Institut du Cerveau https://icm-institute.org Mon, 25 May 2020 07:30:57 +0000 https://wordpress.org/?v=4.9.13 hourly 1 https://wordpress.org/?v=4.9.13 DÉCOUVREZ LE NOUVEAU SYNAPSE ! https://icm-institute.org/fr/actualite/decouvrez-nouveau-synapse/ https://icm-institute.org/fr/actualite/decouvrez-nouveau-synapse/#respond Wed, 20 May 2020 08:15:19 +0000 Margaux Orsini https://icm-institute.org/?post_type=actualite&p=19209 En 2020 l’Institut du Cerveau a 10 ans !

10 ans de progrès, d’avancées et d’espoirs. Grâce à votre mobilisation et à celle des chercheurs, chaque jour est un En savoir plus ]]> En 2020 l’Institut du Cerveau a 10 ans !

10 ans de progrès, d’avancées et d’espoirs. Grâce à votre mobilisation et à celle des chercheurs, chaque jour est un pas de plus dans la lutte contre les maladies affectant le système nerveux. De grands projets sont ainsi mis sur pieds afin de traiter des pathologies touchant des millions de personnes à travers le monde comme la maladie d’Alzheimer, de Parkinson, les tumeurs cérébrales, la sclérose en plaques, la SLA ou encore la dépression.

 

Cet anniversaire est aussi pour l’Institut l’occasion de franchir un cap supplémentaire, porté par la volonté de renforcer le lien solide qui s’est tissé entre les 700 chercheurs et nos fidèles donateurs. Pour ce faire, nous avons rebaptisé notre journal des donateurs « Synapse », du nom de cette zone de contact qui s’établit entre deux cellules nerveuses et leur permet de communiquer entre elles.

Pour ce premier numéro de 2020, repensé pour vous, nos équipes ont choisi de mettre en lumière les travaux en cours et les dernières avancées sur les maladies cérébrales pédiatriques.

>> Découvrez ici la version numérique de votre nouveau Journal trimestriel « Synapse »

Afin de recevoir Synapse directement chez vous, 4 fois par an, faites un don à l’Institut du Cerveau dès aujourd’hui.

 

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Un déficit de myéline à l’origine des troubles cognitifs dans la schizophrénie. https://icm-institute.org/fr/actualite/deficit-de-myeline-a-lorigine-troubles-cognitifs-schizophrenie/ https://icm-institute.org/fr/actualite/deficit-de-myeline-a-lorigine-troubles-cognitifs-schizophrenie/#respond Thu, 14 May 2020 09:45:44 +0000 Margaux Orsini https://icm-institute.org/?post_type=actualite&p=19136 Un déficit de myéline à l’origine des troubles cognitifs dans la schizophrénie, NATURE COMMUNICATIONS.

Cette étude conduite par Dorien MAAS, Doctorante, et Brahim En savoir plus ]]> Un déficit de myéline à l’origine des troubles cognitifs dans la schizophrénie, NATURE COMMUNICATIONS.

Cette étude conduite par Dorien MAAS, Doctorante, et Brahim NAIT-OUMESMAR (INSERM), co-chef d’équipe à l’Institut du Cerveau, en collaboration avec Gerard MARTENS (Donders Institute, Nijmegen, Pays-Bas), démontre un rôle central de la myélinisation du cortex préfrontal dans l’étiologie de la schizophrénie.

Les altérations de la myélinisation du cortex préfrontal pourraient expliquer les troubles cognitifs, tels que ceux de la mémoire et des fonctions exécutives, observés dans la schizophrénie. Grace à un modèle expérimental de la schizophrénie, l’équipe a démontré que les troubles de la mémoire spatiale et du comportement social sont sous la dépendance du cortex préfrontal. Ces troubles cognitifs ont été associés à une hypo-myélinisation des interneurones parvalbumines du cortex préfrontal, consécutive à un arrêt de la maturation des oligodendrocytes. De plus, les chercheurs ont montré que l’enrichissement environnemental (activité physique, interactions sociales…) permet de corriger les altérations développementales de la myélinisation du cortex préfrontal. Ces résultats ouvrent la voie à de nouvelles perspectives thérapeutiques comportementales et/ou pharmacologiques favorisant la myélinisation dans la schizophrénie.

 

Source :

Hypomyélinisation des interneurones, associée à des troubles cognitifs dans un modèle de la schizophrénie.  NATURE COMMUNICATIONS 

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Adiós Corona, le site internet qui décrypte les informations sur le COVID-19 https://icm-institute.org/fr/actualite/adios-corona-site-internet-decrypte-informations-covid-19/ https://icm-institute.org/fr/actualite/adios-corona-site-internet-decrypte-informations-covid-19/#respond Tue, 12 May 2020 14:00:18 +0000 Margaux Orsini https://icm-institute.org/?post_type=actualite&p=19129 Il est parfois difficile de trouver les bonnes informations en temps réel concernant la pandémie que nous traversons actuellement. C’est pour cette raison qu’une En savoir plus ]]> Il est parfois difficile de trouver les bonnes informations en temps réel concernant la pandémie que nous traversons actuellement. C’est pour cette raison qu’une équipe de scientifiques, dont Claire Wyart de l’Institut du Cerveau, a créé un site internet qui analyse les publications sur le COVID-19 et conseille de bonne pratiques collectives pour stopper la propagation du virus. 

De nouveaux thèmes clés pour le déconfinement sont en cours de réalisation et seront prochainement publiés : retour au travail, rendre visite ou vivre avec un proche vulnérable.

Le site Adiós Corona s’articule autour d’une section « Comprendre » avec des questions/réponses misent à jour régulièrement à propos du coronavirus :

 

 

On y trouve ensuite une rubrique « Agir » illustrée par des scénarios dessinés. L’objectif étant de nous aider à adopter les bons gestes et ainsi revenir plus vite à une vie sociale sûre.

 

 

Adiós Corona, qui est déjà traduit en plusieurs langues (anglais, espagnol, italien, arabe et néerlandais), continue d’être traduit pour être accessible au plus grand nombre. Son impact en terme de prévention et d’information commence à se faire sentir puisqu’il a déjà conquis plusieurs milliers de personnes, et certains de ses articles sont présents sur le site du gouvernement : santé.fr

 

Pour en savoir plus, rendez-vous sur le site : https://www.adioscorona.org/  

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L’activation du système immunitaire inné dans le système nerveux central, un marqueur de l’évolution du handicap dans la sclérose en plaques ? https://icm-institute.org/fr/actualite/lactivation-systeme-immunitaire-inne-systeme-nerveux-central-marqueur-de-levolution-handicap-sclerose-plaques/ https://icm-institute.org/fr/actualite/lactivation-systeme-immunitaire-inne-systeme-nerveux-central-marqueur-de-levolution-handicap-sclerose-plaques/#respond Wed, 06 May 2020 09:12:49 +0000 Margaux Orsini https://icm-institute.org/?post_type=actualite&p=18814 L’activation du système immunitaire inné, en particulier des cellules immunitaires résidentes de notre système nerveux central appelées cellules microgliales, En savoir plus ]]> L’activation du système immunitaire inné, en particulier des cellules immunitaires résidentes de notre système nerveux central appelées cellules microgliales, pourrait-elle nous renseigner sur l’évolution du handicap des patients atteints de sclérose en plaques ? C’est que ce suggère les résultats d’une étude conduite par Benedetta Bodini (AP-HP/Sorbonne Université) et Emilie Poirion (Institut du Cerveau) dans l’équipe de Bruno Stankoff et Catherine Lubetzki à l’Institut du Cerveau.

 

S’il n’existe pas aujourd’hui de traitement curatif pour la sclérose en plaques, la prise en charge de cette maladie a beaucoup progressé au cours des dernières années. Afin de proposer à chaque patient les solutions les plus adaptées à sa maladie, il est primordial de mieux comprendre comment la maladie se développe et comment le handicap progresse.

 

L’équipe de Bruno Stankoff (AP-HP/Sorbonne Université) développe depuis plusieurs années, en collaboration avec le CEA (Service Hospitalier Frederic Joliot), des méthodes d’imagerie innovantes combinant la tomographie par émission de positons (TEP) et l’imagerie par résonnance magnétique (IRM) pour étudier en profondeur les mécanismes de l’atteinte du système nerveux central des patients atteints de sclérose en plaques.

 

La dernière étude de l’équipe, menée par Benedetta Bodini et Emilie Poirion, s’est intéressée à l’activation des cellules du système immunitaire inné dans le système nerveux central. Le système immunitaire inné est déjà connu pour son rôle dans la disparition de la myéline et l’atteinte des axones dans sclérose en plaques. Il pourrait également empêcher la réparation naturelle de la myéline qui joue un rôle essentiel dans la progression de la maladie.

 

Les chercheurs ont développé une nouvelle méthode pour cartographier l’activation des microglies dans la substance blanche du système nerveux central, qui contient la majorité des axones des neurones. Ils sont parvenus à reconstruire des profils individualisés d’activation des cellules immunitaires innées, et à distinguer chez les patients des lésions de la substance blanche présentant une activation persistante des microglies alors qu’elles étaient considérées comme parfaitement stables et non actives en exploration IRM standard. Ils ont ensuite confronté les cartes obtenues chez 37 patients atteints de sclérose en plaques avec l’évolution du handicap de ces personnes. Les chercheurs mettent en évidence qu’une activation des microglies autour et à l’intérieur des lésions est associée à une évolution plus sévère du handicap des patients.


Cartes individuelles de l'activation des cellules immunitaires innées chez un sujet sain (A), et chez 3 patients atteints d'une SEP caractérisée par une activation des cellules immunitaires innées clairsemée (B), intermédiaire (C) et étendue (D). Les régions inactives lésionnels chez les patients sont représentés en blanc, tandis que les zones caractérisées par une activation significative des cellules immunitaires innées sont affichée en jaune dans la substance blanche d'apparence normale (NAWM), en rouge foncé dans la substance péri-lésionnelle et en rouge clair à l'intérieur des lésions T2.

L’activation des microglies au niveau des lésions constitue un biomarqueur prometteur de l’évolution du handicap des patients, qui devra être confirmé par de nouvelles études prospectives. Il représente un espoir important pour adapter au mieux le traitement des patients atteints de sclérose en plaques, évaluer de nouvelles thérapeutiques, et prévenir autant que possible l’évolution du handicap. D’un point de vue plus fondamental, cette découverte ouvre des pistes de recherche pour comprendre le rôle des microglies dans la dégénérescence des neurones dans cette maladie.

 

 

Source

Individual mapping of innate immune cell activation is a candidate marker of patient-specific trajectories of disability worsening in Multiple Sclerosis. Bodini B, et al. J Nucl Med 2020.

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Génétique et mécanismes impliqués dans la résistance aux traitements des tumeurs cérébrales https://icm-institute.org/fr/actualite/genetique-mecanismes-impliques-resistance-aux-traitements-tumeurs-cerebrales/ https://icm-institute.org/fr/actualite/genetique-mecanismes-impliques-resistance-aux-traitements-tumeurs-cerebrales/#respond Tue, 28 Apr 2020 15:23:43 +0000 Margaux Orsini https://icm-institute.org/?post_type=actualite&p=18869 Dans un article à paraitre dans la prestigieuse revue Nature, Mehdi Touat et Franck Bielle (AP-HP/Sorbonne Université) de l’équipe « Génétique et Développement En savoir plus ]]> Dans un article à paraitre dans la prestigieuse revue Nature, Mehdi Touat et Franck Bielle (AP-HP/Sorbonne Université) de l’équipe « Génétique et Développement des Tumeurs Cérébrales » de l’Institut du Cerveau (Inserm/CNRS/Sorbonne Université) et des services de neuro-oncologie et de neuropathologie de l’Hôpital de la Pitié-Salpêtrière AP-HP en collaboration avec Yvonne Li, Rameen Beroukhim, Pratiti Bandopadhayay et Keith Ligon du Dana-Farber Cancer Institute (Harvard Medical School, Boston), mettent en évidence des changements génétiques dans certains gliomes en récidive, à l’origine de l’acquisition de résistance à la chimiothérapie. L’étude, au-delà de son approche très complète sur différents aspects d’analyses moléculaire et mécanistique, traite du plus grand échantillon jamais exploré en matière de tumeurs cérébrales.

 

Les gliomes sont les tumeurs cérébrales primitives malignes les plus fréquentes chez l’adulte. Leur traitement est particulièrement difficile, non seulement du fait de leur localisation limitant l’étendue de la chirurgie, mais aussi car elles développent de façon quasi systématique une résistance aux traitements par radiothérapie et chimiothérapie. Les gliomes finissent ainsi par récidiver. Cependant, à l’échelle individuelle, déterminer pourquoi et comment ils échappent aux traitements reste encore très difficile en clinique.

 

« Il existait quelques cas décrits de récidive tumorale avec ce qu’on appelle une hypermutation, c’est-à-dire une tumeur dont le nombre de mutations du génome est excessivement élevé en comparaison à la moyenne des tumeurs. Les phénomènes biologiques à l’origine de ce phénomène inhabituel et leur lien éventuel avec l’acquisition de résistance aux traitements n’étaient pas connus. Par ailleurs, dans d’autres types de cancers, l’immunothérapie est plus souvent efficace en cas d’hypermutation mais cette approche n’avait pas été testée dans les gliomes. » explique Franck Bielle.

 

Gliome malin en culture cellulaire (spheroides). Les noyaux cellulaires sont marqués en bleus, les cellules répliquant leur ADN sont marquées en vert. Image 20X, microscope confocal ImageXpress Micro (crédit : Mehdi Touat, Caitlin Mills, HMS)

Gliome malin en culture cellulaire (spheroides). Les noyaux cellulaires sont marqués en bleus, les cellules répliquant leur ADN sont marquées en vert.
Image 20X, microscope confocal ImageXpress Micro (crédit : Mehdi Touat, Caitlin Mills, HMS)

 

La présente étude a réuni plusieurs centres experts en neuro-oncologie : l’équipe de neuro-oncologie de l’Institut du Cerveau, les départements de neuro-oncologie et de neuropathologie et la Tumorothèque de l’Hôpital de la Pitié-Salpêtrière (AP-HP/Sorbonne Université/SIRIC CURAMUS), et les départements de neuro-oncologie et de neuropathologie et équipes de recherche du Dana-Farber Cancer Institute, Brigham and Women’s Hospital et Boston Children’s Hospital (Harvard Medical School, Boston). En mettant leurs ressources en commun, et grâce à l’intégration de banques publiques et de données issues d’un partenariat avec l’entreprise Foundation Medicine, ils ont obtenu un échantillon global de 10 000 tumeurs, le premier de cette taille pour une étude en cancérologie sur un seul type de cancer.

 

« L’objet de ce travail était de déterminer les mécanismes d’hypermutation dans les gliomes et la caractérisation de leur rôle dans la résistance aux traitements standards. Comprendre comment la tumeur résiste permet d’adapter les traitements et d’envisager de nouvelles pistes thérapeutiques comme l’immunothérapie. Pour répondre à ces questions, nous avons combiné pour la première fois l’analyse d’une très large base de gliomes caractérisés par séquençage à haut débit, avec des approches expérimentales dans des modèles expérimentaux de gliomes, et l’analyse de données provenant de patients atteints de gliomes traités par immunothérapie. » poursuit Mehdi Touat.

 

Dans un premier temps, les chercheurs ont établi la prévalence du phénomène d’hypermutation, retrouvé jusqu’à 50% des récidives dans des sous-types de gliomes présentant une forte chimiosensibilité lors du diagnostic initial. Ils montrent une association claire entre le phénomène d’hypermutation et le témozolomide, la chimiothérapie la plus couramment utilisée pour traiter les gliomes. Les hypermutations ne se développent qu’après exposition au traitement par témozolomide et qui plus est si celui-ci a été efficace sur la première tumeur.

 

La deuxième étape du travail a été de comprendre le mécanisme mis en jeu dans l’apparition de cette résistance. Les scientifiques ont donc cherché la présence d’altérations de gènes spécifiques dans ces tumeurs hypermutées. Ils ont identifié 4 gènes mutés de façon quasi systématique, faisant tous partie d’une voie de réparation de l’ADN appelée le « Mismatch repair » ou MMR (système de Réparation des mésappariements de l’ADN). En générant des mutations artificielles de ces gènes dans des modèles expérimentaux, ils mettent en évidence l’apparition d’une résistance spécifique au témozolomide. D’autre part, in vitro, le témozolomide appliqué à des cellules présentant une inactivation des gènes MMR produit la même hypermutation que celle présente chez les patients.

 

« Nous montrons le lien mécanistique clair entre le témozolomide, l’inactivation de ces gènes du MMR conférant la résistance à ce traitement et l’exposition continue à ce traitement qui mène à cette hypermutation très caractéristique dans la récidive tumorale. Nous montrons aussi que contrairement au témozolomide, d’autres traitements utilisés dans les gliomes restent efficaces dans les récidives avec hypermutation. » précise Franck Bielle.

 

Les anomalies du MMR sont également fréquemment retrouvées dans d’autres types de cancers comme les cancers colorectaux, endométriaux ou de l’estomac associés à une forte réaction immunitaire. Dans les gliomes, ces anomalies du MMR acquises sous traitement ont des effets très particuliers qu’on ne retrouve pas dans les autres cancers, notamment une réponse du système immunitaire beaucoup plus faible. Les tumeurs cérébrales parviendraient à mettre en œuvre des mécanismes d’immunosuppression tellement forts que malgré l’accumulation des dizaines de milliers de mutations, elles ne sont toujours pas reconnues par le système immunitaire comme des cellules anormales à détruire.

 

« Il s’agit ici d’une différence très frappante avec les autres cancers associés à des déficiences du système MMR, avec un impact thérapeutique important. En effet, dans les cancers colorectaux avec déficience du système MMR, il a été montré une efficacité majeure de certaines immunothérapies par inhibiteurs de checkpoints. Les données cliniques de patients atteints de gliomes et traités avec la même approche ne montrent malheureusement pas une efficacité suffisante pour les patients. » précise Mehdi Touat.

 

« Grâce à ces résultats, nous allons pouvoir donner une information sur la réponse à la chimiothérapie lors du diagnostic des tumeurs et au cours du traitement, notamment en cas de récidive après chimiothérapie où l’utilisation de techniques de séquençage haut débit de l’ADN permettrait d’adapter le traitement de façon personnalisée. Ces découvertes ne remettent pas en cause l’utilisation du témozolomide qui a montré des gains en survie importants et qui n’entraîne pas d’hypermutations chez la majorité des patients. En revanche, si ce phénomène est identifié, l’orientation vers un choix de traitement sera plus précise et plus efficace. La question qui se pose à présent est avant tout comment les autres tumeurs qui n’évoluent pas vers l’hypermutation finissent par résister à la chimiothérapie. Il nous faut aussi comprendre les spécificités du microenvironnement de ces gliomes hypermutés qui empêchent une reconnaissance de la tumeur par le système immunitaire et ouvrir ainsi la voie à une immunothérapie en neuro-oncologie. » concluent les deux cliniciens-chercheurs.

 

Source

Mechanisms and therapeutic implications of hypermutation in gliomas, Nature 2020.

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Soutenir nos 700 chercheurs : un choix éclairé pour lutter contre les maladies du cerveau. https://icm-institute.org/fr/actualite/soutenir-nos-700-chercheurs-choix-eclaire-lutter-contre-maladies-cerveau/ https://icm-institute.org/fr/actualite/soutenir-nos-700-chercheurs-choix-eclaire-lutter-contre-maladies-cerveau/#respond Thu, 23 Apr 2020 14:23:08 +0000 Margaux Orsini https://icm-institute.org/?post_type=actualite&p=18915 Je soutiens les chercheurs

 

Dans cette crise sanitaire inédite, notre combat contre les maladies du système nerveux ne doit pas s’arrêter. Découvrez 3 exemples de En savoir plus ]]> Je soutiens les chercheurs

 

Dans cette crise sanitaire inédite, notre combat contre les maladies du système nerveux ne doit pas s’arrêter. Découvrez 3 exemples de projets prometteurs menés à l’Institut du Cerveau.

 

Situé au cœur de l’Hôpital de la Pitié-Salpêtrière, qui accueille de nombreux patients atteints du Covid-19, les cliniciens et chercheurs de l’Institut du Cerveau se sont réorganisés pour à la fois, soutenir les équipes médicales de l’hôpital en mettant à disposition leurs équipements et leurs compétences pour participer au dépistage et au soin des patients, mais également maintenir leurs travaux de recherche et poursuivre le combat essentiel qu’ils mènent contre les maladies du système nerveux.

Maladie d’Alzheimer, de Parkinson, AVC, tumeurs cérébrales… Depuis sa création, l’Institut du Cerveau fait de la lutte contre ces pathologies un combat de chaque instant et son engagement est à la hauteur de l’enjeu de santé publique qu’elles représentent.

 

 

3 projets d’avant-garde, 3 nouveaux espoirs de prendre les maladies neurologiques de vitesse :

 

Maladie d’Alzheimer : anticiper sa progression aux stades précoces pour permettre de tester de nouvelles stratégies thérapeutiques ou de prévention >> En savoir plus

 

Tumeurs cérébrales : mettre à disposition des patients des traitements personnalisés et innovants grâce au repositionnement thérapeutique >> En savoir plus

 

Neurogénétique : décoder l’ADN et l’ARN des patients pour identifier les causes des maladies neurologiques d’origine génétique >> En savoir plus

 

Plus que jamais, les chercheurs ont besoin de votre soutien pour concrétiser ces projets prometteurs et innovants pour les patients. Soutenez-les par un don !

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*Retrouvez le calendrier 2020 de déclaration de revenus et de patrimoine :

 

 

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https://icm-institute.org/fr/actualite/soutenir-nos-700-chercheurs-choix-eclaire-lutter-contre-maladies-cerveau/feed/ 0 Projet Cohorte Covid – Neurosciences https://icm-institute.org/fr/actualite/projet-neuro-covid-19/ https://icm-institute.org/fr/actualite/projet-neuro-covid-19/#respond Fri, 17 Apr 2020 07:30:32 +0000 Ignacio Colmenero https://icm-institute.org/?post_type=actualite&p=18837 Dans le contexte de cette crise sanitaire exceptionnelle, l’Institut du Cerveau lance une grande étude pour mieux comprendre les conséquences neurologiques et En savoir plus ]]> Dans le contexte de cette crise sanitaire exceptionnelle, l’Institut du Cerveau lance une grande étude pour mieux comprendre les conséquences neurologiques et psychiatriques de l’infection à Covid-19.

Depuis les premiers jours, au cœur de l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière où est situé notre Institut, chercheurs, médecins et personnels soignants font front pour combattre le coronavirus. Ils sont engagés dans ce combat comme des milliers d’autres soignants dans notre pays.

À l’Institut du Cerveau, nous savons que les grandes pandémies peuvent donner lieu à des complications neurologiques aiguës ou retardées. Un fait qui se confirme aujourd’hui puisque la perte de goût ou d’odorat observée chez certains patients relève des fonctions nerveuses. Pour autant, nous n’en savons pas plus des répercussions de ce coronavirus sur notre système nerveux, alors qu’à ce jour, plus d’un million de personnes sont touchées dans le monde.

Face à cet enjeu majeur, l’Institut du Cerveau  lance une grande étude pour évaluer rapidement et précisément les impacts éventuels du Covid-19 sur :

  • le système nerveux des personnes touchées
  • les conséquences psychiatriques pour les patients eux-mêmes (dû notamment à de très longues périodes de réanimation) ainsi que pour leur entourage (dû par exemple au confinement)
  • les patients déjà atteints de pathologies neurologiques comme les maladies inflammatoires (sclérose en plaques,..) et les maladies neurodégénératives (Parkinson, Alzheimer,..)

 

Cette étude sera menée auprès de 2 000 à 10 000 patients inclus, d’avril 2020 à avril 2021 pour observer des manifestations neurologiques et psychiatriques suite à une infection au COVID-19. Les données recueillies feront l’objet d’une analyse approfondie, notamment grâce à l’intelligence artificielle. Les informations obtenues seront exploiter en temps réel  afin d’en tirer au plus vite les conséquences pratiques pour les patients.

Le projet Cohorte Covid – Neurosciences a pour objectif d’acquérir une connaissance fine des effets délétères du virus COVID-19 sur le système nerveux, pour permettre d’améliorer la prise en charge, le suivi et la rééducation des patients

Nous avons besoin de vous pour mener à bien ce projet, un grand merci par avance de votre soutien !

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Découvrez dans une interview téléphonique exclusive, les espoirs du Pr Jean-Yves Delattre pour parvenir à améliorer la prise en charge, le suivi et la rééducation des patients touchés par le Covid-19 :

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Les propriétés fondamentales des systèmes cérébraux déterminant nos préférences https://icm-institute.org/fr/actualite/proprietes-fondamentales-systemes-cerebraux-determinant-nos-preferences/ https://icm-institute.org/fr/actualite/proprietes-fondamentales-systemes-cerebraux-determinant-nos-preferences/#respond Thu, 16 Apr 2020 15:06:25 +0000 Margaux Orsini https://icm-institute.org/?post_type=actualite&p=18843 La compréhension des mécanismes cérébraux de la prise de décision est devenue l'un des plus grands défis dans le domaine des neurosciences cognitives.

Quels sont les En savoir plus ]]> La compréhension des mécanismes cérébraux de la prise de décision est devenue l’un des plus grands défis dans le domaine des neurosciences cognitives.

Quels sont les mécanismes cognitifs qui nous permettent de prendre des décisions ? D’où vient qu’on préfère certaines options plutôt que d’autres ? Comment la valeur d’une option est-elle estimée par le cerveau ?

 

Une étude conduite par Mathias PESSIGLIONE, chef d’équipe et directeur de recherche INSERM à l’Institut du Cerveau et Alizée LOPEZ-PERSEM, post-doctorante à l’Institut du Cerveau, a permis de mettre en évidence les caractéristiques principales du signal neuronal impliqué dans les jugements de valeur. Ces travaux font l’objet d’une publication dans la revue scientifique Nature Neuroscience.

 

Grâce à des électrodes implantées dans le cerveau de 36 patients épileptiques, candidats à une thérapie chirurgicale, les chercheurs ont pu enregistrer l’activité électrique neuronale dans environ 4000 zones cérébrales, alors que les patients réalisaient des tâches d’évaluation.

 

Dans ces tâches, les patients devaient indiquer à quel point ils aimaient les options qu’on leur présentait sur un écran, par exemple manger un gâteau au chocolat ou voir un tableau de Picasso. Cette tâche était suivie d’une tâche de choix entre deux de ces options, qui permettait de vérifier que les jugements de valeurs fournis par les patients permettaient de prédire leurs préférences.

 

Cette étude a permis d’identifier quatre propriétés essentielles du signal neuronal observé dans la région du cortex orbito-frontal (zone cérébrale située dans le cortex préfrontal, juste derrière les orbites oculaires).

  • Ce signal est dépendant de sa ligne de base, c’est-à-dire de l’état du cortex orbitofrontal au moment où on présente les options : si son activité est élevée, nous aurons tendance à aimer davantage l’option proposée.
  • Ce signal est généraliste, c’est-à-dire qu’il représente la valeur de n’importe quel type d’option, ce qui nous permet de choisir entre des options qui n’ont rien à voir entre elles, comme aller au musée ou déjeuner avec des amis.
  • Ce signal est automatique, c’est-à-dire que la valeur subjective d’une option est représentée dans le cortex orbito-frontal même lorsque nous n’avons pas de décision à prendre ou de préférence à exprimer.
  • Ce signal contient à la fois une information de premier ordre, la valeur de l’option, et une information de second ordre, notre confiance dans ce jugement de valeur, qui doit également être prise en compte dans la décision.

 

Prises ensemble, ces quatre propriétés expliquent les erreurs d’attribution dans les jugements de valeur. Ainsi nous pensons parfois estimer la valeur d’une option, alors que nous sommes influencés par la valeur d’une autre. Par exemple, une personne au restaurant est soumise à nombre d’influences de l’environnement comme ce qu’elle mange, la musique d’ambiance, le décor et la conversation des autres convives. On observe alors des interférences entre les valeurs associées à ces différents facteurs, qui peuvent par exemple nous amener à croire que nous apprécions la personne en face de nous, alors qu’en fait nous apprécions le plat que nous mangeons.

 

Ces résultats vont permettre de mieux comprendre les dysfonctionnements du système cérébral qui génère les jugements de valeur, dans des conditions pathologiques comme par exemple les troubles de l’humeur.

 

Source

Four core properties of the human brain valuation system demonstrated in intracranial signals, Nature Neurosciences 2020.

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Covid-19, les conseils du Pr. Philippe Fossati Psychiatre et Chef d’équipe à l’Institut https://icm-institute.org/fr/actualite/conseils-pr-philippe-fossati/ https://icm-institute.org/fr/actualite/conseils-pr-philippe-fossati/#respond Wed, 01 Apr 2020 06:00:44 +0000 Ignacio Colmenero https://icm-institute.org/?post_type=actualite&p=18818 Recommandations du  Pr Philippe Fossati, chef du département de Psychiatrie Adulte de l’hôpital Pitié-Salpêtrière AP-HP et chef d’équipe à l’Institut du En savoir plus ]]> Recommandations du  Pr Philippe Fossati, chef du département de Psychiatrie Adulte de l’hôpital Pitié-Salpêtrière AP-HP et chef d’équipe à l’Institut du Cerveau 

Surtout pas de désynchronisation des rythmes biologiques en cette période de confinement !

Rassurez-vous ! Tout va bien se passer. Vous allez être capables de faire face à la situation actuelle.

Mes conseils en tant que Psychiatre :

C’est d’abord et avant tout de maintenir une activité régulière en termes de rythme de sommeil, se lever régulièrement, travailler à des heures régulières en cas de télétravail, essayer d’avoir une activité physique régulière, essayer de respecter les heures habituelles des repas et pensez à diversifier votre alimentation.

Le risque est de tourner vers une alimentation plus calorique. Donc attention Il faut éviter de prendre des boissons alcoolisées.

Les « apéros virtuels » c’est bien, mais pas trop ! Il faut également absolument maintenir les contacts avec vos proches.

Quelles types de tensions ou réactions peut provoquer le confinement chez certaines personnes et conséquences à court et moyen terme ? 

Risques à court terme : 

Essentiellement de la peur d’autant que ce confinement est conditionné par quelque chose que l’on peut « attraper » ce qui entraine des craintes de contracter la maladie, des peurs aussi pour son entourage. Un sentiment également de frustration, d’irritabilité, de culpabilité de ne pas participer à l’activité collective quand on voudrait aider. 

Risques à moyens termes : 

Certaines personnes peuvent présenter à distance des manifestations anxieuses persistantes, des symptômes dépressifs. On peut également observer lors de la levée du confinement des difficultés à gérer les « distancessociales ». Nous risquons également d’observer une recrudescence de manifestations traumatiques, voire d’authentiques états de stress post-traumatiques avec des réminiscences, des cauchemars centrés sur l’expérience de quarantaine.

De nombreux facteurs peuvent modérer cette expérience. Il y a bien sûr la variabilité inter- individuelle, les problèmes médicaux ou le fait d’avoir des antécédents de troubles psychiatriques.

Des travaux montrent également que les informations et les explications données lors de la période de quarantaine sont capitales : les mauvaises explications ou explications floues peuvent exposer les gens à un plus grand stress à distance. 

Un dispositif médical mis en place face à l’état d’urgence  

Au niveau national une cellule d’écoute psychologique a été mise en place. Elle comprend un numéro vert écoute, une première ligne avec la croix rouge et une seconde ligne avec les CUMP (Cellule Urgence Médico-Psychologique).

Et après ?

Mai et juin, après la vague du « virus », nous risquons de voir réellement la vague de l’impact médico-psychologique de cette situation, de ce confinement, de cette exposition au virus.

Nos médecins font partie du réseau national de l’urgence médico-psychologique regroupant les professionnels des CUMP

Cliquez ici pour lire la présentation et la procédure du dispositif national de soutien médico-psychologique dans le cadre de l’épidémie du CORONAVIRUS (COVID-19).

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Pandémie de Covid-19 : L’Institut du Cerveau se mobilise et avance https://icm-institute.org/fr/actualite/pandemie-covid-19-institut-cerveau/ https://icm-institute.org/fr/actualite/pandemie-covid-19-institut-cerveau/#respond Sat, 21 Mar 2020 08:10:09 +0000 Ignacio Colmenero https://icm-institute.org/?post_type=actualite&p=18794 Dans le contexte de la pandémie de coronavirus, l'Institut du Cerveau met tout en œuvre pour poursuivre au mieux son activité de recherche et participe activement à En savoir plus ]]> Dans le contexte de la pandémie de coronavirus, l’Institut du Cerveau met tout en œuvre pour poursuivre au mieux son activité de recherche et participe activement à l’effort dans la lutte contre le virus et l’aide aux malades.

La pandémie de Covid-19 a perturbé nos activités et mis un frein important à notre travail en laboratoire. Toutes les équipes de recherche ont réduit leurs expériences au minimum nécessaire, finalisant les expériences en cours avec succès. La quasi-totalité de notre personnel travaille désormais à domicile et poursuit ses activités de la meilleure façon possible compte tenu de la situation : analyse ses données, rédige des publications, et utilise des outils digitaux pour communiquer les uns avec les autres. La recherche ne s’arrête jamais !

Situé au cœur de l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière, qui accueille de nombreux patients atteints du Covid-19, l’Institut du Cerveau est en contact étroit avec les équipes médicales et a déjà proposé la mise à disposition de ses équipements et compétences pour participer au dépistage et au soin des patients.

De plus, tous nos cliniciens travaillant à l’Institut du Cerveau de Paris et au département médico-universitaire de neuroscience de l’hôpital sont fortement mobilisés pour soutenir les équipes médicales qui prennent en charge les patients atteints de Covid-19 (la Pitié-Salpêtrière étant désormais le centre de référence pour l’accueil des patients atteints de Covid-19).

En ces temps difficiles, nous réaffirmons nos valeurs :

– Pour une communication basée sur des faits scientifiques et médicaux, dans un contexte où de nombreuses fausses informations sont diffusées sur Internet.

– Au service des patients et de la connaissance, toujours.

– L’ouverture et  la collaboration sont la clé du progrès et nous faisons de notre mieux pour aider au maximum les équipes qui luttent contre le virus.

Nous ne savons pas de quoi seront faits les semaines et les mois à venir, mais nous sommes confiants que les efforts des médecins, de l’ensemble des personnels de santé et de recherche l’emporteront. Nos pensées vont à tous et, en particulier, ceux pour lesquels cette crise s’ajoute au poids d’une affection cérébrale. Lorsque cette pandémie sera derrière nous, les millions de personnes souffrant de pathologies neurologiques et psychiatrique auront besoin de nous. Je peux vous assurer que l’Institut du Cerveau sera là pour poursuivre son engagement :chercher, trouver, guérir, pour vous et avec vous.

Bien à vous,

Pr Alexis Brice, directeur général

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Laurent Cohen publie « Le Parfum du rouge et la Couleur du Z – Le cerveau en 20 histoires vraies » https://icm-institute.org/fr/actualite/laurent-cohen-publie-le-parfum-du-rouge-et-la-couleur-du-z-le-cerveau-en-20-histoires-vraies/ https://icm-institute.org/fr/actualite/laurent-cohen-publie-le-parfum-du-rouge-et-la-couleur-du-z-le-cerveau-en-20-histoires-vraies/#respond Sat, 21 Mar 2020 00:00:36 +0000 Margaux Orsini https://icm-institute.org/?post_type=actualite&p=18766 Laurent Cohen, neurologue et chercheur à l’Institut du Cerveau publie « Le Parfum du rouge et la Couleur du Z - Le cerveau en 20 histoires vraies » chez Odile Jacob. En savoir plus ]]> Laurent Cohen, neurologue et chercheur à l’Institut du Cerveau publie « Le Parfum du rouge et la Couleur du Z – Le cerveau en 20 histoires vraies » chez Odile Jacob. Vingt rencontres avec des patients qui ont révélées des mécaniques complexes de notre cerveau.

 Retrouvez la vidéo de Laurent Cohen qui nous présente son dernier livre :


Laurent Cohen est professeur de Neurologie à l’Hôpital Pitié-Salpêtrière et co-responsable du PICNIC Lab à l’Institut du Cerveau. Ses travaux portent principalement sur l’étude des fonctions cognitives développées de façon exclusive ou prédominante chez l’être humain comme la lecture grâce à des techniques comportementales et d’imagerie cérébrale multimodale de pointe.

Laurent Cohen

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Lancement d’une vaste campagne de sensibilisation https://icm-institute.org/fr/actualite/campagne-institut-cerveau/ https://icm-institute.org/fr/actualite/campagne-institut-cerveau/#respond Fri, 20 Mar 2020 11:28:03 +0000 Margaux Orsini https://icm-institute.org/?post_type=actualite&p=18699 Une campagne nationale de sensibilisation #votrecerveauvousrendremarquable 

 

Notre nouveau nom « Institut du Cerveau » prendra ses marques dès demain et sera En savoir plus ]]> Une campagne nationale de sensibilisation #votrecerveauvousrendremarquable 

 

Notre nouveau nom « Institut du Cerveau » prendra ses marques dès demain et sera accompagné par le lancement d’une campagne d’affichage nationale réalisée et offerte par nos partenaires historiques PUBLICIS et JC Decaux.

Au travers des portraits de grandes personnalités du monde politique, sportif, culturel et artistique parmi lesquels Simone Veil, Rafael Nadal, ou encore Jean Réno, et d’un slogan empreint de sens, cette campagne vise à sensibiliser chacun d’entre nous à l’importance vitale de cet organe fascinant, le plus complexe du corps humain.

 

Par ailleurs, un spot radio avec la voix de Jean Réno, Parrain de l’Institut du Cerveau, a été réalisé et sera diffusé pour l’occasion.

L’objectif double est de rappeler que :

>Le cerveau est le chef d’orchestre de notre organisme et que c’est grâce à lui que nous pouvons rêver, penser, bouger, écrire, imaginer, parler, créer, … ;

> l’Institut du Cerveau a besoin de votre soutien pour faire face aux nombreux défis en faveur du « bien vieillir », surtout lorsque l’on sait qu’en France 1 personne sur 8 est atteinte par une maladie du cerveau.

 

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L’ICM devient l’Institut du Cerveau ! https://icm-institute.org/fr/actualite/licm-devient-linstitut-cerveau/ https://icm-institute.org/fr/actualite/licm-devient-linstitut-cerveau/#respond Fri, 20 Mar 2020 10:57:56 +0000 Margaux Orsini https://icm-institute.org/?post_type=actualite&p=18698 Le cerveau, un organe d’une très grande complexité

Agir, penser, réfléchir, mémoriser, décider, parler, sentir, écrire, apprendre, marcher, rêver...Rien de tout En savoir plus ]]> Le cerveau, un organe d’une très grande complexité

Agir, penser, réfléchir, mémoriser, décider, parler, sentir, écrire, apprendre, marcher, rêver…Rien de tout cela ne serait possible sans notre cerveau. C’est lui qui gère nos comportements sociaux, nos actions ou encore nos émotions. Notre cerveau renferme les plus grands mystères. Sa compréhension est une odyssée pour laquelle de nombreux scientifiques et médecins œuvrent chaque jour. Comment le cerveau se développe-t-il ? Comment préserver un cerveau sain? Qu’est-ce la conscience ? Quelles solutions thérapeutiques pour les maladies du système nerveux ? Ce ne sont que quelques chemins d’exploration et de recherche parmi l’immensité qu’il reste à exploiter.

 

En seulement 10 ans, l’ICM est devenu l’un des Centres de recherche en neurosciences leader en Europe. Grâce à l’implication de ses 700 chercheurs, médecins et experts, de nombreuses avancées scientifiques, médicales et technologiques ont vu le jour. Elles font valoir la puissance d’un écosystème vertueux basé sur un partenariat fort entre public et privé. L’ICM est donc devenu  l’une des références de la recherche sur la connaissance du cerveau auprès de la communauté scientifique internationale et contribue ainsi à accélérer les découvertes et leurs applications au bénéfice des malades.

 

Fort de ses résultats et pour poursuivre son développement, l’ICM a souhaité renforcer sa visibilité et son attractivité. En outre, l’ICM devient l’Institut du Cerveau. Tout simplement. Il s’agit d’une évolution et non d’un changement radical, car nous n’abandonnons pas la moelle épinière, relai essentiel de la quantité gigantesque d’informations qui circulent dans notre corps chaque seconde, dont les enjeux de santé publique sont considérables et qui représente un champ de recherche passionnant. Nous évoluons vers plus de lisibilité et de simplicité dans une démarche d’ouverture plus grande à la société des enjeux de la recherche en neuroscience.

 

Notre logo va quelque peu évoluer dans un esprit de modernité et pour donner plus de force aux recherches menées à l’Institut. L’acronyme persiste car nous avons existé en tant qu’ICM pendant plus de 10 ans, et il n’est pas question d’oublier notre histoire, qui fut à l’origine d’avancées très importantes sur le système nerveux et ses pathologies. C’est également une reconnaissance vis-à-vis de notre communauté fidèle, qui suit l’ICM depuis ses débuts.

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L’émergence de l’individualité comportementale dans le cerveau de la mouche https://icm-institute.org/fr/actualite/lemergence-de-lindividualite-comportementale/ https://icm-institute.org/fr/actualite/lemergence-de-lindividualite-comportementale/#respond Fri, 20 Mar 2020 08:57:43 +0000 Margaux Orsini https://icm-institute.org/?post_type=actualite&p=18754 D'où vient notre individualité ? Qu'est-ce qui nous rend uniques dans notre comportement ? Tout cela pourrait-il se trouver dans notre cerveau ? Bassem Hassan et son En savoir plus ]]> D’où vient notre individualité ? Qu’est-ce qui nous rend uniques dans notre comportement ? Tout cela pourrait-il se trouver dans notre cerveau ? Bassem Hassan et son équipe à l’Institut du Cerveau et de la Moelle épinière (Inserm/CNRS/Sorbonne Université/AP-HP) ont découvert un mécanisme aléatoire de formation de circuits neuronaux dans le cerveau de la mouche du vinaigre (drosophila melanogaster) à l’origine d’un comportement individuel. Ces résultats, publiés dans la revue Science, pourrait représenter un principe général de la façon dont certains aspects de l’individualité émergent dans le cerveau.

 

L’idée que les circuits du cerveau régulent le comportement est une notion qui peut sembler assez évidente. Si un circuit est différent d’un individu à l’autre, alors il pourrait influencer son comportement individuel, et cela pourrait expliquer une partie de l’idiosyncrasie comportementale présente dans la population. Mais comment démontrer cette idée dans un cadre expérimental ?

 

« Le premier problème auquel nous avons dû faire face était de trouver un comportement qui corresponde au câblage des neurones », explique Bassem Hassan. « La découverte s’est faite lorsqu’un de mes collègues, Andrew Straw, m’a contacté pour me dire qu’en étudiant un comportement particulier chez la drosophile, il avait découvert que le circuit spécifique que nous étudiions régulait ce comportement. C’est alors que l’aventure a vraiment commencé » explique Bassem Hassan

 

Bassem Hassan et son équipe travaillent depuis plusieurs années sur ce circuit spécifique du cerveau, un circuit du système visuel appelé Dorsal Cluster Neurons (DCN). Ils ont identifié une variabilité anatomique et développementale stochastique dans ce système, ce qui signifie que le cerveau d’une mouche se développe légèrement différemment du cerveau d’une autre et qu’une fois le développement terminé, ce schéma est stable tout au long de la vie de la mouche.

 

Mais qu’en est-il du comportement ? Est-il aussi stable et unique que ce circuit ? Pour approfondir cette question, l’équipe a testé ce comportement chez les mouches pendant plusieurs semaines et a montré qu’il restait constant chez une mouche donnée mais différait d’une mouche à l’autre. De plus, à chaque génération, la variabilité du comportement était remise à zéro, suggérant que l’individualité comportementale était davantage le résultat du développement unique de chaque cerveau que du génome spécifique de chaque individu.

 

« Maintenant que nous avions le comportement et le circuit, tous deux uniques à une mouche donnée et stables dans le temps, quel est le lien entre les deux ? »

Pour répondre à cette question, ils ont mené une série d’expériences, sous la direction du Dr Gerit Linneweber, premier auteur de l’étude, en étroite collaboration avec l’équipe de Peter Robin Hiesinger à Berlin. En modifiant l’organisation du circuit dans le cerveau des mouches et en inhibant les DCN, une expertise acquise en travaillant pendant plus de 10 ans sur ce circuit, ils ont montré que la corrélation anatomique le plus fort s’établissait entre l’asymétrie gauche-droite du câblage d’une zone spécifique du cerveau de la mouche et le comportement qui consistait à prendre un chemin étroit ou large pour atteindre un objet. Ils démontrent également un lien de causalité entre le circuit et le comportement. Le remodelage du câblage du circuit modifie directement le comportement des mouches tout en maintenant la corrélation entre le circuit et le comportement individuel des mouches. Ces résultats établissent ainsi que la façon dont le circuit se développe sous-tend de façon causale, dans une certaine mesure, le comportement de l’animal.

« L’idée qu’il y a quelque chose d’inné dans certains aspects de l’idiosyncrasie, que nous appellerions « personnalité » en psychologie humaine, et qu’elle trouve son origine dans le cerveau, est une idée très ancienne. Pour la première fois, nous pouvons identifier une origine cérébrale clairement définie pour un paramètre de ce que nous pourrions appeler la personnalité d’un animal. Le fait qu’il soit dû à des mécanismes de développement qui ne peuvent être prédits ni par le seul environnement ni par le seul génome mais par le phénomène du bruit stochastique développemental est très excitant. Nous avons la chance de pouvoir commencer à résoudre deux mystères en même temps.

Faire cette recherche très fondamentale pendant longtemps, qui n’avait pas d’autre but évident que de comprendre comment le cerveau se développe, et être capable de montrer qu’en adoptant ces approches et en construisant lentement une base de connaissances sur une certaine question qui vous intéresse simplement par curiosité scientifique, est extrêmement satisfaisant et une véritable récompense pour les efforts de tant de personnes dans l’équipe » conclut Bassem Hassan


*Bassem Hassan est directeur scientifique et chef d’équipe à l’Institut du Cerveau et de la Moelle épinière, Allen Distinguished Investigator et « Einstein Visiting Fellow » de l’Institut de la Santé de l’Université libre de Berlin.

 

 

Source

A neurodevelopmental origin of behavioral individuality in the Drosophila visual system.Linneweber GA et al, Science. March 2020.

 

 

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Protégé : COM’IN #3 https://icm-institute.org/fr/actualite/comin-3/ https://icm-institute.org/fr/actualite/comin-3/#respond Mon, 16 Mar 2020 13:56:14 +0000 Margaux Orsini https://icm-institute.org/?post_type=actualite&p=18855

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La paralysie supranucléaire progressive https://icm-institute.org/fr/actualite/paralysie-supranucleaire-progressive/ https://icm-institute.org/fr/actualite/paralysie-supranucleaire-progressive/#respond Thu, 05 Mar 2020 23:02:19 +0000 Ignacio Colmenero https://icm-institute.org/?post_type=actualite&p=18780 Qu’est-ce que la Paralysie Supranucléaire Progressive (PSP) ?

 

La paralysie supranucléaire progressive est une maladie rare qui touche entre 5000 et 10 000 En savoir plus ]]> Qu’est-ce que la Paralysie Supranucléaire Progressive (PSP) ?

 

La paralysie supranucléaire progressive est une maladie rare qui touche entre 5000 et 10 000 personnes en France. C’est une maladie neurodégénérative caractérisée par l’accumulation anormale d’une protéine, la protéine tau, dans les neurones de plusieurs régions du cerveau, qui entraîne leur dégénérescence. Elle débute généralement autour de 60-70 ans. La PSP se caractérise par des symptômes variés, comme une instabilité de la posture à l’origine de chutes, une rigidité musculaire, des troubles ou une paralysie des mouvements des yeux et une atteinte cognitive et comportementale, avec une apathie ou un ralentissement intellectuel. Le tableau clinique est proche de la maladie de Parkinson mais la manifestation des symptômes est très différente dans leur intensité et leur succession. Cinq formes cliniques ont été identifiées en fonction de la prédominance de certains troubles cliniques au début de la maladie.

 

Comment diagnostique-t-on la PSP ?

 

Le diagnostic de la PSP est difficile et intervient souvent de façon tardive dans le processus de la maladie, notamment du fait de sa proximité avec la maladie de Parkinson. Il n’existe à l’heure actuelle pas de méthode ni de marqueur diagnostique fiable à 100% pour la PSP. Le diagnostic se base donc sur un ensemble d’examens et de signes cliniques qui orientent vers cette maladie. Les principaux examens aidant au diagnostic de PSP incluent une imagerie cérébrale IRM pour rechercher une atrophie du tronc cérébral, un examen oculomoteur pour identifier un éventuel trouble des mouvements des yeux, ou encore des tests neuropsychologiques.

 

Comment les patients sont-ils pris en charge ?

 

Un réseau national de centres experts (centres de référence et de compétence) comme celui de la Pitié-Salpêtrière permettent de réunir un grand nombre de cas de PSP, ce qui nous permet à la fois d’avoir plus de données pour faire progresser la recherche sur cette maladie mais aussi harmoniser les pratiques diagnostiques et mettre plus de moyens pour améliorer sa prise en charge au niveau national. L’expertise qui est développée au sein du centre de référence et des centres de compétence peut ainsi bénéficier à un maximum de patients.

A l’heure actuelle, il n’existe pas de traitements médicamenteux permettant de guérir la PSP. Une prise en charge pluridisciplinaire est proposée au patient pour améliorer certains symptômes et apporter des aides dans sa vie quotidienne. Cette prise en charge est adaptée à la présentation clinique et à la situation de chaque patient. La kinésithérapie et l’orthophonie sont importantes pour prendre en charge les troubles moteurs et des troubles de la parole, des fonctions cognitives et, si besoin, de la déglutition. Un accompagnement psychologique est proposé pour soutenir le patient et son entourage. Une prise en charge sociale est également importante pour mettre en place, lorsque cela est nécessaire, des aides humaines ou financières. Les patients et leur famille sont également accompagnés par les associations de patients (http://www.pspfrance.org)

Lorsque cela est possible, les patients éligibles peuvent intégrer des essais cliniques. Les critères d’inclusion sont souvent très stricts, tous les patients ne peuvent donc pas être systématiquement inclus dans les essais, mais cette question fait partie de la prise en charge.

 

 

Quels sont les projets de recherche actuels, clinique et fondamentale, à l’Institut du Cerveau sur la PSP ?

 

Plusieurs équipes de l’Institut du Cerveau travaillent sur la PSP, directement ou indirectement : l’équipe de Marie Vidailhet et de Stéphane Lehéricy sur le mouvement anormal et l’imagerie, le CIC avec les essais pharmacologiques (Pr Corvol), l’équipe ARAMIS sur le développement des algorithmes d’intelligence artificielle (Dr Colliot), l’équipe FrontLab sur les troubles cognitifs et le bénéfice de la stimulation transcrânienne sur certains symptômes de la PSP (Pr Levy, Dr Teichmann, Dr Valero-Cabré), sur la caractérisation de symptômes comportementaux comme l’apathie (Dr Bénédicte Batrancourt, Pr Richard Lévy, Dr Louise-Laure Mariani), et l’équipe du Dr Le Ber sur la recherche de marqueurs biologiques. Ces recherches sont effectuées en lien étroit avec l’hôpital et le centre de référence et, pour la plupart, en collaboration avec le réseau national des centres de compétence

 

Nous travaillons notamment sur des algorithmes qui permettraient un diagnostic plus précoce et notamment de différencier les patients atteints de PSP des autres syndromes parkinsoniens sur la base d’examen d’imagerie cérébrale. Il faut aussi rappeler qu’en matière de recherche, la transversalité est clé. L’agrégation pathologique de la protéine tau est également présente dans la maladie d’Alzheimer par exemple. Ainsi, les découvertes réalisées l’une ou l’autre de ces maladies peuvent être utile pour faire progresser la recherche dans les autres.

 

Sur le plan des essais thérapeutiques pharmacologiques, deux essais d’immunothérapie ciblant la protéine tau se sont terminés en 2019 et les résultats ont été rendus disponibles début 2020. L’un était conduit avec Biogen et l’autre par AbbVie. Les résultats de ces deux essais sont malheureusement négatifs, c’est-à-dire que le traitement n’a pas montré de bénéfice sur les symptômes ou la progression de la maladie. Plusieurs hypothèses pourraient expliquer ces échecs. Les anticorps ne ciblaient peut-être pas la bonne forme de tau ou l’administration du traitement est intervenue trop tard dans la progression de la maladie. Ces essais ont tout de même apporté de précieuses informations sur la progression de cette maladie rare et sur les biomarqueurs qui y sont associés, que ce soit en imagerie ou dans le liquide céphalo-rachidien. Sur ce dernier aspect, il faut souligner que beaucoup de marqueurs sont étudiés dans la ponction lombaire, permettant de recueillir le liquide céphalo-rachidien en contact avec le cerveau. Jusqu’à présent, les anticorps anti-tau testés lors des essais cliniques ont fait diminuer la quantité de protéine tau dans le liquide céphalo-rachidien, sans pour autant avoir un effet sur les symptômes de la maladie. Une autre étude vient de démarrer en Europe avec les laboratoires UCB avec un anticorps ciblant une autre forme de la protéine tau.

 

Nous testons également une approche basée sur une petite molécule, développée par AlzProtect, qui diminue la phosphorylation de la protéine tau – le mécanisme à l’origine de la forme pathologique de la protéine – et dont les premiers résultats dans un modèle expérimental montrent un effet positif sur les symptômes. Après des études de sécurité effectuées chez le volontaire sain, un essai thérapeutique chez les patients atteints de PSP vient de débuter cette année.

Il est aussi important de mentionner un essai thérapeutique multicentrique national français, dirigé par les hôpitaux de Marseille et qui est en cours également au Centre d’Investigation clinique de l’Institut du Cerveau, qui teste l’effet de la rivastigmine, un ancien médicament utilisé dans la maladie d’Alzheimer, qui pourrait diminuer le risque de chutes dans la PSP.

 

En dehors des essais pharmacologiques une étude de stimulation transcrânienne interagissant avec certains réseaux neuronaux affectés par la PSP a montré des effets significatifs sur les capacités cognitives et notamment sur le langage, qui est fortement réduite chez les patients. Cette étude « en double aveugle contre placebo » conduite par le FrontLab (Institut du Cerveau), l’Institut de la Mémoire et de la Maladie et le Centre de Référence National (Département de Neurologie, Pitié-Salpêtrière) a mis en évidence que les patients trouvent plus facilement les mots et leur sens augmentant ainsi la fluidité du langage. Cette étude pré-thérapeutique a fourni le rationnel pour utiliser la stimulation transcrânienne dans la PSP et elle incite à mener des essais utilisant des séances itératives de stimulation sur un large groupe de patients pour valider son efficacité thérapeutique dans la PSP.

 

 

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POUR NOUS CONTACTER PENDANT L’EPIDEMIE https://icm-institute.org/fr/actualite/contacter-institut-cerveau-epidemie/ https://icm-institute.org/fr/actualite/contacter-institut-cerveau-epidemie/#respond Thu, 05 Mar 2020 16:49:05 +0000 Ignacio Colmenero https://icm-institute.org/?post_type=actualite&p=18789 L’épidémie de Covid-19 qui touche actuellement la France impacte fortement l’activité du pays. Dès le 16 mars, les équipes de l’Institut du Cerveau se sont En savoir plus ]]> L’épidémie de Covid-19 qui touche actuellement la France impacte fortement l’activité du pays. Dès le 16 mars, les équipes de l’Institut du Cerveau se sont organisées et ont adapté leurs activités afin de poursuivre leur mission de recherche tout en mettant leurs compétences au service de la prise en charge des personnes touchées par l’épidémie au sein de l’Hôpital Pitié-Salpêtrière (AP-HP).

 

Pendant la période de confinement, l’accès à l’Institut du Cerveau est strictement fermé aux personnes extérieures. Si vous souhaitez prendre contact avec l’Institut, veuillez solliciter votre interlocuteur habituel par mail ou par téléphone.  A défaut :

 

 

Relations donateurs :

 

Pour toutes autres questions :

 

Bon courage à toutes et tous et prenez soin de vous et de vos proches. L’Institut du Cerveau reste mobilisé pour Chercher, Trouver, Guérir, pour vous, et avec vous !

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Journée mondiale des maladies rares https://icm-institute.org/fr/actualite/journee-mondiale-maladies-rares/ https://icm-institute.org/fr/actualite/journee-mondiale-maladies-rares/#respond Fri, 28 Feb 2020 22:04:39 +0000 Margaux Orsini https://icm-institute.org/?post_type=actualite&p=18721 Une maladie est dite rare lorsqu’elle affecte moins d’une personne sur 2 000. Plus de 7 000 maladies rares – dont environ 800 neurologiques – sont décrites, et de En savoir plus ]]> Une maladie est dite rare lorsqu’elle affecte moins d’une personne sur 2 000. Plus de 7 000 maladies rares – dont environ 800 neurologiques – sont décrites, et de nouvelles sont identifiées chaque semaine. Les maladies rares sont généralement sévères, chroniques, handicapantes. La moitié des personnes atteintes présentent des déficits moteurs, sensitifs ou intellectuel et dans 9 % des cas, une perte totale d’autonomie. C’est dans ce contexte que les équipes de recherche de l’Institut du Cerveau et de la Moelle épinière (ICM) tentent aujourd’hui d’identifier les causes de 14 maladies neurologiques rares afin d’accélérer leur diagnostic et de proposer des traitements adaptés en particulier par thérapie génique.

L’identification de gènes, de réseaux de neurones spécifiques, les études d’imagerie cérébrale, la mise en évidence de marqueurs précoces de la pathologie, sont autant de résultats prometteurs pour le développement de nouvelles approches thérapeutiques. Les pistes d’investigation issues de ces recherches sont d’ores et déjà à l’étude, comme la stimulation cérébrale profonde dans le syndrome de Gilles de la Tourette ou la thérapie génique pour la maladie de Huntington. 

 

Maladie de Huntington, Ataxies spinocérébelleuses : l’espoir et les questionnements des ARN anti-sens

 

« L’étude de la phase asymptomatique des maladies neurogénétiques rares est un axe majeur de l’équipe. Tous les patients atteints de la maladie de Huntington sont nés avec la mutation génétique. Pourtant les symptômes n’apparaissent que 30 ou 40 ans plus tard. Que se passe-t-il avant ? Finalement, la protéine anormale, elle, s’accumule depuis la naissance dans le cerveau des patients. Quels sont donc les mécanismes de compensation qui permettent de repousser l’apparition des symptômes visibles de plusieurs dizaines d’années ? » explique Alexandra Durr, neurogénéticienne et co-cheffe de l’équipe « Neurogénétique fondamentale et translationnelle ».

 

Une collaboration active entre la clinicienne-chercheuse et le Dr Sandrine Humbert au GIN à Grenoble qui a montré que des défauts de migration cellulaire étaient déjà présents à l’état fœtal. En revanche, la maladie ne se manifeste pas dès la naissance. L’étude Win-HD qui a étudié la substance blanche du cerveau, très en amont de la maladie, chez des sujets jeunes, ne montre aucune atteinte détectable.

 

« Il y a des signes d’atteinte cellulaire chez le fœtus, mais aucune atteinte clinique chez l’enfant et l’adolescent et les signes cliniques apparaissent à l’âge adulte. Cela veut dire que ces jeunes ont compensé leur déficit. Comment font-ils cela ? C’est ce que nous cherchons à savoir. Si nous le comprenons, nous pourrons chercher à booster ces processus de compensation pour retarder le développement de la maladie. » poursuit la chercheuse.

 

Dans la maladie de Huntington comme dans les ataxies spinocérébelleuses dominantes, une protéine anormale s’accumule dans les cellules, déclenchant un phénomène toxique.  Pour la première fois depuis 25 ans, la médecine a les moyens de s’attaquer à ces protéines. L’idée est d’envoyer un petit bout de matériel génétique, un ARN anti-sens, qui va bloquer non pas le gène muté en lui-même, mais son ARN messager qui permet à la synthèse de la protéine. L’ARN messager est recyclé en permanence. Le cibler donner la possibilité d’intervenir au moment voulu, de façon ponctuelle, sans modifier définitivement le gène.

 

Un essai de phase III est en cours avec Roche®, basé sur une injection tous les deux mois d’ARN anti-sens chez 660 patients atteints de la maladie de Huntington. « Une centaine de centres dans le monde se sont réunis pour cet essai. Nous avons inclus tous les patients en à peine 3 mois. C’est exceptionnel ! » précise Alexandra Durr. Si les résultats sont positifs, plusieurs questions resteront encore à élucider : quelle est la meilleure fenêtre pour traiter les patients ? C’est tout l’intérêt des études de la phase asymptomatique de la maladie pendant laquelle le processus pathologique est compensé. De plus, ce traitement cible aussi bien la protéine mutée que la protéine normale, toujours produite chez les patients. Quel effet cela aura-t-il à long terme ?

 

Dans les ataxies spinocérébelleuses, en particulier dans SCA7, un traitement anti-sens est également en préparation. Une des raisons de l’aggravation de la maladie chez les patients est l’instabilité de la mutation responsable de l’ataxie. Alors qu’elle est extrêmement stable chez le fœtus, la forme de la mutation change complètement d’une cellule à l’autre du cerveau à l’âge adulte. Une grande étude génétique a permis d’identifier des potentiels modificateurs de l’âge de début, partagés entre la maladie de Huntington et des ataxies cérébelleuses, toutes dues à une expansion d’un motif répété dans le gène responsable.  Les modificateurs font partie du système de réparation de l’ADN. L’anti-sens que les médecins cherchent à utiliser en ciblant un de ce gènes modificateurs a pour l’objectif de stabiliser l’expansion et donc de limiter l’évolution de la maladie.

 

Le syndrome du déficit en GLUT-1, un modèle pour la compréhension du métabolisme cérébral

 

La maladie de De Vivo ou syndrome du déficit en transporteur cérébral de glucose de type 1 (GLUT-1) est une maladie rare touchant environ 800 personnes en France, dont un peu plus d’une centaine serait diagnostiquée. Il existe plusieurs types de transporteurs à la surface des cellules, selon les organes, permettant de faire pénétrer le glucose à l’intérieur de cellules pour produire l’énergie nécessaire à leur fonctionnement. GLUT-1 est particulièrement exprimé dans les globules rouges, les vaisseaux sanguins et les cellules gliales du cerveau, comme les astrocytes qui sont les cellules nourricières du cerveau. Ce transporteur est donc un régulateur fondamental du métabolisme du sucre dans le cerveau.

 

La maladie de De Vivo est une maladie génétique dite dominante, c’est-à-dire que la mutation d’une des deux copies du gène codant pour le récepteur GLUT-1 suffit à perturber la fonction de ce transporteur. L’anomalie génétique peut être héritée d’un parent, mais le plus souvent il s’agit d’une mutation de novo. L’utilisation altérée du glucose qui résulte de l’atteinte du transporteur GLUT-1 entraine des symptômes très diverses comme des déficiences intellectuelles et des troubles de l’apprentissage chez les enfants, de l’épilepsie, et du fait des changements dans le métabolisme cérébral avec l’âge, l’épilepsie tend à diminuer avec l’âge alors que la composante des mouvements anormaux se majore quant à elle. Les mouvements anormaux peuvent être permanents ou paroxystiques, c’est-à-dire survenir par accès en particulier à la faveur d’un exercice ou d’un jeûne.

 

Une collaboration entre le Dr Fanny Mochel et la Start-up Metafora a permis de développer un test diagnostique par prise de sang qui détecte la quantité du transporteur au niveau des globules rouges, plus simple et moins invasif que la méthode de diagnostic la plus courante aujourd’hui qu’est la ponction lombaire. Les chercheurs évaluent actuellement, en collaboration avec la Haute Autorité de Santé, le rendu diagnostique de ce test en pratique clinique courante dans une quarantaine de centres hospitaliers français.

 

Sur le plan thérapeutique, la stratégie thérapeutique de référence consiste à utiliser une autre source d’énergie que le glucose : les corps cétoniques. L’apport de grandes quantités de lipides du régime cétogène permet de les transformer en corps cétoniques, qui sont utilisés par le cerveau de façon très efficace sans passer par le transporteur GLUT-1. Ce régime est très efficace contre les crises d’épilepsie mais semble moins efficace sur les mouvements anormaux. Il est de plus très contraignant pour les patients.

 

Les chercheurs de l’ICM ont eu l’idée d’une thérapeutique : une huile synthétique appelée triheptanoïne. Il s’agit d’un acide gras de plus petite taille que les lipides de l’alimentation, il n’a donc pas besoin d’une machinerie complexe pour rentrer et être utilisé dans les cellules et pénètre facilement dans le cerveau. La quantité nécessaire de cette huile est aussi beaucoup plus faible que les corps cétoniques, ce qui la rend beaucoup moins contraignante pour le régime alimentaire des patients. La triheptanoïne a par ailleurs une structure chimique originale qui lui permet d’apporter de l’énergie aux cellules d’une façon plus efficace que les corps cétoniques. Des études récentes conduites à l’ICM ont montré une diminution de plus de 90% des mouvements anormaux paroxystiques chez les patients déficitaires en GLUT1 traités par triheptanoïne, avec un effet stable dans le temps.

 

A présent, les axes de recherche sont d’évaluer le bénéfice de la triheptanoïne sur la composante épileptique de la maladie, en particulier chez les enfants, ainsi que d’évaluer la possible transition pour certains patients présentant des symptômes résiduels sous régime cétogène au traitement par triheptanoïne. Plus généralement, ce déficit en GLUT-1 représente un modèle pour comprendre le métabolisme du glucose dans le cerveau, car beaucoup d’autres pathologies neurodégénératives comme la maladie d’Alzheimer ou la maladie de Huntington présente un hypométabolisme cérébral du glucose. Un objectif de Fanny Mochel et de son équipe est d’étudier, grâce à des analyses d’imagerie cérébrale, les effets du traitement sur le cerveau pour mieux comprendre les spécificités du métabolisme cérébral.

 

Les paraplégies spastiques héréditaires : diagnostic et traitement en ligne de mire

 

Les paraplégies spastiques sont la deuxième maladie la plus fréquente touchant les neurones moteurs avec une prévalence d’environ 5 patients pour 100 000 personnes. Les neurones moteurs forment un faisceau de fibres allant du cortex moteur à la moelle épinière, responsable de la motricité volontaire et qui dégénère dans les paraplégies spastiques. Ce sont des maladies complexes et très hétérogènes.

 

Le diagnostic, un enjeu clé pour les paraplégies spastiques héréditaires

 

Depuis 10 ans, la nouvelle génération de séquençage a révolutionné l’approche de la génétique de ces maladies. Elle a permis d’identifier environ 70 gènes responsables de paraplégies spastiques héréditaires. Malheureusement, malgré tous ces gènes connus, la moitié des cas restent inexpliqués.

La première explication pour expliquer cette difficulté diagnostique vient des méthodes de séquençage génétique. Celles-ci ne séquencent souvent qu’une partie de l’ADN : l’exome. Des informations clés pourraient se trouver dans d’autres parties de l’ADN, les séquences non-codantes, ce qui représente un champ de recherche assez vaste. Ce fut par exemple le cas pour des maladies très proches, les ataxies spinocérébelleuses, dans lesquelles une mutation a été très récemment identifiée dans ces parties non-codantes de l’ADN. Autre explication, les algorithmes qui analysent les séquences ADN s’améliorent de jour en jour. Les chercheurs ont observé qu’en ré-analysant des séquences qui n’avaient pas montré de mutations il y a quelques années avec les algorithmes d’aujourd’hui, ils pouvaient révéler, dans un petit pourcentage de cas, des mutations qui étaient masquées auparavant. Giovanni Stevanin, co-responsable de l’équipe « Neurogénétique fondamentale et translationnelle» est l’un des partenaire d’un projet européen, SOLVE-RD(pour « résoudre les maladies rares »), qui a pour but d’analyser les séquences de 19 000 patients qui avaient été trouvés négatifs lors du premier séquençage de leur ADN, pour tenter de trouver de nouvelles mutations génétiques. Enfin, il reste sûrement des gènes à identifier, et de nouveaux gènes sont régulièrement identifiés par l’équipe de neurogénétique de l’ICM, qui possèdent un vrai savoir-faire dans ce domaine.

 

L’équipe de Giovanni Stevanin et Alexandra Durr est à l’origine d’un kit diagnostic par nouvelle génération de séquençage, qui permet de séquencer les 70 gènes en cause dans les paraplégies spastiques héréditaires en un temps record. Développé à l’ICM avec la plateforme de génotypage-séquençage, ce kit est à présent utilisé en pratique clinique courante à l’unité fonctionnelle de génétique clinique de la Pitié-Salpêtrière, site de référence hospitalier pour les paraplégies spastiques.

 

Le diagnostic des paraplégies spastiques est un enjeu majeur à l’heure actuelle, car l’objectif sous-jacent est de construire des cohortes de patients suffisantes pour chaque forme de paraplégie spastique afin d’identifier des biomarqueurs, qui permettront de suivre l’effet des futurs essais thérapeutiques.

 

SPG11 : un exemple d’un aller-retour du patient au laboratoire réussi

 

Suite à l’identification à l’ICM d’un gène à l’origine de la forme la plus fréquente des paraplégies spastiques autosomiques récessives – les deux copies du gène doivent être mutées pour que la maladie s’exprime cliniquement-, SPG11, chez des patients, l’équipe « Neurogénétique fondamentale et translationnelle » a développé un modèle expérimental très précis, récapitulant tous les aspects de la pathologie humaine, pour mieux comprendre les mécanismes de la maladie. Giovanni Stevanin, Khalid El-Hachimi et Frédéric Darios ont identifié des accumulations de certains lipides dans les cellules. Cette accumulation de lipides intervient très tôt dans la pathologie, avant l’apparition des symptômes cliniques. Cette découverte a fait naître une idée de thérapeutique dans l’esprit des chercheurs : empêcher l’accumulation de ces lipides dans le cerveau grâce à une molécule thérapeutique déjà utilisée dans une autre pathologie. Les essais conduits dans un modèle expérimental donnent des résultats prometteurs mais le passage à l’homme nécessite d’adapter le traitement avec une autre approche en cours d’étude.

 

« Notre travail sur SPG11 est un bel exemple d’un aller-retour entre le patient et le laboratoire. Nous avons identifié la mutation chez les patients et établi des corrélations entre gènes et symptômes. Nous avons ensuite développé un modèle expérimental qui nous a permis de détailler le rôle de la protéine codée par le gène SPG11 et l’accumulation de lipides dans les neurones, que nous avons également validé chez les patients. Ceci nous a enfin permis de pointer une cible thérapeutique, que nous essayons à présent d’approfondir pour traiter les patients dans l’avenir. » explique Giovanni Stevanin.

 

Dystonie et mouvements anormaux rares : une équipe pionnière

 

L’équipe de Marie Vidailhet et Stéphane Lehéricy à l’ICM travaille depuis des années sur les maladies du mouvement, et en particulier les dystonies et les mouvements anormaux rares.

 

Ils ont démontré dans la dystonie une implication forte du cervelet, qui a à la fois une capacité de compensation mais aussi d’altération du mouvement. La dystonie n’est pas due à des lésions dans le cerveau mais à un dysfonctionnement de certains circuits cérébraux. Les chercheurs développent donc des recherches pour trouver des solutions comme la rééducation, la stimulation magnétique transcrânienne, de nouvelles techniques audacieuses de stimulation non-invasives et la stimulation cérébrale profonde pour tenter de rétablir un fonctionnement normal du cerveau et améliorer les symptômes.

 

« La prise en charge des mouvements anormaux rares et des dystonies se fait à l’hôpital par une consultation dédiée dans notre Centre National de Référence Maladies Rares. Il y a d’abord le diagnostic et l’explication du diagnostic. Mettre en lien le patient avec les associations de patients est très important. Il existe une panoplie de traitements, médicamenteux, chirurgicaux et d’essais que nous pouvons proposer. » explique Marie Vidailhet.

 

L’équipe de Marie Vidailhet et Stéphane Lehéricy est une équipe pionnière dans le tremblement orthostatique primaire, pour comprendre les anomalies qui sous-tendent ce trouble. Le tremblement orthostatique primaire se caractérise par un tremblement à haute fréquence mais imperceptible par les patients. Il pourrait être lié à une dysfonction du cervelet ou de la moelle épinière. La stimulation non-invasive de la moelle épinière est une piste qu’explore actuellement les chercheurs.

 

Deux essais récents ont donné des résultats prometteurs dans les mouvements anormaux rares. Dans une dystonie causée par une mutation du gène ADCY5, qui se distingue par spasmes pendant la nuit, Aurélie Méneret et Emmanuel Roze, ont montré que le café, très fort, peu améliorer les symptômes de ces sujets. Dans les dystonies paroxystiques, qui sont également liées à une anomalie génétique, PRRT2, les chercheurs ont étudié les mécanismes, par explorations électrophysiologiques et par imagerie. Là encore, un traitement a pu être développé, basé sur le repositionnement de médicaments antiépileptiques.

 

« Pour ces maladies, nos espoirs sont énormes. Ces personnes ont un cerveau normal mais sa fonction est altérée avec une dérégulation de l’activité des circuits cérébraux. Nos espoirs sont donc de trouver des méthodes qui régularisent, rétablissent la normalité la fonction du cerveau. Faire que la personne se répare elle-même en l’aidant grâce à des techniques thérapeutiques est l’ambition de notre recherche et, pour certains sujets, déjà applicable dans le quotidien. » conclut Marie Vidailhet

Syndrome Gilles de la Tourette

Le syndrome Gilles de la Tourette est une pathologie neuropsychiatrique et neuro-développementale très hétérogène qui se caractérisent par des tics, des mouvements brusques et répétés involontaires. Ces derniers apparaissent durant l’enfance, autour de 6-7 ans, et sont presque toujours associés par la suite à des symptômes psychiatriques. Une autre particularité de ce syndrome est qu’il se résorbe ou s’améliore spontanément à l’âge adulte chez environ 25% des patients. Pour les 75% restants, les symptômes peuvent se maintenir ou même s’aggraver. Un enjeu dans cette pathologie est donc de comprendre pourquoi certains patients s’améliorent spontanément afin de pouvoir développer des stratégies thérapeutiques pour aider les autres.

Retrouvez la vidéo avec Andreas HARTMANN, coordonnateur du centre de référence Syndrome Gilles de la Tourette :

Les impulsions motrices ne prédisent pas les tics des patients

Cyril Atkinson-Clément (ICM) et Yulia Worbe (Sorbonne Université/APHP) dans l’équipe « MOV’IT : mouvement, investigations, thérapeutique. Mouvement normal et anormal : physiopathologie et thérapeutique expérimentale» à l’ICM, montre que le contrôle de l’impulsivité motrice, ce trait qui caractérise la capacité à inhiber un mouvement ou une action déjà commencé, n’est pas corrélé avec les tics chez les patients atteints du syndrome Gilles de la Tourette. Ces résultats, publiés dans la revue Cortex, apportent un nouvel éclairage sur cette pathologie complexe.

Retrouvez l’article en intégralité sur ce lien

 

La paralysie supranucléaire progressive

Retrouvez l’interview du Pr Jean-Christophe Corvol et du Dr Isabelle Le Ber sur cette page.

 

 

Les chercheurs de l’ICM travaillent sur de nombreuses autres maladies rares : Sclérose latérale amyotrophique, épilepsies génétiques, tumeurs cérébrales, trisomie 21, leucodystrophies… dont plusieurs feront l’objet de communication à l’occasion de prochaines journées dédiées. Continuez de suivre l’ICM sur ses réseaux sociaux pour être tenu informé des dernières avancées dans ces pathologies.

 

 

 

 

 

 

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Des troubles cognitifs précoces chez des sujets à risque de développer une DFT/SLA https://icm-institute.org/fr/actualite/troubles-cognitifs-dft-sla/ https://icm-institute.org/fr/actualite/troubles-cognitifs-dft-sla/#respond Fri, 28 Feb 2020 15:10:01 +0000 Margaux Orsini https://icm-institute.org/?post_type=actualite&p=18723 Des chercheurs et des cliniciens de l’Institut du Cerveau et de la Moelle épinière (Inserm / CNRS / Sorbonne Université) à l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière En savoir plus ]]> Des chercheurs et des cliniciens de l’Institut du Cerveau et de la Moelle épinière (Inserm / CNRS / Sorbonne Université) à l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière (AP-HP) mettent en évidence une altération des capacités d’inhibition cognitive chez des individus asymptomatiques risquant de développer une dégénérescence fronto-temporale (DFT) ou une sclérose latérale amyotrophique (SLA), car porteurs d’une mutation génétique spécifique. Les résultats sont publiés dans Journal of Neurology, Neurosurgery, and Psychiatry.

 

Les dégénérescences fronto-temporales (DFT) et la sclérose latérale amyotrophique (SLA) sont des maladies neurodégénératives pouvant avoir une cause génétique commune, dont la plus fréquente est une mutation du gène c9orf72. Il n’existe à l’heure actuelle pas de traitement pour ces pathologies. Comprendre comment celles-ci se développent et identifier des signes avant-coureurs représente un enjeu crucial pour évaluer de nouvelles thérapies et identifier la meilleure fenêtre d’intervention thérapeutique.

 

Dans ce but, la cohorte PREVDEMALS, conduite par le Dr Isabelle Le Ber (AP-HP et ICM) à l’Hôpital de la Pitié-Salpêtrière (AP-HP), suit 80 personnes asymptomatiques à risque important (50%) d’être porteuses de la mutation c9orf72, donc de développer une DFT ou une SLA dans quelques années. L’objectif est d’étudier le stade pré-symptomatique de ces maladies, avant l’apparition des premiers symptômes cliniques et d’identifier des marqueurs précoces du début du processus pathologique pour traiter le plus précocement possible.

 

Une capacité particulièrement affectée chez les patients atteints de dégénérescences fronto-temporales est l’inhibition cognitive et comportementale, une faculté nous permettant de ne pas répondre à tous les stimuli auxquels nous sommes sujets au quotidien et réprimer des comportements inadaptés aux différentes situations auxquelles nous faisons face. Elle est indispensable dans nos activités de tous les jours, nos interactions sociales ou encore au contrôle de nos émotions.

 

Dans la présente étude, fruit d’une collaboration entre les équipes d’Isabelle Le Ber (AP-HP/ICM) et de Lara Migliaccio (Inserm) à l’ICM, les chercheurs et cliniciens ont cherché à voir si des signes précoces d’altération de l’inhibition cognitive étaient présents chez les sujets de la cohorte PREVDEMALS.

 

Pour cela, ils ont fait passer à 38 sujets non symptomatiques mais porteurs de la mutation c9orf72 et 22 individus non-porteurs, le test d’inhibition cognitive de Hayling. Celui-ci comporte deux parties : dans la première, l’objectif est de répondre le plus rapidement possible à des associations de mots évidentes, pour la phrase « Paris est la plus belle ville du … », il faudrait par exemple la compléter avec le mot « monde ». Dans la deuxième partie du test, c’est l’inverse. Au lieu de répondre avec le mot le plus évident, il faut exercer une forme de contrôle pour donner une réponse qui n’a rien à voir, par exemple « immeuble » ou « arbre ».

 

Deux paramètres sont sensibles à un défaut d’inhibition : le temps de réponse, qui s’allonge avec un défaut d’inhibition, et le taux d’erreurs. Les résultats montrentdes anomalies dans ces deux paramètres chez les porteurs de la mutation et en particulier chez les sujets plus âgés (>40 ans).

 

« Les performances à ce test étaient capables de prédire la proximité de la conversion clinique (début des symptômes cliniques) par rapport à un âge théorique calculé à partir de l’âge d’apparition des symptômes cliniques chez les personnes touchées dans la famille des sujets de l’étude. » explique Maxime Montembeault, premier auteur de l’étude (actuellement post-doctorant au Memory and Aging Center, University California San Francisco).

 

Un examen complémentaire d’imagerie cérébrale montre que les scores de ces tests corrélaient avec certaines régions du cervelet, démontrant le rôle que cette structure cérébrale exerce dans le contrôle cognitif alors que cette faculté était considérée comme strictement dépendante du cortex frontal.

 

« Nous montrons ici que l’évaluation de l’inhibition cognitive constitue un marqueur très intéressant pour détecter des anomalies très précocement chez ces personnes à risque de développer une pathologie neurodégénérative. Cette évaluation de l’inhibition cognitive pourrait être essentielle pour stratifier les patientsmais aussi les porteurs asymptomatiques de la mutation pour pouvoir mettre en place des essais thérapeutiques. Selon qu’un individu est plus proche de la conversion ou plus éloigné, cela permettra de créer des groupes plus précis pour tester de futurs thérapeutiques et d’identifier la meilleure fenêtre thérapeutique pour administrer ces traitements-candidats. » conclut Lara Migliaccio, dernière auteure de l’étude

 

Source :

Cognitive inhibition impairments in presymptomatic C9orf72 carriers

Montembeault M, et al. J Neurol Neurosurg Psychiatry 2020. 

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Scipio bioscience réalise sa levée de fonds de 6.0 M€ en Série A  https://icm-institute.org/fr/actualite/scipio-bioscience-realise-levee-de-fonds-de-6-0-me-serie-a/ https://icm-institute.org/fr/actualite/scipio-bioscience-realise-levee-de-fonds-de-6-0-me-serie-a/#respond Wed, 26 Feb 2020 11:23:12 +0000 Margaux Orsini https://icm-institute.org/?post_type=actualite&p=18700 Afin de poursuivre le développement et d’assurer le lancement de son kit de préparation d’échantillons pour le séquençage ARN 

Paris, le 25 Février 2020 – La En savoir plus ]]> Afin de poursuivre le développement et d’assurer le lancement de son kit de préparation d’échantillons pour le séquençage ARN 

Paris, le 25 Février 2020 – La start-up de biotechnologies Scipio bioscience est basée à Paris. Elle développe une nouvelle génération de solutions de séquençage sur cellules uniques et annonce sa levée de fonds de 6.0 M€ dans le cadre de sa série A auprès d’investisseurs internationaux menés par M Ventures (Amsterdam, Pays-Bas), filiale capital risque de Merck. Les investisseurs historiques, le fonds Quadrivium I de Seventure Partners (Paris, France) et High-Tech Gründerfonds (Bonn, Allemagne) ont participé à l’augmentation de capital aux côtés de Financière Arbevel (Paris, France) et investiere (Zürich, Suisse). 

Comme le dit Arnaud Autret, Directeur Investissement chez M Ventures : « Il y a un besoin considérable d’outils de séquençage abordables. C’est la disponibilité de ces outils qui stimulera la croissance mondiale du marché des analyses sur cellules uniques, en recherche fondamentale comme en recherche clinique. Scipio bioscience est précurseur dans le domaine de préparation d’échantillons pour le séquençage. Nous soutenons pleinement l’équipe dans son projet de lancement d’une solution très attendue par le marché, basée sur une technologie innovante, qui permet le positionnement de Scipio bioscience en acteur majeur du domaine de la biologie des cellules uniques. » 

Philippe Tramoy, Partner (Directeur de Participations) au sein de l’équipe dédiée à la gestion du Fonds d’Amorçage Quadrivium 1 chez Seventure Partners, ajoute : « nous sommes très satisfaits que notre financement d’amorçage de Scipio bioscience pour un véritable projet de développement de technologie de pointe soit la clef pour permettre à cette innovation de changer la donne dans le secteur ». 

Le Professeur Stuart Edelstein, Président de Scipio bioscience, note également : « Nous sommes convaincus que notre kit ergonomique, simple à utiliser, accessible depuis toutes les paillasses et ne nécessitant aucun équipement, permettra à des milliers de chercheurs supplémentaires de pratiquer le séquençage ARN de cellules uniques. Cet accès à la technologie va modifier la manière dont les chercheurs répondent aux questions biologiques et bénéficier à la recherche fondamentale tout comme aux applications cliniques. Nous sommes très heureux d’initier avec les laboratoires de l’ICM (Institut du Cerveau et de la Moëlle épinière, Paris, France) des collaborations pour les bêta-tests de notre kit, car les interactions avec ces derniers ont été jusqu’à maintenant extrêmement fructueuses. Notre objectif prochain est d’étendre les collaborations aux instituts de recherches européens phares. » 

La levée de fonds de 6.0 M€ en Série A permettra d’achever le développement du kit de séquençage ARN sur cellules uniques, ainsi son industrialisation et sa commercialisation pour le lancement prévu pour 2022. 

A propos de Scipio bioscience 

Scipio bioscience développe une nouvelle génération de solutions de séquençage sur cellules uniques, pour répondre aux besoins croissants de la recherche fondamentale et clinique. La technologie brevetée est basée sur une approche innovante conçue par son Président et Co-Fondateur, le Professeur Stuart Edelstein, un biophysicien de renommée mondiale. L’équipe composée de scientifiques experts en biologie moléculaire, chimie et bio-informatique est dirigée par Pierre Walrafen, PhD, CEO et co-fondateur de Scipio bioscience. La start-up, hébergée par l’incubateur iPEPS-ICM de l’Institut du Cerveau et de la Moëlle épinière (ICM, Hôpital Pitié-Salpêtrière, Paris), a développé le protocole depuis la preuve de concept jusqu’au prototype prêt à tester par des équipes de recherches partenaires. Scipio bioscience a bénéficié d’un financement de la part de la Région Île-de-France et du Programme d’Investissement d’Avenir, opéré par BPI France. Pour plus d’informations : www.scipio.bio 

A propos de M Ventures 

M Ventures est la filiale capital risque de Merck KGaA, Darmstadt. L’entité est mandatée pour investir dans des technologies et produits innovants ayant le potentiel d’impacter positivement les résultats du groupe dans ses domaines d’expertises. Depuis son siège à Amsterdam et ses bureaux aux Etats-Unis et Israël, M Ventures investit au niveau mondial dans des innovations de ruptures portées par des entrepreneurs exceptionnels. M Ventures participe activement à la gestion de son portefeuille de start-ups et travaille en équipe avec les entrepreneurs et co-investisseurs pour faire des innovations de véritables succès commerciaux. Pour plus d’informations : www.m-ventures.com 

A propos du fond d’Amorçage Quadrivium 1 

Le fond d’amorçage Quadrivium 1 est l’un des fonds d’investissement géré par Seventure Partners. Ce fond finance des entreprises françaises au stade d’amorçage (Fond National d’Amorçage) dans le domaine des Sciences de la Vie et des Technologies Digitales, issues ou liées aux domaines de la recherche académique. Ces domaines sont fédérés autour de l’UPMC, l’Université Paris II, l’Université Paris IV, le Musée National d’Histoire Naturelle, l’IRCAM, l’ENSCI, l’Université Technologique de Compiègne, le CNRS, l’Institut Curie, la Fondation Pierre Gilles de Gennes, la fondation Voir et Entendre et l’Université Paris Sciences et Lettres (PSL). 

About Seventure Partners 

Avec 750 M€ de capital sous gestion à fin 2018, Seventure Partners s’impose comme l’un des principaux acteurs européens du capital-innovation. Depuis 1997, Seventure Partners a investi dans des entreprises innovantes avec fort potentiel de croissance dans deux domaines : Sciences de la Vie en Europe, Israël, Asie, Amérique du Nord et Technologies du Digital en France et en Allemagne. Les montants investis varient entre 500 k€ et 10 M€ par tour de table, et jusqu’à 20 M€ par société du stade d’amorçage aux phases finales. Seventure Partners est une filiale du groupe Natixis Investment Managers. Natixis est une filiale du groupe BPCE, le deuxième groupe bancaire français. Pour plus d’informations : www.seventure.fr/en Twitter: @seventurep 

A propos de High-Tech Gründerfonds 

High-Tech Gründerfonds (HTGF) est un investisseur en fonds d’amorçage qui finance des start-ups à haut potentiel dans le domaine des technologies. Avec 895,5 M€ en portefeuille d’investissement répartis sur trois fonds et un réseau international de partenaires, HTGH a déjà aidé au démarrage de plus de 560 start-ups depuis 2005. Passionnée, guidée par son esprit d’entreprenariat et son expertise, l’équipe de responsables expérimentés en investissements et d’experts des start-ups contribue à guider les jeunes entreprises dans leur développement. HTGF se concentre sur les start-ups high-tech dans de nombreux secteurs, dont les logiciels, le matériel informatique, les sciences de la vie et la chimie. A ce jour, les investisseurs externes ont injecté 2 Md€ dans le portefeuille d’HTGF par l’intermédiaire de 1400 tours de financement. HTGF a également revendu avec succès ses participations dans plus de 100 entreprises. 

Les investisseurs des partenariats public-privé comprennent German Federal Ministry of Economics and Energy, KfW Capital, the Fraunhofer-Gesellschaft and the commercial enterprises ALTANA, BASF, Bayer, Boehringer Ingelheim, B. Braun, Robert Bosch, BÜFA, CEWE, Deutsche Post DHL, Dräger, Drillisch AG, EVONIK, EWE AG, FOND OF, Haniel, Hettich, Knauf, Körber, LANXESS, media + more venture Beteiligungs GmbH & Co. KG, PHOENIX CONTACT, Postbank, QIAGEN, RWE Generation SE, SAP, Schufa, Schwarz Gruppe, STIHL, Thüga, Vector Informatik, WACKER and Wilh. Werhahn KG. 

A propos de Financière Arbevel 

Fondée en 1997, Financière Arbevel, société de gestion entrepreneuriale, s’est considérablement développée depuis son rachat par les propriétaires actuels début 2009 – l’actif géré a progressé de 25 M€ à 1,9 Md€ à ce jour (dont 752 M€ sous l’égide SICAV « Pluvalca » comprenant 9 compartiments d’actifs). La société emploie actuellement 34 personnes, dont 13 dédiées à la gestion du fond et aux recherches d’investissements. Financière Arbevel est reconnue pour son expertise sur le segment des classes d’actifs « small and mid cap ». Nous sommes avant tout une « Maison de Recherche » mettant l’accent sur les ressources internes d’analyse et de gestion, des liens forts avec les équipes de direction des sociétés du portefeuille (plus de 1 000 réunions l’année dernière) et une quête permanente de nouveaux investissements offrant des opportunités de croissance structurelle. La digitalisation, les nouveaux modes de paiement, l’Industrie 4.0 ou encore le vieillissement démographique figurent parmi nos thématiques privilégiées. Nous nous assurons de suivre avec attention les derniers développements dans ces secteurs, en participant à de nombreuses conférences, salons professionnels, événements thématiques spécifiques et en rencontrant régulièrement les équipes de direction des sociétés du portefeuille. Notre ADN « small and mid cap » est réparti stratégiquement entre les différentes familles du fond PLUVALCA, dans une logique de « Cross Asset », comprenant notre fond d’actifs Core, des fonds thématiques, des obligations et de la gestion diversifiée. 

En 2015, le fond souverain d’actifs Norvégien a choisi Financière Arbevel pour gérer son mandat d’investissement français. En 2018, Financière Arbevel a poursuivi son développement en lançant son premier fond d’investissement européen (FPCI ou Fonds Professionnel de Capital Investissement) avec une approche transversale ciblée sur les sociétés non-cotées du secteur Sciences de la Vie et l’idée d’accompagner un nombre limité de start-ups des biotechnologies dans leur développement. www.arbevel.com 

A propos de investiere 

investiere est la plateforme d’investissement leader dans le domaine du capital-risque en Europe. La stratégie d’investissement cible des jeunes pousses européennes high-tech. La communauté investiere rassemble plus de 4 000 investisseurs privés qualifiés, ainsi que des family offices, fonds de pension et corporates. investiere a financé plus de 70 sociétés depuis sa création en 2010. Pour rejoindre la communauté d’investisseurs, rendez-vous sur le site investiere.ch 

 

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PAOLO BARTOLOMEO, NEUROLOGUE ET CHERCHEUR INSERM A L’INSTITUT DU CERVEAU ET DE LA MOELLE EPINIERE (ICM) PUBLIE « PENSER DROIT » https://icm-institute.org/fr/actualite/paolo-bartolomeo-penser-droit/ https://icm-institute.org/fr/actualite/paolo-bartolomeo-penser-droit/#respond Wed, 19 Feb 2020 12:50:18 +0000 Margaux Orsini https://icm-institute.org/?post_type=actualite&p=18690 Paris, le 10 février 2020 - On lui a longtemps prêté un faisceau de capacités plus ou moins positives – imagination, intuition, créativité, spiritualité, etc. – En savoir plus ]]> Paris, le 10 février 2020 – On lui a longtemps prêté un faisceau de capacités plus ou moins positives – imagination, intuition, créativité, spiritualité, etc. – qui seraient bridées par la logique froide et calculatrice du cerveau gauche. Or les neurosciences ont révélé une tout autre réalité… Dans ce livre de Paolo Bartolomeo, publié chez Flammarion, plongez enfin dans les arcanes de votre cerveau droit et découvrez un paysage beaucoup plus riche et fécond que ces clichés New Age ne le laissent supposer ! 

 

Comment savoir que cette main est bien la mienne ? Est-il possible de regarder sans voir ? Pourquoi récupère-t-on mieux d’un AVC en écoutant de la musique ? 

Comme l’auteur, médecin et chercheur, le détaille, notre hémisphère droit possède de multiples pouvoirs, essentiels à notre perception du monde et d’autrui. 

Grâce aux progrès de l’imagerie et aux pathologies, on sait désormais que le cerveau droit nous sert à reconnaître un visage et l’émotion qu’il exprime, à apprécier la musique, à nous repérer dans l’espace, ou encore à avoir conscience de nous-même et de notre corps. Autant de fonctions qui sont au coeur même de notre humanité. 

 

Visionner également l’interview de Paolo Bartolomeo présentant ses travaux et son livre « Penser droit » : 

Paolo Bartolomeo est neurologue et directeur de recherche à l’Inserm., il codirige le PICNIC Lab à l’Institut du cerveau et de la moelle épinière, avec Laurent Cohen et Lionel Naccache. Son groupe de recherche a acquis une renommée internationale dans l'étude des troubles de l'attention. 

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L’association « Un pied devant l’autre » soutient la recherche sur la Maladie de Charcot à l’ICM https://icm-institute.org/fr/actualite/association-don-sla/ https://icm-institute.org/fr/actualite/association-don-sla/#respond Tue, 18 Feb 2020 14:42:29 +0000 Margaux Orsini https://icm-institute.org/?post_type=actualite&p=18679 "Un pied devant l'autre" est une association fondée en 2018 dans le but de sensibiliser, d'informer et de récolter des dons pour aider les personnes atteintes de la En savoir plus ]]> « Un pied devant l’autre » est une association fondée en 2018 dans le but de sensibiliser, d’informer et de récolter des dons pour aider les personnes atteintes de la maladie de Charcot (SLA).

Cette année, celle-ci a réussi à récolter près de 13 000 euros au profit de l’ICM, grâce notamment à l’organisation d’un week-end sportif les 23 et 24 novembre dernier. Une somme qui vient s’ajouter au don de 10 000 euros versé l’année dernière à l’équipe de Séverine Boilée pour la recherche sur la SLA.

Ces fonds permettront aux chercheurs de l’Institut du Cerveau et de la Moelle épinière de mieux appréhender la maladie de Charcot, et ainsi de pouvoir espérer trouver de nouveaux traitements.

Merci à eux pour leur soutien et leur investissement !

 

 

Trail 2019

Trail 2019

 

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LA PREMIÈRE CARTOGRAPHIE COMPLÈTE DE LA VASCULARISATION CÉRÉBRALE, RÉALISÉE À L’ICM https://icm-institute.org/fr/actualite/cartographie-complete-vascularisation-cerebrale-icm/ https://icm-institute.org/fr/actualite/cartographie-complete-vascularisation-cerebrale-icm/#respond Fri, 14 Feb 2020 09:11:48 +0000 Margaux Orsini https://icm-institute.org/?post_type=actualite&p=18641 L’équipe de Nicolas Renier à l’Institut du Cerveau et de la Moelle épinière (Inserm/CNRS/Sorbonne Université) à l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière AP-HP est En savoir plus ]]> L’équipe de Nicolas Renier à l’Institut du Cerveau et de la Moelle épinière (Inserm/CNRS/Sorbonne Université) à l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière AP-HP est parvenue à reconstruire avec une précision encore jamais atteinte le système vasculaire cérébral de la souris dans son intégralité. Alors que de nombreuses pathologies neurologiques et psychiatriques possèdent une composante vasculaire, celle-ci est encore trop peu étudiée du fait de la complexité du réseau de vaisseaux sanguin entremêlé intimement avec les cellules neurales. L’outil développé par les chercheurs ouvre la voie à d’importantes recherches sur le rôle de la vascularisation cérébrale dans l’évolution de nombreuses maladies du cerveau. Les résultats de cette étude sont publiés dans la revue Cell.

Pour répondre à ses besoins importants en oxygène et nutriments, le cerveau est très richement vascularisé en veines, artères et capillaires sanguins. Le système vasculaire cérébral joue un rôle essentiel dans la fonction et le maintien en vie des circuits neuronaux. De nombreuses pathologies du cerveau, neurodégénératives comme neuropsychiatriques (schizophrénie, autisme ou dépression), possèdent une composante vasculaire qui, sans être nécessairement à l’origine de ces maladies, peut être un facteur aggravant de celles-ci. L’étude du système vasculaire cérébral dans son ensemble représente un défi de taille, de par sa densité et sa complexité, mais aussi une opportunité car sa reconstruction 3D complète est maintenant possible.

Mission accomplie pour l’équipe de Nicolas Renier à l’Institut du Cerveau. Grâce à la combinaison d’experts en mathématiques (Christophe Kirst et Sophie Skriabine) et en neurobiologie (Alba Vietes-Prado et Thomas Topilko), les chercheurs sont parvenus à reconstruire l’intégralité du système vasculaire cérébral de la souris à très haute résolution avec une reconnaissance automatique de la nature de chaque vaisseau (artère, capillaire ou veine). Depuis la conclusion de cette étude, plusieurs dizaines de cerveaux ont été reconstruits, car la technique permet d’accélérer et de faciliter l’obtention de ces données. Alors que de telles reconstructions pouvaient prendre plusieurs mois ou années de travail manuel par cerveau auparavant, les chercheurs peuvent maintenant reconstruire un cerveau en 2 jours seulement.

Pour accomplir cela, ils ont mis au point une méthode de marquage biologique permettant de distinguer les artères, veines et capillaires sanguins dans un cerveau rendu optiquement transparent afin d’en enregistrer des images en trois dimensions grâce à une technique d’imagerie de dernière génération, la microscopie en feuillets de lumière. Toutes ces données brutes très complexes de la vasculature cérébrale sont ensuite passées entre les mains des mathématiciens qui ont développé les logiciels permettant de reconstruire ces images grâce à des approches innovantes combinant des mathématiques formelles et des réseaux neuronaux artificiels (neuronal networks).

 

Détail d’une reconstruction automatisée d’un réseau vasculaire cérébral, au niveau de l’hippocampe, montrant les artères en rouge, veines en bleu, capillaires corticaux en vert foncé, capillaires hippocampiques en vert clair, et enfin capillaires thalamiques en rose.

Le résultat est une reconstruction mathématique tridimensionnelle du système vasculaire cérébral, distinguant les différents types de vaisseaux sanguins, leur localisation et leur organisation dans les différentes régions du cerveau. A l’échelle d’un cerveau de souris (environ 1cm3), cela représente près de 280m et quelques 8 millions de vaisseaux avec des variations régionales majeures en termes de densité de vaisseaux, très importante dans les régions sensorielles par exemple.

« Ces reconstructions mathématiques sont très reproductibles dans différents modèles et conditions. Elles ouvrent la porte à de nouvelles hypothèses de travail et opportunités, notamment dans l’étude de différentes pathologies, mais aussi pour comprendre l’organisation intime du réseau cérébro-vasculaire. », explique Nicolas Renier

Pour valider cette méthodologie, l’équipe de chercheurs a collaboré avec l’équipe de Piotr Topilko qui développe des modèles expérimentaux d’accidents vasculaires cérébraux (AVC), pour étudier l’impact d’un AVC, qui correspond à l’obstruction ou à la rupture d’une artère cérébrale, sur la vasculature du cerveau. Ils ont observé une réorientation massive des capillaires sanguins vers le site de l’accident. « Le réseau vasculaire, même dans un cerveau adulte, est extrêmement plastique et peut être l’objet de remaniements très importants. », poursuit Nicolas Renier

Ayant montré que les régions sensorielles étaient les plus densément vascularisées dans le cerveau, les chercheurs, en collaboration avec Nicolas Michalski et Christine Petit de l’Institut Pasteur se sont penchés sur l’effet de la surdité sur le réseau vasculaire cérébral.  Ils ont pu mesurer que lors d’une surdité congénitale, la vascularisation des aires auditives est largement diminuée au profit d’une augmentation de la vascularisation des aires cérébrales associées au toucher et à la vision. Une forme de compensation existerait donc entre les différentes aires cérébrales, la communication neuronale entre ces aires influençant la réorganisation du réseau vasculaire.

« Ces données sont très encourageantes et nous poussent à aller explorer d’autres contextes pathologiques dans lesquels l’activité neuronale est affectée. L’outil que nous avons développé permet de faire ces reconstructions à l’échelle du cerveau entier dans différents contextes et ainsi générer des hypothèses nouvelles sur la façon dont diverses maladies modifient la topologie vasculaire. »conclut Nicolas Renier.

Source

Mapping the fine scale organization and plasticity of the brain vasculature, Christoph Kirst, Sophie Skriabine, Alba Vieites-Prado, Thomas Topilko, Paul Bertin, Gaspard Gerschenfeld, Florine Verny, Piotr Topilko, Nicolas Michalski, Marc Tessier-Lavigne, Nicolas Renier, Cell, 2020.

 

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« Les effets surprenants des lésions cérébrales » : le BRAINCAST#2, par Laurent Cohen https://icm-institute.org/fr/actualite/braincast2laurentcohen/ https://icm-institute.org/fr/actualite/braincast2laurentcohen/#respond Wed, 12 Feb 2020 15:46:35 +0000 Margaux Orsini https://icm-institute.org/?post_type=actualite&p=18672 Braincast, c'est LE podcast scientifique, réalisé par Cerveau&Psycho en partenariat avec l’ICM, qui a pour objectif d'appréhender les subtilités de cet incroyable En savoir plus ]]> Braincast, c’est LE podcast scientifique, réalisé par Cerveau&Psycho en partenariat avec l’ICM, qui a pour objectif d’appréhender les subtilités de cet incroyable organe qu’est le cerveau.

Dans ce deuxième épisode, le Pr Laurent Cohen, neurologue à l’ICM, nous parle des « effets surprenants des lésions cérébrales », au travers de trois histoires passionnantes qui nous présentent la complexité du cerveau. Vous pourrez ainsi être immergé dans le quotidien de ces hommes et femmes, qui ont subitement perdu la capacité de lire, de compter, ou encore de reconnaitre un visage familier…

 

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Journée mondiale de l’épilepsie https://icm-institute.org/fr/actualite/journee-mondiale-de-lepilepsie-4/ https://icm-institute.org/fr/actualite/journee-mondiale-de-lepilepsie-4/#respond Mon, 10 Feb 2020 16:02:27 +0000 Margaux Orsini https://icm-institute.org/?post_type=actualite&p=18646 Le point sur la maladie

 

En France 600.000 personnes sont touchées par cette maladie neurologique chronique qui peut se présenter sous différentes formes selon son En savoir plus ]]> Le point sur la maladie

 

En France 600.000 personnes sont touchées par cette maladie neurologique chronique qui peut se présenter sous différentes formes selon son origine. Environ 50% des épilepsies débutent avant l’âge de 10 ans.

 

Les crises d’épilepsie, symptôme d’un syndrome épileptique, sont la manifestation d’une hyperactivité cérébrale résultant d’une « hyperexcitation » des cellules nerveuses, les neurones du cortex cérébral. On distingue les épilepsies généralisées, 1/3 des cas, les neurones touchés propageant l’anomalie à l’ensemble du cerveau et les épilepsies partielles ou focales qui restent très localisées dans la région d’origine.

 

L’épilepsie peut avoir différentes causes comme une lésion cérébrale, on parle alors d’épilepsie symptomatique ou encore être d’origine génétique, les épilepsies idiopathiques. Il n’existe pas une épilepsie mais plusieurs syndromes épileptiques de sévérité variable qui se définissent par l’âge d’apparition des crises, leur cause, leur nature et leur fréquence et la réponse aux traitements médicamenteux. Le diagnostic de cette maladie repose sur des symptômes cliniques observés au moment des crises épileptiques et sur l’analyse d’un électro-encéphalogramme (EEG) c’est à dire un enregistrement de l’activité électrique des neurones cérébraux.

 

Aujourd’hui les traitements médicamenteux sont efficaces pour plus de 2/3 des patients, 30% des cas restant pharmaco-résistants. La thérapie chirurgicale est alors envisagée avec efficacité chez une majorité de ces patients.

 

La technologie à l’origine du progrès : la plateforme d’électrophysiologie CELIS EPhys

 

Découvrez le travail de la plateforme d’électrophysiologie CELIS E-Phys de l’ICM. CELIS-E-Phys développe des services et technologies de haut niveau pour enregistrer l’activité électrique (moyen de communication entre neurones) des cellules dans différentes conditions expérimentales (cellules isolées, coupe de tissu). Ce type de données est indispensable aux études en neurosciences, pour la caractérisation fonctionnelle de tout type cellulaire et l’étude de la plasticité du système nerveux.

 

 

Un nouvel axe de recherche à l’ICM : La bioénergétique synaptique

 

Le cerveau consomme une grande partie de notre apport énergétique quotidien. Les synapses en particulier, qui relient des neurones les uns aux autres, consomment beaucoup d’énergie. Chaque fois que les neurones communiquent entre eux, beaucoup d’énergie est consommée. Sans surprise, ne pas avoir assez d’énergie pour maintenir la communication neuronale entraîne des effets délétères.

 

Jaime de Juan-Sanz a rejoint l’ICM en 2019 comme chef de l’équipe « Physiologie moléculaire de la bioénergétique synaptique » pour développer un nouvel axe de recherche avec une application dans le domaine de l’épilepsie.

 

Le premier objectif de ses recherches est de comprendre les acteurs moléculaires essentiels impliqués dans le maintien de la bioénergétique des synapses en conditions normales.

 

Le deuxième objectif, davantage lié à la pathologie, repose sur l’hypothèse selon laquelle une bioénergétique altérée peut provoquer l’épilepsie. 170 mutations différentes chez l’être humain qui affectent la fonction de la mitochondrie, l’organite qui fournit de l’énergie aux cellules, provoquent l’épilepsie. Mon idée est de travailler sur une meilleure compréhension, à l’échelle moléculaire, de ce qui fait défaut dans les synapses d’un point de vue énergétique lorsque les mitochondries sont dysfonctionnelles et de voir s’il cela influence le développement de l’épilepsie.

 

Retrouvez l’interview complète de Jaime de Juan-Sanz ici : https://icm-institute.org/fr/actualite/jaime-de-juan-sanz/

 

10 ans de progrès et d’innovation à l’ICM : comment la génétique a changé notre vision de l’épilepsie

 

En 2013, l’équipe de Stéphanie Baulac et d’Eric Leguern a découvert un gène majeur, DEPDC5, situé sur le chromosome 22, impliqué dans des formes familiales d’épilepsies focales.

De façon surprenante, ce gène est impliqué dans des formes d’épilepsies dont les crises émergent de différentes régions du cortex (dites à foyer variable).

 

L’équipe de recherche a également montré que les mutations de DEPDC5 rendent compte d’épilepsies résistantes aux médicaments antiépileptiques, associées à des malformations du développement du cortex cérébral. La protéine DEPDC5 intervient dans une voie de signalisation cellulaire (voie mTOR) qui régule le développement cérébral en contrôlant notamment la production de nombreuses protéines ainsi que la migration ou la taille des cellules neuronales, un rôle qui diffère des autres gènes impliqués jusqu’alors dans les épilepsies focales. C’est la raison pour laquelle les chercheurs développent des modèles expérimentaux dans lesquels le gène DEPDC5 est altéré afin d’élucider les mécanismes responsables de ces épilepsies focales et de tester de nouveaux traitements antiépileptiques ciblés.

 

Récemment, l’équipe de Stéphanie Baulac met en évidence des mutations dites somatiques dans plusieurs gènes de la voie mTOR dans le tissu cérébral postopératoire de formes d’épilepsie focale associées à des malformations cérébrales, des dysplasies corticales focales (Baldassari et al. Acta Neuropath 2019). La cascade de signalisation mTOR, qui implique entre autres le gène MTOR. Les mutations identifiées étaient présentes uniquement dans quelques cellules du cerveau, présentes au sein de la malformation. Cette découverte a renforcé le concept émergent que le cerveau est mosaïque, chaque cellule le constituant comportant un ADN unique à chaque cellule.

 

Le gène DEPDC5 que l’équipe avait identifié en 2013 intervient en amont de la cascade de signalisation mTOR. L’équipe a aussi identifié pour la première fois une seconde mutation, présentes uniquement dans le cerveau, dans le gène DEPDC5, qui a pour conséquence l’inactivation totale du gène.  Il s’agit d’une mutation présente de façon mosaïque, c’est à dire uniquement dans quelques cellules du cerveau, et qui est apparu au cours du développement in utero. Ce type de mutation conduisant à l’absence totale de la protéine dans un nombre restreint et localisé de cellules expliquant l’apparition d’une malformation focale du cortex.

 

« Le développement de séquençage de nouvelle génération a permis la découverte de nouveaux gènes et de nouvelles voies de signalisation dans les épilepsies. En 2013, lorsque nous avons découvert ce nouveau gène, les épilepsies étaient considérées comme des canalopathies, atteignant donc les canaux ioniques présents à la surface des neurones. DEPDC5 ouvrait le champ des études sur la voie mTOR. Cette découverte est à l’origine d’un changement de paradigme dans l’étude de la physiopathologie de la maladie. »

Stéphanie Baulac, co-cheffe de l’équipe « Génétique et physiopathologie de l’épilepsie »

 

L’équipe cherche à présent à mieux comprendre les mécanismes pathologiques qui conduisent à la fois à la malformation et à la genèse des crises d’épilepsie, et comment les mutations des gènes de la voie mTOR contribuent à la variabilité clinique observée chez les patients à l’aide d’approche sur cellules uniques.

 

L’alliance de la clinique et de la recherche pour mieux comprendre les crises d’épilepsie

 

Le Pr Vincent Navarro, co-responsable de l’équipe « Excitabilité cellulaire et dynamiques des réseaux neuronaux » avec Stéphane Charpier et Mario Chavez, et responsable de l’Unité d’épilepsie à l’Hôpital Pitié-Salpêtrière AP-HP et du centre de référence des épilepsies rares, explique l’importance des échanges permanents entre les services cliniques et l’ICM pour faire progresser les recherches sur l’épilepsie.

 

L’Unité d’épilepsie de la Pitié-Salpêtrière est l’un des centres les plus importants de la région Ile-de-France pour la prise en charge des patients épileptiques. Également centre de référence des épilepsies rares, nous observons des épilepsies d’origines extrêmement diverses. 25% des épilepsies sont dites pharmaco-résistantes, c’est-à-dire qu’elle résiste aux médicaments anti-épileptiques. Une option pour ces patients est le retrait du foyer épileptique par chirurgie. Pour cela, nous délimitons de façon extrêmement précise la région à retirer grâce à des électrodes intracérébrales. Cette technique est à la base d’un grand pan de nos recherches conduites à l’ICM.

 

Il y a quelques années déjà, à des fins de recherche, nous avons décidé de rajouter aux électrodes, des microélectrodes, comme de petits cheveux qui émergent du bout des électrodes, pour enregistrer l’activité de neurones uniques. Nous pouvons ainsi étudier le comportement des neurones au cours du sommeil, pendant la crise, entre les crises… Une nouvelle vision de ce qu’il se passe dans le cerveau des patients épileptiques s’est ouverte à nous ! Nous voyons aujourd’hui des choses que nous ne pouvions imaginer voir avant. Nous savons à présent que tous les neurones du foyer épileptique ne sont pas recrutés pendant la crise, ce qui allait à l’encontre du dogme existant dans l’épilepsie. Aujourd’hui, nous essayons de définir toutes les micro-variations dans l’activation des neurones au cours d’une crise pour éventuellement parvenir à définir des schémas communs entre les patients.

 

Ce sujet se nourrit des données acquises en continu auprès des patients de l’hôpital. C’est un exemple remarquable de l’intégration de l’ICM dans l’hôpital. Les serveurs de recherche de l’ICM sont directement reliés à l’Unité d’épilepsie dans l’hôpital. Cela est rendu possible grâce à la collaboration avec Katia Lehongre de la plateforme CENIR-STIM, dont le travail de coordination des enregistrements, des acquisitions des données et leur structuration, et les transmissions entre l’hôpital et l’ICM est indispensable. Grâce à cet écosystème, nous sommes le seul institut en France capable d’acquérir en continu toutes les données issues de microélectrodes intracérébrales d’un patient 24h sur 24, 7 jours sur 7.

 

Cette alliance de la clinique et de la recherche peut s’illustrer par deux autres de nos axes de recherche. Nous étudions particulièrement les encéphalites auto-immunes, des maladies inflammatoires où des auto-anticorps peuvent, de façon aberrante, cibler des protéines du cerveau. L’enjeu est grand car un patient qui développe une épilepsie à l’âge adulte, sans antécédent particulier, peut, jusqu’à preuve du contraire, être atteint d’une encéphalite. Nous sommes parvenus à identifier l’origine des crises d’épilepsie dans un type d’encéphalite et développons à présent des stratégies thérapeutiques pour empêcher les anticorps d’atteindre les protéines du cerveau et empêcher les crises.

Un autre axe de recherche porte sur les crises d’épilepsie qui ne s’arrêtent pas spontanément, ce qu’on appelle un état de mal épileptique. Pourquoi une crise d’épilepsie s’arrête-t-elle toute seule dans la quasi-totalité des cas et parfois non ? Pour mieux le comprendre, nous avons développé toute une série de biomarqueurs afin de suivre l’état du cerveau qui est soumis aux crises chez les patients. Notre objectif est de voir s’il existe un biomarqueur qui pourrait être prédictif de l’arrêt des crises, de la récupération du patient une fois que l’état de mal épileptique est terminé. Dès que nous identifions une piste, nous retournons au laboratoire, à l’ICM, pour tester nos hypothèses, mener des expériences, en lien particulièrement avec Delphine Roussel de la plateforme de neurophysiologie expérimentale, avec l’objectif de finalement revenir vers le patient avec de nouvelles stratégies thérapeutiques à lui proposer.

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