniques observés au moment des crises épileptiques et sur l’analyse d’un électro-encéphalogramme (EEG) c’est à dire un enregistrement de l’activité électrique des neurones cérébraux.

 

Aujourd’hui les traitements médicamenteux sont efficaces pour plus de 2/3 des patients, 30% des cas restant pharmaco-résistants. La thérapie chirurgicale est alors envisagée avec efficacité chez une majorité de ces patients.

 

La technologie à l’origine du progrès : la plateforme d’électrophysiologie CELIS EPhys

 

Découvrez le travail de la plateforme d’électrophysiologie CELIS E-Phys de l’ICM. CELIS-E-Phys développe des services et technologies de haut niveau pour enregistrer l’activité électrique (moyen de communication entre neurones) des cellules dans différentes conditions expérimentales (cellules isolées, coupe de tissu). Ce type de données est indispensable aux études en neurosciences, pour la caractérisation fonctionnelle de tout type cellulaire et l’étude de la plasticité du système nerveux.

 

 

Un nouvel axe de recherche à l’ICM : La bioénergétique synaptique

 

Le cerveau consomme une grande partie de notre apport énergétique quotidien. Les synapses en particulier, qui relient des neurones les uns aux autres, consomment beaucoup d’énergie. Chaque fois que les neurones communiquent entre eux, beaucoup d’énergie est consommée. Sans surprise, ne pas avoir assez d’énergie pour maintenir la communication neuronale entraîne des effets délétères.

 

Jaime de Juan-Sanz a rejoint l’ICM en 2019 comme chef de l’équipe « Physiologie moléculaire de la bioénergétique synaptique » pour développer un nouvel axe de recherche avec une application dans le domaine de l’épilepsie.

 

Le premier objectif de ses recherches est de comprendre les acteurs moléculaires essentiels impliqués dans le maintien de la bioénergétique des synapses en conditions normales.

 

Le deuxième objectif, davantage lié à la pathologie, repose sur l’hypothèse selon laquelle une bioénergétique altérée peut provoquer l’épilepsie. 170 mutations différentes chez l’être humain qui affectent la fonction de la mitochondrie, l’organite qui fournit de l’énergie aux cellules, provoquent l’épilepsie. Mon idée est de travailler sur une meilleure compréhension, à l’échelle moléculaire, de ce qui fait défaut dans les synapses d’un point de vue énergétique lorsque les mitochondries sont dysfonctionnelles et de voir s’il cela influence le développement de l’épilepsie.

 

Retrouvez l’interview complète de Jaime de Juan-Sanz ici : https://icm-institute.org/fr/actualite/jaime-de-juan-sanz/

 

10 ans de progrès et d’innovation à l’ICM : comment la génétique a changé notre vision de l’épilepsie

 

En 2013, l’équipe de Stéphanie Baulac et d’Eric Leguern a découvert un gène majeur, DEPDC5, situé sur le chromosome 22, impliqué dans des formes familiales d’épilepsies focales.

De façon surprenante, ce gène est impliqué dans des formes d’épilepsies dont les crises émergent de différentes régions du cortex (dites à foyer variable).

 

L’équipe de recherche a également montré que les mutations de DEPDC5 rendent compte d’épilepsies résistantes aux médicaments antiépileptiques, associées à des malformations du développement du cortex cérébral. La protéine DEPDC5 intervient dans une voie de signalisation cellulaire (voie mTOR) qui régule le développement cérébral en contrôlant notamment la production de nombreuses protéines ainsi que la migration ou la taille des cellules neuronales, un rôle qui diffère des autres gènes impliqués jusqu’alors dans les épilepsies focales. C’est la raison pour laquelle les chercheurs développent des modèles expérimentaux dans lesquels le gène DEPDC5 est altéré afin d’élucider les mécanismes responsables de ces épilepsies focales et de tester de nouveaux traitements antiépileptiques ciblés.

 

Récemment, l’équipe de Stéphanie Baulac met en évidence des mutations dites somatiques dans plusieurs gènes de la voie mTOR dans le tissu cérébral postopératoire de formes d’épilepsie focale associées à des malformations cérébrales, des dysplasies corticales focales (Baldassari et al. Acta Neuropath 2019). La cascade de signalisation mTOR, qui implique entre autres le gène MTOR. Les mutations identifiées étaient présentes uniquement dans quelques cellules du cerveau, présentes au sein de la malformation. Cette découverte a renforcé le concept émergent que le cerveau est mosaïque, chaque cellule le constituant comportant un ADN unique à chaque cellule.

 

Le gène DEPDC5 que l’équipe avait identifié en 2013 intervient en amont de la cascade de signalisation mTOR. L’équipe a aussi identifié pour la première fois une seconde mutation, présentes uniquement dans le cerveau, dans le gène DEPDC5, qui a pour conséquence l’inactivation totale du gène.  Il s’agit d’une mutation présente de façon mosaïque, c’est à dire uniquement dans quelques cellules du cerveau, et qui est apparu au cours du développement in utero. Ce type de mutation conduisant à l’absence totale de la protéine dans un nombre restreint et localisé de cellules expliquant l’apparition d’une malformation focale du cortex.

 

« Le développement de séquençage de nouvelle génération a permis la découverte de nouveaux gènes et de nouvelles voies de signalisation dans les épilepsies. En 2013, lorsque nous avons découvert ce nouveau gène, les épilepsies étaient considérées comme des canalopathies, atteignant donc les canaux ioniques présents à la surface des neurones. DEPDC5 ouvrait le champ des études sur la voie mTOR. Cette découverte est à l’origine d’un changement de paradigme dans l’étude de la physiopathologie de la maladie. »

Stéphanie Baulac, co-cheffe de l’équipe « Génétique et physiopathologie de l’épilepsie »

 

L’équipe cherche à présent à mieux comprendre les mécanismes pathologiques qui conduisent à la fois à la malformation et à la genèse des crises d’épilepsie, et comment les mutations des gènes de la voie mTOR contribuent à la variabilité clinique observée chez les patients à l’aide d’approche sur cellules uniques.

 

L’alliance de la clinique et de la recherche pour mieux comprendre les crises d’épilepsie

 

Le Pr Vincent Navarro, co-responsable de l’équipe « Excitabilité cellulaire et dynamiques des réseaux neuronaux » avec Stéphane Charpier et Mario Chavez, et responsable de l’Unité d’épilepsie à l’Hôpital Pitié-Salpêtrière AP-HP et du centre de référence des épilepsies rares, explique l’importance des échanges permanents entre les services cliniques et l’ICM pour faire progresser les recherches sur l’épilepsie.

 

L’Unité d’épilepsie de la Pitié-Salpêtrière est l’un des centres les plus importants de la région Ile-de-France pour la prise en charge des patients épileptiques. Également centre de référence des épilepsies rares, nous observons des épilepsies d’origines extrêmement diverses. 25% des épilepsies sont dites pharmaco-résistantes, c’est-à-dire qu’elle résiste aux médicaments anti-épileptiques. Une option pour ces patients est le retrait du foyer épileptique par chirurgie. Pour cela, nous délimitons de façon extrêmement précise la région à retirer grâce à des électrodes intracérébrales. Cette technique est à la base d’un grand pan de nos recherches conduites à l’ICM.

 

Il y a quelques années déjà, à des fins de recherche, nous avons décidé de rajouter aux électrodes, des microélectrodes, comme de petits cheveux qui émergent du bout des électrodes, pour enregistrer l’activité de neurones uniques. Nous pouvons ainsi étudier le comportement des neurones au cours du sommeil, pendant la crise, entre les crises… Une nouvelle vision de ce qu’il se passe dans le cerveau des patients épileptiques s’est ouverte à nous ! Nous voyons aujourd’hui des choses que nous ne pouvions imaginer voir avant. Nous savons à présent que tous les neurones du foyer épileptique ne sont pas recrutés pendant la crise, ce qui allait à l’encontre du dogme existant dans l’épilepsie. Aujourd’hui, nous essayons de définir toutes les micro-variations dans l’activation des neurones au cours d’une crise pour éventuellement parvenir à définir des schémas communs entre les patients.

 

Ce sujet se nourrit des données acquises en continu auprès des patients de l’hôpital. C’est un exemple remarquable de l’intégration de l’ICM dans l’hôpital. Les serveurs de recherche de l’ICM sont directement reliés à l’Unité d’épilepsie dans l’hôpital. Cela est rendu possible grâce à la collaboration avec Katia Lehongre de la plateforme CENIR-STIM, dont le travail de coordination des enregistrements, des acquisitions des données et leur structuration, et les transmissions entre l’hôpital et l’ICM est indispensable. Grâce à cet écosystème, nous sommes le seul institut en France capable d’acquérir en continu toutes les données issues de microélectrodes intracérébrales d’un patient 24h sur 24, 7 jours sur 7.

 

Cette alliance de la clinique et de la recherche peut s’illustrer par deux autres de nos axes de recherche. Nous étudions particulièrement les encéphalites auto-immunes, des maladies inflammatoires où des auto-anticorps peuvent, de façon aberrante, cibler des protéines du cerveau. L’enjeu est grand car un patient qui développe une épilepsie à l’âge adulte, sans antécédent particulier, peut, jusqu’à preuve du contraire, être atteint d’une encéphalite. Nous sommes parvenus à identifier l’origine des crises d’épilepsie dans un type d’encéphalite et développons à présent des stratégies thérapeutiques pour empêcher les anticorps d’atteindre les protéines du cerveau et empêcher les crises.

Un autre axe de recherche porte sur les crises d’épilepsie qui ne s’arrêtent pas spontanément, ce qu’on appelle un état de mal épileptique. Pourquoi une crise d’épilepsie s’arrête-t-elle toute seule dans la quasi-totalité des cas et parfois non ? Pour mieux le comprendre, nous avons développé toute une série de biomarqueurs afin de suivre l’état du cerveau qui est soumis aux crises chez les patients. Notre objectif est de voir s’il existe un biomarqueur qui pourrait être prédictif de l’arrêt des crises, de la récupération du patient une fois que l’état de mal épileptique est terminé. Dès que nous identifions une piste, nous retournons au laboratoire, à l’ICM, pour tester nos hypothèses, mener des expériences, en lien particulièrement avec Delphine Roussel de la plateforme de neurophysiologie expérimentale, avec l’objectif de finalement revenir vers le patient avec de nouvelles stratégies thérapeutiques à lui proposer.

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L’ICM voit son Label Carnot renouvelé pour 4 ans https://icm-institute.org/fr/actualite/licm-voit-label-carnot-renouvele-4-ans/ https://icm-institute.org/fr/actualite/licm-voit-label-carnot-renouvele-4-ans/#respond Mon, 10 Feb 2020 14:49:22 +0000 Margaux Orsini https://icm-institute.org/?post_type=actualite&p=18638 Le Label Carnot est un label français, créé en 2006 dans le but de développer la recherche partenariale entre laboratoires publics et acteurs socio-économiques En savoir plus ]]> Le Label Carnot est un label français, créé en 2006 dans le but de développer la recherche partenariale entre laboratoires publics et acteurs socio-économiques (principalement des entreprises). Le ministère chargé de la recherche attribue ce label aux instituts Carnot à l’issue d’un appel à candidatures très sélectif.

Cette année, le nouveau réseau Carnot compte 39 instituts, dont 28 instituts renouvelés parmi lesquels on retrouve l’ICM, 7 Tremplins et 4 nouveaux entrants labellisés.

Le renouvellement de notre labellisation Carnot pour 4 ans nous permet entre autres choses de financer les projets Carnot Maturation, Le Skills Builup program, les Carnot Training et des actions de ressourcement scientifiques dont l’organisation des conférences organisées à l’ICM, les editors days, etc.

Retrouvez ici le lien vers le communiqué de presse publié par le MESRI sur les résultats du renouvellement et de l’appel à candidature Carnot.

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Doctopsy, start-up incubée au sein de iPEPS – The Healthtech Hub et de l’ICM, rejoint Qare, première solution complète de téléconsultation https://icm-institute.org/fr/actualite/doctopsy-qare/ https://icm-institute.org/fr/actualite/doctopsy-qare/#respond Mon, 10 Feb 2020 12:17:35 +0000 Margaux Orsini https://icm-institute.org/?post_type=actualite&p=18634 Qare, solution de téléconsultation complète, a annoncé l’acquisition de Doctopsy, start-up spécialisée dans la téléconsultation et de service digitaux sur la En savoir plus ]]> Qare, solution de téléconsultation complète, a annoncé l’acquisition de Doctopsy, start-up spécialisée dans la téléconsultation et de service digitaux sur la santé mentale.

Crée en 2016, Doctopsy est une startup en charge de digitaliser la santé mentale en offrant aux patients et aux médecins des solutions innovantes via la prise de rendez-vous en ligne et la téléconsultation. L’objectif de ses fondateurs, Fanny Jacq, médecin psychiatre, et Benjamin Maquet, entrepreneur, est de répondre aux problématiques liées à la difficulté d’accès de la spécialité telles que l’éloignement géographique, les déserts médicaux et le handicap mental ou physique.

L’application Mon Sherpa vient renforcer son offre en proposant aux personnes souffrant de troubles du sommeil, d’anxiété, de dépression, de gestion du stress, etc., un premier accès à la psychothérapie pour les personnes non suivies, et un meilleur accompagnement entre deux consultations. Développée en partenariat avec des chercheurs du CNRS et de chercheurs de l’Institut du Cerveau et de la Moelle épinière.

Les équipes de Doctopsy rejoindront Qare afin de faciliter l’accès aux soins et d’améliorer le suivi des patients en médecine générale et en médecine de spécialité. Ce rapprochement s’inscrit également autour d’une éthique commune. Les deux sociétés ont été cofondées par des médecins et sont toutes deux accompagnées par un comité scientifique depuis leurs débuts. Elles ont construit leurs solutions en partenariat avec le monde médical et ont développé des programmes d’accompagnement spécifiques pour les professionnels de santé et leurs patients.

Dr Fanny Jacq, cofondatrice et CEO de Doctopsy, déclare : « Les Français sont de plus en attentifs et concernés par leur santé mentale. Nous avons eu à coeur de développer une solution complète de services, depuis la téléconsultation avec un spécialiste, jusqu’à l’application Mon Sherpa, pour répondre à ce besoin de soins en croissance année après année. Nous partageons avec les équipes de Qare la volonté de fournir aux patients et aux professionnels un service de qualité qui valorise la relation patient – praticien. Mes équipes et moi sommes ravies de bénéficier de l’expérience et des moyens de Qare pour accélérer l’accessibilité de notre solution. »

Olivier Thierry, CEO de Qare, déclare : « Nous sommes très heureux d’accueillir les équipes de Doctopsy au sein de Qare. Reposant sur une vision et des valeurs communes, cette acquisition va contribuer au développement de la téléconsultation de qualité en France dans l’intérêt des patients et des professionnels de santé. Notre volonté, avec cette acquisition, est d’aider les millions de personnes qui ont besoin d’un accès aux soins et de suivi dans le domaine de la santé mentale. L’ensemble des projets en développement au sein de Doctopsy seront renforcés par des investissements dédiés et des expertises technologiques et humaines issues des deux entreprises. »

 

Fanny Jacq & Olivier Thierry 
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BASSEM HASSAN REÇOIT LE PRIX ROGER DE SPOELBERCH 2019 https://icm-institute.org/fr/actualite/bassem-hassan-prix-roger-de-spoelberch-2019/ https://icm-institute.org/fr/actualite/bassem-hassan-prix-roger-de-spoelberch-2019/#respond Thu, 06 Feb 2020 10:24:45 +0000 Ignacio Colmenero https://icm-institute.org/?post_type=actualite&p=18600

Paris, le 05 février 2020 - Bassem Hassan, chef de l’équipe « Développement du cerveau » et directeur scientifique de l’Institut du Cerveau et de la Moelle En savoir plus ]]>

Paris, le 05 février 2020 – Bassem Hassan, chef de l’équipe « Développement du cerveau » et directeur scientifique de l’Institut du Cerveau et de la Moelle épinière (ICM) a reçu le prix Roger de Spoelberch pour son projet de recherche dans le domaine des maladies neurodégénératives.

Chaque année, la Fondation genevoise Roger de Spoelberch décerne son prix à un projet de recherche scientifique clinique et fondamentale dans le domaine des maladies neurodégénératives et psychiatriques.

Cette année, c’est Bassem Hassan, chef de l’équipe « Développement du cerveau » et directeur scientifique de l’ICM, qui a reçu le prix Roger de Spoelberch 2019 pour son projet intitulé « The Amyloid Precursor Protein in neuronal development, homeostasis and demise » (trad : La protéine précuseur amyloïde (APP) dans le développement, l’homéostasie et la mort neuronale).

 

Mon laboratoire s’intéresse aux questions fondamentales sur la façon dont le cerveau se développe et se maintient en bonne santé tout au long de la vie. Nous pensons que les maladies neurodégénératives sont en réalité causées par une défaillance des mécanismes bénéfiques, plutôt que par l’apparition de mécanismes toxiques. La protéine précurseur amyloïde est très bien connue et largement étudiée pour son implication dans la maladie d’Alzheimer, mais son rôle dans un cerveau normal est – étonnamment – encore peu clair. De nombreux résultats suggèrent que cette protéine, qui est très conservée au cours de l’évolution et exprimée dans tout le cerveau, pourrait faire partie de ce qui maintient le cerveau en bonne santé tout au long de la vie. Le projet vise à explorer comment cette protéine contribue exactement au développement sain du cerveau et au vieillissement. L’espoir est que ce travail suscitera de nouvelles découvertes afin que les médecins puissent un jour exploiter les mécanismes du cerveau sain pour améliorer la vie des personnes qui souffrent de pathologies cérébrales.

Bassem Hassan

 

La Fondation Roger de Spoelberch a pour objectif d’encourager la recherche scientifique et médicales pour développer de nouveaux de moyens de lutter contre les maladies neurodégénératives et certaines maladies psychiatriques altérant gravement les comportements comme la schizophrénie. Le prix Roger de Spoelberch va représenter un soutien financier important pour la poursuite de ce projet dans la maladie d’Alzheimer afin de mieux comprendre le rôle de cette protéine dans le fonctionnement neuronal.

 

Je suis très reconnaissant à la Fondation Roger de Spoelberch de soutenir cet axe de recherche. Cela montre que la fondation n’a pas peur de croire et d’investir dans de nouvelles idées, et nous avons besoin de plus de cela dans la science. Je suis également honoré par ce prix qui reconnaît nos réalisations passées. Certains des neuroscientifiques les plus renommés au monde ont déjà remporté ce prix dans le passé et je me sens très privilégié de faire maintenant partie de ce groupe de collègues si estimés. Je suis également très fier pour l’ICM car nous sommes à présent le seul institut à avoir eu deux lauréats de ce prix prestigieux, et cela montre que l’ICM est un lieu de recherche de haute qualité sur le cerveau.

Bassem Hassan

 

La remise du prix aura lieu le 17 mars à 10 heures à l’Institut du Cerveau et de la Moelle épinière.

Plus d’informations sur la Fondation Roger de Spoelberch : http://www.fondation-roger-de-spoelberch.ch

]]> https://icm-institute.org/fr/actualite/bassem-hassan-prix-roger-de-spoelberch-2019/feed/ 0 6 chercheurs de l’ICM lauréats des prestigieux financements européens Marie Sklodowska-Curie Actions https://icm-institute.org/fr/actualite/6-chercheurs-de-licm-laureats-prestigieux-financements-europeens-marie-sklodowska-curie-actions/ https://icm-institute.org/fr/actualite/6-chercheurs-de-licm-laureats-prestigieux-financements-europeens-marie-sklodowska-curie-actions/#respond Thu, 06 Feb 2020 00:14:27 +0000 Margaux Orsini https://icm-institute.org/?post_type=actualite&p=18626 Cette année, 6 jeunes chercheurs de l’ICM ont obtenu une bourse postdoctorale Marie Sklodowska-Curie Actions. Un record !

 

Les bourses Marie Sklodowska-Curie Actions En savoir plus ]]> Cette année, 6 jeunes chercheurs de l’ICM ont obtenu une bourse postdoctorale Marie Sklodowska-Curie Actions. Un record !

 

Les bourses Marie Sklodowska-Curie Actions (MSCA) font partie d’Horizon 2020, le programme-cadre de l’UE pour la recherche et l’innovation. Elles sont accordées à des chercheurs postdoctoraux d’excellence ainsi qu’à des programmes de formation doctorale et postdoctorale exceptionnels.

Cette année, parmi les 1500 lauréats européens, 6 sont des chercheurs de l’ICM ! C’est un record depuis la création de l’Institut. Ce résultat démontre l’excellence de la recherche menée à l’Institut et des chercheurs qui y sont recrutés.

Les 6 lauréats de l’ICM sont :

  • Adrien Martel
  • Yannick Mullié
  • Martina Bracco
  • Yann Le Guen
  • Yann Zerlaut
  • Yonatan Sanz-Perl

 

« Félicitations aux 6 lauréats ! Nous sommes très fiers de ce résultat et de tous ces jeunes chercheurs d’excellence qui conduisent des recherches de pointe en neurosciences au quotidien à l’ICM. » Alexis Brice, directeur général de l’ICM

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La bibliothèque Charcot, un écrin de connaissances https://icm-institute.org/fr/actualite/bibliotheque-charcot-ecrin-de-connaissances/ https://icm-institute.org/fr/actualite/bibliotheque-charcot-ecrin-de-connaissances/#respond Sun, 02 Feb 2020 07:34:36 +0000 Margaux Orsini https://icm-institute.org/?post_type=actualite&p=18540 À l’occasion des 10 ans de l’Institut du Cerveau et de la Moelle épinière, cette semaine FOCUS sur la Bibliothèque Charcot !!!

L’ICM possède un héritage En savoir plus ]]> À l’occasion des 10 ans de l’Institut du Cerveau et de la Moelle épinière, cette semaine FOCUS sur la Bibliothèque Charcot !!!

L’ICM possède un héritage historique qui s’illustre par la présence en ses murs de la bibliothèque Charcot (Sorbonne Université), du nom de Jean-Martin Charcot (1825-1893), célèbre neurologue français et académicien, considéré comme le père de la neurologie clinique et qui est à l’origine de la création, en 1880, des Archives de neurologie.

La bibliothèque compte 5000 volumes, des centaines de thèses compilés par Charcot dans des recueils factices, mais aussi des dizaines de titres journaux en français, en anglais, en allemand, et italien.

Dans cette bibliothèque se retrouvent ainsi l’essor de la littérature médicale française concernant la neurologie. Cette bibliothèque foisonne aussi de nombreux autres sujets médicaux, scientifiques, psychologiques, voire religieux.

La bibliothèque Charcot est ouverte au public du lundi au vendredi, de 14h à 18h. 
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journée mondiale de la protection des données https://icm-institute.org/fr/actualite/journee-mondiale-protection-donnees/ https://icm-institute.org/fr/actualite/journee-mondiale-protection-donnees/#respond Tue, 28 Jan 2020 15:06:57 +0000 Ignacio Colmenero https://icm-institute.org/?post_type=actualite&p=18532 A l’occasion de la journée mondiale de la protection des données, rencontre avec Ségolène Aymé, médecin généticienne et épidémiologiste, présidente du En savoir plus ]]> A l’occasion de la journée mondiale de la protection des données, rencontre avec Ségolène Aymé, médecin généticienne et épidémiologiste, présidente du comité d’éthique et de déontologie de l’ICM.

 

Ségolène Aymé est médecin généticienne et épidémiologiste, directrice de recherche émérite à l’Inserm. Elle est la créatrice d’ORPHANET site de référence dédié aux maladies rares et aux médicaments orphelins. Ségolène Aymé est à présent présidente du comité d’éthique et de déontologie de l’ICM (COMETH-ICM), chargée de mission pour les maladies rares à la DIRECTION DES APPLICATIONS DE LA RECHERCHE et experte du management de données pour le centre de neuroinformatique.

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Recherche & développement technologique #1 : Magnétoencéphalographie et Électroencéphalographie https://icm-institute.org/fr/actualite/magnetoencephalographie-electroencephalographie/ https://icm-institute.org/fr/actualite/magnetoencephalographie-electroencephalographie/#respond Wed, 22 Jan 2020 12:32:59 +0000 Ignacio Colmenero https://icm-institute.org/?post_type=actualite&p=18505 Parce que la qualité des découvertes scientifiques dépend très fortement de l’adéquation entre les projets de recherche et l’évolution de la technologie, l’ICM En savoir plus ]]> Parce que la qualité des découvertes scientifiques dépend très fortement de l’adéquation entre les projets de recherche et l’évolution de la technologie, l’ICM vous propose, dans cette nouvelle série d’articles, de découvrir le travail mené par ses plateformes technologiques pour s’adapter en permanence aux progrès technologiques et aux exigences induites par les recherches menées à l’Institut. Premier arrêt à la plateforme de Magnétoencéphalographie et d’Électroencéphalographie (MEG-EEG) et son développement logiciel pour une analyse toujours plus précise des enregistrements de l’activité cérébrale, porté par Lydia YAHIA CHERIF, ingénieure de recherche sur la plateforme MEG-EEG & Ivan MOSZER, responsable opérationnel de la plateforme de bio-informatique et biostatistique de l’ICM, iCONICS.

La plateforme de Magnétoencéphalographie et d’Électroencéphalographie (MEG-EEG) est dédiée au développement de méthodes non-invasives qui permettent la visualisation de l’activité cérébrale avec une précision temporelle de l’ordre de la milliseconde. Grâce à cet équipement, il est possible de suivre les flux d’informations entre différentes aires cérébrales lors des processus normaux ou pathologiques comme des maladies neurologiques ou psychiatriques.

La complexité croissante de la recherche en neurosciences donne lieu à des études très riches comportant plusieurs modalités d’enregistrements. Les expériences MEG-EEG intègrent de plus en plus l’IRM, des données physiologiques (fréquence cardiaque, mouvement, peau…), des scores de tests neuropsychologiques et des données comportementales. Analyser correctement ces données très hétérogènes est essentiel pour en tirer le meilleur parti et mettre en évidence des processus à l’œuvre dans le cerveau normal et pathologique. Pour cela, il est nécessaire de développer des méthodes statistiques avancées.

Pour répondre à cet enjeu, la plateforme MEG-EEG, en collaboration avec la plateforme de bio-informatique et de biostatistique iCONICS, développe actuellement le premier ensemble d’algorithmes (package R*) dédié à l’analyse statistique multimodales des données électrophysiologiques.

Ce nouveau package va pouvoir être intégré dans l’analyse des données de plusieurs études menées par les équipes de l’ICM : dans le domaine de la stimulation cérébrale profonde pour la maladie de Parkinson, l’épilepsie et les troubles psychiatriques ; en neurosciences cognitives ; dans plusieurs pathologies du mouvement comme les dystonies ; ou encore dans la maladie d’Alzheimer.

* R est un langage de programmation ouvert et gratuit dédié aux analyses statistiques. Il est utilisé par les scientifiques du monde entier dans leurs recherches.

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Une nouvelle piste thérapeutique dans les tumeurs cérébrales, le réseau lymphatique méningé https://icm-institute.org/fr/actualite/therapeutique-tumeurs-cerebrales-reseau-lymphatique-meninge/ https://icm-institute.org/fr/actualite/therapeutique-tumeurs-cerebrales-reseau-lymphatique-meninge/#respond Fri, 17 Jan 2020 08:49:09 +0000 Ignacio Colmenero https://icm-institute.org/?post_type=actualite&p=18484 Le réseau lymphatique méningé, récemment caractérisé, joue-t-il un rôle dans la protection immunitaire du cerveau ?

Ce réseau facilite-t-il l’entrée des En savoir plus ]]> Le réseau lymphatique méningé, récemment caractérisé, joue-t-il un rôle dans la protection immunitaire du cerveau ?

Ce réseau facilite-t-il l’entrée des cellules immunitaires antigène-spécifiques dans le tissu cérébral ?

Les travaux menés par Eric SONG de l’équipe d’Akiko IWASAKI (département d’Immunologie, Ecole de Médecine de YALE (USA) et Jean-Léon Thomas, chercheur INSERM à l’Institut du Cerveau et de la Moelle épinière* et professeur associé au département de Neurologie de l’Ecole de Médecine de YALE ), permettent d’apporter des réponses à ces questions. Ces travaux sont publiés dans la prestigieuse revue scientifique « NATURE ».

*Equipe de Marie-Claude POTIER et Stéphane HAIK «Maladie d’Alzheimer et Maladies à Prions » de l’ICM.

L’équipe collaborative américano-française a montré un rôle bénéfique du réseau vasculaire lymphatique méningé dans le traitement à court et à plus long terme des Glioblastomes Multiforme (GBM).

Les chercheurs ont utilisé un modèle expérimental de GBM, la tumeur cérébrale la plus fréquente et la plus grave, dans lequel un rejet de la tumeur a été observé après traitement avec un facteur de croissance spécifique des vaisseaux lymphatiques, le VEGF-C (Vascular Endothelial Growth Factor – C). Le développement du réseau lymphatique méningé, induit par le VEGF-C a été corrélé à une entrée massive de lymphocytes T CD4 et CD8, absents dans des conditions normales, dans l’environnement de la tumeur. Ces réponses à court terme s’accompagnent d’une persistance de cellules immunitaires ‘mémoires’ spécifiquement dirigées contre les cellules tumorales, permettant le rejet de la même tumeur à plus long terme.

Si les lymphocytes CD8 cytotoxiques attaquent et provoquent la régression rapide de la tumeur, les auteurs ont montré que l’infiltration lymphocytaire intracérébrale est la conséquence d’une amplification de la réponse immunitaire à la périphérie du cerveau, dans les ganglions lymphatiques connectés aux vaisseaux lymphatiques méningés. Les ganglions lymphatiques cervicaux sont le site d’activation des lymphocytes T spécifiques de la tumeur, mécanisme provoqué par l’arrivée depuis les méninges de cellules immunitaires qui présentent l’antigène tumoral (cellules présentatrices d’antigène). Renforcer le réseau des vaisseaux lymphatiques méningés permet d’augmenter le trafic des cellules présentatrices de l’antigène tumoral depuis les méninges vers les ganglions lymphatiques. Les auteurs concluent que le rôle majeur du réseau lymphatique méningé serait de transporter, depuis les méninges, le message d’alerte immunitaire déclenchant l’activation des lymphocytes dirigés contre la tumeur.

Les chercheurs ont également montré une synergie d’effet anti-tumoral entre le VEGF-C et une immunothérapie avec l’anticorps monoclonal anti-PD-1, traitement déjà utilisé en neuro-oncologie.

Les résultats de ces travaux ouvrent de nouvelles perspectives dans le traitement des tumeurs cérébrales en ciblant les vaisseaux lymphatiques méningés et leurs ganglions associés, avec d’une part un effet immédiat sur la tumeur et d’autre part un effet à plus long terme par réactivation des lymphocytes mémoires circulants.

Voir l’article publié

Eric Song1, Tianyang Mao1, Huiping Dong1, Ligia Simoes Braga Boisserand2, Salli Antila5, Marcus Bosenberg1,3,4, Kari Alitalo5, Jean-Leon Thomas2,6,8*, Akiko Iwasaki1,3,7,8*

1 Department of Immunobiology, Yale University School of Medicine, New Haven, CT, 06520, USA.

2 Department of Neurology, Yale University School of Medicine, New Haven, CT, 06520, USA.

3 Department of Dermatology, Yale University School of Medicine, New Haven, CT, 06520, USA.

4 Department of Pathology, Yale University School of Medicine, New Haven, CT, 06520, USA.

5 Translational Cancer Medicine Program and Wihuri Research Institute, Biomedicum Helsinki, University of Helsinki, FIN-00014, Helsinki, Finland

6 Institut du Cerveau et de la Moelle Épinière, INSERM U1127, CNRS UMR 7225, GH Pitié-Salpêtrière, Sorbonne Université, 75013 Paris, France

7 Howard Hughes Medical Institute, Chevy Chase, MD, 20815, USA

8 These authors jointly supervised this work: Jean-Leon Thomas, Akiko Iwasaki

*e-mail: jean-leon.thomas@yale.edu, akiko.iwasaki@yale.edu

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Music Passion Parkinson soutient une nouvelle fois l’ICM https://icm-institute.org/fr/actualite/music-passion-parkinson-soutient-nouvelle-licm/ https://icm-institute.org/fr/actualite/music-passion-parkinson-soutient-nouvelle-licm/#respond Tue, 14 Jan 2020 13:27:43 +0000 Margaux Orsini https://icm-institute.org/?post_type=actualite&p=18464 L'art peut se mettre au service de la recherche, c'est en tout cas ce qu'Alain Marin, fondateur de l'association Music Passion Parkinson nous démontre une fois de plus En savoir plus ]]> L’art peut se mettre au service de la recherche, c’est en tout cas ce qu’Alain Marin, fondateur de l’association Music Passion Parkinson nous démontre une fois de plus !  Atteint de la maladie de Parkinson depuis ses 50 ans, ce musicien passionné de guitare organise chaque année un spectacle musical dans l’objectif de récolter des fonds pour la recherche.  Le président de l’association souhaite ainsi s’investir dans la prise en charge de cette pathologie handicapante qui ne touche malheureusement pas que les personnes âgées, en soutenant la recherche mais aussi en redonnant de l’espoir.

Nous avons eu le plaisir de recevoir Alain Marin et ses proches lundi, à l’occasion d’une remise de chèque de 8 500 euros à l’Institut du Cerveau et de la Moelle épinière. Ce don fait suite à l’organisation, le 16 novembre dernier, du 9° Evènement Musical de l’association Music Passion Parkinson.

Au total, 55 000€ ont été récoltés depuis 2011 au profit de l’ICM, une aide précieuse pour la recherche contre la maladie de Parkinson ! Nous souhaitons ainsi, par cette actualité, remercier chaleureusement l’équipe de Music Passion Parkinson pour leur engagement et leur fidélité.

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Le Dr Stéphane Epelbaum interviendra dans l’émission « Grand bien vous fasse » https://icm-institute.org/fr/actualite/dr-stephane-epelbaum-interviendra-lemission-grand-bien-fasse/ https://icm-institute.org/fr/actualite/dr-stephane-epelbaum-interviendra-lemission-grand-bien-fasse/#respond Tue, 14 Jan 2020 12:49:56 +0000 Margaux Orsini https://icm-institute.org/?post_type=actualite&p=18466 Le Dr Stéphane Epelbaum, neurologue spécialisé dans la maladie d'Alzheimer et chercheur à l'ICM, interviendra dans l’émission de Ali Rebeihi Grand bien vous En savoir plus ]]> Le Dr Stéphane Epelbaum, neurologue spécialisé dans la maladie d’Alzheimer et chercheur à l’ICM, interviendra dans l’émission de Ali Rebeihi Grand bien vous fasse sur France Inter, le lundi 20 janvier.

Le sujet de l’émission portera sur : « Comment maintenir notre cerveau en forme ? »

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Nathalie Cartier, invitée de VIVEMENT DIMANCHE sur France 2 https://icm-institute.org/fr/actualite/rencontre-nathalie-cartier-cheffe-dequipe-a-licm/ https://icm-institute.org/fr/actualite/rencontre-nathalie-cartier-cheffe-dequipe-a-licm/#respond Thu, 09 Jan 2020 10:54:50 +0000 Margaux Orsini https://icm-institute.org/?post_type=actualite&p=18447 Nathalie Cartier, directrice de recherche INSERM et cheffe de l'équipe "Thérapie génique" à l'ICM oeuvre au quotidien pour lutter contre les maladies En savoir plus ]]> Nathalie Cartier, directrice de recherche INSERM et cheffe de l’équipe « Thérapie génique » à l’ICM oeuvre au quotidien pour lutter contre les maladies neurodégénératives sévères.
Le 26 janvier prochain, elle interviendra aux côtés de Michel Drucker dans l’émission « Vivement Dimanche » sur France 2. À cette occasion, Nathalie Cartier parlera de ses recherches effectuées à l’Institut du Cerveau et de la Moelle épinière.
Retrouvez ci-dessous son portrait complet :

 

Quel a été ton parcours avant de rejoindre l’ICM ?

Je suis pédiatre de formation. J’ai toujours voulu faire de la recherche. Mon père était biochimiste à l’hôpital Necker, et depuis mon enfance je passais dans son laboratoire, je le voyais dessiner des voies métaboliques et ça me fascinait beaucoup. Après mon internat, j’ai fait un post-doc chez Axel Kahn à l’Institut Cochin où nous avons mis au point les premiers modèles de cancer sensible au régime alimentaire chez des souris transgéniques. En 1993, je suis revenue dans mon service d’origine d’Endocrinologie et de Pédiatrie à Saint-Vincent de Paul. J’y ai rencontré Patrick Aubourg, qui revenait des États-Unis et venait de cloner le gène de l’adénoleucodystrophie. C’est ainsi que nous avons commencé à travailler sur la thérapie génique de cette maladie.

 

Comment as-tu vécu ces débuts de la thérapie génique ?

Nous avons essuyé beaucoup de plâtres. Ceux des premiers rétrovirus murins et les complications de leucémie qu’il y a eu dans les essais cliniques. Avec ces premiers virus, nous parvenions à montrer que notre stratégie était la bonne, qu’il était possible de corriger les propres cellules souches de la moelle osseuse des enfants malades. Mais l’effet était tellement faible qu’il nous paraissait vain de passer à l’étape de l’essai clinique. C’est alors qu’un groupe américain a montré que le VIH pouvait être un bon vecteur de thérapie génique. En 2001, nous avons fait la preuve de concept chez l’animal de cette utilisation du VIH comme vecteur de thérapie génique dans l’adrénoleucodystrophie liée à l’X nous pouvions donc démarrer les essais chez les patients. Obtenir l’autorisation d’essai clinique a été extrêmement compliqué car c’était le VIH ! Mais l’adrénoleucodystrophie est une maladie tellement grave, les enfants qui n’avaient pas de donneurs pour la greffe décédaient tous, il fallait essayer cette autogreffe.  De cellules corrigées avec un vecteur dérivé du VIH. Nous avons eu la chance d’être mis en relation avec une famille américaine porteuse de la maladie, très active, qui nous a mis en relation avec une entreprise américaine, Cell Genesys. C’est ainsi que nous avons pu lancer le premier essai clinique utilisant le VIH comme vecteur pour corriger les cellules souches de la moelle osseuse. Ça a été un grand tournant. Nous avons maintenant un recul de plus de 13 ans sur cette thérapie et il n’y a eu aucun accident et la correction est toujours stable chez les patients. Nous nous sommes ensuite attaqués à une autre leucodystrophie, la leucodystrophie métachromatique. Cette maladie évolue encore plus vite et plus gravement, nous nous sommes dits qu’il fallait apporter le gène thérapeutique directement dans le cerveau. Nous l’avons fait avec un petit virus nommé AAV (adeno-associated virus). Nous avons montré la bonne tolérance et la capacité de production au long cours de l’enzyme manquante chez les enfants traités. Malheureusement, ce traitement n’a pas suffi pour stopper la maladie chez les enfants traités, et nous travaillons aujourd’hui à améliorer le protocole thérapeutique.

 

Aujourd’hui, tu travailles aussi sur d’autres maladies, plus fréquentes, comme Alzheimer ou Huntington, qu’est-ce qui a motivé ces nouvelles recherches ?

 

Je souhaitais vraiment utiliser ces mêmes outils pour m’attaquer à des maladies plus fréquentes. Nous avons donc commencé à travailler sur la maladie d’Alzheimer. C’est une histoire complètement différente car Alzheimer n’est pas une maladie génétique. L’idée était de se dire que la thérapie génique n’est pas seulement pour les maladies génétiques mais peut aussi servir à corriger des voies métaboliques qui ne fonctionnent pas par autre chose que des petites molécules. C’est une facette de la thérapie génique qui est compliquée à faire admettre à la communauté scientifique et médicale, car il s’agit d’une action indirecte. Nous avons tout de même poursuivi cette voie et avons mis en évidence que le métabolisme du cholestérol dans le cerveau était une cible très intéressante, non seulement dans la maladie d’Alzheimer mais également dans d’autres maladies comme la maladie de Huntington.

Depuis 10 ans, nous avons établi plusieurs preuves de concept dans ces maladies. Dans le cas de Huntington, grâce à l’équipe de Jocelyne Caboche et Sandrine Bétuing à Jussieu, nous avons montré qu’en restaurant la voie du cholestérol nous parvenions à corriger la pathologie. A ce moment-là, je me suis dit que pour passer au stade clinique, il fallait trouver des moyens financiers. C’est pourquoi, en 2015, j’ai créé BrainVectis, initialement incubée à Paris Biotech Santé et maintenant à l’ICM, qui a été soutenue par la SATT Ile-de France Innov’ (aujourd’hui Erganeo), avec l’idée de faire un essai clinique dans la maladie de Huntington. Nous développons actuellement les partenariats pour lancer cet essai, en 2021, je l’espère.

 

Pourquoi l’ICM ?

L’environnement ICM évidemment. Les collaborations avec les équipes de recherche et les cliniciens, l’accès à la clinique, aux patients, le Centre d’Investigation Clinique et l’iPEPS où est incubée BrainVectis. Tout cet écosystème est véritablement propice à la recherche et aux avancées scientifiques et médicales. Ce dynamisme est aussi très important pour nouer des partenariats industriels. La Pitié-Salpêtrière est une référence à l’international. Je pense que l’ICM est un lieu qui peut devenir incontournable en matière de recherche et de clinique en Neurosciences. Déjà lorsque mon équipe était au CEA, nous étions en relation avec l’ICM via Neuratris. J’avais envie d’approfondir ce partenariat, c’est pour cela que j’ai proposé à Alexis Brice de profiter du renouvellement de l’UMR de l’ICM pour inclure une équipe de thérapie cellulaire et génique.

 

Quel est l’objectif de ton équipe ?

Notre but est de développer des approches de thérapie génique et cellulaire pour plusieurs maladies neurodégénératives sévères et d’améliorer les outils qui permettent de le faire afin de les rendre accessible au plus grand nombre de patients. Aujourd’hui, nous savons injecter localement dans le cerveau un vecteur de thérapie génique pour agir dans la maladie de Huntington. En revanche, si nous voulons nous attaquer à des maladies comme Alzheimer ou la sclérose latérale amyotrophique (SLA), nous devons trouver des méthodes qui pourront être généralisées à un plus grand nombre de patients, comme la voie intraveineuse ou des systèmes pour augmenter l’efficacité des thérapies.

 

Quels sont tes projets à l’ICM ?

Nos projets immédiats concernent deux maladies : le syndrome de Rett et la SLA. Nous travaillons également sur les maladies démyélinisantes au sens large avec l’idée de favoriser la remyélinisation par des approches pro-remyélinisantes. Nous continuons bien sûr notre travail sur les leucodystrophies. Suite au premier essai sur la leucodystrophie métachromatique (P. Aubourg, C. Sevin)  qui n’a pas été couronné de succès, nous avons mis en évidence que notre mécanisme d’action était bon mais la maladie est tellement sévère que l’état des enfants continu à s’aggraver. Notre objectif avec Caroline Sevin, directrice du centre de référence des leucodystrophies à Bicêtre et membre de mon équipe INSERM, est d’arriver à améliorer l’approche thérapeutique dans cette maladie pour parvenir à être plus efficace pour traiter les patients. Avec Michel Zerah, neurochirurgien dans mon équipe, nous collaborons avec Carthera. Notre objectif est d’étudier si l’ouverture de la barrière hémato-encéphalique par les ultrasons permet d’augmenter la délivrance de vecteur de thérapie génique dans le cerveau et donc son efficacité. C’est un projet soutenu par la fondation Janssen qui devrait débuter en 2020.

 

Quelles sont tes collaborations avec les équipes de l’ICM ?

Dans la maladie d’Alzheimer, je travaillais déjà depuis des années avec Charles Duyckaerts, Marie-Claude Potier et Benoit Delatour ; sur la sclérose en plaques, nous avions un programme avec Catherine Lubetzki ; pour Huntington, je m’étais rapprochée d’Alexandra Durr. Nos échanges nous ont permis d’étendre les réflexions faites dans la maladie de Huntington à d’autres pathologies de la famille de maladies à poly-extensions de glutamine, notamment plusieurs ataxies spinocérébelleuses. Nous avons établi la preuve de concept dans une de ces ataxies, SCA3. Nous avons mis en place un programme européen E-RARE et qui a pour objectif de regarder sur plusieurs de ces ataxies si nous arrivons à les traiter avec un seul produit. Enfin, pour la SLA, je commence à travailler avec François Salachas et Séverine Boillée. Toutes ces collaborations sont très importantes pour moi et ce sont d’abord elles qui m’ont donné envie de rejoindre l’ICM.

 

Quel est ton espoir en recherche ?

Le traitement que nous avons mis au point pour l’adénoleucodystrophie va être commercialisé probablement l’année prochaine, donc ça y est, ça sera un médicament. Aujourd’hui mon espoir est de parvenir à faire la même chose dans d’autres pathologies comme Huntington. Il faut aujourd’hui casser cette barrière « 1 gène / 1 maladie ». Il faut considérer que la thérapie génique est une médecine comme une autre, qui cible des mécanismes qui ne fonctionnent pas dans l’organisme ou dans la cellule et que cela peut être utile dans des maladies complexes comme Alzheimer, Parkinson ou la SLA. Plus prosaïquement, nous sommes une petite équipe qui vient d’arriver. Àterme, je voudrais vraiment structurer une équipe solide qui vogue après moi.

 

Comment en es-tu arrivée à la recherche ?

J’ai toujours fait de la biologie en parallèle de mes études de médecine. J’étais d’ailleurs dans la même promotion qu’Alexis Brice. Dans notre année, j’étais amie avec Pierre Sonigo et Marc Alizon, avec lesquels je faisais de la biochimie à la fac et qui préparaient l’entrée à Normal Sup (où ils ont été admis). Malheureusement je me suis rendue compte le jour du concours d’entrée que je pouvais rentrer directement chez moi (rire). J’étais donc dans ce sillage-là de biologie que j’aimais beaucoup et bien sûr il y a l’influence génétique paternelle. C’était aussi un moment passionnant de découvertes fondamentales en génétique. Mais j’ai toujours fait de la recherche avec la volonté que cela serve à traiter des maladies.

 

 

 

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« Je m’amuse à vieillir », le nouvel ouvrage du Professeur Yves Agid https://icm-institute.org/fr/actualite/mamuse-a-vieillir-nouvel-ouvrage-professeur-yves-agid/ https://icm-institute.org/fr/actualite/mamuse-a-vieillir-nouvel-ouvrage-professeur-yves-agid/#respond Fri, 03 Jan 2020 14:54:22 +0000 Margaux Orsini https://icm-institute.org/?post_type=actualite&p=18432  

Dans ce livre, le professeur Yves Agid, neurologue, spécialiste des maladies du cerveau, nous montre que vieillir ne dépend pas seulement du temps qui passe : En savoir plus ]]>  

Dans ce livre, le professeur Yves Agid, neurologue, spécialiste des maladies du cerveau, nous montre que vieillir ne dépend pas seulement du temps qui passe : vieillir dépend surtout de notre cerveau.

À partir de sa longue expérience clinique et scientifique, il nous expose sans langue de bois, mais toujours avec humour, les progrès réalisés dans la compréhension et le traitement des maladies neuro-dégénératives.

Si on veut améliorer le bien-être des personnes âgées, il faut comprendre ce qu’on appelle vieillir : quels sont les fondements biologiques du vieillissement ? Et puisque le cerveau est en première ligne, comment se traduit le vieillissement cérébral ?

En fait, vieillir n’est pas une maladie. C’est la vie tout simplement.

 

 

Le Pr Yves Agid est un membre fondateur de l’institut du Cerveau et de la Moelle épinière (ICM), son activité scientifique est plus particulièrement consacrée aux mécanismes et aux conséquences d’affections telles que les maladies de Parkinson, d’Alzheimer, et apparentées.

 

 

 

 

 

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L’ICM vous souhaite ses meilleurs voeux pour 2020 ! https://icm-institute.org/fr/actualite/licm-souhaite-meilleurs-voeux-2020/ https://icm-institute.org/fr/actualite/licm-souhaite-meilleurs-voeux-2020/#respond Fri, 03 Jan 2020 13:17:51 +0000 Margaux Orsini https://icm-institute.org/?post_type=actualite&p=18435 Toutes les équipes de l'Institut du Cerveau et de la Moelle épinière vous souhaitent une très belle année 2020 !

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Toutes les équipes de l’Institut du Cerveau et de la Moelle épinière vous souhaitent une très belle année 2020 !

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L’ICM, membre d’un grand programme international sur la génétique de la maladie de Parkinson https://icm-institute.org/fr/actualite/licm-membre-dun-grand-programme-international-genetique-de-maladie-de-parkinso/ https://icm-institute.org/fr/actualite/licm-membre-dun-grand-programme-international-genetique-de-maladie-de-parkinso/#respond Tue, 24 Dec 2019 09:19:53 +0000 Margaux Orsini https://icm-institute.org/?post_type=actualite&p=18326 L’ASAP (Aligning Science Across Parkinson’s (ASAP) Initiative) a annoncé le lancement du Global Parkinson’s Genetics Program (GP2), un grand programme de recherche En savoir plus ]]> L’ASAP (Aligning Science Across Parkinson’s (ASAP) Initiative) a annoncé le lancement du Global Parkinson’s Genetics Program (GP2), un grand programme de recherche international dans la maladie de Parkinson auquel participe l’ICM.

 

La génétique joue un rôle important dans la maladie de Parkinson et plusieurs facteurs de risques ont déjà été identifiés. L’avancée des connaissances dans la génétique de cette maladie a un impact global sur sa compréhension et le développement de solutions thérapeutiques.

Il reste cependant encore beaucoup à apprendre sur l’influence de la génétique dans la maladie. Être porteur de facteurs de risque ne signifie pas pour autant que la maladie va se développer, et même chez ceux qui développent la maladie, les différences dans l’âge d’apparition des symptômes ou la rapidité de leur évolution suggèrent l’existence d’autres facteurs « protecteurs ».

 

Le Global Parkinson’s Genetics Program comporte trois aspects :

  • Approfondir les connaissances actuelles sur l’architecture génétique de la maladie de Parkinson.
  • Accélérer la découverte et la validation de nouvelles mutations génétiques à l’origine de maladies.
  • Offrir de la formation et des ressources aux scientifiques et de cliniciens.

 

« Pour comprendre plus finement toute l’étendue de l’influence de la génétique dans la maladie de Parkinson, il est nécessaire d’analyser les données d’un très grand nombre de sujets, 150 000, malades ou non. C’est l’objectif de ce grand programme Global Parkinson’s Genetics Program (GP2). L’étude de populations très diverses du monde entier nous permettra également de combler une grande lacune dans nos connaissances de la maladie de Parkinson. En réunissant des centres experts du monde entier sur la maladie de Parkinson comme l’ICM, nous allions nos forces pour avancer dans la compréhension des mécanismes de la maladie et, à terme, la mise au point de traitement. » Pr Alexis Brice, directeur général de l’ICM et membre du comité scientifique du programme GP2.

 

Plus d’informations sur : https://parkinsonsroadmap.org/asap-announces-new-resource/

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L’anoxie cérébrale et la réanimation du cerveau vues en temps réel depuis l’intérieur des neurones https://icm-institute.org/fr/actualite/anoxie-cerebrale-reanimation-neurones/ https://icm-institute.org/fr/actualite/anoxie-cerebrale-reanimation-neurones/#respond Thu, 19 Dec 2019 15:49:22 +0000 Ignacio Colmenero https://icm-institute.org/?post_type=actualite&p=18279 De nouvelles données pour évaluer les chances de récupération du cerveau lors d’une réanimation cardiorespiratoire.

L’équipe dirigée par le Pr Stéphane En savoir plus ]]> De nouvelles données pour évaluer les chances de récupération du cerveau lors d’une réanimation cardiorespiratoire.

L’équipe dirigée par le Pr Stéphane CHARPIER (Sorbonne Université) à l’ICM décrit en direct pour la première fois les changements neuronaux au cours de la réoxygénation du cerveau en anoxie dans un modèle expérimental in vivo.

 

Les neurones, cellules excitables du cerveau, ont pour fonction de coder et transmettre les informations entre le cerveau et la périphérie, et réciproquement. Ces cellules, comme toutes autres les cellules de l’organisme, ont besoin d’oxygène pour rester vivantes et réaliser leurs fonctions.

Les neurones communiquent entre eux grâce à un message électrique appelé « potentiel d’action » crée par une inversion des charges positives et négatives de part et d’autre de la membrane de la cellule. C’est le potentiel d’action qui permet à la synapse de libérer les neurotransmetteurs et de transmettre les informations vers le neurone suivant

neurotransmetteurs

L’activité électrique produite par les neurones dans le cerveau peut-être enregistrée selon deux échelles :

  • Dans le cerveau entier grâce à des électrodes de surface placées sur le crâne par l’électroencéphalogramme (EEG)
  • Dans un seul neurone grâce à des électrodes placées à l’intérieur même de la cellule.

Ces enregistrements montrent dans les 2 cas des variations continues de potentiels électriques reflétant les activités neuronales (synaptiques et potentiels d’action) se propageant dans les circuits de neurones.

activité cérébrale

Pour la première fois, les travaux de l’équipe du Pr Stéphane CHARPIER à l’ICM, montrent les changements en temps réel des activités électriques survenant simultanément dans les neurones et l’électroencéphalogramme, lors d’un processus de mort (par anoxie cérébrale, par exemple lors d’un arrêt cardio-respiratoire) et au cours d’une tentative de réanimation.

Les résultats de cette étude montrent que la privation d’oxygène cérébral produit un arrêt de l’activité des synapses suivi par une fuite de courant électrique depuis l’intérieur des neurones produisant une onde cérébrale dans l’électroencéphalogramme appelée « Onde de la mort », identifiée ici pour la première fois à l’échelle d’un neurone. D’autre part, l’équipe met en évidence une corrélation entre l’arrêt des fonctions du tronc cérébral (centre de contrôle des fonctions vitales) et le processus neuronal de mort imminente.

Une ré-oxygénation peut inverser ce processus conduisant à une nouvelle onde cérébrale jamais décrite auparavant appelée « Onde de la réanimation ».

Sa survenue s’accompagne d’une récupération des activités synaptiques du cerveau et des propriétés électriques des neurones.

Activtés Synaptiques

 

Cette onde pourrait constituer un marqueur fiable et reproductible, en temps réel, d’une récupération des fonctions neuronales et cérébrales puisqu’elle n’a été observée que lors d’une réanimation réussie. Les résultats obtenus par cette équipe ouvrent de nouvelles perspectives pour une évaluation en temps réel des chances de réussite d’une réanimation dans un contexte d’anoxie cérébrale.

Source

*Adrien E. Schramm, Antoine Carton-Leclercq, Shana Diallo, Vincent Navarro, Mario Chavez, Séverine Mahon, and Stéphane Charpier. Identifying neuronal correlates of dying and resuscitation in a model of reversible brain anoxia. Progress in Neurobiology. DOI :10.1016/j.pneurobio.2019.101733

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Projet Dynamo : Un modèle prédictif de l’évolution de la maladie d’Alzheimer vers une médecine personnalisée. https://icm-institute.org/fr/actualite/projet-dynamo/ https://icm-institute.org/fr/actualite/projet-dynamo/#respond Tue, 17 Dec 2019 09:04:08 +0000 Ignacio Colmenero https://icm-institute.org/?post_type=actualite&p=18265 Le projet Dynamo a pour objectif la modélisation numérique de l’évolution de la maladie d’Alzheimer.

Le projet Dynamo, coordonné par Stanley Durrleman (Inria), En savoir plus ]]> Le projet Dynamo a pour objectif la modélisation numérique de l’évolution de la maladie d’Alzheimer.

Le projet Dynamo, coordonné par Stanley Durrleman (Inria), chef d’équipe et directeur du centre de neuroinformatique de l’ICM en collaboration avec le Pr Bruno Dubois, neurologue AP-HP, chercheur à l’ICM et directeur de l’IM2A (institut de la mémoire et de la maladie d’Alzheimer), vise à prédire de façon fiable la progression de la maladie chez un patient donné.

A partir d’une évaluation ponctuelle, lors d’une consultation par exemple, de marqueurs d’imagerie comme l’atrophie cérébrale et de marqueurs cognitifs comme la perte de mémoire, les neurologues peuvent voir comment l’état du patient évoluera dans les années à venir. A partir de cette donnée, nous pensons qu’ils seront en capacité d’orienter le suivi et le traitement du patient afin de proposer des stratégies de prévention personnalisées, ou de tester des thérapies innovantes à des stades très précoces pour des patients au profil évolutif très bien caractérisé.

Le projet Dynamo a porté sur le suivi de 350 patients (cohortes INSIGHT, IM2A et ADNI, NIH USA) le suivi de 350 patients dès les stades présymptomatiques de la maladie d’Alzheimerdès les stades présymptomatiques de la maladie d’Alzheimer. Ces patients présentaient une perte cognitive avérée et quantifiée avec ou sans plaques amyloïdes cérébrales, représentant tous les stades de la maladie. Ces patients ont été suivis pendant 3 ou 4 ans à raison de 6 visites chacun.

 

Au cours des visites chaque patient a été évalué par des tests cliniques dont le « MiniMental State Examination » MMSE (un score de MMSE normal doit être supérieur à 27 sur 30).

 

Une imagerie cérébrale pour déterminer la perte de matière cérébrale (atrophie), l’atrophie de l’hippocampe et la consommation du cerveau en glucose a également été réalisée.

 

 

 

 

« Mon travail au sein de ce projet consiste à étudier des observations complexes, comme par exemple l’atrophie cérébrale des 350 patients de la cohorte, pour la simplifier sous deux formes : 

  • Une évolution typique de la maladie sur de grandes périodes de temps reconstituée à partir des observations individuelles de courtes durées,
  • Réduire le nombre de paramètres qui permettent de situer la trajectoire de chaque patient par rapport à la trajectoire moyenne. Par exemple si le patient présente une évolution plus rapide ou décalée de quelques années par rapport à une évolution typique.

A partir de la trajectoire typique correspondant à l’histoire naturelle de la maladie que nous avons reconstruite sur 20 ans, nous pouvons en déduire de façon fiable l’évolution de chaque patient sur les 4 années futures. » Igor KOVAL, doctorant en 3ième année à l’ICM et au CMAP (Centre de Mathématiques Appliquées de l’Ecole Polytechnique).

 

A partir des données collectées sur les 350 patients étudiés, le projet a consisté à développer un algorithme qui simule l’évolution de la maladie. Chaque score de patient à un instant t a été intégré dans l’algorithme donnant ainsi une courbe d’évolution en fonction de tous les paramètres. L’algorithme a intégré notamment les différences entre les patients, les patients plus cognitifs, par rapport à des patients présentant une atrophie importante du cerveau ou seulement des hippocampes…

La simulation a été vérifiée sur une cohorte de patients suivie pendant 4 ans : elle est fiable jusqu’à 4 ans, c’est-à-dire que l’évolution observée de ces patients, suit l’évolution prédite.

d’évaluer les performances du modèle numérique sur la prédiction d’évolution de la maladie en conditions réelles

La prochaine phase du projet Dynamo se fait dans le cadre d’un essai clinique. Elle va permettre d’évaluer les performances du modèle numérique sur la prédiction d’évolution de la maladie en conditions réelles, son utilisation par les neurologues lors des consultations et enfin les effets de cet outil sur la prise en charge thérapeutique des patients.

 

« Nous avons développé une méthode de nouvelle génération d’intelligence artificielle qui simule les effets de la maladie d’Alzheimer sur le cerveau et les capacités cognitives. Ces modèles numériques permettent de voir l’effet de l’évolution typique de la maladie sur le cerveau, mais surtout, pour la 1ere fois de visualiser la variabilité et la spécificité de l’évolution de la maladie chez chaque patient. Ces modèles d’analyse nous permettent de mieux comprendre la maladie, d’identifier les facteurs qui peuvent influencer son développement et pourquoi pas dans un futur proche d’être capable d’anticiper très tôt les premiers symptômes voire même d’empêcher le développement de la maladie. » Stanley Durrleman

 

Plus d’information sur : https://project.inria.fr/digitalbrain/

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Un nouveau chef d’équipe à l’ICM ! https://icm-institute.org/fr/actualite/jaime-de-juan-sanz/ https://icm-institute.org/fr/actualite/jaime-de-juan-sanz/#respond Mon, 16 Dec 2019 10:27:06 +0000 Ignacio Colmenero https://icm-institute.org/?post_type=actualite&p=18256 Jaime de Juan-Sanz vient de rejoindre l'ICM en tant que titulaire de la Chaire Diane Barrière « Physiologie moléculaire de la bioénergétique synaptique »

Quel a En savoir plus ]]> Jaime de Juan-Sanz vient de rejoindre l’ICM en tant que titulaire de la Chaire Diane Barrière « Physiologie moléculaire de la bioénergétique synaptique »

Quel a été ton parcours avant d’arriver à l’ICM ?

J’ai effectué mon doctorat en Espagne au Centre de biologie moléculaire Severo-Ochoa à Madrid. Je m’intéressais alors aux transporteurs de la glycine, en particulier GlyT2. Des mutations dans ce transporteur provoquent une maladie appelée hyperekplexie, un trouble neurologique caractérisé par des réponses soudaines et prononcées aux stimuli tactiles ou acoustiques et une l’hypertonie. Au cours de ma thèse, j’ai travaillé sur les mécanismes moléculaires contrôlant cette protéine en essayant d’apporter de nouvelles informations pour mieux comprendre cette maladie. Je suis ensuite parti aux États-Unis au Cornell Medical College de New York pour étudier les mécanismes moléculaires contrôlant la fonction synaptique dans le laboratoire de Timothy Ryan. Nous y avons développé de nouveaux biocapteurs pour étudier la biologie des organites axonales comme le réticulum endoplasmique et les mitochondries. Nous avons pu observer des choses que nous ne pouvions pas voir auparavant, et ainsi découvrir de nouveaux aspects du fonctionnement des synapses.

Comment est né ton intérêt pour les neurosciences ?

Quand j’étudiais à l’Université… c’était vraiment la question la plus intéressante pour moi. Les neurosciences sont une partie très complexe de la biologie, et cela me fascinait à l’époque… et cela me fascine toujours aujourd’hui. Comprendre le fonctionnement du cerveau est une tâche folle que nous essayons de mener tous ensemble. C’est vraiment un défi passionnant.

Qu’est-ce qui t’a amené à l’ICM ?

Une des choses que j’aime vraiment à l’ICM, c’est qu’il est spécialisé en neurosciences. J’aime beaucoup l’idée que tous mes collègues mènent des recherches très différentes allant des essais cliniques à la biologie moléculaire, en passant par les circuits ou les maladies … Je pense que c’est un très bon endroit pour en apprendre davantage sur tous les aspects des neurosciences dont je ne suis pas expert, mais pour avoir l’occasion d’aider d’autres personnes grâce à mes connaissances en neurobiologie moléculaire, en imagerie et en biocapteurs.

Quels sont les projets que tu souhaites développer à l’ICM ?

Ma recherche comporte deux aspects : un plus fondamental et un plus lié à la pathologie. Le premier est de chercher à comprendre comment le métabolisme neuronal soutient la communication entre neurones. Le cerveau consomme une grande partie de notre apport énergétique quotidien. Les synapses en particulier, qui relient des neurones les uns aux autres, consomment beaucoup d’énergie. Chaque fois que les neurones communiquent entre eux, beaucoup d’énergie est consommée. Sans surprise, ne pas avoir assez d’énergie pour maintenir la communication neuronale entraîne des effets délétères. Le premier objectif de mes recherches est de comprendre les acteurs moléculaires essentiels impliqués dans le maintien de la bioénergétique des synapses en conditions normales. Le deuxième objectif, davantage lié à la pathologie, repose sur l’hypothèse selon laquelle une bioénergétique altérée peut provoquer l’épilepsie. 170 mutations différentes chez l’être humain qui affectent la fonction de la mitochondrie, l’organite qui fournit de l’énergie aux cellules, provoquent l’épilepsie. Mon idée est de travailler sur une meilleure compréhension, à l’échelle moléculaire, de ce qui fait défaut dans les synapses d’un point de vue énergétique lorsque les mitochondries sont dysfonctionnelles et de voir s’il cela influence le développement de l’épilepsie.

Quelles collaborations souhaiterais-tu mettre en place à l’ICM ?

Avec Vincent Navarro et Stéphanie Baulac sur l’épilepsie pour sûr. Nous discutons actuellement de ce que nous pouvons faire ensemble. Je travaille principalement avec des rats et des souris mais je pense que nous pouvons obtenir des échantillons humains de personnes atteintes d’épilepsie afin de transférer une partie de notre travail chez l’humain. Aussi, j’aimerais collaborer avec Nelson Rebola, nous avons des intérêts communs dans la compréhension de la fonction synaptique. Nous pourrions transférer certains de nos outils sur des tranches de cerveau avec Nelson pour explorer le rôle synaptique des organites dans les tissus sains.

Quel est ton espoir dans la recherche ?

Mon espoir est de mieux comprendre les règles contrôlant la façon dont les neurones communiquent entre eux. Cela aidera la communauté scientifique à mieux comprendre le comment notre cerveau fonctionne mais également comment une dysfonction synaptique peut être impliquée dans différentes pathologies du système nerveux. Une compréhension fine d’une maladie est essentielle pour trouver un traitement.

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https://icm-institute.org/fr/actualite/jaime-de-juan-sanz/feed/ 0 Les 20 km de Paris poursuivent leur engagement au profit de l’ICM https://icm-institute.org/fr/actualite/20-km-paris-icm/ https://icm-institute.org/fr/actualite/20-km-paris-icm/#respond Mon, 16 Dec 2019 10:03:33 +0000 Ignacio Colmenero https://icm-institute.org/?post_type=actualite&p=18252 A l’occasion de la soirée solidaire des 20 km de Paris qui fait suite à la course du 13 octobre dernier, l’Institut du Cerveau et de la Moelle épinière a reçu un En savoir plus ]]> A l’occasion de la soirée solidaire des 20 km de Paris qui fait suite à la course du 13 octobre dernier, l’Institut du Cerveau et de la Moelle épinière a reçu un don de 4 000 € en présence du parrain de cette 41ème édition, le Chef étoilé Thierry Marx.

L’ICM tient à remercier l’association des 20 km de Paris et son président, Didier Eck, pour leur fidèle soutien en faveur de la recherche de nouveaux traitements pour les maladies du système nerveux, et annonce son inscription prochaine sur le mur des Donateurs situé dans le hall du bâtiment.

Si vous souhaitez d’ores-et-déjà vous inscrire à la 42ème édition de cette grande fête d’automne de la course à pied à Paris, rendez-vous sur https://www.20kmparis.com/

 

Vive le sport convivial et solidaire !

20km Paris

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La recherche menée à l’ICM reconnue d’excellence au niveau européen https://icm-institute.org/fr/actualite/recherche-icm-excellence-europeenne/ https://icm-institute.org/fr/actualite/recherche-icm-excellence-europeenne/#respond Thu, 12 Dec 2019 09:50:30 +0000 Ignacio Colmenero https://icm-institute.org/?post_type=actualite&p=18235 Trois chercheurs de l’ICM obtiennent une subvention européenne compétitive grâce à l’excellence scientifique de leur projet de recherche.

Chaque année le conseil En savoir plus ]]> Trois chercheurs de l’ICM obtiennent une subvention européenne compétitive grâce à l’excellence scientifique de leur projet de recherche.

Chaque année le conseil européen de la recherche (European Research Council, ERC) encourage les meilleurs projets scientifiques grâce à des appels d’offre compétitifs ouverts à tous les chercheurs de la communauté européenne. Ces subventions soutiennent des recherches exploratoires d’excellence. Selon le président de l’ERC, le professeur Jean-Pierre BOURGUIGNON, « depuis 2007, le conseil européen de la recherche, a financé les projets de recherche les plus audacieux et une évaluation indépendante a montré que cette stratégie était payante. Les chercheurs de toute l’Europe sont en capacité de développer leurs meilleures idées pour aboutir demain à des découvertes majeures. »

Dans ce classement par l’excellence scientifique, l’Institut du Cerveau et de la Moelle épinière se positionne au premier plan chaque année. Depuis 2012, nos chercheurs ont obtenus 14 subventions européennes pour des projets allant de la recherche fondamentale pour mieux comprendre le développement et le fonctionnement du cerveau sain à la recherche appliquée aux pathologies neurologiques et psychiatriques.

En 2019, trois chercheurs de notre institut se placent parmi les meilleurs européens et sont lauréats de l’ERC.

Jaime DE JUAN SANZ, jeune chercheur qui a récemment intégré l’institut en tant que chef d’équipe obtient une « ERC STARTING GRANT » destinée à encourager les projets portés par des chercheurs 2 à 7 ans après l’obtention de leur doctorat et vouée à développer une équipe de recherche pour mener à bien un projet scientifique d’excellence. Le projet « SYNAPTOENERGY » a pour but d’identifier les déficits énergétiques des neurones responsables de pathologies telles que l’épilepsie.

Retrouvez son interview en cliquant ici .

Fabrizio DE VICO FALLANI (INRIA), chercheur dans l’équipe dirigée par Olivier COLLIOT et Stanley DURRLEMAN, obtient une « ERC CONSOLIDATOR GRANT » pour le projet « BCINET » dédié à comprendre et à décoder les connexions entre les neurones pour favoriser la restauration des capacités motrices des patients après un Accident Vasculaire Cérébral (AVC).

Daniel MARGULIES (CNRS), chercheur dans l’équipe de Richard LEVY, obtient une « ERC CONSOLIDATOR GRANT » pour le projet « CORTIGRAD » développé pour identifier et cartographier les réseaux de neurones au sein du cortex cérébral. La compréhension de la connexion entre ces réseaux  permettra d’étudier les différentes relations entre l’activité cérébrale et les comportements et de comprendre les différences entre les individus.

Trois chercheurs de l’ICM obtiennent une subvention européenne compétitive grâce à l’excellence scientifique de leur projet de recherche.

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Effet anti-inflammatoire du cannabidiol, un composé non psychoactif du cannabis https://icm-institute.org/fr/actualite/effet-anti-inflammatoire-cannabidiol-compose-non-psychoactif-cannabis/ https://icm-institute.org/fr/actualite/effet-anti-inflammatoire-cannabidiol-compose-non-psychoactif-cannabis/#respond Mon, 02 Dec 2019 15:05:42 +0000 Margaux Orsini https://icm-institute.org/?post_type=actualite&p=18189 Une étude conduite à l’ICM par Mauricio dos-Santos-Pereira et Patrick Michel, en partenariat avec une équipe brésilienne, identifie un mécanisme clé par lequel le En savoir plus ]]> Une étude conduite à l’ICM par Mauricio dos-Santos-Pereira et Patrick Michel, en partenariat avec une équipe brésilienne, identifie un mécanisme clé par lequel le cannabidiol (CBD), un composé non psychoactif du cannabis, exerce ses effets anti-inflammatoires. Les résultats sont publiés dans la revue Glia.

 

Le CBD a la capacité de limiter la réponse des cellules du système immunitaire dans différents contextes pathologiques inflammatoires. Pour mieux comprendre cet effet, Mauricio dos-Santos-Pereira et Patrick Michel, en partenariat avec une équipe brésilienne, ont utilisé un système de culture de cellules microgliales, les macrophages résidents du tissu cérébral, ainsi qu’un paradigme d’activation de ces cellules par un inflammogène bactérien.

Les chercheurs ont ainsi pu vérifier la capacité du CBD à inhiber la réponse inflammatoire microgliale.

« Contrairement à notre attente, nous avons observé que les effets du CBD étaient en grande partie indépendants des récepteurs aux cannabinoïdes. En fait, nous avons montré que l’action immunosuppressive du CBD vis-à-vis des microglies résultait d’un effet antioxydant intrinsèque, renforcé par la capacité de ce composé à limiter l’accumulation de glucose, spécifiquement dans ces cellules. » explique Patrick Michel, chercheur à l’ICM.

En effet, quand il est accumulé en excès par les microglies, le glucose sert à régénérer le NADPH, une molécule qui sert de substrat à une enzyme qui contrôle le stress oxydatif et de manière secondaire, la synthèse et la libération des médiateurs de l’inflammation. Ainsi, ces résultats montrent que le CBD exerce son action anti-inflammatoire via un double effet inhibiteur vis-à-vis du stress oxydatif et du métabolisme du glucose.

Source

Cannabidiol prevents LPS-induced microglial inflammation by inhibiting ROS/NF-κB-dependent signaling and glucose consumption. Dos-Santos-Pereira M, Guimarães FS, Del-Bel E, Raisman-Vozari R, Michel PP. Glia. 2019 Oct 24

 

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