Institut du Cerveau https://icm-institute.org Thu, 06 Aug 2020 10:43:24 +0000 https://wordpress.org/?v=4.9.13 hourly 1 https://wordpress.org/?v=4.9.13 Maladie de Huntington : des anomalies cérébrales détectables dès le stade embryonnaire https://icm-institute.org/fr/actualite/maladie-de-huntington-des-anomalies-cerebrales-stade-embryonnaire/ https://icm-institute.org/fr/actualite/maladie-de-huntington-des-anomalies-cerebrales-stade-embryonnaire/#respond Fri, 17 Jul 2020 12:27:00 +0000 Margaux Orsini https://icm-institute.org/?post_type=actualite&p=19540 La maladie de Huntington est une maladie neurologique génétique qui apparaît généralement à l'âge adulte. Des équipes de chercheurs et de cliniciens au Grenoble En savoir plus ]]> La maladie de Huntington est une maladie neurologique génétique qui apparaît généralement à l’âge adulte. Des équipes de chercheurs et de cliniciens au Grenoble Institut des neurosciences (Inserm/ Université Grenoble Alpes) et à l’Institut du cerveau (Inserm/Sorbonne Université/CNRS/AP-HP) ont découvert des anomalies cérébrales dans des cerveaux d’embryons humains porteurs de la mutation responsable de la maladie de Huntington. Ces travaux à paraître dans Science interrogent sur les mécanismes de progression silencieuse de la maladie et sur le moment et la façon de traiter les patients dans le futur.

 

La maladie de Huntington est une maladie génétique du système nerveux central, rare et héréditaire. Elle se manifeste habituellement entre les âges de 30 et 50 ans par des troubles psychiatriques, cognitifs et moteurs qui s’aggravent progressivement. Elle est due à la mutation du gène codant pour une protéine nommée huntingtine et se transmet sur un mode dit « autosomique dominant » : hériter d’une seule copie pathologique est suffisant pour développer la maladie. En France, environ 18 000 personnes sont concernées : 6 000 présentent déjà des symptômes et près de 12 000 présentent le gène porteur de la mutation mais asymptomatiques.

 

Les équipes de Sandrine Humbert, directrice de recherche Inserm au Grenoble Institut des Neurosciences(Inserm/Université Grenoble Alpes) et Alexandra Durr, Professeur des Universités – Praticien Hospitalier à Sorbonne Université, à l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière, AP-HP et à l’Institut du cerveau (Inserm/Sorbonne Université/CNRS/AP-HP), s’intéressent aux stades précoces de la maladie de Huntington et à la longue période qui précède l’apparition des symptômes. Dans de nouveaux travaux publiés dans Science, elles se sont penchées sur le moment auquel pourraient survenir les anomalies cérébrales.

 

Les équipes de recherche ont étudié des cerveaux d’embryons humains de 13 semaines, issus de dons des parents suite à une interruption médicale de grossesse. Elles ont observé plusieurs différences entre des embryons porteurs de la mutation du gène codant pour la huntingtine et d’autres non porteurs.

Chez les premiers, la protéine huntingtine pathologique est anormalement localisée dans les cellules progénitrices à l’origine des neurones du cortex. Cette localisation anormale est associée, entre autres, à des problèmes de localisation de protéines de jonction dans ces cellules et à des altérations de la taille, densité et orientation du cil, un organelle essentiel au fonctionnement de ces cellules. Ces anomalies perturbent l’équilibre « division-différentiation » des cellules progénitrices. Celles-ci sont en effet issues d’un réservoir de cellules en division dont une partie se différencie en neurones tandis que l’autre continue de se diviser pour fournir de nouvelles cellules progénitrices. Chez les embryons porteurs de la mutation, ces cellules progénitrices entrent plus vite en différenciation au dépend du réservoir de cellules en division.  

 

Les chercheurs ont renouvelé l’expérience avec un modèle de souris de la maladie de Huntington à un stade équivalent de développement embryonnaire et ont retrouvé les mêmes anomalies. Ce travail leur a ainsi permis de valider ce modèle animal pour poursuivre l’exploration des mécanismes précoces de la maladie à d’autres stades du développement embryonnaire ou après la naissance.

 Coupe de cerveau humain (cortex). A gauche, les noyaux sont marqués en bleu; à droite, les cellules progénitrices en magenta sont moins engagées dans la différentiation neuronale que celles en vert.

Coupe de cerveau humain (cortex). A gauche, les noyaux sont marqués en bleu; à droite, les cellules progénitrices en magenta sont moins engagées dans la différentiation neuronale que celles en vert. © Monia Barnat/Grenoble Institut des Neurosciences/Inserm, Université Grenoble Alpes

« C’est la première fois que des anomalies du développement cérébral sont mises en évidence dans cette maladie. De plus, celles-ci sont relativement importantes et étendues bien que nous ne soyons pas encore capables de déterminer leurs conséquences directes », clarifient Sandrine Humbert et Alexandra Durr qui ont dirigé ces travaux.

Mais pourquoi les porteurs de la mutation ne manifestent-ils alors aucun symptôme avant un âge avancé ? « À ce stade, nous posons l’hypothèse que le cerveau met très tôt en place des mécanismes de compensation qui permettent un fonctionnement normal. Il se pourrait d’ailleurs qu’il en soit de même chez les personnes porteuses de mutations associées à d’autres types de dégénérescence comme la maladie d’Alzheimer ou la sclérose latérale amyotrophique », précisent les chercheuses.

 

Celles-ci vont maintenant poursuivre la description du développement cérébral chez des souris modèles de la maladie de Huntington, tenter de comprendre comment ces défauts précoces contribuent à la pathologie adulte, et comment la compensation de ces derniers pourrait être régulée pendant toute la période silencieuse sans symptômes. « Cette découverte a en outre des conséquences importantes sur la façon et le stade auxquels les traitements qui modifient le cours de la maladie doivent désormais être envisagés », concluent-elles.

 

 

Sources :

Huntington disease alters human neurodevelopment

 

 

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Les nœuds de Ranvier et la myéline, éléments essentiels de transmission de l’influx nerveux https://icm-institute.org/fr/actualite/noeuds-de-ranvier-myeline-elements-essentiels-de-transmission-de-linflux-nerveux/ https://icm-institute.org/fr/actualite/noeuds-de-ranvier-myeline-elements-essentiels-de-transmission-de-linflux-nerveux/#respond Thu, 16 Jul 2020 14:02:06 +0000 Margaux Orsini https://icm-institute.org/?post_type=actualite&p=19533 Catherine Lubetzki (Sorbonne-Université/APHP), Nathalie Sol- Foulon (CNRS) et Anne Desmazières (INSERM), de l'équipe « LA REMYÉLINISATION DANS LA SCLÉROSE EN En savoir plus ]]> Catherine Lubetzki (Sorbonne-Université/APHP), Nathalie Sol- Foulon (CNRS) et Anne Desmazières (INSERM), de l’équipe « LA REMYÉLINISATION DANS LA SCLÉROSE EN PLAQUE : DE LA BIOLOGIE À LA TRANSLATION CLINIQUE » à l’Institut du Cerveau, font un point sur les connaissances des noeuds de Ranvier, ces éléments indispensables à la transmission de l’influx nerveux, dans une revue publiée dans Nature Reviews Neurology.

 

Notre histoire débute par un élément indispensable de notre système nerveux, la myéline. La myéline est une membrane constituée en majorité de lipides qui entoure les prolongements de nos neurones, les axones. Elle agit comme une gaine isolante autour de ceux-ci permettant une diffusion optimale de l’influx nerveux aussi appelé potentiel d’action entre les neurones.

Lorsque le neurone est activé, un échange d’ions sodium et potassium entre l’intérieur et l’extérieur de l’axone provoque un changement de polarité qui crée alors un courant électrique, le potentiel d’action. Ce dernier se propage le long de l’axone jusqu’aux terminaisons nerveuses où il est transmis à d’autres neurones connectés par des synapses.

La myéline n’est pas une enveloppe continue. Elle est en réalité composée de segments interrompus par des zones non-myélinisées : les nœuds de Ranvier.

Les nœuds de Ranvier, qu’est-ce que c’est ?

Les nœuds de Ranvier, ces petits domaines intercalés entre les segments de myéline sont indispensables à la propagation de l’influx nerveux. Ils concentrent des canaux ioniques assurant les flux d’ions sodium et potassium nécessaires à la transmission du potentiel d’action qui s’effectue par des bonds de nœud en nœud. C’est ce qu’on appelle la conduction saltatoire. La gaine de myéline est là pour éviter une déperdition entre chaque nœud et accélérer la diffusion de l’influx. Au fil des années, d’autres rôles essentiels pour les nœuds de Ranvier ont été mis en évidence et soulèvent encore de nombreuses questions.

 

Plus qu’accélérer la transmission de l’influx, ils la régulent…

Les paramètres morphologiques des axones, leur diamètre, l’épaisseur de la myéline, ou encore la distance entre chaque nœud, sont critiques pour la vitesse de conduction de l’influx nerveux et pourraient être modulés par l’activité électrique des neurones elle-même. Ce processus dynamique s’avère essentiel pour renforcer et synchroniser les circuits neuronaux, et ainsi améliorer les performances de notre système nerveux lors de l’apprentissage. Les nœuds, par leur taille et leur diamètre pourraient également agir comme des régulateurs de la vitesse de conduction. Des différences ont par exemple été identifiées entre les axones du nerf optique et ceux de la substance grise du cerveau. En modifiant ces caractéristiques, les axones pourraient ainsi adapter leur vitesse de conduction de l’influx pour optimiser l’intégration et le traitement des informations.

 

Une plaque tournante d’interactions cellulaires dans le cerveau

Au niveau des nœuds de Ranvier, des contacts s’établissent avec les cellules de leur environnement, les cellules gliales. Avec les astrocytes, les cellules nourricières et de support du cerveau, avec les précurseurs des oligodendrocytes, les futures cellules productrices de myéline, ou encore avec les cellules microgliales, en charge des défenses immunitaires. Le rôle de ces multiples interactions reste encore à élucider mais celles-ci suggèrent que les nœuds puissent être essentiels à la communication entre neurones et cellules gliales.

 

L’enjeu des maladies démyélinisantes

L’atteinte des nœuds de Ranvier au cours de maladies démyélinisantes comme la sclérose en plaques est au cœur des recherches depuis de nombreuses années. Une perturbation des nœuds a été identifiée dans des modèles expérimentaux de pathologies inflammatoires démyélinisantes du système nerveux central. Elle est associée à une redistribution des canaux responsables des échanges d’ions sodium et potassium, ce qui affecte à la fois l’intégrité de l’axone en lui-même et la propagation du potentiel d’action.

Dans la sclérose en plaques, les altérations des nœuds semblent être corrélées avec l’activation du système immunitaire dans le système nerveux central. L’inflammation qui résulte de cette activation pourrait alors participer à la désorganisation des nœuds avant même la destruction de la gaine de myéline.

Les nœuds de Ranvier sont ainsi un site privilégié de déclenchement des dysfonctionnements neuronaux dans les maladies démyélinisantes. Ils représentent donc une cible importante pour de futures thérapies neuro-protectives.

 

Dans la remyélinisation, les nœuds ont aussi un rôle à jouer

La reformation des nœuds de Ranvier a été démontrée dans le processus de restauration de la myéline. Ces nœuds nouvellement formés présentent des caractéristiques spécifiques des axones remyélinisés. Leur fonctionnement et leur rôle exact au cours de la remyélinisation reste cependant à déterminer. Sont-ils directement impliqués dans la conduction de l’influx ou participent-ils d’abord à la bonne formation et localisation des nouvelles gaines de myéline ?

La recherche des mécanismes mis en jeu pour rétablir les nœuds de Ranvier lors de la remyélinisation devient alors essentielle pour développer de nouvelles stratégies pour promouvoir celle-ci.

 

Photographie d’une image de cervelet : les nœuds sont en rouge, les paranoeuds en blanc et la myéline en vert.

Pourquoi nœuds de « Ranvier » ?

Les nœuds de Ranvier ont été décrits pour la première fois par Louis-Antoine Ranvier au Collège de France en 1871. Ce scientifique mit en évidence des interruptions dans la gaine de myéline mais leur attribua d’abord un rôle mécanique de conservation de la structure de la myéline autour des fibres nerveuses.

 

Source :

Nodes of Ranvier during development and repair in the CNS.

Lubetzki C, Sol-Foulon N, Desmazières A. Nat Rev Neurol. 2020 Jul 10. doi: 10.1038/s41582-020-0375-x. Online ahead of print.PMID: 32651566

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Sclérose en plaques et COVID-19 https://icm-institute.org/fr/actualite/sclerose-plaques-covid-19/ https://icm-institute.org/fr/actualite/sclerose-plaques-covid-19/#respond Wed, 08 Jul 2020 09:00:38 +0000 Margaux Orsini https://icm-institute.org/?post_type=actualite&p=19445 La sclérose en plaques (SEP) modifie-telle le risque de développer une forme sévère d’infection au COVID-19 ?

Quelles sont les caractéristiques cliniques et les En savoir plus ]]> La sclérose en plaques (SEP) modifie-telle le risque de développer une forme sévère d’infection au COVID-19 ?

Quelles sont les caractéristiques cliniques et les effets de l’infection par le coronavirus chez les patients atteints de SEP ?

Les traitements spécifiques de la SEP accentuent-ils ou diminuent-ils la sévérité de l’infection virale ?

 

À l’Institut du Cerveau, une étude coordonnée par le Dr Céline LOUAPRE, neurologue (AP-HP), médecin référent du Centre d’investigation Clinique (CIC) et chercheuse dans l’équipe des Prs LUBETZKI et STANKOFF a permis de répondre à ces questions.

 

Le registre COVISEP est basé sur une cohorte de patients issus de l’ensemble des centres experts et des neurologues qui suivent des patients atteints de SEP en France. L’étude rétrospective et observationnelle, coordonnée par le Dr LOUAPRE qui a fait l’objet d’une publication dans la revue scientifique JAMA Neurology a porté sur 347 patients atteints de sclérose en plaques et infectés par le COVID-19 entre le 1er mars et le 21 mai 2020.

La sévérité du COVID-19 a été évaluée selon une échelle allant de 1 (pas d’hospitalisation, pas de limitation d’activité) à 7 (décès).

Parmi les 347 patients inclus dans l’étude, 284 recevaient un traitement immunomodulateur ou immunosuppresseur pour leur SEP.

 

Le taux de patients hospitalisés en raison du COVID-19 était de 21%, et le taux de décès lié au COVID-19 était de 3.5%, légèrement plus élevé que celui attendu pour une population dont l’âge moyen est 44 ans.

 

Les résultats de cette étude montrent que les facteurs de risque de sévérité du COVID-19 (nécessitant au minimum une hospitalisation) sont le score EDSS (échelle reflétant la sévérité du handicap neurologique), l’âge et l’obésité. En revanche, les traitements immunomodulateurs ou immunosuppresseurs ne sont pas associés à une aggravation de la sévérité du COVID-19.

Ces résultats permettent aujourd’hui d’adapter au mieux la prise en charge clinique des patients atteints de sclérose en plaques et présentant un des facteurs de risque identifiés en cas de contamination au COVID-19.

 

 

Source : Clinical Characteristics and Outcomes in Patients With Coronavirus Disease 2019 and Multiple Sclerosis  Céline LOUAPRE  et al.

PMID: 32589189  DOI: 10.1001/jamaneurol.2020.2581

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Une exploration à grande échelle des formes génétiques de la maladie de Parkinson https://icm-institute.org/fr/actualite/exploration-a-grande-echelle-formes-genetiques-de-maladie-de-parkinson/ https://icm-institute.org/fr/actualite/exploration-a-grande-echelle-formes-genetiques-de-maladie-de-parkinson/#respond Mon, 06 Jul 2020 08:18:35 +0000 Margaux Orsini https://icm-institute.org/?post_type=actualite&p=19448 Une étude conduite par Suzanne Lesage et Alexis Brice à l’Institut du Cerveau sur une cohorte de plus de 1600 patients, apporte de nouvelles perspectives sur certaines En savoir plus ]]> Une étude conduite par Suzanne Lesage et Alexis Brice à l’Institut du Cerveau sur une cohorte de plus de 1600 patients, apporte de nouvelles perspectives sur certaines formes génétiques de la maladie de Parkinson.

 

Si la caractéristique principale de la maladie de Parkinson est la dégénérescence des neurones spécifiques dans le cerveau, les neurones dopaminergiques, les causes de cette maladie et les formes qu’elle peut prendre sont extrêmement diverses. Parmi elles, les formes génétiques, causées par la mutation d’un ou plusieurs gènes, représentent non seulement un potentiel important pour explorer certains mécanismes de la maladie, mais aussi un espoir à l’heure où de nouvelles thérapies ciblées sont à l’essai.

 

Depuis 1990, une grande cohorte sur la maladie de Parkinson, mise en place par le Professeur Alexis Brice, a été constituée dans le cadre d’un réseau national et international coordonné par l’Institut du Cerveau à l’hôpital Pitié-Salpêtrière. Les patients inclus participent à une analyse génétique ainsi qu’une évaluation clinique. Au sein de cette cohorte, Suzanne Lesage et ses collaborateurs ont recherché, chez plus de 1600 individus, des anomalies dans trois gènes, PRKN (Parkin), PINK1 et DJ-1, dont les mutations sont la cause la plus fréquente des formes génétiques récessives (nldr : les deux copies du gène doivent être mutées pour que la maladie se développe, chaque copie étant héritée d’un de leur parent non-malade) de la maladie de Parkinson à début précoce, avant 40 ans.

 

D’un point de vue épidémiologique, dans cette cohorte de patients avec un âge de début assez précoce, 14,1 % des patients présentaient une mutation dans l’un de ces gènes. Le gène PRKN est de loin le plus fréquemment muté dans les populations caucasiennes, par rapport à PINK1 et DJ-1, affectant ainsi 44% des cas familiaux avec un âge de début de la maladie avant 40 ans mais au-delà de 60 ans, ces mutations sont extrêmement rares, voire absentes. En revanche, dans les populations d’Afrique du Nord, ce sont les mutations dans PINK1 qui représentent la cause principale de maladie de Parkinson génétique.

 

Ces différentes mutations ont également un impact sur la présentation clinique de la maladie. Les patients porteurs d’une mutation de la PRKN déclarent les symptômes plus précocement mais avec une progression moins sévère que chez les patients non-porteurs de mutations. C’est le cas en particulier de la démence survenant à un stade avancé de la maladie et de la dysautonomie – le dysfonctionnement du certaines fonctions végétatives comme la pression artérielle ou les troubles urinaires.

 

L’évolution de la maladie est aussi plus lente et après ajustement sur la durée de la maladie, les patients avec des mutations délétères dans PRKN développent moins de complications motrices consécutives au traitement de référence, la L-Dopa, comme les dyskinésies, les fluctuations motrices et les dystonies, par rapport à ceux sans mutations.

 

L’ensemble de ces résultats va bénéficier à plusieurs niveaux de la prise en charge de la maladie de Parkinson. Pour certains choix de traitement par exemple, comme recourir à la stimulation cérébrale profonde. Les patients porteurs d’une mutation présentent une forme moins grave, avec peu de signes de démence, moins de complications motrices dû au traitement de longue durée par L-Dopa. Ils sont donc de bons candidats à ce type de thérapies.

 

Ces résultats fournissent également de précieuses informations pour guider l’analyse et le conseil génétique chez les patients nouvellement diagnostiqués et dans leur famille. Ils permettront également de stratifier les patients dans des cohortes, en vue de futurs essais cliniques ciblés sur les déficits associés aux mutations de PRKN et PINK1, et plus généralement pour suivre l’évolution de leurs symptômes.

 

Cette étude constitue donc une première étape vers une prise en charge plus personnalisée des patients atteints de ces formes de maladie de Parkinson.

 

Source 

Characterization of recessive Parkinson’s disease in a large multicenter study. Lesage S, et al. Ann Neurol. 2020 May 30.

 

 

 

 

 

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Course des Héros 2020 : ensemble pour l’Institut du Cerveau ! https://icm-institute.org/fr/actualite/course-heros-2020-ensemble-institut/ https://icm-institute.org/fr/actualite/course-heros-2020-ensemble-institut/#respond Wed, 01 Jul 2020 11:45:58 +0000 Margaux Orsini https://icm-institute.org/?post_type=actualite&p=19203 La Course des Héros permet chaque année de soutenir des centaines de causes et de célébrer l’engagement citoyen.  Malgré le contexte de Covid-19, l'édition En savoir plus ]]> La Course des Héros permet chaque année de soutenir des centaines de causes et de célébrer l’engagement citoyen.  Malgré le contexte de Covid-19, l'édition 2020 s'est déroulée dans un format «connecté» le dimanche 28 juin pour partager en live une demi-journée de solidarité. Grâce à leur incroyable mobilisation, les coureurs ayant participé à l'aventure cette année ont permis de récolter près de 3 500 euros ! Un grand merci pour leur mobilisation !

 

Retrouvez ci-dessous les témoignage poignants de nos coureurs :

Floriane Gasnerie, collectrice pour l’Institut du Cerveau :

Ma participation à la Course des Héros était motivée par mon expérience personnelle et professionnelle.

Il y a 10 ans, moment de la création de l’Institut du Cerveau, je suis victime d’un AVC qui aurait pu transformer ma vie. Heureusement pour moi, mes parents ont eu les bons réflexes et m’ont amené aux urgences neurologiques de la Salpêtrière où j’ai été hospitalisée. J’ai eu la chance incroyable de faire une rémission totale en quelques semaines. Cet événement reste gravé en moi, comme une étape dans ma vie, une survie qui m’a insufflé un goût savoureux pour ma vie.

Côté pro, je suis devenue éducatrice spécialisée il y a 10 ans aussi. Après quelques années dans le domaine social, il n’est finalement pas si étonnant que je me sois rapprochée du secteur du handicap et particulièrement de la paralysie cérébrale. Je travaille dans un SESSAD à Paris qui accompagne des enfants porteur de handicap moteur et troubles associés, pour la plupart dû à une pathologie cérébrale.

Cette course des héros était l’occasion pour moi de sensibiliser mon entourage à ces pathologies et de soutenir l’Institut du Cerveau pour la rechercher et la lutte contre ces maladies.

Je suis ravie et très reconnaissante de l’engouement de mes proches, de mes collègues ainsi que de mes camarades de club sportif qui se sont tous montrés intéressés et qui m’ont encouragé dans ma démarche.

Les fonds récoltés ont dépassés mes espérances. Merci à tous les donateurs !

En somme, ce fut une belle aventure sportive et solidaire !

Floriane Gasnerie et ses amis venus la soutenir lors de la Course des Héros 2020

 

Anne-Claire Lenoir, collectrice pour l’Institut du Cerveau :

La course a été très spéciale cette année !

Pour réaliser le défi connecté, j’ai choisi le parc Monceau à côté de chez moi; quelques proches fidèles ont eu la gentillesse de m’accompagner !

Ce qui était sympa c’est que nous avons croisé quelques coureurs avec un dossard et le bandana de la Course des Héros, donc on se faisait coucou par solidarité.

C’était un défi à relever en ce qui me concerne car pour la première fois j’ai couru et pas marché  alors merci à vous aussi car il me fallait bien ce challenge annuel pour me dépasser.

 

Juliette Roussille, collectrice pour l’Institut du Cerveau :

«Participer une nouvelle fois cette année à la Course des Héros au profit de l’Institut du Cerveau m’est apparu aussi évident que l’an passé. Parce que c’est le seul moyen que j’ai trouvé pour l’instant pour aider à faire avancer la recherche et parce que ce moment nous permet de nous réunir autour de la maladie différemment. Merci à l’Institut du Cerveau pour son travail et particulièrement au laboratoire de Madame Durr pour sa recherche contre la Maladie de Huntington. » 

 

 

 

Plus d’informations sur www.coursedesheros.com

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Comprendre le cerveau, son développement, son fonctionnement, sa plasticité et ses pathologies. https://icm-institute.org/fr/actualite/comprendre-le-cerveau-et-son-fonctionnement/ https://icm-institute.org/fr/actualite/comprendre-le-cerveau-et-son-fonctionnement/#respond Wed, 01 Jul 2020 08:59:01 +0000 Thomas CHEVET https://icm-institute.org/?post_type=actualite&p=4609 La recherche scientifique permet chaque jour d’en savoir un peu plus sur le cerveau, siège de la cognition, de la mémoire, des émotions… De l’anatomie du cerveau En savoir plus ]]> La recherche scientifique permet chaque jour d’en savoir un peu plus sur le cerveau, siège de la cognition, de la mémoire, des émotions… De l’anatomie du cerveau aux connaissances actuelles sur la conscience, en passant par les différentes maladies neurologiques, découvrez notre dossier sur le cerveau.

Pourquoi chercher à comprendre le cerveau ?

D’un point de vue philosophique, le cerveau est l’organe qui perçoit, qui pense, et qui agit. C’est donc lui qui permet de donner un sens à l’existence.

Au niveau sociologique, le cerveau est le chef d’orchestre de l’organisme qu’il gère tout en se gérant lui-même. Il est responsable de nos comportements, et donc de nos interactions avec les individus qui composent la société.

Scientifiquement le cerveau constitue un enjeu majeur car il renferme encore des mystères tant dans son développement, dans son fonctionnement normal et pathologique que dans ses facultés d’adaptation. Il est essentiel aujourd’hui de percer les mécanismes de la genèse de nos facultés intellectuelles, de nos émotions, et des les comportements moteurs qui en sont l’expression.

Et enfin, le défi médical d’aujourd’hui est de comprendre le cerveau malade dans le cadre de maladies neurologiques (Alzheimer, Parkinson, SLA, sclérose en plaques, épilepsie…) ou psychiatriques (dépression, schizophrénie, autisme, TOC…) pour développer les traitements de demain.

C’est la raison de l’existence de l’Institut du Cerveau qui accueille une élite scientifique et médicale dans un même lieu, au sein de l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière à Paris, connu pour la qualité des soins prodigués et qui reçoit l’appui de Sorbonne Université, renommée pour la qualité de la formation scientifique qu’elle propose, ainsi que du CNRS et de l’INSERM, organismes de recherche nationaux.

L’accueil de nouvelles start-ups au sein d’un incubateur, la présence de plus de 500 chercheurs dans les laboratoires, l’application de cette recherche chez les malades au sein du Centre d’Investigation Clinique sont les moyens mis en œuvre à l’Institut du Cerveau pour trouver rapidement de nouvelles pistes thérapeutiques et les exploiter.

Le cerveau, en bref

Le cerveau avec la moelle épinière constitue le système nerveux central, capable d’intégrer les informations, de contrôler la motricité et d’assurer les fonctions cognitives.

Il pèse environ 1,3 kg dont (75% d’eau) et est l’organe le mieux protégé, d’une part parce qu’il baigne dans le liquide céphalo-rachidien, réduisant les effets des chocs et d’autre part car il est recouvert par 3 enveloppes : les méninges. Il consomme 15 à 20% de l’énergie produite par l’organisme, essentiellement du glucose, sucre simple fournit par l’alimentation. Il est parcouru par un grand nombre de vaisseaux sanguins permettant un apport important en oxygène.

Le cerveau est constitué de 2 hémisphères (droit et gauche) réunit par le corps calleux. Chaque hémisphère cérébral est formé du lobe frontal, lieu du raisonnement, fonctions du langage, coordination motrice volontaire ; du lobe pariétal, siège de la conscience du corps et de l’espace environnant ; du lobe occipital, permettant l’intégration des messages ; du lobe temporal, centre de l’audition, de la mémoire et des émotions, d’un cerveau limbique pour traiter les informations du lobe temporal et de l’insula permettant de traiter la douleur, les odeurs et le gout.

Le cervelet contrôle l’équilibre et la coordination des mouvements et le tronc cérébral sert de point de passage entre les hémisphères cérébraux et la moelle épinière.

composition cerveau

Le cerveau est composé de 100 milliards de cellules nerveuses, « les neurones », qui constituent un réseau câblé très précis. La myéline est la gaine protectrice présente le long des axones des neurones et qui permet la propagation de l’influx nerveux. Elle est formée par les oligodendrocytes qui avec les astrocytes et la microglie sont appelés cellules gliales, 10 à 50 fois plus nombreuses que les neurones. Le cerveau contient également le cortex ou substance grise : c’est la partie la plus superficielle du cerveau, en raison de la présence des corps cellulaires des neurones. Il contient également la substance blanche, où se trouvent les prolongements des neurones (axones) entourés d’une gaine de myéline. Il regroupe également 4 ventricules cérébraux, des cavités où circule le Liquide céphalo-rachidien. Enfin, au centre, les noyaux gris centraux, encore appelés ganglions de la base, sont impliqués dans le contrôle du comportement et dans l’apprentissage.

vue interieur cerveau

Le cerveau, un expert en communication

Les neurones communiquent entre eux par signaux électriques, appelés influx nerveux (ou potentiels d’action). Chaque neurone est constitué d’un corps cellulaire, de prolongements appelés dendrites et axones. Ces derniers émettent des connexions avec d’autres neurones par l’intermédiaire des synapses.

neurone et synapse

Le neurone (à gauche) et la synapse (à droite)

L’influx nerveux se propage le long de l’axone pour terminer son chemin au niveau de la terminaison synaptique. Plus la fréquence de celui-ci est importante, plus le neurone produit des substances chimiques : les neurotransmetteurs (ou neuromédiateurs).

Ces derniers contenus dans les vésicules sont libérés dans le milieu extracellulaire au niveau de la synapse et vont à leur tour activer ou inhiber un second neurone au niveau de sa dendrite ou de son corps cellulaire. De nouveau, l’influx nerveux poursuit son chemin le long de ce second neurone et ainsi de suite.

Il existe plusieurs types de neurotransmetteurs. Certains peuvent être excitateurs comme le glutamate ou inhibiteur comme le GABA. Parmi les plus connus, les principaux sont la dopamine, la sérotonine, l’histamine et l’acétylcholine. Les neurones responsables de la production de la dopamine (situés dans une région profonde du cerveau appelée « la substance noire ») sont essentiels au contrôle du mouvement.

L’électrophysiologie

L’électrophysiologie permet l’enregistrement des signaux électriques (influx nerveux ou potentiel d’action) émis par les neurones pour communiquer entre eux. La compréhension du fonctionnement du cerveau en condition normale est indispensable pour comprendre et mieux traiter les fonctions altérées dans les maladies du système nerveux mais aussi le préserver dans son état normal. Le signal électrique transmis par chaque neurone après activation est un élément clé de l’activité cérébral qui est altéré lors d’une maladie neurologique et psychiatrique et est souvent à l’origine des déficits observés.

L’altération du potentiel d’action est par exemple le point de départ de l’épilepsie. A l’Institut du cerveau, l’équipe de Stéphane CHARPIER/Vincent NAVARRO/Mario CHAVEZ  explore les conditions cérébrales extrêmes exprimant des activités électriques continues et anormales.

L’épilepsie

L’épilepsie ou le syndrome épileptique, sont la manifestation d’une hyperactivité cérébrale résultant d’une « hyperexcitation » des cellules nerveuses, les neurones du cortex cérébral.

On distingue les épilepsies généralisées, 1/3 des cas, les neurones touchés propageant l’anomalie à l’ensemble du cerveau et les épilepsies partielles ou focales qui restent très localisées dans la région d’origine.

L’équipe de Jaime DE JUAN SANZ étudie les dysfonctionnements mitochondriaux qui pourraient être à l’origine de l’épilepsie. Les mitochondries, organites intracellulaires, jouent un rôle majeur dans les fonctions neuronales, en contrôlant des mécanismes fondamentaux, à la transmission de l’influx nerveux entre les neurones.

D’un point de vue plus clinique, l’équipe de Stéphanie BAULAC/Eric LEGUERN s’intéresseaux épilepsies focales, aux malformations du développement cortical liées à des mutations somatiques, aux encéphalopathies épileptiques et aux épilepsies généralisées génétiques.

La conscience

La conscience est également un état physiologique du cerveau lié directement à l’activité électrique du cerveau. L’une des conditions nécessaires à la conscience – c’est-à-dire à la capacité de se formuler des rapports subjectifs tels que « Je vois X, je me souviens de Y, je suis en train de faire Z, … » – est d’être éveillé. Mais cela ne suffit pas, comme l’illustrent certaines crises d’épilepsie ou de manière plus dramatique les états d’éveil sans conscience regroupés sous l’appellation d’« états végétatifs » ou coma. Être conscient requiert spécifiquement l’éveil d’un vaste réseau cortical fronto-pariétal.

L’équipe de Lionel NACCACHE/Laurent COHEN/Paolo BARTOLOMEO s’intéresse en particulier aux mécanismes cérébraux de la conscience, et développe des outils d’imagerie aidant au diagnostic des troubles de la conscience.

Le développement du cerveau

L’équipe dirigée par Bassem HASSAN s’intéresse à la formation des neurones et des réseaux neuronaux au cours du développement cérébral. Les recherches de cette équipe ont récemment mis en évidence des mécanismes essentiels régulant la production de neurones via un contrôle temporel précis de l’activité de certaines protéines essentielles.

La plasticité cérébrale

Les connexions de notre cerveau sont dynamiques et évoluent constamment pour intégrer nos expériences de vie et nos apprentissages. L’étude de cette « plasticité cérébrale » est un champ d’étude dans lequel les chercheurs de l’Institut du cerveau sont pionniers. L’équipe d’Alberto BACCI étudie les microcircuits du cortex cérébral, en particulier les synapses entre différents types de neurones, conduisant à des circuits spécifiques du cortex cérébral.

L’équipe de Nicolas RENIER a pour objectif d’étudier les mécanismes contrôlant la dynamique d’extension des prolongements neuronaux dans le cerveau adulte, de générer des nouvelles connaissances sur l’interaction des neurones et du système vasculaire au cours des processus de plasticité et développer une cartographie des marqueurs neuronaux et des connexions du cerveau entier.

Le traitement de l’information sensorielle est une caractéristique fondamentale de notre cerveau qui est cruciale pour nos actions quotidiennes. La plupart de cette fonction cérébrale, plutôt essentielle, repose sur la performance de son unité fonctionnelle fondamentale composée par le neurone et ses connexions synaptiques. L’objectif de l’équipe de Nelson REBOLA est d’étudier les mécanismes cellulaires et moléculaires qui influent le traitement de l’information sensorielle par notre cerveau et, qui sont finalement à l’origine de notre comportement.

Le lobe frontal, chef d’orchestre du cerveau

L’étude du rôle du lobe frontal permet de comprendre comment sont élaborés et contrôlés certains de nos comportements complexes comme la prise de décision, les interactions sociales ou encore la créativité. Le dysfonctionnement de cette région cérébrale est à l’origine ou influence des pathologies neurologiques et psychiatriques comme la maladie d’Alzheimer, les démences fronto-temporales, la dépression, les troubles obsessionnels compulsifs.

La prise de décision

La prise de décision est définie selon une théorie établie comme la capacité à faire un choix en plaçant les options sur une échelle de valeur de façon à sélectionner la meilleure. Notre cerveau dispose de mécanismes capables de mettre en œuvre ces processus qui font appel à plusieurs zones corticales principalement la région orbito-frontale (situé sous le front, derrière les yeux).

L’arbitrage entre deux choix repose sur l’identification des coûts et des bénéfiques de chacune des alternatives, par exemple préfère-t-on marcher 10 minutes pour voir un très bon film au cinéma ou rester assis pour regarder la télévision même si le programme est moins intéressant ?

Il a également été établi par les chercheurs de l’Institut du Cerveau un lien entre l’anatomie de certaines régions du cerveau et la capacité de contrôle des choix, en particuliers lors des choix alimentaires plus ou moins sains. Une autre équipe de recherche a mis en évidence les effets de la fatigue ou de certaines maladies sur les décisions, conditions qui peuvent entrainer des biais vers des choix non adaptés.

Les équipes dont les recherches portent sur cette fonction :

Mathias PESSIGLIONE/Jean DAUNIZEAU/Sébastien BOURET ; Philippe FOSSATI/Liane SCHMIDT

Les interactions sociales

Les interactions sociales. Le cerveau émotionnel coexiste avec le cerveau rationnel (cortex préfrontal). Il est à l’origine de nos pensées, de nos actions, de nos désirs et de nos motivations. Situées au centre du cerveau, les petites structures impliquées sont principalement l’hypothalamus, le noyau accumbens (centre du plaisir, appartenant aux ganglions de la base), et l’amygdale (centre des émotions comme la peur ou le stress). Le cerveau rationnel adapte en permanence nos comportements. Les régions qui sont sollicitées se situent dans le cortex pré-frontal. Ce dernier intègre les informations sensorielles et émotionnelles, organise les actions dans le temps, planifie le comportement humain en fonction de son environnement.

Les équipes dont les recherches portent sur cette fonction :

Richard LEVY ; Philippe FOSSATI/Liane SCHMIDT

La créativité

La créativité est notre capacité à produire quelque chose (une idée, un produit, un service, une œuvre, etc) qui soit original et nouveau, et en même temps approprié au contexte. La créativité est essentielle pour nous permettre de nous adapter à des situations et des problèmes nouveaux, et trouver des solutions à la fois inédites et efficaces.

La créativité peut être considérée comme un comportement volontaire dirigé vers un but et faisant appel à des fonctions élaborées pour manipuler et recombiner nos idées tout en inhibant les propositions inappropriées ou comme un relâchement des contraintes et de nos inhibitions aboutissant à de nouvelles associations d’idées spontanées. Les chercheurs de l’Institut du Cerveau ont montré que ces deux aspects spontanées et contrôlés de la créativité dépendraient du cortex préfrontal mais impliqueraient des systèmes différents, un système médial et un système latéral.

Les équipes dont les recherches portent sur cette fonction :

Richard LEVY

Les démences fronto-temporales (DFT)

Les démences fronto-temporales (DFT) sont des maladies cognitives et comportementales. Elles se manifestent par des troubles comme une apathie, une perte de motivation et d’intérêt, un repli social et une désinhibition entrainant une incapacité à respecter les règles de vie en société. Elles s’apparentent à la maladie d’Alzheimer mais sont beaucoup plus rares et se déclarent en général entre 50 et 65 ans.

Les équipes dont les recherches portent sur cette fonction :

Richard LEVY

Le contrôle des mouvements

Le contrôle de chaque muscle du corps est commandé par les régions motrices, en particulier l’aire de BRODMANN, composée de cellules pyramidales. Ces cellules nerveuses ont la particularité de posséder de très longs axones atteignant la base du cerveau ou ils se connectent aux neurones de la moelle épinière : les motoneurones. Chaque muscle de notre organisme est donc commandé par notre cerveau via des neurones de la moelle épinière. Le cervelet coordonne les mouvements et d’autres structures appelées les ganglions de la base le rendent plus précis.

représentation cerveau moteur

Les troubles moteurs dits troubles du mouvement, peuvent avoir différentes origines pathologiques. Certaines maladies neurologiques entrainant ces troubles sont étudiées par les équipes de recherche de l’institut et une équipe s’intéresse aux mécanismes normaux du contrôle moteur.

L’équipe de Claire WYART étudie les réseaux neuromodulateurs issus du cerveau ou de la moelle épinière et leurs effets sur la locomotion et la posture.

La maladie de Parkinson

La maladie de PARKINSON, liée à une destruction massive des neurones dopaminergiques, se traduit par des tremblements et une raideur musculaire associée à des troubles de la marche. En plus de cette atteinte neuronale, des amas de protéines apparaissent au niveau des parties basses du cerveau. Ils se propagent pour atteindre le cortex cérébral à un stade plus avancé de la maladie. Le traitement actuel de cette maladie fait appel au précurseur de la dopamine, à des dérivés de ce neurotransmetteur, appelés des agonistes, qui visent à restaurer des concentrations normales de dopamine. Dans les cas les plus avancés de la parkinson , un traitement par stimulation cérébrale profonde peut-être envisagé.

Les équipes dont les recherches portent sur cette pathologie :

Olga CORTI / Jean-Christophe CORVOL; Marie VIDAILHET/ Stéphane LEHERICY ; Etienne HIRSH/Stéphane HUNOT ; Carine KARACHI/Brian LAU

Les tremblements essentiels

Les tremblements essentiels constituent la pathologie la plus fréquente des maladies dites des mouvements anormaux soit environ 300.000 atteints en France. Cette maladie se caractérise par des mouvements (tremblements) involontaires et incontrôlables lors d’un mouvement ou au repos. Les membres supérieurs et le cou sont le plus souvent concernés constituant un handicap pour la vie quotidienne.

Les équipes dont les recherches portent sur cette pathologie :

Marie VIDAILHET/ Stéphane LEHERICY

La Sclérose en plaques

La Sclérose en plaques est une maladie auto-immune qui se caractérise par des lésions « les plaques » dans lesquelles la gaine protectrice des neurones « la myéline » est détruite entraînant une dégénérescence des cellules nerveuses, les neurones avec une perte de la communication entre le cerveau et les organes périphériques. Les symptômes précoces de la sclérose en plaques sont en général des troubles moteurs ou des atteintes de la vision.

Les équipes dont les recherches portent sur cette pathologie :

Brahim NAIT OUMESMAR/Violetta ZUJOVIC ; Catherine LUBETZKI/Bruno STANKOFF

La maladie de charcot (SLA)

La sclérose latérale amyotrophique ou maladie de Charcot est une pathologie neuromusculaire progressive et fatale caractérisée par une perte des motoneurones, neurones qui commandent entre autres la marche, la parole, la déglutition et la respiration. La maladie de charcot se caractérise par une mort progressive des neurones moteurs, une atrophie musculaire et donc la paralysie progressive des patients.

Les équipes dont les recherches portent sur cette pathologie :

Séverine BOILLEE

Les Dystonies

Les dystonies se caractérisent par des contractions soutenues conduisant à des postures anormales comme par exemple une torsion durable du cou. Certaines formes plus sévères peuvent être généralisées et toucher les 4 membres empêchant la marche ou l’utilisation des mains. Cette pathologie peut avoir une origine génétique ou être le symptôme d’une autre pathologie neurologique.

Les équipes dont les recherches portent sur cette pathologie :

Marie VIDAILHET/ Stéphane LEHERICY

Les Paraglégies Spastiques

Les paraplégies spastiques forment un ensemble cliniquement et génétiquement hétérogène d’anomalies neurodégénératives. Elles se caractérisent par une faiblesse et une spasticité des membres inférieurs, conséquence clinique de la dégénérescence des axones cortico-spinaux, faisant le lien entre le cortex cérébral et la moelle épinière. Le principal symptôme de la maladie est une spasticité et une faiblesse des membres inférieurs conduisant à de sévères troubles de la marche et une perte de sensation. Des atteintes cognitives et cérébelleuses sont fréquemment associées.

Les équipes dont les recherches portent sur cette pathologie :

Alexandra DURR/Giovanni STEVANIN

Les Paralysies Supranucléaires Progressives

Les paralysies supranucléaires progressives sont des maladies neurodégénératives qui débutent entre 60 et 70 ans et se caractérisent par des pertes d’équilibre à l’origine de chutes, une rigidité musculaire, des troubles oculomoteurs et des déficits cognitifs.

Les équipes dont les recherches portent sur cette pathologie :

Alexandra DURR/Giovanni STEVANIN

 

Les Ataxies

Les ataxies cérébelleuses sont des maladies génétiques neurodégénératives rares du cervelet et du tronc cérébral qui entrainent de nombreux troubles moteursaffectant spécialement l’équilibre, la marche et les mouvements oculaires.

Les équipes dont les recherches portent sur cette pathologie :

Alexandra DURR/Giovanni STEVANIN ; Nathalie CARTIER

La maladie de Huntington

La maladie de Huntington est une affection génétique rare neurodégénérative qui débute entre 30 et 50 ans. Elle est caractérisée par une mort des neurones dans les ganglions de la base dans un premier temps et qui s’étend ensuite à tout le cerveau. Les symptômes sont des troubles moteurs, cognitifs et psychiatrique progressifs qui entrainent une dépendance totale du patient.

Les équipes dont les recherches portent sur cette pathologie :

Alexandra DURR/Giovanni STEVANIN

Syndrome de Gilles de La tourette

Le syndrome de Gilles de la Tourette est une pathologie neuropsychiatrique et neuro-développementale très hétérogène qui se caractérise par des tics, des mouvements brusques et répétés involontaires. Ces derniers apparaissent durant l’enfance, autour de 6-7 ans, et sont presque toujours associés par la suite à des symptômes psychiatriques.

Les équipes dont les recherches portent sur cette pathologie :

Marie VIDAILHET/ Stéphane LEHERICY ; Eric BURGUIERE

Les Troubles Obsessionnels Compulsifs (TOC)

Les troubles obsessionnels compulsifs (TOC)Les troubles neuropsychiatriques caractérisés par la présence de comportements répétés pourraient atteindre jusqu’à 5 % de la population. L’étude des mécanismes cérébraux qui sous-tendent les comportements répétés est essentielle pour développer de nouvelles approches pour les réguler et ainsi améliorer le traitement de l’ensemble des pathologies concernées. A l’institut du Cerveau, l’équipe d’Eric BURGUIERE a pour objectif de caractériser les composantes comportementales qui sont à l’origine des comportements répétitifs, d’identifier les circuits cérébraux qui participent à l’acquisition de ces comportements et de comprendre comment l’activité neuronale est modulée dans ces circuits.

 

Les fonctions cérébrales complexes et leurs dysfonctionnements

fonctions du cerveau

La Mémoire

La Mémoire est un aspect complexe de notre cerveau. Il existe 2 types de mémoire : la mémoire à court terme et la mémoire à long terme. Les souvenirs sont d’abord stockés dans des régions impliquées dans l’expérience initiale et se consolident pendant le sommeil. Ils seront ensuite récupérés par des neurones du lobe frontal. Pour sa construction, le souvenir emprunte le circuit de l’hippocampe et de structures composées de substance grise, situées dans la partie profonde du cerveau.

La maladie d’Alzheimer

La maladie d’Alzheimer se caractérise par une dégénérescence des neurones résultant de la progression concomitante de deux types de lésions : d’une part l’accumulation anormale à l’extérieur des cellules nerveuses d’une protéine appelée peptide ß-amyloïde (ou encore peptide A-bêta ou peptide Aß) conduisant à la formation de « plaques amyloïdes » encore appelées « plaques séniles », et d’autre part l’accumulation anormale de la protéine TAU dans les neurones conduisant à leur dégénérescence. La perte de mémoire est souvent le premier symptôme de la maladie d’Alzheimer qui permet d’orienter le diagnostic. Ensuite, surviennent des troubles des fonctions exécutives, des troubles de l’orientation spatio-temporelle, puis progressivement s’installent des troubles du langage (aphasie), de l’écriture (dysorthographie), du mouvement (apraxie), du comportement, des troubles de l’humeur (anxiété, dépression, irritabilité) et des troubles du sommeil avec une insomnie.

Les équipes dont les recherches portent sur cette pathologie :

Marie-Claude POTIER/Stéphane HAIK ; Richard LEVY

L’attention

L’attention est la capacité à détecter et à répondre à des signaux significatifs provenant de l’extérieur. Ainsi vous voyez le monde avec vos yeux mais c’est grâce à l’attention que vous en êtes conscient. Les processus attentionnels impliquent de vastes réseaux qui vont de la région postérieure, pariétale, à la région antérieure, frontale du cerveau. De grands faisceaux de fibres nerveuses connectent ces régions entre elles et permettent une communication rapide et efficace.

L’équipe de Paolo BARTOLOMEO/Lionel NACCACHE/Laurent COHEN utilise des méthodes comportementales, de neuroimagerie et de neurostimulation pour développer des travaux à fort impact révélant la neuroanatomie structurelle et fonctionnelle des fonctions de l’attention chez les individus sains et chez les individus présentant des lésions au cerveau.

Le langage et la lecture

Le langage et la lecture sont des fonctions cognitives développées de façon exclusive chez l’être humain. Seul l’Homme possède des aires corticales adaptées au langage parlé et à la lecture. Le langage résulte d’un ensemble de tâches effectuées dans des régions différentes du cerveau : l’aire de Wernicke (compréhension des mots) et l’aire de Broca (production des mots) reliées entre elles par un faisceau de fibres. Les troubles du langage sont appelés « aphasie ». Le langage résulte de la collaboration de ces multiples régions, qui communiquent entre elles, placées dans l’hémisphère gauche, et qui assurent la manipulation des sons, des mots, et des significations. L’apprentissage de la lecture est fortement influencé par les régions du cortex visuel.

Pour l’étude du langage et de l’apprentissage chez les sujets sains comme chez les patients, l’équipe de Laurent COHEN/Paolo BARTOLOMEO/Lionel NACCACHE fait appel à des techniques comportementales et d’imagerie cérébrale multimodale de pointe.

Les émotions

Les émotions résultent d’un état mental subjectif habituellement provoqué par un stimulus externe. La joie, la tristesse, la peur, la colère, le dégoût et la surprise constituent les émotions de base. Situées au centre du cerveau, les structures impliquées sont principalement l’hypothalamus, le noyau accumbens, l’amygdale et l’insula ainsi que le striatum ventral et le cortex orbito-frontal. L’ensemble de ces régions traitent les informations sensorielles et affectives, organisent les actions dans le temps, et planifient le comportement en fonction du contexte et de l’environnement social.

La dépression

La dépression est une pathologie dans laquelle les symptômes sont extrêmement variés comme une tristesse excessive, à la fois dans sa durée et dans son intensité mais également dans son adaptation au contexte. La perte d’intérêt ou de plaisir et la rumination de pensées négatives sont également des symptômes fréquents. On peut aussi retrouver toute une série de symptômes physiques comme de la fatigue, un ralentissement moteur, des troubles du sommeil, ou encore des troubles cognitifs, des difficultés à se concentrer ou à prendre des décisions. Ce n’est que depuis une quinzaine d’années que la dépression est véritablement reconnue comme une maladie du cerveau au même titre que les maladies neurologiques comme les maladies de Parkinson ou d’Alzheimer. L’équipe de Philippe FOSSATI/Liane SCHMIDT s’intéresse à l’implication de régions cérébrales particulières et aux dysfonctionnements cognitifs dans l’apparition de la dépression.

Les pathologies non chroniques du cerveau

Les accidents vasculaires cérébraux (AVC)

Les accidents vasculaires cérébraux (AVC) sont des pathologies qui surviennent de façon très brutale et qui sont à l’origine de déficits moteurs (mouvement des membres), de pertes de sensibilité ou encore de troubles du langage. Dans 85% des cas l’accident vasculaire cérébral (AVC) est la conséquence d’un infarctus – une artère qui se bouche dans le cerveau, chez 15 % des patients, une hémorragie due à la rupture d’un vaisseau dans le cerveau entraine les symptômes. Les recherches de l’Institut du Cerveau portent essentiellement sur la capacité à récupérer des patients et leur rééducation. En effet, différents processus de plasticité cérébrale se mettent en place chez chaque patient et il peut y avoir une prise en charge de la fonction perdue par les tissus environnants, une participation à la commande d’un mouvement par les aires secondaires impliquées dans la programmation d’un mouvement ou encore une prise en charge par les aires controlatérales, l’hémisphère sain, non touché par l’AVC.

Les équipes dont les recherches portent sur cette pathologie :

Marie VIDAILHET/ Stéphane LEHERICY ; Laurent COHEN/Paolo BARTOLOMEO/Lionel NACCACHE

Les tumeurs cérébrales

Les tumeurs cérébrales peuvent se développer dans n’importe quelle zone du cerveau. Les cellules du cerveau les plus souvent impliquées dans le développement de ces tumeurs malignes, sont les cellules gliales, on parle alors degliomes qui peuvent être des astrocytomes, des oligodendrogliomes ou des glioblastomes. L’agressivité des tumeurs cérébrales résulte en grande partie de leur localisation qui rend difficile les traitements habituellement utilisés pour vaincre les cancers. Ce sont en général des tumeurs diffuses qui rendent la thérapie par chirurgie ou radiothérapie complexes. L’utilisation de la chimiothérapie est compliquée par la nécessité pour le médicament de franchir la barrière hémato-encéphalique, barrière de cellules qui isole et protège le cerveau de potentiels pathogènes. L’équipe de Marc SANSON/ Emmanuelle HUILLARDa pour objectifs d’identifier de nouvelles mutations génétiques et biomarqueurs des tumeurs cérébrales, ainsi que de comprendre les mécanismes cellulaires et moléculaires impliques dans leur développement avec objectifs principaux d’améliorer le diagnostic et les traitements de ces tumeurs.

L’étude du cerveau grâce à l’intelligence artificielle

L’équipe de Olivier COLLIOT /Stanley DURRLEMAN a pour objectifde concevoir de nouvelles approches mathématiques et informatiques pour l’étude de la structure du cerveau humain et de ses réseaux fonctionnels. La nécessité de transformer les données brutes d’imagerie en des modèles formalisés tels que des modèles géométriques de la structure du cerveau, des modèles statistiques de populations, des graphes de connectivité est aujourd’hui indispensable pour permettre de définir de nouveaux biomarqueurs de pathologies, d’étudier les corrélations entre génétique et symptômes ou encore de caractériser les réponses fonctionnelles du cerveau.

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Team One Groupe réunit la somme de 10 000 € au profit de l’Institut du Cerveau ! https://icm-institute.org/fr/actualite/team-one-groupe-reunit-somme-de-10-000-e-profit-de-linstitut-cerveau/ https://icm-institute.org/fr/actualite/team-one-groupe-reunit-somme-de-10-000-e-profit-de-linstitut-cerveau/#respond Tue, 30 Jun 2020 15:17:50 +0000 Margaux Orsini https://icm-institute.org/?post_type=actualite&p=19409 Le président de la société Team One Groupe, Philippe Spanghero, nous a remis ce jour un chèque de 10 000 € au profit de la recherche contre les maladies En savoir plus ]]> Le président de la société Team One Groupe, Philippe Spanghero, nous a remis ce jour un chèque de 10 000 € au profit de la recherche contre les maladies neurologiques.

Un élan de générosité qui a vu le jour grâce à l’organisation d’un évènement caritatif, le jeudi 6 février dernier à l’Olympia, en présence du champion du monde de Formule 1, Alain Prost.

Cette soirée au concept original, était consacrée au parcours professionnel et intime du célèbre pilote ! Un moment d’échanges passionnants !

Nous remercions chaleureusement l’équipe de Team One Groupe pour leur professionnalisme, mais aussi Alain Prost pour son soutien.

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COVID-19 : La FIA Foundation et la FIA soutiennent l’Institut du Cerveau https://icm-institute.org/fr/actualite/covid-19-fia-foundation-fia-soutiennent-linstitut-cerveau/ https://icm-institute.org/fr/actualite/covid-19-fia-foundation-fia-soutiennent-linstitut-cerveau/#respond Tue, 30 Jun 2020 12:18:33 +0000 Margaux Orsini https://icm-institute.org/?post_type=actualite&p=19428 LANCEMENT D’UNE ÉTUDE INÉDITE POUR CONNAITRE L’IMPACT DU COVID-19 SUR LE SYSTEME NERVEUX :

LA FIA FOUNDATION ET LA FIA S’ENGAGENT AUX COTES DE L’INSTITUT DU En savoir plus ]]> LANCEMENT D’UNE ÉTUDE INÉDITE POUR CONNAITRE L’IMPACT DU COVID-19 SUR LE SYSTEME NERVEUX :

LA FIA FOUNDATION ET LA FIA S’ENGAGENT AUX COTES DE L’INSTITUT DU CERVEAU

 

Le Covid-19 est une maladie virale multi-cibles dont les troubles engendrés par le virus surprennent par la diversité des symptômes, parfois atypiques. Outre les poumons, de nombreux autres organes peuvent être touchés par le Covid-19 et donner lieu à des complications neurologiques telles que la perte de l’odorat, la perte du goût, des maux de têtes, des vertiges, des convulsions, des accidents vasculaires cérébraux (AVC), des altérations de la conscience et des hémiplégies. Par ailleurs, les difficultés respiratoires observées chez les patients atteints du COVID-19 pourraient provenir, en plus de l’atteinte pulmonaire, d’une atteinte du tronc cérébral. Cette région, située entre le cerveau et la moelle épinière, qui contient les centres de commande de la respiration. Pour autant, les experts n’en savent pas plus de l’ensemble des répercussions de ce coronavirus sur le système nerveux central, alors qu’à ce jour, plus de 10 millions de personnes sont touchées dans le monde par le virus.

 

C’est pourquoi, face au danger que représente cet enjeu majeur de santé publique à l’échelle mondiale, l’Institut du Cerveau en lien avec le Département Médico-Universitaire de Neurosciences AP-HP-Sorbonne Université à l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière, et avec le soutien financier important de la Fondation FIA, mécène historique de l’Institut concerné par les questions de santé publique et d’intérêt général, et le soutien de la FIAlance une étude  d’envergure pour évaluer rapidement et précisément tous les potentiels impacts neurologiques et psychiatriques du Covid-19 chez les patients touchés, dans le but d’améliorer la prise en charge, le suivi et la rééducation des patients.

Les données recueillies feront l’objet d’une analyse approfondie, notamment grâce à l’intelligence artificielle. Les informations obtenues seront exploitées en temps réel afin d’en tirer au plus vite les conséquences pratiques pour les patients d’ici mai 2021.

 

A l’Institut du Cerveau, notre mission est de trouver pour guérir. Aussi, les observations de nos éminents spécialistes sur cette étude seront décisives pour accompagner les personnes atteintes du Covid-19 grâce à une prise en charge adaptée. Ce projet ambitieux est mené par le DMU Neurosciences de la Pitié-Salpêtrière et les médecins chercheurs de l’Institut du Cerveau, grâce à la FIA Foundation et la FIA, en faveur de la santé pour tous. Je tiens à les en remercier bien chaleureusement.  

Gérard Saillant, Président de l’Institut du Cerveau et Président de la Commission Médicale de la FIA.

L’étude portera plus en détails sur :

– les manifestations neuropsychiatriques des personnes concernées

– les conséquences psychiatriques pour les patients eux-mêmes (en raison notamment de très longues périodes de réanimation) ainsi que pour leurs proches

– les conséquences pour les patients souffrant déjà de pathologies neurologiques telles que les maladies inflammatoires (sclérose en plaques…) et les maladies neurodégénératives (Parkinson, Alzheimer…).

 

Les effets à long terme du coronavirus sur la santé commencent à peine à être compris, aussi ce projet important fournira-t-il des informations vitales à partager avec le monde entier. À la FIA Foundation, nous sommes fiers de notre relation de longue date avec l’Institut et de ses recherches de pointe.

Saul BILLINGSLEY, Directeur Exécutif de la FIA Foundation.

 

L’Institut du Cerveau est probablement l’un des rares centres au monde à être en mesure d’obtenir une vision approfondie de la neurologie et de la psychiatrie de l’infection à Covid-19. A moyen terme, cela nous permettra en tant que professionnels de santé, d’être préparés à affronter une nouvelle pandémie et d’avoir toutes les armes à notre disposition pour mieux la combattre. Nous pouvons aussi penser que cette infection, lorsqu’elle frappe des cerveaux déjà abimés, par une maladie neurodégénérative ou inflammatoire, pourrait donner des effets inconnus. Il est très important de savoir si nous n’allons pas observer des évolutions très atypiques, par exemple chez des patients suivis pour une maladie d’Alzheimer ou pour une sclérose en plaques. Nous ignorons encore énormément de choses.

Pr Jean-Yves Delattre, directeur médical de l’Institut du Cerveau et directeur du Département Médico-Universitaire de Neurosciences AP-HP-Sorbonne Université à l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière, Pr Jean-Christophe Corvol (AP-HP, Sorbonne Université) Responsable scientifique du projet et Dr Delorme (AP-HP, Sorbonne Université) investigateur principal.

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Troubles de la conscience : deux nouvelles découvertes fondamentales pour le diagnostic et le traitement des patients https://icm-institute.org/fr/actualite/troubles-de-conscience-deux-nouvelles-decouvertes-fondamentales-diagnostic-traitement-patients/ https://icm-institute.org/fr/actualite/troubles-de-conscience-deux-nouvelles-decouvertes-fondamentales-diagnostic-traitement-patients/#respond Thu, 25 Jun 2020 12:12:46 +0000 Margaux Orsini https://icm-institute.org/?post_type=actualite&p=19339 Une équipe de recherche dirigée par le Pr. Lionel Naccache (Sorbonne Université / AP-HP/ PICNIC Lab / Institut du Cerveau / Inserm) vient de publier deux études En savoir plus ]]> Une équipe de recherche dirigée par le Pr. Lionel Naccache (Sorbonne Université / AP-HP/ PICNIC Lab / Institut du Cerveau / Inserm) vient de publier deux études importantes concernant les malades souffrant d’un trouble durable de la conscience comme les patients en « état végétatif » ou en « état de conscience minimale ». Ces deux études originales, correspondant à une partie des travaux de la thèse du Dr. Bertrand Hermann (Inserm, AP-HP, Université de Paris) et réalisés sous la direction de Lionel Naccache, ont respectivement fait l’objet d’une publication dans les revues Brain et Scientific Reports.

 

 

Un nouveau signe clinique pour sonder l’état de conscience

Le premier des deux travaux décrit la découverte et la validation d’un nouveau signe d’examen clinique permettant d’identifier, au sein de ces malades non communicants, ceux dont le fonctionnement cérébral est le plus riche. Les chercheurs ont observé que la réponse réflexe de sursaut au bruit (clignement des paupières à la suite d’un son brusque) présentait une habituation chez les patients capables de prévoir et d’anticiper cette répétition. Lorsque les sons étaient répétés, ils étaient capables d’inhiber cette réponse comportementale.

À l’inverse, un sursaut au bruit inépuisable était surtout présent chez les malades dont l’examen clinique détaillé et les explorations cérébrales (EEG à haute densité quantifié, potentiels évoqués cognitifs, IRM tenseur de diffusion, PET-scan au fluoro-deoxy-glucose) révélaient une activité cérébrale et cognitive très pauvres.

Au-delà de cette précieuse valeur diagnostique, la présence de ce signe clinique, facile à rechercher au lit du malade, permettait également de prédire une amélioration de leur état de conscience à six mois. L’invention de nouveaux signes cliniques fondée sur l’utilisation des techniques d’imagerie cérébrale structurelle et fonctionnelle les plus récentes démontre également la vitalité et le renouveau contemporains de la sémiologie neurologique. Publié dans la plus importante revue mondiale de neurologie Brain, cet article a été choisi par le comité éditorial comme « Editor’s choice » en raison de son caractère novateur et de son importance.

 

 

Le métabolisme cérébral d’un vaste réseau préfronto-pariétal est plus élevé chez les patients ayant un réflexe de sursaut au bruit épuisable (EX) par rapport aux patients ayant un réflexe de sursaut au bruit inépuisable (IN) (différence de métabolisme cérébral à gauche et régions où cette différence est statistiquement significative à droite).

Référence : Habituation of auditory startle reflex is a new sign of minimally conscious state, Hermann, B., A. Ben Salah, V. Perlbarg, M. Valente, N. Pyatigorskaia, M. O. Habert, F. Raimondo, J. Stender, D. Galanaud, A. Kas, L. Puybasset, P. Perez, S. J.D., B. Rohaut and L. Naccache (in press), Brain.

https://academic.oup.com/brain/article/doi/10.1093/brain/awaa159/5862031?searchresult=1 

 

Améliorer la conscience en stimulant électriquement le cortex cérébral

La seconde étude révèle quant à elle comment la stimulation électrique transcrânienne en courant continu (tDCS) du lobe frontal de ces malades améliore leur état de conscience. En comparant les patients ayant présenté une amélioration comportementale après une séance unique de tDCS, aux patients ne présentant pas d’amélioration, les chercheurs ont montré que la réponse clinique à la tDCS était associée à une augmentation de marqueurs EEG spécifiques de la conscience (oscillations et communication à longue distance entre les régions préfrontales et pariétales dans la bande de fréquence thêta).

D’autre part, l’équipe de recherche a également démontré, grâce à une simulation de la distribution du courant électrique basée sur l’anatomie individuelle des patients, que la réponse clinique à la tDCS était corrélée à l’intensité du champ électrique au niveau du cortex en regard des électrodes de stimulation. Ces résultats sont importants à la fois sur le plan clinique, – en ouvrant la voie au développement de nouvelles stratégies thérapeutiques de stimulation personnalisée -, et sur le plan de la recherche fondamentale en confirmant l’importance du cortex préfrontal et du réseau fronto-pariétal dans la physiologie de la conscience, ainsi que le postule la théorie de l’espace global neuronal développée depuis une vingtaine d’années par Stanislas Dehaene, Jean-Pierre Changeux et Lionel Naccache. Ces résultats ont été publié dans la revue Scientific Reports.

 

 

La réponse clinique à la tDCS est associée à une augmentation de la connectivité fonctionnelle à longue distance dans la bande de fréquence thêta entre les régions préfrontales et pariétales en réponse à la stimulation par tDCS. Chaque « cheveu » représente une paire d’électrodes pour laquelle la différence de connectivité avant/après stimulation par tDCS est significativement plus élevée chez les malades répondeurs cliniques que chez ceux qui n’étaient pas améliorés.

Référence : Combined behavioral and electrophysiological evidence for a direct cortical effect of prefrontal tDCS on disorders of consciousness, Hermann, B., Raimondo, F., Hirsch, L., Huang, Y., Denis-Valente M., Pérez P., Engemann, D., Faugeras, F., Weiss, N., Demeret, S., Rohaut, B., Parra, L.C., Sitt, J.D., Naccache, L. Combined behavioral and electrophysiological evidence for a direct cortical effect of prefrontal tDCS on disorders of consciousness, Scientific Reports 10, 4323 (2020).

https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/32152347/

 

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Interview du Professeur Catherine Lubetzki dans l’émission « Sans rendez-vous » sur Europe 1 https://icm-institute.org/fr/actualite/traitement-contre-sclerose-plaques/ https://icm-institute.org/fr/actualite/traitement-contre-sclerose-plaques/#respond Thu, 25 Jun 2020 08:15:18 +0000 Ignacio Colmenero https://icm-institute.org/?post_type=actualite&p=19395 Catherine Lubetzki, neurologue chef du département des maladies neurologiques à l'hôpital de la Salpêtrière (AP-HP) et chercheuse à l’Institut du Cerveau, voue son En savoir plus ]]> Catherine Lubetzki, neurologue chef du département des maladies neurologiques à l’hôpital de la Salpêtrière (AP-HP) et chercheuse à l’Institut du Cerveau, voue son travail à la compréhension et au traitement de la sclérose en plaques (SEP).

Elle est intervenue dans l’émission santé « Sans rendez-vous » sur Europe 1, pour parler de cette maladie complexe qui touche près de 100 000 personnes en France.

Pour plus d’informations : https://bit.ly/31gsIEg

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Que se passe-t-il dans notre cerveau quand on est dans le coma ? https://icm-institute.org/fr/actualite/se-passe-t-cerveau-on-coma-surtout-se-passe-t-on-sort/ https://icm-institute.org/fr/actualite/se-passe-t-cerveau-on-coma-surtout-se-passe-t-on-sort/#respond Thu, 25 Jun 2020 08:00:18 +0000 Ignacio Colmenero https://icm-institute.org/?post_type=actualite&p=19392 Dr Benjamin Rohaut, neurologue-réanimateur à la Pitié Salpêtrière et chercheur à l'Institut du Cerveau - Sorbonne Université, vous explique tout sur le coma, et En savoir plus ]]> Dr Benjamin Rohaut, neurologue-réanimateur à la Pitié Salpêtrière et chercheur à l’Institut du Cerveau – Sorbonne Université, vous explique tout sur le coma, et notamment l’après-coma, dans l’émission « Allô docteurs – Vivre après le coma ».

Pour revoir l’émission : https://bit.ly/2YOoTmG

 

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“N’oubliez pas les paroles” mobilisé aux côtés de l’Institut du Cerveau https://icm-institute.org/fr/actualite/noubliez-paroles-mobilise-aux-cotes-de-linstitut-cerveau/ https://icm-institute.org/fr/actualite/noubliez-paroles-mobilise-aux-cotes-de-linstitut-cerveau/#respond Wed, 10 Jun 2020 17:21:11 +0000 Margaux Orsini https://icm-institute.org/?post_type=actualite&p=19360 Samedi 13 juin dernier, la générosité était au programme !

Nous avons le plaisir de vous annoncer que l’Institut du Cerveau a été mis à l’honneur  dans En savoir plus ]]> Samedi 13 juin dernier, la générosité était au programme !

Nous avons le plaisir de vous annoncer que l’Institut du Cerveau a été mis à l’honneur  dans l’émission « N’oubliez pas les paroles », présentée par Nagui sur France 2, samedi 13 juin dernier.

Lors de cette soirée spéciale, à une heure de grande écoute, les plus grands candidats de l’histoire de l’émission ont remporté 100 000 € au profit de l’Institut du Cerveau.

Nous vous invitons à vous associer à ce bel élan de générosité par un don. Il est essentiel pour accélérer la recherche, d’inventer la médecine de demain et redonner espoir aux malades et à leur famille.

 

Faire un don

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Confinement et démences : n’oublions pas les patients et les aidants https://icm-institute.org/fr/actualite/confinement-demences-noublions-patients-aidants/ https://icm-institute.org/fr/actualite/confinement-demences-noublions-patients-aidants/#respond Tue, 09 Jun 2020 08:50:27 +0000 Margaux Orsini https://icm-institute.org/?post_type=actualite&p=19346 La pandémie de Covid-19, le confinement et les mesures sanitaires mises en place ont bouleversé la vie de chacun d’entre nous. La neurologue et chercheuse Lara En savoir plus ]]> La pandémie de Covid-19, le confinement et les mesures sanitaires mises en place ont bouleversé la vie de chacun d’entre nous. La neurologue et chercheuse Lara Migliaccio (Inserm) de l’équipe Frontlab à l’Institut du Cerveau, alerte sur la situation des patients atteints de démences et de leurs aidants pendant cette crise sanitaire.

 

 

Lara Migliaccio

Quelle est la situation des patients atteints de démence et de leurs aidants aujourd’hui ?

 

Les démences affectent aujourd’hui plus de 50 millions de personnes dans le monde. Les altérations cognitives et comportementales qui les accompagnent détériorent gravement la qualité de vie et l’autonomie des patients mais aussi de leurs aidants. Cette vulnérabilité et cette dépendance des personnes atteintes par une démence comme la maladie d’Alzheimer ou une dégénérescence fronto-temporale, déjà grandes en temps normal, n’ont fait qu’empirer avec la pandémie de Covid-19 et le confinement qui l’a accompagné. Le suivi de nos patients pendant cette période a soulevé de nouvelles questions, de nouvelles problématiques. Le couple patient-aidant est la clé de voûte d’un système incluant le neurologue et les autres soignants, orthophoniste, infirmier, kinésithérapeute, le personnel des ESA (équipe spécialisée Alzheimer) mais aussi les aides à domicile… Avec le confinement, tout cela s’est effondré. Il n’est resté que l’individu avec sa maladie, et son aidant, souvent du même âge, face à des journées très difficiles à gérer. Nous devons apprendre de cette situation pour le bien de ces personnes.

 

Qu’est-ce que la pandémie et le confinement ont changé dans le quotidien des patients et leurs aidants ?

 

Pour les patients les plus amnésiques, le « coronavirus », « Covid » est juste un mot dit comme ça. Idem pour les gestes barrières. La situation était très difficile pour les aidants, de devoir rappeler tout le temps aux patients pourquoi ils ne devaient pas sortir, pourquoi ils doivent se laver les mains régulièrement, pourquoi ils devaient porter un masque… Même pour les patients moins amnésiques d’ailleurs, le rappel en continu des gestes barrières, de la nécessité de rester confiné a représenté une vraie difficulté. Cela a été encore plus dramatique pour les patients avec des troubles comportementaux. L’aidant se retrouve en première ligne, non seulement pour répéter les consignes de sécurité mais aussi faire face au refus et à l’incompréhension de son proche malade, dont les réactions peuvent être inattendues.

Si la majorité s’est finalement bien sortie de cette crise, montrant une capacité de résistance insoupçonnée, beaucoup de patients plus atteints se sont effondrés sous le poids de la situation. Il y a clairement eu un coût payé par le fait d’être isolé pour ces patients.

 

Les aidants sont souvent les oubliés de la chaîne de soin, alors que leur rôle s’est trouvé accru pendant cette crise…

 

Les aidants ont été très peu considérés dans tout ça. Les mesures recommandées par les plus grandes associations mondiales sur les démences sont toutes centrées sur le malade. Nulle part ou presque ne sont mentionnés les aidants. Le confinement a aussi fait oublier à ses aidants leur propre santé, submergés par un quotidien difficile avec leur proche malade. Il a fallu leur rappeler que le Covid-19 et leur proche n’étaient pas la seule source de préoccupation et qu’ils devaient rester attentif à leur santé et aux pathologies qui pouvaient déjà les affecter avant le confinement.

 

Comment se passe le suivi côté soignant ?

 

Je n’ai jamais arrêté d’être en contact avec mes patients pendant le confinement, soit par téléphone, soit en visioconférence, mais malheureusement toutes les spécialités en médecine ne peuvent pas faire profit d’un appel téléphonique. Bien sûr, nous ne pouvons pas tout faire par télémédecine mais ce suivi reste essentiel. Ce confinement a permis d’avoir un regard différent sur nos pratiques. Nous faisons beaucoup de choses en présentiel que nous pourrions faire à distance. Si certains suivis peuvent se faire par télémédecine, nous réduirions ainsi les transports, la pollution, le risque d’attraper une infection dans un milieu hospitalier, le risque d’accident de la route… cette expérience est vraiment à mettre à profit. J’ai recommencé à voir des patients en présentiel. Ce n’est pas simple, les procédures sont compliquées, chronophages… mais c’est possible. Nous apprenons des nouveaux gestes, qui finalement deviennent vite naturels.

 

Du côté de la recherche, les protocoles de recherche clinique, mis à part les protocoles thérapeutiques testant des traitements, ont été arrêtés au début de confinement. Ils reprennent progressivement depuis quelques semaines. Nous avons des enjeux sanitaires autres que le Covid-19 qui dépendent beaucoup de l’avancement de la recherche, des enjeux sur la connaissance des maladies, notamment neurologiques. Ce sont des maladies qui vulnérabilisent les patients. Les patients des EPHAD, dont nombres d’entre eux sont touchés par une démence, ont payé un coût énorme pendant cette pandémie. Si nous n’avançons pas et nous laissons bloquer par un virus, ça sera dramatique pour ces individus.

 

 

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Lancement d’une vaste campagne de sensibilisation https://icm-institute.org/fr/actualite/campagne-institut-cerveau/ https://icm-institute.org/fr/actualite/campagne-institut-cerveau/#respond Fri, 05 Jun 2020 09:30:03 +0000 Margaux Orsini https://icm-institute.org/?post_type=actualite&p=18699 Une campagne nationale de sensibilisation #votrecerveauvousrendremarquable 

 

Afin d’accompagner son récent changement de nom, l’Institut du Cerveau vient de En savoir plus ]]> Une campagne nationale de sensibilisation #votrecerveauvousrendremarquable 

 

Afin d’accompagner son récent changement de nom, l’Institut du Cerveau vient de lancer une campagne d’affichage nationale de sensibilisation #votrecerveauvousrendremarquable, réalisée et offerte par ses partenaires historiques PUBLICIS et JC Decaux.

 

Au travers des portraits de grandes personnalités du monde politique, sportif, culturel et artistique parmi lesquels Simone Veil, Rafael Nadal, ou encore Jean Réno, et d’un slogan empreint de sens, cette campagne vise à sensibiliser chacun d’entre nous à l’importance vitale de cet organe fascinant, le plus complexe du corps humain.

 

Ce plan média national 100 % affichage, qui a lieu partout en France et se poursuivra jusqu’au 25 août, se compose de :

> 6 500 faces ;

> 5 000 Abribus.

 

Par ailleurs, un spot radio avec la voix de Jean Réno, Parrain de l’Institut du Cerveau, a été réalisé et diffusé pour l’occasion dès le mois de mars.

L’objectif double est de rappeler que :

>Le cerveau est le chef d’orchestre de notre organisme et que c’est grâce à lui que nous pouvons rêver, penser, bouger, écrire, imaginer, parler, créer, … ;

> l’Institut du Cerveau a besoin de votre soutien pour faire face aux nombreux défis en faveur du « bien vieillir », surtout lorsque l’on sait qu’en France 1 personne sur 8 est atteinte par une maladie du cerveau.

 

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Candidatez maintenant au Master 2 iMIND, international Master in Neurodegenerative Diseases ! https://icm-institute.org/fr/actualite/candidatez-maintenant-au-master-2-imind/ https://icm-institute.org/fr/actualite/candidatez-maintenant-au-master-2-imind/#respond Wed, 03 Jun 2020 09:19:30 +0000 Margaux Orsini https://icm-institute.org/?post_type=actualite&p=19331 Intéressés par les neurosciences et les maladies neurodégénératives ?

La campagne de candidatures pour le parcours de Master 2 iMIND, international Master in En savoir plus ]]> Intéressés par les neurosciences et les maladies neurodégénératives ?

La campagne de candidatures pour le parcours de Master 2 iMIND, international Master in Neurodegenerative Diseases est ouverte ! Date de clôture :  30 juin  2020.

iMIND est un parcours de Master 2 sélectif, fruit d’une collaboration entre l’Institut du Cerveau et le master de Biologie Intégrative et Physiologie – Neurosciences de Sorbonne Université.

 

iMIND rassemble des chercheurs de l’Institut du Cerveau, ainsi que d’autres instituts de Neurosciences associés à Sorbonne Université, comme l’Institut Neuroscience Paris Seine ou l’Institut de la Vision, afin de proposer des enseignements visant à immerger les étudiants dans les thématiques de recherche actuelles et innovantes sur le fonctionnement du cerveau et ses dysfonctionnements.

Vous trouverez les détails de ce parcours :

 

Les informations sur la procédure de candidature sont disponibles sur ce lien. 

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MSCopilot, solution pour le suivi de la sclérose en plaques, validée cliniquement https://icm-institute.org/fr/actualite/mscopilot-sclerose-en-plaques/ https://icm-institute.org/fr/actualite/mscopilot-sclerose-en-plaques/#respond Sat, 30 May 2020 13:51:43 +0000 Margaux Orsini https://icm-institute.org/?post_type=actualite&p=18543 MSCopilot, la solution de suivi des patients atteints de sclérose en plaques développée par AdScientiam, une startup incubée à l’iPEPS, a été validée En savoir plus ]]> MSCopilot, la solution de suivi des patients atteints de sclérose en plaques développée par AdScientiam, une startup incubée à l’iPEPS, a été validée cliniquement lors d’un essai clinique impliquant plusieurs centres hospitaliers français. Les résultats sont publiés dans la revue European Journal of Neurology

 

 La sclérose en plaques est une maladie chronique dont les symptômes sont à la fois très divers et fluctuants au cours du temps. Un suivi médical régulier représente donc un enjeu très important pour une meilleure prise en charge des patients. L’évaluation du handicap des patients atteints de sclérose en plaques nécessite des batteries de tests cliniques prenant beaucoup de temps et représente donc une difficulté pour les patients comme pour les neurologues.

Pour répondre à cette problématique, AdScientiam a développé MSCopilot, un dispositif médical sous la forme d’une application smartphone pour l’auto-évaluation de patients atteints de SEP. Celle-ci combine quatre tests : la marche, la dextérité, la cognition et la vision à faible contraste.

Afin de valider cliniquement l’application MSCopilot, un essai clinique multicentrique a été mise en place. Réunissant 141 personnes atteintes de sclérose en plaques et 76 volontaires sains, l’étude comparait les scores obtenus avec l’application à ceux du test de référence utilisé en clinique dans la sclérose en plaques, le MSFC (Multiple Sclerosis Functional Composite).

 Les résultats de l’étude montrent que l’application MSCopilot est aussi performante que le test de référence dans l’évaluation du handicap de la sclérose en plaques. Les scores obtenus avec l’application et ceux obtenus avec les tests standards étaient très corrélés. L’essai confirme ainsi la fiabilité de MSCopilot et sa facilité d’utilisation dans la pratique clinique pour le suivi du handicap lié à la sclérose en plaques.

« Notre étude confirme le potentiel de l’application MSCopilot pour le suivi des patients. Si des tests sont encore nécessaires pour évaluer son utilisation au domicile du patient et sa capacité à détecter la progression de la maladie, cette application pourrait devenir un élément important dans la prise en charge des patients atteints de sclérose en plaques. » Dr Elisabeth Maillart, neurologue à la Pitié-Salpêtrière et à l’Institut du Cerveau – ICM, coordinatrice de l’étude.

 

L’application MSCopilot a été présentée aux neurologues au travers d’une vidéo que vous pouvez découvrir ci-après :

 

 

Source

MSCopilot, a new multiple sclerosis self-assessment digital solution: results of a comparative study versus standard tests.

Maillart E, Labauge P, Cohen M, Maarouf A, Vukusic S, Donzé C, Gallien P, De Sèze J, Bourre B, Moreau T, Louapre C, Mayran P, Bieuvelet S, Vallée M, Bertillot F, Klaeylé L, Argoud AL, Zinaï S, Tourbah A. Eur J Neurol. 2019 Sep 20.

 

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DÉCOUVREZ LE NOUVEAU SYNAPSE ! https://icm-institute.org/fr/actualite/decouvrez-nouveau-synapse/ https://icm-institute.org/fr/actualite/decouvrez-nouveau-synapse/#respond Wed, 20 May 2020 08:15:19 +0000 Margaux Orsini https://icm-institute.org/?post_type=actualite&p=19209 En 2020 l’Institut du Cerveau a 10 ans !

10 ans de progrès, d’avancées et d’espoirs. Grâce à votre mobilisation et à celle des chercheurs, chaque jour est un En savoir plus ]]> En 2020 l’Institut du Cerveau a 10 ans !

10 ans de progrès, d’avancées et d’espoirs. Grâce à votre mobilisation et à celle des chercheurs, chaque jour est un pas de plus dans la lutte contre les maladies affectant le système nerveux. De grands projets sont ainsi mis sur pieds afin de traiter des pathologies touchant des millions de personnes à travers le monde comme la maladie d’Alzheimer, de Parkinson, les tumeurs cérébrales, la sclérose en plaques, la SLA ou encore la dépression.

 

Cet anniversaire est aussi pour l’Institut l’occasion de franchir un cap supplémentaire, porté par la volonté de renforcer le lien solide qui s’est tissé entre les 700 chercheurs et nos fidèles donateurs. Pour ce faire, nous avons rebaptisé notre journal des donateurs « Synapse », du nom de cette zone de contact qui s’établit entre deux cellules nerveuses et leur permet de communiquer entre elles.

Pour ce premier numéro de 2020, repensé pour vous, nos équipes ont choisi de mettre en lumière les travaux en cours et les dernières avancées sur les maladies cérébrales pédiatriques.

>> Découvrez ici la version numérique de votre nouveau Journal trimestriel « Synapse »

Afin de recevoir Synapse directement chez vous, 4 fois par an, faites un don à l’Institut du Cerveau dès aujourd’hui.

 

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Un déficit de myéline à l’origine des troubles cognitifs dans la schizophrénie. https://icm-institute.org/fr/actualite/deficit-de-myeline-a-lorigine-troubles-cognitifs-schizophrenie/ https://icm-institute.org/fr/actualite/deficit-de-myeline-a-lorigine-troubles-cognitifs-schizophrenie/#respond Thu, 14 May 2020 09:45:44 +0000 Margaux Orsini https://icm-institute.org/?post_type=actualite&p=19136 Un déficit de myéline à l’origine des troubles cognitifs dans la schizophrénie, NATURE COMMUNICATIONS.

Cette étude conduite par Dorien MAAS, Doctorante, et Brahim En savoir plus ]]> Un déficit de myéline à l’origine des troubles cognitifs dans la schizophrénie, NATURE COMMUNICATIONS.

Cette étude conduite par Dorien MAAS, Doctorante, et Brahim NAIT-OUMESMAR (INSERM), co-chef d’équipe à l’Institut du Cerveau, en collaboration avec Gerard MARTENS (Donders Institute, Nijmegen, Pays-Bas), démontre un rôle central de la myélinisation du cortex préfrontal dans l’étiologie de la schizophrénie.

Les altérations de la myélinisation du cortex préfrontal pourraient expliquer les troubles cognitifs, tels que ceux de la mémoire et des fonctions exécutives, observés dans la schizophrénie. Grace à un modèle expérimental de la schizophrénie, l’équipe a démontré que les troubles de la mémoire spatiale et du comportement social sont sous la dépendance du cortex préfrontal. Ces troubles cognitifs ont été associés à une hypo-myélinisation des interneurones parvalbumines du cortex préfrontal, consécutive à un arrêt de la maturation des oligodendrocytes. De plus, les chercheurs ont montré que l’enrichissement environnemental (activité physique, interactions sociales…) permet de corriger les altérations développementales de la myélinisation du cortex préfrontal. Ces résultats ouvrent la voie à de nouvelles perspectives thérapeutiques comportementales et/ou pharmacologiques favorisant la myélinisation dans la schizophrénie.

 

Source :

Hypomyélinisation des interneurones, associée à des troubles cognitifs dans un modèle de la schizophrénie.  NATURE COMMUNICATIONS 

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Adiós Corona, le site internet qui décrypte les informations sur le COVID-19 https://icm-institute.org/fr/actualite/adios-corona-site-internet-decrypte-informations-covid-19/ https://icm-institute.org/fr/actualite/adios-corona-site-internet-decrypte-informations-covid-19/#respond Tue, 12 May 2020 14:00:18 +0000 Margaux Orsini https://icm-institute.org/?post_type=actualite&p=19129 Il est parfois difficile de trouver les bonnes informations en temps réel concernant la pandémie que nous traversons actuellement. C’est pour cette raison qu’une En savoir plus ]]> Il est parfois difficile de trouver les bonnes informations en temps réel concernant la pandémie que nous traversons actuellement. C’est pour cette raison qu’une équipe de scientifiques, dont Claire Wyart de l’Institut du Cerveau, a créé un site internet qui analyse les publications sur le COVID-19 et conseille de bonne pratiques collectives pour stopper la propagation du virus. 

De nouveaux thèmes clés pour le déconfinement sont en cours de réalisation et seront prochainement publiés : retour au travail, rendre visite ou vivre avec un proche vulnérable.

Le site Adiós Corona s’articule autour d’une section « Comprendre » avec des questions/réponses misent à jour régulièrement à propos du coronavirus :

 

 

On y trouve ensuite une rubrique « Agir » illustrée par des scénarios dessinés. L’objectif étant de nous aider à adopter les bons gestes et ainsi revenir plus vite à une vie sociale sûre.

 

 

Adiós Corona, qui est déjà traduit en plusieurs langues (anglais, espagnol, italien, arabe et néerlandais), continue d’être traduit pour être accessible au plus grand nombre. Son impact en terme de prévention et d’information commence à se faire sentir puisqu’il a déjà conquis plusieurs milliers de personnes, et certains de ses articles sont présents sur le site du gouvernement : santé.fr

 

Pour en savoir plus, rendez-vous sur le site : https://www.adioscorona.org/  

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L’activation du système immunitaire inné dans le système nerveux central, un marqueur de l’évolution du handicap dans la sclérose en plaques ? https://icm-institute.org/fr/actualite/lactivation-systeme-immunitaire-inne-systeme-nerveux-central-marqueur-de-levolution-handicap-sclerose-plaques/ https://icm-institute.org/fr/actualite/lactivation-systeme-immunitaire-inne-systeme-nerveux-central-marqueur-de-levolution-handicap-sclerose-plaques/#respond Wed, 06 May 2020 09:12:49 +0000 Margaux Orsini https://icm-institute.org/?post_type=actualite&p=18814 L’activation du système immunitaire inné, en particulier des cellules immunitaires résidentes de notre système nerveux central appelées cellules microgliales, En savoir plus ]]> L’activation du système immunitaire inné, en particulier des cellules immunitaires résidentes de notre système nerveux central appelées cellules microgliales, pourrait-elle nous renseigner sur l’évolution du handicap des patients atteints de sclérose en plaques ? C’est que ce suggère les résultats d’une étude conduite par Benedetta Bodini (AP-HP/Sorbonne Université) et Emilie Poirion (Institut du Cerveau) dans l’équipe de Bruno Stankoff et Catherine Lubetzki à l’Institut du Cerveau.

 

S’il n’existe pas aujourd’hui de traitement curatif pour la sclérose en plaques, la prise en charge de cette maladie a beaucoup progressé au cours des dernières années. Afin de proposer à chaque patient les solutions les plus adaptées à sa maladie, il est primordial de mieux comprendre comment la maladie se développe et comment le handicap progresse.

 

L’équipe de Bruno Stankoff (AP-HP/Sorbonne Université) développe depuis plusieurs années, en collaboration avec le CEA (Service Hospitalier Frederic Joliot), des méthodes d’imagerie innovantes combinant la tomographie par émission de positons (TEP) et l’imagerie par résonnance magnétique (IRM) pour étudier en profondeur les mécanismes de l’atteinte du système nerveux central des patients atteints de sclérose en plaques.

 

La dernière étude de l’équipe, menée par Benedetta Bodini et Emilie Poirion, s’est intéressée à l’activation des cellules du système immunitaire inné dans le système nerveux central. Le système immunitaire inné est déjà connu pour son rôle dans la disparition de la myéline et l’atteinte des axones dans sclérose en plaques. Il pourrait également empêcher la réparation naturelle de la myéline qui joue un rôle essentiel dans la progression de la maladie.

 

Les chercheurs ont développé une nouvelle méthode pour cartographier l’activation des microglies dans la substance blanche du système nerveux central, qui contient la majorité des axones des neurones. Ils sont parvenus à reconstruire des profils individualisés d’activation des cellules immunitaires innées, et à distinguer chez les patients des lésions de la substance blanche présentant une activation persistante des microglies alors qu’elles étaient considérées comme parfaitement stables et non actives en exploration IRM standard. Ils ont ensuite confronté les cartes obtenues chez 37 patients atteints de sclérose en plaques avec l’évolution du handicap de ces personnes. Les chercheurs mettent en évidence qu’une activation des microglies autour et à l’intérieur des lésions est associée à une évolution plus sévère du handicap des patients.


Cartes individuelles de l'activation des cellules immunitaires innées chez un sujet sain (A), et chez 3 patients atteints d'une SEP caractérisée par une activation des cellules immunitaires innées clairsemée (B), intermédiaire (C) et étendue (D). Les régions inactives lésionnels chez les patients sont représentés en blanc, tandis que les zones caractérisées par une activation significative des cellules immunitaires innées sont affichée en jaune dans la substance blanche d'apparence normale (NAWM), en rouge foncé dans la substance péri-lésionnelle et en rouge clair à l'intérieur des lésions T2.

L’activation des microglies au niveau des lésions constitue un biomarqueur prometteur de l’évolution du handicap des patients, qui devra être confirmé par de nouvelles études prospectives. Il représente un espoir important pour adapter au mieux le traitement des patients atteints de sclérose en plaques, évaluer de nouvelles thérapeutiques, et prévenir autant que possible l’évolution du handicap. D’un point de vue plus fondamental, cette découverte ouvre des pistes de recherche pour comprendre le rôle des microglies dans la dégénérescence des neurones dans cette maladie.

 

 

Source

Individual mapping of innate immune cell activation is a candidate marker of patient-specific trajectories of disability worsening in Multiple Sclerosis. Bodini B, et al. J Nucl Med 2020.

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Génétique et mécanismes impliqués dans la résistance aux traitements des tumeurs cérébrales https://icm-institute.org/fr/actualite/genetique-mecanismes-impliques-resistance-aux-traitements-tumeurs-cerebrales/ https://icm-institute.org/fr/actualite/genetique-mecanismes-impliques-resistance-aux-traitements-tumeurs-cerebrales/#respond Tue, 28 Apr 2020 15:23:43 +0000 Margaux Orsini https://icm-institute.org/?post_type=actualite&p=18869 Dans un article à paraitre dans la prestigieuse revue Nature, Mehdi Touat et Franck Bielle (AP-HP/Sorbonne Université) de l’équipe « Génétique et Développement En savoir plus ]]> Dans un article à paraitre dans la prestigieuse revue Nature, Mehdi Touat et Franck Bielle (AP-HP/Sorbonne Université) de l’équipe « Génétique et Développement des Tumeurs Cérébrales » de l’Institut du Cerveau (Inserm/CNRS/Sorbonne Université) et des services de neuro-oncologie et de neuropathologie de l’Hôpital de la Pitié-Salpêtrière AP-HP en collaboration avec Yvonne Li, Rameen Beroukhim, Pratiti Bandopadhayay et Keith Ligon du Dana-Farber Cancer Institute (Harvard Medical School, Boston), mettent en évidence des changements génétiques dans certains gliomes en récidive, à l’origine de l’acquisition de résistance à la chimiothérapie. L’étude, au-delà de son approche très complète sur différents aspects d’analyses moléculaire et mécanistique, traite du plus grand échantillon jamais exploré en matière de tumeurs cérébrales.

 

Les gliomes sont les tumeurs cérébrales primitives malignes les plus fréquentes chez l’adulte. Leur traitement est particulièrement difficile, non seulement du fait de leur localisation limitant l’étendue de la chirurgie, mais aussi car elles développent de façon quasi systématique une résistance aux traitements par radiothérapie et chimiothérapie. Les gliomes finissent ainsi par récidiver. Cependant, à l’échelle individuelle, déterminer pourquoi et comment ils échappent aux traitements reste encore très difficile en clinique.

 

« Il existait quelques cas décrits de récidive tumorale avec ce qu’on appelle une hypermutation, c’est-à-dire une tumeur dont le nombre de mutations du génome est excessivement élevé en comparaison à la moyenne des tumeurs. Les phénomènes biologiques à l’origine de ce phénomène inhabituel et leur lien éventuel avec l’acquisition de résistance aux traitements n’étaient pas connus. Par ailleurs, dans d’autres types de cancers, l’immunothérapie est plus souvent efficace en cas d’hypermutation mais cette approche n’avait pas été testée dans les gliomes. » explique Franck Bielle.

 

Gliome malin en culture cellulaire (spheroides). Les noyaux cellulaires sont marqués en bleus, les cellules répliquant leur ADN sont marquées en vert. Image 20X, microscope confocal ImageXpress Micro (crédit : Mehdi Touat, Caitlin Mills, HMS)

Gliome malin en culture cellulaire (spheroides). Les noyaux cellulaires sont marqués en bleus, les cellules répliquant leur ADN sont marquées en vert.
Image 20X, microscope confocal ImageXpress Micro (crédit : Mehdi Touat, Caitlin Mills, HMS)

 

La présente étude a réuni plusieurs centres experts en neuro-oncologie : l’équipe de neuro-oncologie de l’Institut du Cerveau, les départements de neuro-oncologie et de neuropathologie et la Tumorothèque de l’Hôpital de la Pitié-Salpêtrière (AP-HP/Sorbonne Université/SIRIC CURAMUS), et les départements de neuro-oncologie et de neuropathologie et équipes de recherche du Dana-Farber Cancer Institute, Brigham and Women’s Hospital et Boston Children’s Hospital (Harvard Medical School, Boston). En mettant leurs ressources en commun, et grâce à l’intégration de banques publiques et de données issues d’un partenariat avec l’entreprise Foundation Medicine, ils ont obtenu un échantillon global de 10 000 tumeurs, le premier de cette taille pour une étude en cancérologie sur un seul type de cancer.

 

« L’objet de ce travail était de déterminer les mécanismes d’hypermutation dans les gliomes et la caractérisation de leur rôle dans la résistance aux traitements standards. Comprendre comment la tumeur résiste permet d’adapter les traitements et d’envisager de nouvelles pistes thérapeutiques comme l’immunothérapie. Pour répondre à ces questions, nous avons combiné pour la première fois l’analyse d’une très large base de gliomes caractérisés par séquençage à haut débit, avec des approches expérimentales dans des modèles expérimentaux de gliomes, et l’analyse de données provenant de patients atteints de gliomes traités par immunothérapie. » poursuit Mehdi Touat.

 

Dans un premier temps, les chercheurs ont établi la prévalence du phénomène d’hypermutation, retrouvé jusqu’à 50% des récidives dans des sous-types de gliomes présentant une forte chimiosensibilité lors du diagnostic initial. Ils montrent une association claire entre le phénomène d’hypermutation et le témozolomide, la chimiothérapie la plus couramment utilisée pour traiter les gliomes. Les hypermutations ne se développent qu’après exposition au traitement par témozolomide et qui plus est si celui-ci a été efficace sur la première tumeur.

 

La deuxième étape du travail a été de comprendre le mécanisme mis en jeu dans l’apparition de cette résistance. Les scientifiques ont donc cherché la présence d’altérations de gènes spécifiques dans ces tumeurs hypermutées. Ils ont identifié 4 gènes mutés de façon quasi systématique, faisant tous partie d’une voie de réparation de l’ADN appelée le « Mismatch repair » ou MMR (système de Réparation des mésappariements de l’ADN). En générant des mutations artificielles de ces gènes dans des modèles expérimentaux, ils mettent en évidence l’apparition d’une résistance spécifique au témozolomide. D’autre part, in vitro, le témozolomide appliqué à des cellules présentant une inactivation des gènes MMR produit la même hypermutation que celle présente chez les patients.

 

« Nous montrons le lien mécanistique clair entre le témozolomide, l’inactivation de ces gènes du MMR conférant la résistance à ce traitement et l’exposition continue à ce traitement qui mène à cette hypermutation très caractéristique dans la récidive tumorale. Nous montrons aussi que contrairement au témozolomide, d’autres traitements utilisés dans les gliomes restent efficaces dans les récidives avec hypermutation. » précise Franck Bielle.

 

Les anomalies du MMR sont également fréquemment retrouvées dans d’autres types de cancers comme les cancers colorectaux, endométriaux ou de l’estomac associés à une forte réaction immunitaire. Dans les gliomes, ces anomalies du MMR acquises sous traitement ont des effets très particuliers qu’on ne retrouve pas dans les autres cancers, notamment une réponse du système immunitaire beaucoup plus faible. Les tumeurs cérébrales parviendraient à mettre en œuvre des mécanismes d’immunosuppression tellement forts que malgré l’accumulation des dizaines de milliers de mutations, elles ne sont toujours pas reconnues par le système immunitaire comme des cellules anormales à détruire.

 

« Il s’agit ici d’une différence très frappante avec les autres cancers associés à des déficiences du système MMR, avec un impact thérapeutique important. En effet, dans les cancers colorectaux avec déficience du système MMR, il a été montré une efficacité majeure de certaines immunothérapies par inhibiteurs de checkpoints. Les données cliniques de patients atteints de gliomes et traités avec la même approche ne montrent malheureusement pas une efficacité suffisante pour les patients. » précise Mehdi Touat.

 

« Grâce à ces résultats, nous allons pouvoir donner une information sur la réponse à la chimiothérapie lors du diagnostic des tumeurs et au cours du traitement, notamment en cas de récidive après chimiothérapie où l’utilisation de techniques de séquençage haut débit de l’ADN permettrait d’adapter le traitement de façon personnalisée. Ces découvertes ne remettent pas en cause l’utilisation du témozolomide qui a montré des gains en survie importants et qui n’entraîne pas d’hypermutations chez la majorité des patients. En revanche, si ce phénomène est identifié, l’orientation vers un choix de traitement sera plus précise et plus efficace. La question qui se pose à présent est avant tout comment les autres tumeurs qui n’évoluent pas vers l’hypermutation finissent par résister à la chimiothérapie. Il nous faut aussi comprendre les spécificités du microenvironnement de ces gliomes hypermutés qui empêchent une reconnaissance de la tumeur par le système immunitaire et ouvrir ainsi la voie à une immunothérapie en neuro-oncologie. » concluent les deux cliniciens-chercheurs.

 

Source

Mechanisms and therapeutic implications of hypermutation in gliomas, Nature 2020.

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Soutenir nos 700 chercheurs : un choix éclairé pour lutter contre les maladies du cerveau. https://icm-institute.org/fr/actualite/soutenir-nos-700-chercheurs-choix-eclaire-lutter-contre-maladies-cerveau/ https://icm-institute.org/fr/actualite/soutenir-nos-700-chercheurs-choix-eclaire-lutter-contre-maladies-cerveau/#respond Thu, 23 Apr 2020 14:23:08 +0000 Margaux Orsini https://icm-institute.org/?post_type=actualite&p=18915 Je soutiens les chercheurs

 

Dans cette crise sanitaire inédite, notre combat contre les maladies du système nerveux ne doit pas s’arrêter. Découvrez 3 exemples de En savoir plus ]]> Je soutiens les chercheurs

 

Dans cette crise sanitaire inédite, notre combat contre les maladies du système nerveux ne doit pas s’arrêter. Découvrez 3 exemples de projets prometteurs menés à l’Institut du Cerveau.

 

Situé au cœur de l’Hôpital de la Pitié-Salpêtrière, qui accueille de nombreux patients atteints du Covid-19, les cliniciens et chercheurs de l’Institut du Cerveau se sont réorganisés pour à la fois, soutenir les équipes médicales de l’hôpital en mettant à disposition leurs équipements et leurs compétences pour participer au dépistage et au soin des patients, mais également maintenir leurs travaux de recherche et poursuivre le combat essentiel qu’ils mènent contre les maladies du système nerveux.

Maladie d’Alzheimer, de Parkinson, AVC, tumeurs cérébrales… Depuis sa création, l’Institut du Cerveau fait de la lutte contre ces pathologies un combat de chaque instant et son engagement est à la hauteur de l’enjeu de santé publique qu’elles représentent.

 

 

3 projets d’avant-garde, 3 nouveaux espoirs de prendre les maladies neurologiques de vitesse :

 

Maladie d’Alzheimer : anticiper sa progression aux stades précoces pour permettre de tester de nouvelles stratégies thérapeutiques ou de prévention >> En savoir plus

 

Tumeurs cérébrales : mettre à disposition des patients des traitements personnalisés et innovants grâce au repositionnement thérapeutique >> En savoir plus

 

Neurogénétique : décoder l’ADN et l’ARN des patients pour identifier les causes des maladies neurologiques d’origine génétique >> En savoir plus

 

Plus que jamais, les chercheurs ont besoin de votre soutien pour concrétiser ces projets prometteurs et innovants pour les patients. Soutenez-les par un don !

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*Retrouvez le calendrier 2020 de déclaration de revenus et de patrimoine :

 

 

*dates officielles suite au report décidé dans le cadre de l’épidémie de Covid-19 annoncé le 31 mars par le ministre de l’Economie et des Finances.

Pour toute question, n’hésitez pas à contactez le Service donateurs de l’Institut du Cerveau par email à l’adresse contact@icm-institute.org ou par téléphone du lundi au vendredi, de 10h à 12h, au 01 57 27 47 47.

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https://icm-institute.org/fr/actualite/soutenir-nos-700-chercheurs-choix-eclaire-lutter-contre-maladies-cerveau/feed/ 0 PROJET COHORTE COVID – NEUROSCIENCES : Recherche sur le coronavirus https://icm-institute.org/fr/actualite/projet-neuro-covid-19/ https://icm-institute.org/fr/actualite/projet-neuro-covid-19/#respond Fri, 17 Apr 2020 07:30:32 +0000 Ignacio Colmenero https://icm-institute.org/?post_type=actualite&p=18837 Dans le contexte de cette crise sanitaire exceptionnelle, l’Institut du Cerveau lance une grande étude pour mieux comprendre les conséquences neurologiques et En savoir plus ]]> Dans le contexte de cette crise sanitaire exceptionnelle, l’Institut du Cerveau lance une grande étude pour mieux comprendre les conséquences neurologiques et psychiatriques de l’infection à Covid-19.

Depuis les premiers jours, au cœur de l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière où est situé notre Institut, chercheurs, médecins et personnels soignants font front pour combattre le coronavirus. Ils sont engagés dans ce combat comme des milliers d’autres soignants dans notre pays.

À l’Institut du Cerveau, nous savons que les grandes pandémies peuvent donner lieu à des complications neurologiques aiguës ou retardées. Un fait qui se confirme aujourd’hui puisque la perte de goût ou d’odorat observée chez certains patients relève des fonctions nerveuses. Pour autant, nous n’en savons pas plus des répercussions de ce coronavirus sur notre système nerveux, alors qu’à ce jour, plus d’un million de personnes sont touchées dans le monde.

L’étude des effets neurologiques du Covid 19

Face à cet enjeu majeur, l’Institut du Cerveau  lance une grande étude pour évaluer rapidement et précisément les impacts éventuels du Covid-19 sur :

le système nerveux des personnes touchées

les conséquences psychiatriques pour les patients eux-mêmes (dues notamment à de très longues périodes de réanimation) ainsi que pour leur entourage (dues par exemple au confinement)

les patients déjà atteints de pathologies neurologiques comme les maladies inflammatoires (sclérose en plaques,..) et les maladies neurodégénératives (Parkinson, Alzheimer,..)

Cette étude sera menée auprès de 2 000 à 10 000 patients inclus, d’avril 2020 à avril 2021 pour observer des manifestations neurologiques et psychiatriques suite à une infection au COVID-19. Les données recueillies feront l’objet d’une analyse approfondie, notamment grâce à l’intelligence artificielle. Les informations obtenues seront exploitées en temps réel  afin d’en tirer au plus vite les conséquences pratiques pour les patients.

Le projet Cohorte Covid – Neurosciences a pour objectif d’acquérir une connaissance fine des effets délétères du virus COVID-19 sur le système nerveux, pour permettre d’améliorer la prise en charge, le suivi et la rééducation des patients.

Découvrez dans une interview téléphonique exclusive, les espoirs du Pr Jean-Yves Delattre pour parvenir à améliorer la prise en charge, le suivi et la rééducation des patients touchés par le Covid-19 :

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Les propriétés fondamentales des systèmes cérébraux déterminant nos préférences https://icm-institute.org/fr/actualite/proprietes-fondamentales-systemes-cerebraux-determinant-nos-preferences/ https://icm-institute.org/fr/actualite/proprietes-fondamentales-systemes-cerebraux-determinant-nos-preferences/#respond Thu, 16 Apr 2020 15:06:25 +0000 Margaux Orsini https://icm-institute.org/?post_type=actualite&p=18843 La compréhension des mécanismes cérébraux de la prise de décision est devenue l'un des plus grands défis dans le domaine des neurosciences cognitives.

Quels sont les En savoir plus ]]> La compréhension des mécanismes cérébraux de la prise de décision est devenue l’un des plus grands défis dans le domaine des neurosciences cognitives.

Quels sont les mécanismes cognitifs qui nous permettent de prendre des décisions ? D’où vient qu’on préfère certaines options plutôt que d’autres ? Comment la valeur d’une option est-elle estimée par le cerveau ?

 

Une étude conduite par Mathias PESSIGLIONE, chef d’équipe et directeur de recherche INSERM à l’Institut du Cerveau et Alizée LOPEZ-PERSEM, post-doctorante à l’Institut du Cerveau, a permis de mettre en évidence les caractéristiques principales du signal neuronal impliqué dans les jugements de valeur. Ces travaux font l’objet d’une publication dans la revue scientifique Nature Neuroscience.

 

Grâce à des électrodes implantées dans le cerveau de 36 patients épileptiques, candidats à une thérapie chirurgicale, les chercheurs ont pu enregistrer l’activité électrique neuronale dans environ 4000 zones cérébrales, alors que les patients réalisaient des tâches d’évaluation.

 

Dans ces tâches, les patients devaient indiquer à quel point ils aimaient les options qu’on leur présentait sur un écran, par exemple manger un gâteau au chocolat ou voir un tableau de Picasso. Cette tâche était suivie d’une tâche de choix entre deux de ces options, qui permettait de vérifier que les jugements de valeurs fournis par les patients permettaient de prédire leurs préférences.

 

Cette étude a permis d’identifier quatre propriétés essentielles du signal neuronal observé dans la région du cortex orbito-frontal (zone cérébrale située dans le cortex préfrontal, juste derrière les orbites oculaires).

  • Ce signal est dépendant de sa ligne de base, c’est-à-dire de l’état du cortex orbitofrontal au moment où on présente les options : si son activité est élevée, nous aurons tendance à aimer davantage l’option proposée.
  • Ce signal est généraliste, c’est-à-dire qu’il représente la valeur de n’importe quel type d’option, ce qui nous permet de choisir entre des options qui n’ont rien à voir entre elles, comme aller au musée ou déjeuner avec des amis.
  • Ce signal est automatique, c’est-à-dire que la valeur subjective d’une option est représentée dans le cortex orbito-frontal même lorsque nous n’avons pas de décision à prendre ou de préférence à exprimer.
  • Ce signal contient à la fois une information de premier ordre, la valeur de l’option, et une information de second ordre, notre confiance dans ce jugement de valeur, qui doit également être prise en compte dans la décision.

 

Prises ensemble, ces quatre propriétés expliquent les erreurs d’attribution dans les jugements de valeur. Ainsi nous pensons parfois estimer la valeur d’une option, alors que nous sommes influencés par la valeur d’une autre. Par exemple, une personne au restaurant est soumise à nombre d’influences de l’environnement comme ce qu’elle mange, la musique d’ambiance, le décor et la conversation des autres convives. On observe alors des interférences entre les valeurs associées à ces différents facteurs, qui peuvent par exemple nous amener à croire que nous apprécions la personne en face de nous, alors qu’en fait nous apprécions le plat que nous mangeons.

 

Ces résultats vont permettre de mieux comprendre les dysfonctionnements du système cérébral qui génère les jugements de valeur, dans des conditions pathologiques comme par exemple les troubles de l’humeur.

 

Source

Four core properties of the human brain valuation system demonstrated in intracranial signals, Nature Neurosciences 2020.

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Covid-19, les conseils du Pr. Philippe Fossati Psychiatre et Chef d’équipe à l’Institut https://icm-institute.org/fr/actualite/conseils-pr-philippe-fossati/ https://icm-institute.org/fr/actualite/conseils-pr-philippe-fossati/#respond Wed, 01 Apr 2020 06:00:44 +0000 Ignacio Colmenero https://icm-institute.org/?post_type=actualite&p=18818 Recommandations du  Pr Philippe Fossati, chef du département de Psychiatrie Adulte de l’hôpital Pitié-Salpêtrière AP-HP et chef d’équipe à l’Institut du En savoir plus ]]> Recommandations du  Pr Philippe Fossati, chef du département de Psychiatrie Adulte de l’hôpital Pitié-Salpêtrière AP-HP et chef d’équipe à l’Institut du Cerveau 

Surtout pas de désynchronisation des rythmes biologiques en cette période de confinement !

Rassurez-vous ! Tout va bien se passer. Vous allez être capables de faire face à la situation actuelle.

Mes conseils en tant que Psychiatre :

C’est d’abord et avant tout de maintenir une activité régulière en termes de rythme de sommeil, se lever régulièrement, travailler à des heures régulières en cas de télétravail, essayer d’avoir une activité physique régulière, essayer de respecter les heures habituelles des repas et pensez à diversifier votre alimentation.

Le risque est de tourner vers une alimentation plus calorique. Donc attention Il faut éviter de prendre des boissons alcoolisées.

Les « apéros virtuels » c’est bien, mais pas trop ! Il faut également absolument maintenir les contacts avec vos proches.

Quelles types de tensions ou réactions peut provoquer le confinement chez certaines personnes et conséquences à court et moyen terme ? 

Risques à court terme : 

Essentiellement de la peur d’autant que ce confinement est conditionné par quelque chose que l’on peut « attraper » ce qui entraine des craintes de contracter la maladie, des peurs aussi pour son entourage. Un sentiment également de frustration, d’irritabilité, de culpabilité de ne pas participer à l’activité collective quand on voudrait aider. 

Risques à moyens termes : 

Certaines personnes peuvent présenter à distance des manifestations anxieuses persistantes, des symptômes dépressifs. On peut également observer lors de la levée du confinement des difficultés à gérer les « distancessociales ». Nous risquons également d’observer une recrudescence de manifestations traumatiques, voire d’authentiques états de stress post-traumatiques avec des réminiscences, des cauchemars centrés sur l’expérience de quarantaine.

De nombreux facteurs peuvent modérer cette expérience. Il y a bien sûr la variabilité inter- individuelle, les problèmes médicaux ou le fait d’avoir des antécédents de troubles psychiatriques.

Des travaux montrent également que les informations et les explications données lors de la période de quarantaine sont capitales : les mauvaises explications ou explications floues peuvent exposer les gens à un plus grand stress à distance. 

Un dispositif médical mis en place face à l’état d’urgence  

Au niveau national une cellule d’écoute psychologique a été mise en place. Elle comprend un numéro vert écoute, une première ligne avec la croix rouge et une seconde ligne avec les CUMP (Cellule Urgence Médico-Psychologique).

Et après ?

Mai et juin, après la vague du « virus », nous risquons de voir réellement la vague de l’impact médico-psychologique de cette situation, de ce confinement, de cette exposition au virus.

Nos médecins font partie du réseau national de l’urgence médico-psychologique regroupant les professionnels des CUMP

Cliquez ici pour lire la présentation et la procédure du dispositif national de soutien médico-psychologique dans le cadre de l’épidémie du CORONAVIRUS (COVID-19).

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