Les Traumatismes crâniens

Chaque année en France, près de 170 000 personnes sont victimes d’un traumatisme crânien ou de la moelle épinière. Près de 10 000 d’entre elles conservent à vie des handicaps invalidants.
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Description des traumatismes

Un traumatisme crânien survient à la suite d’un choc violent dû à un accident ou à une agression. La lésion primaire due au traumatisme peut entrainer un trouble de la conscience qui va nécessiter une hospitalisation en réanimation.

A l’arrivée dans le service de réanimation, le premier sentiment du clinicien est l’incertitude sur le devenir des patients : vont-ils se réveiller ou non et si oui, vont-ils récupérer totalement, partiellement ou avec des séquelles très invalidantes ? Au départ, tout est fait dans l’incertitude sur le pronostic.

Dans ce contexte, tous ces patients sont pris en charge de la même façon avec des traitements très intensifs : réanimation, chirurgie si nécessaire, pose d’une dérivation ventriculaire externe, mesure de pression intracrânienne et traitements de toutes les complications. Sans cette prise en charge, le patient traumatisé crânien ne pourrait être sauvé et sa mort serait inéluctable en quelques heures ou jours.

Quand on arrête les médicaments sédatifs, soit le malade se réveille rapidement, dans ce cas l’objectif est atteint, il aura retrouvé sa conscience avec parfois des séquelles neuropsychiques, motrices souvent rééducables.

Lorsque les malades ne se réveillent pas après l‘arrêt des médicaments, un examen par IRM multimodale est rapidement pratiqué. L’IRM multimodale permet de quantifier les lésions du patient et de les voir en 3 dimensions. Certaines régions sont beaucoup plus importantes que d’autres en terme d’éveil.

Réponses de l’ICM

Le Professeur Louis Puybasset dirige l’unité de neuroréanimation chirurgicale de l’hôpital de La Pitié-Salpêtrière à Paris et travaille avec des équipes de l’Institut du Cerveau et de la Moelle épinière (ICM).