Le diagnostic et les symptômes de la sclérose en plaques (SEP)

Le diagnostic de la sclérose en plaques repose sur l’observation par examen clinique ou IRM de 2 lésions ou symptômes disséminés dans le temps et dans l’espace.  
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En effet, la maladie évolue dans les premières années, dans 80% des cas par poussées inflammatoires transitoires, d’une à quelques semaines, et dont les symptômes disparaissent sans handicap résiduel.

Les symptômes inauguraux, les troubles visuels ou les troubles sensitifs ne sont pas spécifiques de la maladie car ils peuvent survenir chez n’importe qui. Néanmoins, si ces symptômes durent plusieurs jours et que d’autres épisodes se sont produits (dissémination dans le temps), il est préférable de consulter.

Dans certains cas, les symptômes inauguraux peuvent être différents entre deux épisodes. Par exemple, des troubles de sensibilité d’un membre inférieur puis quelques semaines plus tard, des troubles visuels (dissémination dans l’espace).

Les symptômes de la maladie de la sclérose en plaques (SEP) sont très hétérogènes d’un patient à l’autre. De même la progression et le délai d’apparition du handicap irréversible varient en fonction de la capacité de chaque personne atteinte à « réparer » ses lésions cérébrales.

En IRM, le diagnostic de sclérose en plaques est posé lorsqu’on observe deux lésions à quelques mois d’intervalle et à deux endroits différents du cerveau ou de la moelle épinière.

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Les symptômes de la sclérose en plaques

La dissémination des lésions dans le temps et dans différentes régions cérébrales et médullaires explique la grande hétérogénéité des symptômes chez un même patient selon les phases de la maladie mais aussi entre patients.

En effet, l’organisation du système nerveux vue précédemment et le caractère aléatoire du lieu de développement des lésions peuvent entrainer des symptômes moteurs, sensitifs ou viscéraux en fonction de la localisation de l’atteinte neuronale.

Les symptômes plus connus de la maladie par tout un chacun, sont les symptômes dus à une atteinte des neurones moteurs. Les difficultés à marcher, à bouger un membre inférieur ou supérieur, sont autant de signes extérieurs visibles par l’entourage.

Mais certains symptômes de la sclérose en plaques, bien que très handicapant pour la personne atteinte dans sa vie quotidienne, ne sont pas perceptibles et donc moins bien compris et acceptés par les proches des patients. Ces symptômes invisibles sont en général les conséquences d’une atteinte des neurones sensitifs, du système nerveux autonome ou de régions cérébrales impliquées dans les mécanismes d’attention, de concentration ou de mémoire.

Les symptômes de la sclérose en plaques par le Dr Benedetta BODINI, Neurologue et chercheuse à l’ICM (AP-HP/Sorbonne Université)

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L’évolution de la sclérose en plaques

La sclérose en plaques peut progresser et régresser de manière imprévisible. Les symptômes de la maladie sont très hétérogènes d’un patient à l’autre. De même la progression et le délai d’apparition du handicap irréversible varient en fonction de la capacité de chaque personne atteinte à « réparer » ses lésions cérébrales.

Quel que soit le type de sclérose en plaques, il existe des critères permettant de définir l’activité de la maladie et de suivre son évolution. L’existence de poussées, la progression du score EDSS (score permettant la cotation du handicap), et l’apparition de nouvelles lésions visualisables à l’IRM sont reconnus comme étant des marqueurs d’activité de la maladie.

Echelle de handicap (EDSS) : évaluation clinique de l’évolution de la maladie

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