Les traitements de la sclérose en plaques :

LES TRAITEMENTS DE LA SCLÉROSE EN PLAQUES
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Pr Catherine LUBETZKI, Responsable du département de neurologie à l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière et chef d’équipe à l’ICM.

 « La prise en charge de la maladie de la sclérose en plaques a énormément progressé ces 15 dernières années avec l’apparition de traitements qui modifient l’évolution de la maladie et diminuent la fréquence des poussées. Nous avons à notre disposition une dizaine de molécules thérapeutiques. En revanche, il n’y a pas encore de traitements qui arrêtent la maladie. Nous pouvons également traiter les symptômes avec des médicaments que l’on utilise pour d’autres pathologies neurologiques, par exemple la raideur des membres inférieurs, les troubles urinaires. Il est important de privilégier une prise en charge multidisciplinaire pour les patients avec des handicaps irréversibles. » 

A L’ICM

  • Après une étude preuve de concept chez 30 patients en 2016, Ad Scientiam vient de finaliser une vaste étude multicentrique visant à comparer les scores mesurés par le MSFC, test clinique réalisé en consultation par une neurologue, à ceux calculés par les algorithmes de MSCopilot®.
    Coordonnée par le Dr Elisabeth MAILLART et réalisée dans 11 centres experts SEP, cette étude a recruté 146 patients et 76 volontaires sains, qui ont successivement passé les tests standards sur papier puis les tests digitaux sur smartphone. En présence du Pr Catherine LUBETZKI, neurologue et cheffe d’équipe à l’ICM et du Dr Elisabeth MAILLART, Ad Scientiam a confirmé qu’avec seulement 4 tests, le score MSCopilot® rassemble infiniment plus de variables que les tests standard, ce qui enrichit les données fournies au clinicien. MSCopilot® est aujourd’hui un dispositif médical logiciel de classe I, marqué CE, dédié au suivi des patients atteints de sclérose en plaques.
  • Sur le plan thérapeutique : les 1ers résultats du projet OROTARIO coordonné par le Dr Caroline PAPEIX, clinicien-chercheur à l’ICM sur l’effet de l’Ocrelizumab (OCREVUS, nom commercial) ont montré un effet modeste dans les formes progressives d’emblée (forme observée chez Environ 15% des malades) chez des patients en début de maladie. La molécule a obtenu une autorisation européenne mais pas de remboursement en France.